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Bibliothèque de didie8835 : Mes envies

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La Nuit des temps La Nuit des temps
René Barjavel   
Un livre fantastique ! Dès la première page, on se trouve entraîné dans l'histoire et on s'attache aux personnages. Une magnifique histoire d'amour, mais aussi de découverte et d'exploration. Le récit nous tient en haleine tout du long, et ne nous déçoit pas à la fin. Superbe !
Shikanoko, tome 1 : L'enfant du Cerf Shikanoko, tome 1 : L'enfant du Cerf
Lian Hearn   
Un prequel de l'incontournable trilogie du Clan des Otori. Difficile de se hisser au niveau de cette série qui à mon sens frôlait le sans faute.

Autant vous le dire tout de suite : c'est décevant. Et par bien des côtés qui justement faisaient la force du Clan des Otori. Dommage. Tout d'abord, la première moitié du récit est assommante : trop rapidement jeté dans l'action dans un monde pour le moins original, le lecteur n'arrive ni à s'attacher au personnage principal, Shikanoko (j'y reviendrai), ni aux enjeux. Les péripéties de Shikanoko se succèdent sans véritable lien entre elles, et sans qu'on arrive à attacher une quelconque importance à l'avancée dramatique de la chose : c'est fade, ennuyeux et sans vraiment de fil directeur. Bref on s'endort. Mais ce n'est pas tout : l'auteur nous inonde d'un nombre incalculable de noms, de lieux ou d'anecdotes dont on se fout royalement... et qui alourdissent la narration voire la rendent confuse par moment. Sans parler de Shikanoko. Ce personnage est plus vide que vide, il est pour ainsi dire invisible : aucune personnalité, aucune réflexion. Il ne sert à rien et qu'est-ce qu'on s'ennuie en sa compagnie mon Dieu. Terrifiant. Même ses pouvoirs n'arrivent pas à susciter la curiosité parce qu'il ne s'en sert presque jamais. Nul. Zéro. NEIN. Mais la plus grande perte que je déplore ici, c'est bien celle du style. Où est passée cette ambiance à la fois si grandiloquente et si délicate du Clan des Otori, où la multitude de détails ne faisait que rendre le récit d'autant plus saisissant ? Ici point de détails (ou plutôt, si, mais inintéressants au possible), de longues descriptions, ou même d'installation du cadre... mais une écriture fade et même parfois carrément maladroite (je sais que c'est du domaine de la traduction mais "il stoppa son cheval"? SÉRIEUSEMENT? "STOPPA"???). Bref, me direz-vous, mais pourquoi diable lire cette horreur jusqu'au bout ? Eh bien...

D'abord pour ce qu'il n'y avait pas dans le Clan des Otori : une intrigue un peu plus simple, mais qui laisse plus de liberté à l'auteur, pour la multiplicité des points de vue adoptés. On suit notamment deux personnages féminins fort sympathiques et très prometteurs pour la suite. Pour un univers plus emprunt de magie et de mystique que jamais : bien qu'au début on n'y comprenne pas grand-chose, on apprécie vers la fin de mieux découvrir les pouvoirs de Shikanoko, sans parler de la liste des personnages qui parle d'un "clan de l'araignée"... intrigant.
En réalité, dès qu'on abandonne le point de vue de Shikanoko, on est happé par le récit, par l'univers, les intrigues politiques et amoureuses... enfin, tout. Surtout qu'on réussit vaguement à faire le lien avec le Clan des Otori vers la fin...

Donc peut-être que je lirai la suite. Mais c'est pas sûr. En attendant, lisez le Clan des Otori. C'est mieux.

par GumBook
Lolita Lolita
Vladimir Nabokov   
Au delà du problème éthique que pose le livre, on est réellement devant un pur chef-d'oeuvre de la littérature, aussi bien américaine que mondiale.
Le style de l'auteur est magnifique, bien qu'il se perde (rarement cela-dit) dans des descriptions absconses.
Les personnages sont tout aussi ambiguës les uns que les autres en particulier Dolores, mélange complexe d'innocence et de malveillance.
Nabokov excelle dans l'art de décrire cette Amérique lointaine, aussi bien dans ses paysages bucoliques que dans ses mœurs et son humour noir ne fait que nuancer un tableau déjà noirci par son sujet.
Le livre pourrait se confondre aussi bien dans le genre policier que le drame ou encore le road-movie tant sa trame est maîtrisée et complexe.
Un pur régal, à ne pas mettre entre toutes les mains.

par Bully66
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.
Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.
Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.
Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.
Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.
La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage
Philip Pullman   
C'est un vrai bonheur de retrouver cet univers ! En quelques pages, on se sent chez soi, on a l'impression de retrouver notre maison d'enfance avec cette atmosphère qui n'appartient qu'à elle, et de réaliser à quel point elle nous avait manqué. J'ai dévoré cette préquelle à toute vitesse, et pourtant j'en ai savouré chaque phrase comme si elle durait une éternité.

Philip Pullman possède un vrai talent de conteur et nous le prouve encore une fois. Les diverses ramifications de l'intrigue se rejoignent et se nourrissent les unes les autres avec naturel, sans forcer, lentement mais sans temps mort. C'est un récit d'aventure pur, haletant, dont l'entraînante simplicité n'est que feinte. Derrière cette course-poursuite fluviale, des enjeux plus profonds se dessinent, et la religion en est encore une fois au cœur. Si l'émerveillement garde tout de même une belle part dans l'histoire, avec certaines péripéties qui fleurent bon le conte de fée, certains passages de ce roman sont à glacer le sang. [spoiler](La Ligue de Saint-Alexander m'a horrifiée avec l'embrigadement des enfants, c'est d'un réalisme assez dérangeant. Et la relation de Bonneville avec son dæmon... brrr !)[/spoiler]
On reste un peu sur notre faim avec quelques mystères qui ne trouvent pas de réponse à la fin du volume, sans doute des pistes à garder en tête pour les tomes suivants. En tout cas, la lecture est assez riche pour valoir une relecture afin d'en saisir toutes les subtilités.

J'ai été un peu inquiète avant de commencer ma lecture, parce qu'ayant grandi avec Lyra, j'avais peur de ne pas m'attacher autant aux personnages de cette nouvelle aventure. J'ai très vite été rassurée, car ils se sont rapidement révélés complexes, humains.
Malcolm est un garçon de 11 ans vif, intelligent et déterminé comme Lyra avant lui (ou plutôt après lui, chronologiquement), mais qui possède un calme et une maturité sereine, une certaines douceur bien à lui. Avec Asta, son dæmon, il forme un duo très attachant.
Mais c'est Alice, sa compagne d'aventures un peu plus âgée, que j'ai préféré, et qui pourtant a été ma seule (minuscule) déception du livre. Elle apparaît d'abord comme un personnage très secondaire et pas très sympathique, mais on s'aperçoit vite que derrière ses manières moqueuses et méprisantes, parfois violentes, se cache une personnalité bien plus profonde que ça, et peut-être un passé qui n'est pas tout rose. Pourtant, malgré l'importance qu'elle gagne dans le récit, je l'ai trouvée en retrait, pas assez mise en valeur alors qu'elle a beaucoup de potentiel.
J'ai eu du mal avec le professeur Hannah Relf, dont les motivations me paraissent floues et peu crédibles. [spoiler](Sans blague ? Elle travaille pour une organisation secrète au péril de sa carrière et probablement de sa vie, mais il lui faut deux ans et un meurtre pour leur demander leur but et leur camp ? Et gratuitement, on dirait.)[/spoiler]
Ça a été un plaisir de retrouver les personnages de la première trilogie, même brièvement, et Lyra et Pan bébé sont juste adorables !

C'est encore un peu tôt pour égaler le coup de cœur monumental de la première trilogie, mûrit au fil des ans et des relectures, mais La Belle Sauvage est une lecture extrêmement plaisante, et je gage que cette nouvelle trilogie se fera une belle place dans mon panthéon livresque. Vivement le tome 2 !

par Miney


Anna Karénine Anna Karénine
Léon Tolstoï   
Anna Karénine... C'est sans doute le meilleur roman que j'aie jamais lu. Il porte pourtant mal son titre, car, en mettant au premier plan l'histoire tragique d'Anna, il nous fait négliger l'histoire d'amour de Kitty et Levine, et plus généralement tous les autres couples. Pourtant, la beauté de l'oeuvre réside dans ces comparaisons, ces mises en parallèle. On peut ainsi à nouveau constater la triste condition des femmes à l'époque, l'effet délétère de la société et des "convenances", le poids des remords sur une existence, entre autres choses. Le génie de Tolstoï est de rendre les humains infiniment bons, parfois trop cependant. Mais ici, l'histoire de Kitty et de Levine est contrebalancée par celle d'Anna et de Vronski, ce qui donne un équilibre parfait au roman.
Je dois avouer: j'ai eu les larmes aux yeux trois fois en lisant Anna Karénine. Les deux premières fois, c'était de joie. Et la troisième fois, j'ai fondu en larmes, bouleversée, abattue, comme si l'événement qui avait lieu dans le roman s'était déroulé sous mes yeux.
J'ai pu cependant me remettre de mes émotions car ce livre, contrairement à ce que l'on croit souvent, et malgré un certain drame que je ne dévoilerai pas, finit bien, et c'est sans doute ce qui rend le roman encore meilleur.
La Tombe des lucioles La Tombe des lucioles
Akiyuki Nosaka   
ce livre est ... boulversant. C'est à la fois passionant et dur car on sait que c'est une histoire qui a pu arriver. après la guerre, les gens n'avaient plus rien et étaient plongé dans la misère. Ce livre le montre bien

par myra44
L'Œuf de dragon L'Œuf de dragon
George R. R. Martin   
Pygmalion a trouvé sa cocotte aux œufs d'or et fait payer un max pour chaque écrit de R.R.Martin... je trouve ça tellement rageant ! (et dire que l'intégral 5 n'est même pas encore prévu dans les sorties à l'heure où j'écris...)
En tout cas, je ne me suis pas fait avoir, et j'ai emprunter la présente nouvelle (oui, c'est une nouvelle, et non un roman à part entière, malgré ce que veux nous faire croire Pygmalion) à un ami, ce qui fait que je peux parler de la nouvelle sans avoir l'arrière-goût du prix dans la bouche.

Bien, que dire a part que Martin est un génie ? Il gère parfaitement le format réduit de la nouvelle : son récit est bien construit, intéressant du début à la fin, bien ficelé avec sa palette de personnages et d'intrigue comme on les aime...
Des trois nouvelles de Dunk et l'Œuf, c'est celle-ci que je trouve la plus complète et la plus intéressante, et elle restera ma préféré pendant encore un moment je pense ! :)

(allez, Martin, écrit ce foutu sixième bouquin ! Tu peux le faire !!)
Fahrenheit 451 Fahrenheit 451
Ray Bradbury   
Une oeuvre vraiment incroyable . On se retrouve face à des problèmes d'actualité . Bradbury a réussi à mettre le doigt sur le souci de notre société: les écrans, la télé et par extension internet ? On parvient à noyer les gens sous une tonne d'images, à les lobotomiser pour mettre de côté l'essence même du savoir: le livre. Quand les gens pensent, la population est moins facilement contrôlable alors que face à un écran, léthargique, on parvient à leur faire croire tout ce que l'on veut .
Un thème est quelque peu marquant pour l'époque et laisse planer une ombre assez mortifiante :
" La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat,[...] Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d'appuyer sur des boutons"
On est en droit de se demander si Bradbury n'avait pas déjà tout compris d'avance .

par Sadess
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