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Dies irae - Les larmes de sang



Description ajoutée par Manou60 2018-09-06T09:59:10+02:00

Résumé

Le 29 décembre 1890, le massacre des Sioux à Wounded Knee marque la fin des guerres indiennes.

De passage dans la région, John Parker va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. Malgré les préjugés, il épouse une Indienne et deux enfants naîtront de cette union heureuse. Mais en cette fin du dix-neuvième siècle, ceux qui osent se mélanger sont encore l’objet de la haine et de l’incompréhension. Leur bonheur bascule brutalement dans l’horreur quand sa femme est retrouvée morte. Ses assassins ne seront jamais retrouvés.

Devenus adultes, la vie des enfants de John sombre à nouveau dans la violence quand le destin met sur leur chemin les meurtriers de leur mère. Déchirés entre deux cultures, rejetés par leurs peuples respectifs, ces jeunes métis, ni blancs ni indiens, vont devoir se battre contre les préjugés pour faire triompher la justice et trouver leur place dans la société.

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Classement en biblio - 5 lecteurs


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Commentaires récents

Commentaire ajouté par PandaCraft 2022-10-12T10:18:12+02:00
Diamant

Énorme coup de cœur pour ce roman qui, hélas, semble bien proche de la réalité vécue par les amérindiens. J’ai dévoré chaque page sans pouvoir m’arrêter, et je suis très contente de cette lecture découverte dans le coin lecture de Linksthesun. En parallèle je lis Notre cœur bat à wounded knee, mais je suis loin de l’avoir terminé pour l’instant.

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Commentaire ajouté par Lildrille 2020-09-25T10:19:26+02:00
Or

Marie Nocenti nous offre un voyage intérieur, ainsi qu’un périple à travers l’Histoire, grâce à ce roman envoûtant. Les premières pages constituent une entrée manière délicate à lire ; l’autrice parvient en effet à retranscrire avec un réalisme saisissant la souffrance des Indiens qui se voient tuer sur leurs propres Terres. Le pire est pourtant à venir. Le chapitre décrivant la mort de l’épouse de John Parker constitue le passage le plus douloureux du roman, même si le résumé de quatrième de couverture nous prévenait par avance de ce qui allait se dérouler.

Marie Nocenti n’hésite pas à nous détailler les violences subies, les coups frappés, les mots jetés et les gestes obscènes répétés. Le lecteur tremble de rage ; ses yeux s’exorbitent sous l’horreur dépeinte ; son corps frémit sous la brutalité retranscrite. Ces terribles images ne nous quittent pas et nous donnent l’envie de punir les coupables. Contrairement aux personnages, le lecteur connait très bien l’identité des meurtriers, et n’a de cesse, page après page, d’espérer que les héros découvrent enfin ce qui s’est véritablement passé pour que justice soit enfin rétablie.

L’absence de mystères ne détériore en rien la lecture. Au contraire, le lecteur se concentre ainsi davantage sur les personnages, l’Histoire et les paysages. Lire et s’évader n’ont jamais été autant synonymes qu’avec ce roman. En plus d’une aventure savoureuse et savamment orchestrée, le récit nous apprend à vivre en symbiose avec la nature, surtout avec les chevaux. Les passages les mettant en scène constituent des instants féeriques, emplis d’amour, de respect et de sagesse.

Dies irae : Les larmes de sang s’avère palpitant, du début jusqu’à la fin, soutenu par un rythme haletant, des tranches de vie émouvantes et des personnages ensorcelants. Marie Nocenti brille dans la reproduction des émotions et des pensées, dans la poésie de ses descriptions, et dans la chaleur de ses personnages. Le lecteur est touché par les problèmes familiaux des héros, ému par leurs rêves et désirs de changer les mentalités.

Partagés entre deux peuples qui ne cherchent pas forcément à se comprendre, les personnages se sentent meurtris et ne savent pas vers quel côté se tourner. L’un les déteste parce qu’ils sont portés par des valeurs moins superficielles, les autres les rejettent parce qu’ils s’épanchent trop. Ce roman met en relief les problèmes identitaires que peuvent ressentir les sang-mêlés, et nous donne matière à réfléchir, aussi bien sur les colons américains que sur les indiens parqués dans des réserves malsaines. Le sujet s’avère davantage dramatique quand l’on sait que cette horreur se perpétue également de nos jours.

Bien que cela soit voulu et nécessaire quant à l’aboutissement du roman, les multiples ellipses du début de l’ouvrage frustrent. Elles nous empêchent de profiter du bonheur simple du jeune couple, et accourent vers la scène tragique qui donnera toute son impulsion à l’histoire. Malgré le fait que Plume Légère, l’épouse indienne, soit peu présente dans le récit, le lecteur s’attache grandement à elle ; son histoire charme d’emblée ; sa force et son esprit fascinent ; et son courage force le respect. La jeune femme possède un charisme indescriptible, que l’autrice décrit à merveille. On s’imagine sans difficulté l’essence sauvage qui circule en elle, ce besoin de liberté et de grands espaces qui s’insinue dans chaque cellule de son être. Plume légère nous envoûte sans difficulté ; nous affligeant d’autant plus lorsqu’elle disparaît. Son ombre plane au-dessus du reste de l’histoire et ne quitte jamais nos cœurs.

Sa fille aînée lui ressemble et devient la nouvelle héroïne du roman. Tout comme il l’était par sa mère, le lecteur est charmé par son caractère sauvage, ses passions pour le grand air et sa détermination à nulle autre pareille. Mari Nocenti brosse des portraits de femmes et d’hommes poignants. Malgré un squelette d’intrigue qui n’a rien de surprenant si l’on devait le résumer, les personnages nous transportent ; leurs émotions paraissent si réelles, et leurs histoires d’amour sont simplement belles, sans fioriture.

L’ambiance du XIXe siècle transparaît dans chaque chapitre, à travers chaque traversée éreintante à cheval, chaque coup de fusil malheureux et chaque combat. Dies Irae : Les larmes de sang est une fresque épique, digne des plus grands classiques historiques du genre, au souffle salvateur. Le récit avance, les actions ne pullulent pas, et la puissance des dialogues nous transperce. Marie Nocenti décrit à la perfection les sentiments de ses personnages, leurs pensées, leurs frustrations, leurs angoisses, leurs doutes. On a la sensation de vivre à leurs côtés et de remonter le temps.

On vibre avec cette famille meurtrie, blessée par la perte de Plume Légère mais aussi par les multiples conflits qui règnent entre les colons et les indiens. Pour les passionnés d’Histoire, l’autrice résume quelques faits marquants à la fin de l’ouvrage, de quoi se divertir tout en apprenant, et en réalisant que la lutte n’est malheureusement toujours pas terminée. La culture indienne intrigue d’autant plus qu’elle est fascinante, loin des clichés dont on peut nous rabattre les oreilles, et qu’elle a tant à nous apprendre sur nous-mêmes comme sur notre manière de vivre. Dies Irae : Les larmes de sang est à la fois un hommage à la différence, comme une ode à l’union.

Le roman communique directement avec notre cœur. Un cœur humain qui est relié à tous les autres.

[Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=50819

J'ai mis la note de : 19/20]

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Or

Émotions... C'est le mot qui me vient à l'esprit pour résumer ce roman qui m'a emporté très loin (non, je ne fais pas de la pub pour le blog Émotions de Yvan).

Dies iræ... Jour de colère en latin, pour ceux qui n'auraient pas fait leurs classes du temps de César.

Il est normal que le jour de colère nous donne des émotions en plein dans le cœur.

Colère devant le massacre de Wounded Knee, dont nous n'en saurons pas plus dans le roman, puisqu'il commence juste après, par la rencontre entre un Blanc avec plus de plomb dans la cervelle et d'empathie pour les Indiens que la plupart de ses semblables et une jeune Indienne au caractère fort et intrépide.

Émotions pour ces deux personnes que tout oppose mais qui, pourtant, finiront pas s'aimer et faire des enfants. Deux cultures que tout oppose, deux peuples aussi dissemblable que possible et qui, pourtant, arrivent à trouver un terrain d'entente puisque chacun fit des efforts pour l'autre.

Colère devant ces deux gosses qui n'arriveront jamais à trouver leur place au sein des autres, leur double culture faisant d'eux des parias, puisqu'ils n'appartiendront jamais entièrement à l'une ou à l'autre.

Colère devant le comportement de certains Hommes Blancs, ce qui donnera une multitude d'Émotions lors d'une scène particulièrement horrible et émouvante.

D'ailleurs, je porte plainte pour la police d'écriture un peu trop petite et qui est devenue illisible suite à l'arrivée d'eau dans mes yeux à cause d'une scène trop éprouvante et trop émouvante.

Voilà un roman, qui, comme les deux peuples opposés que sont les Blancs et les Indiens et les enfants nés de ces unions, va jouer sur l'ambiguïté des émotions, nous faisant passer de scènes plus tendres, plus douces, à celles plus violentes, plus dures, nous donnant une lecture qui, sans cesse, mêlera toutes ses sensations, pour mon plus grand plaisir.

J'aime quand un auteur sort le meilleur de sa plume, quand il m'accroche avec ses phrases, ses métaphores, ses descriptions de paysages ou ses conditions météorologiques qui, comme les Hommes sur ces Terres et à cette époque, ne sont jamais tendre.

Dès la première phrase, l'auteure m'a happée, m'emportant direct dans son histoire, dont les premières pages étaient jonchées des cadavres Indiens ensevelis dans la neige, me faisant vibrer avec ses personnages du ranch Parker, tous bien calibrés, détaillés, sans en faire trop.

Bref, le genre de personnes que l'on aurait envie de croiser dans la réalité et pas seulement dans un roman.

Un roman western différent des autres, un roman magnifique, qui emporte son lecteur dès les premières paroles et l'entraine dans vingt années qui, malheureusement, passeront trop vite.

Un récit bouleversant par moment, émouvant par d'autres, tendre, dur, violent, âpre, car vous le savez, dès qu'il y a la présence des Hommes, la dualité est là aussi : ils peuvent faire du bien, mais aussi le mal, entrainant par là même une dualité dans nos ressentis : colère ou apaisement.

Un roman que j'ai pris plaisir à dévorer, un roman dont on sent bien que l'auteure s'est documentée pour coller au plus juste dans les rites Indiens (Sioux) et dans l'Histoire de cette époque, lui donnant un réalisme qui a ajouté du plaisir à la lecture.

Un roman qui a été trop court, une fois de plus et dont les mots me manquent pour en parler mieux : putain, qu'est-ce qu'il était bon, ce roman.

Je remercie les Éditions IS pour l'envoi de ce roman car ils ont déposé un bol de crème devant un chat affamé de ce genre de mets littéraire.

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Date de sortie

Dies irae - Les larmes de sang

  • France : 2018-08-24 - Poche (Français)

Activité récente

Editeurs

Les chiffres

lecteurs 5
Commentaires 3
extraits 0
Evaluations 3
Note globale 8.67 / 10

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