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Bibliothèque de Did38 : Liste de diamant

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La déchirure, Tome 2 : Le roi fantôme La déchirure, Tome 2 : Le roi fantôme
Gav Thorpe   
Super livre de fantasy !! Il y a beaucoup d action d aventures et de complot. Et evidemment le thème principal du livre est la vengeance. Bref a lire.

par ludo
L'Hérésie d'Horus, Tome 38 : Les Anges de Caliban L'Hérésie d'Horus, Tome 38 : Les Anges de Caliban
Gav Thorpe   
Les deux bâtiments de guerre gigantesques se maintenaient en orbite, côte à côte, autour de la planète. Ils éclipsaient les autres croiseurs, destroyers et frégates à proximité, tels des mâles alpha dans un troupeau de métal et de ferrobéton. Au-dessous d’eux, les nuages violacés de Zaramund étaient maculés de panaches sombres qui s’élevaient de villes entières livrées aux flammes. Les millions de tonnes de débris orbitaux témoignaient eux aussi de la fureur de la rébellion zaramundienne, et de la réaction qu’elle avait provoquée au sein des Légions Astartes de l’Empereur.
Deux vaisseaux immenses qui faisaient la fierté de leurs flottes respectives, capables de dévaster un monde entier à eux seuls.
Le Vengeful Spirit. Le Terminus Est.
Des noms qui résonnaient dans cet Imperium naissant de l’Humanité, avec ceux du Macragge’s Honour, de l’Invincible Reason, du Conqueror et d’une bonne dizaine d’autres ; des vaisseaux amiraux pour la plupart, qui avaient mené les flottes de l’Empereur au cœur des ténèbres et conquis la galaxie au nom du genre humain.
À bord du Vengeful Spirit, le commandant du Terminus Est se tenait dans l’avenue immense qui menait au strategium, entouré d’une horde de gens de sa suite, humains et transhumains. Certains portaient l’armure blanche de la XIVe Légion de Calas Typhon, d’autres la livrée tout aussi pâle de leurs hôtes Luna Wolves.
Tout autour des guerriers géants étaient réunis des groupes de serfs, d’hilotes, de servitors, de strategos, d’ordonnances, d’écuyers et bien d’autres en fonction de leur rôle et de leur Légion.
Une touche de rouge sur la gauche marquait la présence des membres du Mechanicum de plus haut rang présents au sein de la flotte. Entouré d’une troupe d’adeptes sur qui la chair se faisait rare, se trouvait Regulus ; moins un homme qu’un squelette mécanique encore pourvu de quelques portions humaines, qui paraissaient presque ornementales sur sa silhouette d’or et d’acier. Deux gigantesques servitors développés en cuve portaient entre eux une énorme roue d’engrenage faite d’un matériau blanc et terne, gravé de runes saphir. Typhon n’avait aucune idée de l’usage de cette icône, et n’en avait cure. Mieux valait ne jamais trop explorer en détail les us du Mechanicum.
L’or que l’on apercevait juste derrière était celui de la phalange d’Ayliet, le régiment d’auxiliaires de l’Armée Impériale déployé pour l’heure en soutien des Luna Wolves. Ces humains furent cachés lorsque trois immenses guerriers portant l’armure des Luna Wolves s’intercalèrent entre les officiers de l’auxilia et Typhon.
Calas Typhon, un Lieutenant-commandant de la 1re Grande Compagnie de la Death Guard, vétéran de plusieurs décennies de guerres sanglantes, éprouvait un frisson d’excitation et de fébrilité en regardant devant lui, vers la courte voie processionnelle qui allait les amener dans la grande salle du Primarque.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, Tome 37 : La Guerre des ombres L'Hérésie d'Horus, Tome 37 : La Guerre des ombres
Graham McNeill    John French    Rob Sanders    C. Z. Dunn    Anthony Reynolds    Chris Wraight    Nick Kyme    James Swallow   
Le guerrier se tordait sur la table de l’apothicaire. Écorché, la chair à vif et suintante, il ressemblait davantage à l’un de ceux qui habitaient au-delà du voile qu’à un humain de naissance.
Cette chair avait coulé comme de la cire, ce qui lui donnait une apparence humide et collante. Ses traits avaient fondu, s’étaient amalgamés jusqu’à donner l’impression qu’il portait un masque de secte grotesque. Ses orbites étaient deux puits rouges torturés, dont les globes oculaires s’étaient liquéfiés en laissant des sillons de larmes, et ce qu’il restait de sa bouche s’ouvrait et se fermait dans son martyre. Des filets de chair collée reliaient ses lèvres, ou du moins l’endroit où ses lèvres s’étaient trouvées.
Des outils de découpe à servomoteurs, des mèches à pointe de diamant et des scies monofilamentaires taillaient les sections fumantes de son armure MkIII dévastée. Chaque morceau tombait au sol dans un bruit retentissant, éclaboussant de sang et d’huile le revêtement immaculé. La peau du guerrier avait adhéré à son armure, et il se débattait et gémissait à mesure que cette dernière lui était arrachée comme l’exosquelette d’un scarabée, exposant de nouvelles mutilations en dessous. Des vapeurs chaudes s’élevaient de la matière exposée, empestant le feu chimique acide et la viande brûlée.
Il n’était pas le seul ; chaque table de l’apothecarion était occupée, et des dizaines de guerriers avaient été déposés partout où la place le permettait. Les grognements, les rugissements des mourants et des blessés se mêlaient au bruit de fond des ordres frénétiques, des scies à os, des systèmes de survie d’urgence, des hypo-injecteurs et des applicateurs de peau synthétique.
Des aiguilles, des tubes et des stimulants pénétraient de force dans ses veines et sa colonne vertébrale. Un tube respiratoire lui fut enfoncé dans la gorge. Il fut pris de convulsions ; sa pression artérielle chuta dramatiquement, et des alarmes se mirent à retentir.
Dans une poussée d’énergie fiévreuse, il se libéra des sangles qui le retenaient. Alors que les assistants médicaux se précipitaient, il arracha le tube dans sa gorge, et agrippa l’apothicaire le plus proche d’une main fondue, pareille à une griffe, pour l’attirer à lui. Les muscles de son cou enflèrent comme des câbles humides alors que lui-même se redressait.
Il gargouilla quelques mots incompréhensibles en postillonnant son sang sur la plaque faciale de l’apothicaire.
Les assistants peinèrent à le maintenir allongé. Même dans son état, ils se retrouvaient comme des enfants face à sa force augmentée. Sa poigne était comme un étau.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, Tome 36 : Le Chemin céleste L'Hérésie d'Horus, Tome 36 : Le Chemin céleste
Chris Wraight   
Un millier d’années aurait pu passer ; jamais elle n’aurait perdu de la fascination qu’elle exerçait sur lui.
Il parcourut des yeux la longueur de la lame, en regardant la lumière scintiller sur le métal. Elle s’était largement abreuvée de sang, à la fois xenos et humain, pourtant elle n’en demeurait pas moins impeccable, immaculée, étincelante comme au jour qui l’avait vue naître, dans le feu de la forge. Depuis deux cents ans, il en avait pris soin comme une mère son enfant ; il l’avait respectée, fourbie, et l’avait toujours remise à son fourreau cerclé d’ébène en prononçant une bénédiction pour son âme. L’âme d’une arme qui jamais ne lui avait failli.
Il la fit de nouveau pivoter en regardant le reflet des lumiglobes courir sur l’acier pressé. Sa douce courbure n’avait aucun défaut, pas même une entaille pour témoigner de ses années de service.
Il la portait d’une main souple, la répartition parfaite de son poids maintenait l’équilibre d’elle-même. Il avait autrefois combattu les xenos eldars sur un monde où les pierres chantaient et où le ciel hurlait, et il s’était rappelé longtemps de quelle façon ces adversaires s’étaient battus. Leur vitesse et leur précision avaient été supérieures à celles de ses frères, et cela n’avait manqué de le tarauder depuis, car la IIIe Légion en était une pour laquelle de tels atouts étaient précieux. Alors il avait étudié, appris, affiné son art, et chaque heure passée dans les cages d’entraînement avait amené une once d’amélioration, bien qu’il sût que ce ne serait jamais suffisant pour le satisfaire.
Quoi qu’il en fût, les jours passés à combattre les xenos étaient derrière eux. La guerre avait changé, et il était attendu de lui d’éprouver à nouveau le fil de son sabre contre ceux qui avaient été autrefois ses semblables. Cela avait semblé difficile au début, pour devenir ensuite une seconde nature. Sa lame continuait de couper tout aussi bien ; et il avait appris à trouver la beauté qu’il y avait dans l’acte de tuer les siens.
Ses pensées furent interrompues quand le voyant lumineux au-dessus de sa couchette de métal palpita d’une lueur douce, et il releva la tête. Il sut quelle était la provenance de l’appel sans même avoir à vérifier la rune d’identification : seul l’homme à la tête du vaisseau aurait osé le contacter durant un temps de méditation.
— Oui ? Il rengaina sa lame.
— Pardonnez-moi, Monseigneur, fit la voix d’Harkian, maître de bord du Suzerain. Notre scrutateur a décelé des sillages warp en approche. Votre mobilisation est requise.
Avant que l’autre n’eût fini de parler, Ravasch Cario, prefector des Lames Palatines de la IIIe Légion, avait déjà porté la main à son casque. Sa plaque faciale de céramite était laquée de violet et de bleu, striée de fines incrustations d’or et blasonnée de platine, et non détériorée de la façon dont beaucoup de ses frères avaient profané la leur. L’heure de le faire viendrait peut-être, un jour, mais pas encore. Pas tant qu’il n’avait pas atteint ses limites en matière de vitesse et de précision.
— Quelles sont les prédictions ? demanda Cario en se dirigeant vers la porte de la chambre de méditation.
— Identité inconnue, répondit Harkian. Même si selon toute probabilité…
— Le Faucon, dit Cario, tandis qu’il s’engageait à grands pas dans le couloir, en imprimant une légère rotation à son casque pour ancrer en place le joint étanche. Bien. Il était temps de s’y remettre.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, tome 35 : L'Oeil de Terra L'Hérésie d'Horus, tome 35 : L'Oeil de Terra
John French    Guy Haley    Rob Sanders    Matthew Farrer    Chris Wraight    Nick Kyme    Aaron Dembski-Bowden    Graham McNeill    David Annandale    Andy Smillie    Gav Thorpe   
— J’étais là, » dirait-il plus tard, jusqu’au jour de sa mort, à la suite duquel il n’était plus aussi loquace. « J’étais là le jour où Horus a sauvé l’Empereur. » Cela avait été un épisode singulier ; l’Empereur et Horus, l’un près de l’autre dans les profondeurs brûlantes et chargées de cendres du monde-ferraille. Réunis dans la chaleur du combat et la lumière rouge, presque pour la dernière fois, bien qu’un seul des deux en ait eu conscience alors.
Le père et le fils, dos à dos.
Leurs épées tirées et leurs ennemis tout autour.
Un condensé synthétique de la Croisade, plus parfait qu’il ne le serait immortalisé plus tard à l’encre ou au pinceau, avant que le souvenir même de ces jours ne soit devienne une source de crainte.
Le monde-ferraille de Gorro : c’était là que tout s’était passé, au plus profond de l’espace dépotoir des Confins de Telon. L’empire peau-verte qui prétendait autrefois dominer ces astres était en flammes, assailli de tous côtés par les armées inépuisables de l’Imperium. L’emprise des xenos était sur le point d’être renversée, leurs mondes crasseux et fortifiés brûlaient, mais pas assez vite.
Gorro était la clé.
La trajectoire qu’il suivait était erratique, à la lumière lointaine d’un soleil rouge bouffi, là où aucune planète n’avait jamais été modelée par le temps et la gravitation inexorables. Pas un vagabond, mais plutôt un intrus.
Sa destruction fut décrétée la plus haute priorité de la Croisade.
L’ordre tomba, transmis de la main même de l’Empereur, et son fils favori, le plus brillant d’entre tous, répondit à cet appel aux armes.
Horus Lupercal, Primarque des Luna Wolves.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, tome 34 : Pharos L'Hérésie d'Horus, tome 34 : Pharos
Guy Haley   
Oberdeii se savait en danger.
D’une raideur lente et hébétée, le Servitor de combat s’avança dans la cage d’entraînement, jusqu’à ce que la grille s’abatte derrière lui, que ses protocoles de combat s’engagent, et il perdit subitement cette allure gauche et lourde. Une intelligence vestigiale psychotique se mit à luire dans ses yeux. De gros filets de bave lui coulèrent de la bouche, l’effet secondaire des stimulants de combat que lui injectait l’appareillage de cuivre riveté sur son dos. De l’acier lui remplaçait la moitié du crâne. Le peu de peau qu’il lui restait était d’un gris cadavérique, enflée autour de ses implants. Une lame circulaire motorisée remplaçait une de ses mains, l’autre avait été sectionnée avec la moitié de son avant-bras et une épée au tranchant acéré était greffée à sa place. Les muscles du Servitor, gonflés par les agents de croissance, avaient atteint une épaisseur grotesque, et des attelles à pistons prêtaient à ses jambes encore davantage de force.
Sa combinaison épaisse, polymérisée, était de celles qu’Oberdeii avait toujours vues sur tous les Servitors. Avant qu’il ne l’eût activé, celui-là ne semblait guère différent de tous ses paisibles semblables, ceux qui nettoyaient, cuisinaient et transportaient sans jamais rechigner pour le compte de la XIIIe légion.
Plus maintenant. L’énergie électrique injectée dans son corps révélait sa vraie nature : celle d’un homme-machine meurtrier, programmé à faire tout son possible pour tuer son adversaire.
Pendant un moment, le néophyte se demanda s’il n’avait pas fait une erreur. Puis la lame de scie circulaire démarra en vrombissant, le Servitor se lança dans une charge pesante, et Oberdeii n’eut plus le temps de douter.
Lui-même n’avait pour se battre qu’un simple gladius choisi parmi l’arsenal de la salle d’entraînement. Il n’avait pas encore le droit de posséder le sien, et ne le recevrait probablement jamais. Si étranger au départ, le manche de l’épée à lame courte lui était devenu intimement familier, s’accordait à la perfection avec sa paume, semblait là à sa place, ce qui à présent le rendait malade. Jamais nul ne lui remettrait cette lame qu’il s’était tant efforcé de mériter. Cette épée d’entraînement était la marque d’un avenir manqué qu’il ne verrait jamais.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, tome 33 : La Guerre Éternelle L'Hérésie d'Horus, tome 33 : La Guerre Éternelle
David Annandale    Gav Thorpe    John French    Guy Haley    Rob Sanders    Chris Wraight    Nick Kyme    Aaron Dembski-Bowden    James Swallow    Graham McNeill   
Les minces volutes de fumée odorante qui s’élevaient des braseros dentelés remplissaient la pièce d’une fragrance de cannelle et de chèvrefeuille. Un très léger lustre d’huile mêlée de sueur et d’haleine parfumée complétait ce tableau lénifiant. Les premières lueurs dorées de l’aube filtraient entre les persiennes des lucarnes, et se déversaient langoureusement sur le couple immobile et ivre de bonheur allongé dans le lit somptueux, les yeux perdus dans le vague, les bras et les jambes entrelacés.
Trois bouteilles de vins fins de Caeban étaient posées sur une table artisanale, près du lit, et les traces rouges qui tachaient les draps témoignaient d’une consommation excessive. Raeven retira le bras qu’il avait glissé sous les épaules de Lyx, et passa le doigt sur le tatouage reptilien habituellement caché derrière son oreille par ses cheveux auburn.
— Es-tu consciente des ennuis que tu t’attirerais si quelqu’un voyait ça ? » demanda-t-il.
— Tu l’as bien vu, » répondit-elle.
— Oui, mais je ne vais pas te dénoncer pour un simple tatouage de culte.
— Alors pourquoi devrais-je m’inquiéter ? » poursuivit-elle en souriant. « Nul autre que toi ne l’a vu.
— Pas même Albard ?
— Surtout pas Albard, » fit-elle en riant, une légèreté qui ne trompa cependant pas Raeven.
— Tu ne fricotes tout de même pas sérieusement avec le culte du Serpent, si ? »
Lyx secoua la tête avant de l’embrasser.
— Est-ce que tu m’imagines vraiment en train de danser toute nue dans la forêt ?
— Maintenant, oui. Ils font vraiment ce genre de chose ?
— C’est ce qu’on dit. Sans compter qu’ils sacrifieraient des vierges et copuleraient avec des nagas. »
Raeven fit une mine dégoûtée. Comme beaucoup de gens, il avait entendu les rumeurs sur les ignobles pratiques du culte du Serpent, leur foi déplacée en de vieilles divinités et leur rejet de toute forme d’autorité. Et comme beaucoup de gens, il ne leur avait pas accordé plus d’importance que cela, pas plus qu’à de simples ragots en tout cas.
« Reste-t-il quelque chose à boire ? » demanda Lyx.
Il se redressa pour jeter un œil sur les bouteilles, toutes vides, et retomba lourdement dans le lit en soupirant.
— Non, plus une goutte.
— Nous avons tout bu ? » demanda Lyx en se tournant sur le côté. Ce geste la priva des draps qui la dissimulaient jusque-là, et elle lui lança un grand sourire. Raeven prit le temps de savourer le spectacle de sa peau brune, hérissée de petites papilles sous l’effet de l’air froid qui envahissait la chambre haut située.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, tome 32 : Retour au Mont Deathfire L'Hérésie d'Horus, tome 32 : Retour au Mont Deathfire
Nick Kyme   
S'il faut reconnaître qu'il n'était pas chose aisée pour Nick Kyme de prendre le relais de romans très réussis de la série HH, Vulkan Lives et Imperium Secundus, on ne peut qu'être déçu à la lecture de Deathfire.
Kyme se contente (ou est-ce qu'on le lui a demandé ?) d'une intrigue cousue de fil blanc [spoiler](le seul doute résidant d'ailleurs dans la résurrection ou non de Vulkan à la fin)[/spoiler] et surtout de personnages caricaturaux, plats et martiaux au point de n'en avoir quasiment aucune profondeur en termes de personnalité. On ne compte plus dans ce romans les sacrifices testostéronés dans la grande tradition des films de guerre américains, au point que les morts "banales" soient en fait celles qui sortent du lot. Difficile également de faire preuve d'indulgence envers son Deux ex Machina de la fin [spoiler]: l'attaque "magique" des drakes (et de la lave...) qui repartent poliment quand ils pourraient désormais desservir nos héros[/spoiler]...
Néanmoins, il s'agit d'une lecture qui peut d'avérer utile pour suivre les romans ultérieurs qui ne manqueront pas d'être publiés.

par Cuivenen
L'Hérésie d'Horus, tome 31 : L'Héritage de la Trahison L'Hérésie d'Horus, tome 31 : L'Héritage de la Trahison
John French    Anthony Reynolds    Chris Wraight    Nick Kyme    Aaron Dembski-Bowden    Graham McNeill    Gav Thorpe    David Annandale   
Je me rappelle encore très bien de ce qu’il disait, mais nous étions tous plus prompts à apprendre par l’exemple que par la parole. C’est ainsi que nous étions faits : nous regardions, et nous agissions.
Nous prenions plaisir à la vitesse. Peut-être que nous allions trop loin, trop vite, même si je ne regrette rien. Nous étions fidèles à notre nature, et au bout du compte, lors de l’épreuve finale, c’est ce qui nous a sauvés.
Je me rappelle beaucoup de choses de lui à cette époque. Quand nos instincts étaient plus simples. Certains exemples, certaines leçons précieuses sont demeurés avec moi jusqu’à aujourd’hui, et ont fait de moi quelqu’un de meilleur.
De toutes les choses qu’il a dites, ou qu’il est supposé avoir dites, une seule m’a vraiment marqué. Il disait : ris lorsque tu tues.
S’il nous avait fallu une épigramme, si quelqu’un m’avait demandé ce qui faisait de nous ce que nous étions, je lui aurais répondu ça.
Personne ne l’a jamais demandé. Le temps que quelqu’un se soucie assez de nous pour venir nous chercher, tout avait déjà changé. Voilà qu’on avait besoin de nous tout d’un coup, mais sans qu’il y ait le temps de réfléchir au pourquoi de la chose.
J’ai suivi sa recommandation : j’ai tué en riant. J’ai laissé le vent glacé me défaire les cheveux, et j’ai senti le sang chaud contre ma peau. J’ai foncé loin et vite pour défier mes frères de réussir à suivre l’allure. J’étais comme le berkut, l’oiseau de proie libéré de ses lanières, lâché dans l’air ascendant, haut sur l’horizon.
C’était ainsi que nous étions à l’époque. C’était ainsi que nous étions tous. Minghan Kasurga : la Confrérie de l’Orage.
C’était notre nom dans l’organisation de la légion, celui que nous utilisions pour nous différencier.
En privé, nous étions les tueurs qui riaient.
Et pour le reste de la galaxie, nous étions encore inconnus.

par neicna16
L'Hérésie d'Horus, tome 30 : La Damnation de Pythos L'Hérésie d'Horus, tome 30 : La Damnation de Pythos
David Annandale   
La chair de la mansuétude. Le sang de l’espérance. Les os brisés de la joie. La chose allait avoir son festin, elle allait en sentir le goût dans sa bouche. Ses mâchoires allaient croquer les nerfs élastiques, ses griffes allaient sentir la déchirure sensuelle des lésions ouvertes. Elle-même allait se délecter de cette sombre gloire, très bientôt. Elle le savait.
Elle avait la foi.
Et qu’est-ce que cela voulait dire, pour une créature comme elle, que d’avoir la foi ? Qu’est-ce que cela voulait dire, pour une entité éternelle, d’être au service de ses protecteurs ? Il y avait tant d’occasions de méditer sur ces questions dans l’écoulement du temps distendu et de l’espace bouillonnant qu’était le royaume des dieux. Tant d’occasions d’explorer leurs formes, de s’enchevêtrer dans leurs contradictions, de savourer leurs perversités.
Trop d’occasions.
Parce qu’il y avait toujours cette impatience, ce besoin, cette faim, qui jamais n’étaient résolus, jamais satisfaits. Comment auraient-ils pu l’être ? Ils étaient la matière même de ce maelström, et celle de l’existence du monstre. Même si les passions le consumaient, elles laissaient encore assez de place aux questions et aux spéculations, car c’étaient elles, en vérité, qui accentuaient les besoins de cette bête. Elles étaient les pierres sur lesquelles s’aiguisait la lame de sa résolution.
Mais qu’est-ce que cela voulait dire pour elle d’avoir la foi ? Comment ce concept pouvait-il avoir un sens ici, où le sens de chaque chose était torturé à mort, et où l’existence meurtrière des dieux ne dépendait pas d’y croire ou non ? La réponse était simple dans son expression, mais d’une complexité douloureuse et exquise dans sa manifestation entière.
Avoir la foi revenait à faire confiance à la promesse de la satisfaction. À bien vouloir croire que l’heure de se nourrir était proche.
Le festin allait débuter sur cette planète. Les barrières vers l’univers de la matière et de la chair y étaient fines et continuaient de s’élimer. L’entité se pressait contre elles ; son impatience et sa frustration s’entremêlaient en un grognement, et ce grognement s’enroulait à travers le Warp, pour s’immiscer dans les esprits de ceux suffisamment perceptifs pour l’entendre, et leur amenait des cauchemars, leur amenait la folie. Les barrières tenaient encore, mais tout juste.

par neicna16