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Deux hommes de bien



Description ajoutée par x-Key 2017-03-07T12:26:54+01:00

Résumé

À la fin du XVIIIe siècle, deux membres de l’Académie royale d’Espagne sont mandatés par leurs collègues pour se rendre à Paris et en rapporter les 28 tomes de l’Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l’amiral don Pedro Zárate, hommes de bien intègres et courageux, entreprennent alors de Madrid à Paris un long voyage semé de difficultés et de dangers. Par des routes infestées de brigands, faisant halte dans des auberges inconfortables, les deux académiciens arrivent à Paris, où ils découvrent avec étonnement les rues de la capitale française, ses salons, ses cafés, ses librairies, ses moeurs libertines et ses agitations politiques. Mais très vite, leur quête de l’Encyclopédie se révèle d’autant plus difficile que l’édition originale est épuisée et qu’une partie de l’Académie espagnole, opposée à l’esprit des Lumières, a lancé à leurs trousses un espion chargé de faire échouer l’entreprise.

Nourri de réalité et de fiction, habité par des personnages ayant existé ou nés de l’imagination de l’auteur, Deux hommes de bien est un merveilleux roman d’aventures et un éloge de ce qui fut la plus grande entreprise intellectuelle du XVIIIe siècle. Mais c’est aussi, dans la reconstitution minutieuse et passionnante d’un Paris pré-révolutionnaire plus vivant que jamais, un hymne à l’amitié et un bel hommage à Don Quichotte d’un écrivain profondément épris de la France.

(Source : Seuil)

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Classement en biblio - 21 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par misssbrown 2017-05-28T16:33:07+02:00

- L'histoire de l'Espagne n'est pas une histoire heureuse, dit-il, mélancolique.

- Peu d'histoires nationales le sont.

- C'est vrai, admit-il. mais nous avons été particulièrement malheureux. Notre XVIIIe siècle n'a été qu'occasions perdues: militaires qui lisaient, navigateurs férus de science, ministres éclairés...

Un renouveau était en marche qui peu à peu triomphait de la résistance des noyaux les plus réactionnaires de l'Eglise et de la société dans laquelle ils étaient tapis comme une énorme araignée noire. Les idées nouvelles secouaient la vieille Europe.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par louvasanga 2019-07-03T16:58:47+02:00
Lu aussi

On me l'a conseillé lors d'une conversation. Cet un auteur que je ne connaissais pas du tout. Bien que le sujet soit intéressant et diffère des contenus que je lis habituellement, j'ai un peu eu du mal à le finir. La première moitié du livre est bonne, mais la seconde se perd dans des conversations qui, à les yeux, n'avaient aucune importance. On se retrouve assez vite à lire en diagonale et sauter les pages pour allez directement à ce qui nous intéresse.

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Diamant

Comme tout le monde, j’ai dévoré la série de cape et d’épée du capitaine Alatriste (Tiens, j’en ferais bien une chronique, c’est tellement formidable !), et lu plusieurs romans de cet écrivain navigateur, escrimeur, qui connaît bien l’aventure puisque ancien reporter de guerre.

Mais mon préféré, c’est celui-là.

On y retrouve tout ce qui fait la richesse de cet auteur : le sens de l’intrigue, l’érudition, l’humour et des personnages parfaitement campés. L’histoire elle-même est tellement extravagante que Pérez-Reverte prend bien soin de nous expliquer qu’il en a retrouvé les traces dans les archives de l’Académie Royale d’Espagne, noble institution à laquelle il appartient, l’équivalent de notre Académie Française.

En plein dix-huitième siècle, quelques années avant l’explosion révolutionnaire, les membres honorables de cette Académie se réunissent et décident d’envoyer deux des leurs en France afin d’acquérir l’intégralité de l’Encyclopédie, joyau des Lumières, phare de la connaissance de l’époque (un projet inédit et incroyablement audacieux !).

Ils réussissent à obtenir – par on ne sait quel miracle ! - l’autorisation royale mais doivent se débrouiller pour financer l’expédition sur leurs propres deniers. S’ensuit un récit picaresque, où l’esprit du grand Cervantes - dont Pérez est un fervent admirateur - plane à tous les coins de page. Notre auteur n’est pas plus tendre avec la France, qu’il décrit par le menu - en particulier la misère et les injustices flagrantes - qu’avec son pays dont il montre sans aménité l’esprit engoncé dans une morale religieuse stérilisante.

Pour pimenter le récit il y a bien sur les bons, nos deux académiciens et les méchants à la solde des anti progressistes. Pièges, traquenards, duels, tout est mis en œuvre pour faire échouer nos héros dans leur entreprise. Mais certains académiciens (à l’instar de Pérez) cachent un passé qui n’est nullement bureaucratique. Surnommé l’Amiral, l’un des académiciens est un ancien marin qui a fait les cent coups, et cette aventure est l’occasion pour lui de retrouver avec bonheur les fibres de sa jeunesse, sentiment que partage certainement notre auteur qui a soixante-sept ans. Cette histoire telle que je la résume suffirait à nous contenter amplement, si Pérez n’y avait en plus ajouté une idée risquée mais captivante : intercaler chaque chapitre historique avec le récit de ses pérégrinations contemporaines à la recherche des documents nécessaires pour étayer son roman. Quand je dis risqué, il n’y a en réalité guère de risque pour un auteur aussi reconnu ! Et c’est manifestement avec cette confiance que donne la célébrité que Pérez adopte cette formule qui - on le comprend - pourrait rompre le fil du récit et le rythme de la narration. Or, il n’en n’est rien !

Car nous avons droit à une deuxième histoire, parallèle, aussi passionnante que la première. Pérez - pour mieux les imaginer - parcourt en voiture les routes (chemins devenus parfois autoroutes !) suivis par ses protagonistes en calèches. Quelquefois il retrouve des lieux d’époque. Ses amis bouquinistes de Paris l’alimentent en traités anciens qu’il achète à prix d’or, peu importe : il est bibliophile ! Les relevés de Google Map sont même mis à contribution !

Six cents pages captivantes, particulièrement pour tous ceux qui aiment le siècle des Lumières, creuset des idées nouvelles. L’abbé Bringas, personnage réel, tient un rôle important dans cette histoire, car représentatif de ces révolutionnaires, intellectuels frustrés, qui, selon Reverte : ont su prendre leur tour quand la révolution est arrivée, avec, bien souvent, une soif de sang…

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Commentaire ajouté par Laurien 2018-08-24T18:10:20+02:00
Lu aussi

De la part de cet auteur que j'apprécie, je m'attendais à un roman d'aventures historiques avec du suspense qui donne envie de tourner les pages, et un cadre temporel bien restitué. Pour le cadre, rien ne manque, des menus des auberges sur la route à la misère du peuple de Paris, des grands philosophes mondains au libertinage galant des salons. J'ai d'ailleurs particulièrement apprécié les interventions de l'auteur, expliquant la façon dont il se documente, donnant ses notes de lecture sous forme romanesque. Cela lui permet de suspendre l'action principale aux moments importants pour créer du suspense, tout en présentant cette recherche documentaire comme une autre chasse aux trésors bibliophiles, à deux siècles d'écart. Connaissant assez bien cette fin du XVIIIème siècle, j'ai apprécié de retrouver des auteurs ou des historiens que je connaissais.

Cependant, malgré cette intrigue très prometteuse, la fidélité historique et les interventions stimulantes de l'auteur, le rythme s'essouffle et j'ai un peu déchanté. Les deux personnages principaux ne sont pas traités de la même façon - don Hermes aurait gagné à être mis en avant lui aussi, les ruses du mercenaire sont trop faciles pour qu'il réussisse.

Finalement, si quelques passages sont passionnants, d'autres manquent d'élan, peut-être parce que les deux académiciens sont plus des hommes de parole que d'action.

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Commentaire ajouté par Totopinette 2018-06-15T00:14:29+02:00
Diamant

Ce roman a été pour moi un véritable coup de cœur. J’en reste étonnée, mais il m’a littéralement emporté. Quel bonheur de voyager à travers la France du XVIIIème siècle et découvrir des lieux encore présent à l'heure actuelle. Et puis, quelle superbe idée de partager avec le lecteur l’énorme travail qui repose derrière un roman. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’un roman historique, puisque chaque fait et chaque date doivent être consciencieusement vérifiés. Lorsque j’étais encore écolière, l’histoire-géographie ce n’était pas mon dada … Pas du tout même ! Je vous avoue que si, au moins, l’un de mes professeurs avait eu un jour, ne serait-ce que la moitié de la passion de Arturo Perez-Reverte, j’aurais adoré cette matière. Parce que l’histoire d’un pays, ce n’est pas que des dates à apprendre par cœur, mais c’est surtout de petites anecdotes, des sentiments, et des gens … J’ai dégusté ce roman. Vraiment ! Il a été important pour moi de le parcourir dans une sorte de huit-clos. Juste nous … Le livre et moi. Alors qu’habituellement je dévore mes romans en l’espace de quatre jours au maximum, celui-ci m’en a demandé six. Pas parce qu’il était compliqué, non ! Parce qu’il devait être savouré. J’ai adoré, également, ressentir cette passion que les académiciens vouaient à l’Encyclopédie et aux mots. C’est un sentiment, qui me semble, en voie de disparition de nos jours. L’amour des livres n’est plus ce qu’il était auparavant … Et, c’est bien dommage. En percevant leurs émotions, je me projetais. Attraper un livre sur une bibliothèque demande du soin … Presque de l’élégance. Tourner les pages d’un livre est semblable à une caresse … Lire les mots qui y sont inscrit, c’est prononcer une toute douce poésie … Rien ne destinait ce livre à être aimé de ma personne … Bien qu’il s’agit d’une réelle aventure de se lancer à la poursuite de cet ouvrage, le rythme du roman est relativement lent et, pour ainsi dire, il n’y a pas vraiment d’aventures non plus. Si vous êtes un amoureux des mots, un amoureux de la France du XVIIIème, un historien, ce livre est fait pour vous !
Du côté des personnages, je n’ai pas grand chose à en redire. L’Amiral est le personnage fort du duo d’aventurier. Il a la parole facile, toujours douce sans manquer de piquant. Hermès, quant à lui, est un fervent pratiquant de la religion catholique. Religion très ancrée dans les us et coutumes espagnoles, d’autant plus à cette période. Guidé par sa foi, il reste donc beaucoup plus doux. Peut-être même beaucoup trop doux. Raposo est le mafieux dans toute sa beauté … Jusqu’à la fin du roman, en tout cas. Là, on ne comprend pas ! Pourquoi fait-il ça ? Ça paraît tellement contraire à son personnage. C’est dommage ! Bringas, je l’ai imaginé, avec un visage un peu félin … un peu sournois. J’ai adoré son personnage torturé. Madame Dancenis, pour la petite touche frivole, parce qu’il en faut et parce que fidèle à l’histoire, la frivolité à cette époque était de mise. 
Les parties intermédiaires, où l’auteur explique son travail, peut être déconcertant si on ne le vit pas comme une histoire dans l’histoire. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce côté « documentaire ». Grâce à lui, le lecteur sait que l’écriture d’un roman est un travail à temps complet. Un travail d’imagination, bien sûr, mais également de recherche d’informations. Et dans ce roman, tout est exacte : les coiffures des dames, les boyaux de brebis, les plats servis, les auberges, les restaurants … Tout ! J’ai eu d’autant plus de plaisir à les lire en ressentant la passion de l’auteur pour les lettres oubliées. Mère des langues latines, le latin a une place bien particulière dans ce roman et c’est un véritable plaisir de la découvrir. Un plaisir à essayer de rechercher la signification de ces phrases.

Vous l’aurez compris : lisez-le ! Et laissez-vous porter sans attendre réellement d’aventures palpitantes. Ce ne sont pas les protagonistes qui vivent une aventure, mais vous ! Lire ce roman c’est intégrer un autre monde. Pour ma part, je ne parviens pas à en vouloir à l’auteur pour le peu de dynamisme de l’intrigue … Ni pour la fin du roman, quelque peu facile … Ce roman appelle la curiosité sur beaucoup de sujet : la philosophie, les langues, la France, l’Espagne, la révolution ainsi que tous les personnages réels qui ont traversé ce roman.

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Commentaire ajouté par Maye2009 2017-10-31T15:59:33+01:00
Or

On ferme les yeux et on y est. L'Espagne du 18ème siècle, ses couleurs, son ambiance austère ou tout n'est que conspiration et hypocrisie.

Paris et ses rues, son agitation et sa popularité.

La présentation des lieux est telle qu'on visualise parfaitement les chemins parcourus par nos 2 comparses lors de leur périlleuse mission. Beau livre, une fin surprenante et forte en émotion.

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Commentaire ajouté par adeleh 2017-05-20T22:40:35+02:00
Envies

"Un roman s'écrit avec la persévérance et la discipline d'un samouraï"

Arturo Pérez-Reverte

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Date de sortie

Deux hommes de bien

  • France : 2017-05-04 (Français)

Activité récente

MelC14 l'ajoute dans sa biblio or
2019-02-24T16:59:18+01:00
oxymord l'ajoute dans sa biblio or
2018-12-15T16:29:02+01:00

Les chiffres

Lecteurs 21
Commentaires 6
Extraits 1
Evaluations 8
Note globale 7.63 / 10

Évaluations

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