Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Livres
713 152
Membres
1 004 489

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode


Ajouter un commentaire


Liste des commentaires

Or

L'auteur se pose la question suivante : comment tout un peuple ne peut-il se soulever contre son oppresseur ? Il peut comprendre que quelques hommes aient peur d'un seul, c'est de la couardise, mais tout un peuple, des milliers d'hommes ? Il explique qu'un animal lutte toujours pour sa liberté (rapporte même le fait légendaire que l'éléphant, une fois sur le point d'être capturé, brise ses défenses et les offre au chasseur en échange de sa liberté) ou souffre une fois pris (oiseau en cage). Même le bœuf se plaint sous le joug, un cheval maltraité ruera contre son cavalier. Alors pourquoi les hommes ne se révoltent pas ? C'est une question d'éducation. Ceux ayant connu la liberté, même une fois, toujours la désire, se battent pour elle ou y aspirent. Mais ceux nés asservis, comment leur viendrait l'idée d'être libre ? La coutume les a placés en cet état, il leur est difficile de s'imaginer autrement. Par l'esprit, on peut entrevoir la liberté, et l'auteur précise que le Grand Turc (au sens de l'époque) n'encourage pas les sciences et les lettres, car il n'a que faire de savants. Le tyran (ce mot revient tout le temps, indifféremment avec le terme roi) est au pouvoir par la naissance, par l'élection ou la conquête. Plus on donne à un tyran, plus il prend, plus il croît en puissance. C'est vous même qui donnez le pouvoir au tyran. Il maintient le peuple en sujétion en lui offrant des distractions, des libéralités (du pain et des jeux), en sachant que le tyran peut se montrer généreux parce qu'il use du bien public qui, en définitive, n'est pas à lui ! De plus, par son titre, le tyran se pose comme un protecteur aux yeux du peuple. Mais il n'y a pas que le peuple. Le tyran se maintient parce que quelques uns tirent profits de sa tyrannie, ayant sous leurs ordres d'autres qui tirent profits etc. Le tyrans attire à lui les malfaisants. Pour l'auteur ces gens s'aliènent, ils ne vivent que pour faire le plaisir de leur maître, doivent penser comme lui et ne savent que faire endurer à ceux qui leurs sont inférieurs la tyrannie qu'ils subissent. De plus, le peuple va haïr ceux qui servent le tyran plus que le tyran lui-même, puisqu'il a surtout des relations avec eux. Le tyran peut même utiliser la religion pour asseoir son autorité (guérisseur miraculeux). Notons que l'auteur pose une réserve pour la monarchie française, mais il n'est ni ferme ni définitif, précisant bien que par l'histoire que l'on nous enseigne, on a tendance à accepter le monde dans lequel on naît. Notons aussi qu'il flatte la poésie française, celle de Du Bellay notamment, mais la poésie ne travestit-elle pas la vérité ? Dans son texte, La Boétie se réfère beaucoup aux batailles des Grecs et des Spartiates pour leur liberté contre les Perses, et prend beaucoup d'exemples de tyrans parmi les empereurs romains. Néron est un de ses exemples favoris, illustrant à merveille comme avec la fin tragique de Sénèque combien servir au mieux un maître ne sert à rien : on est toujours à sa merci. Il relate que les Romains ont pleuré César à sa mort alors qu'avec lui est advenu la fin de la République. Il aime aussi se référencer à Ulysse, l'homme libre par excellence. L'homme est né libre et doit lutter pour le rester.

Afficher en entier
Or

J'ai vraiment été étonné de lire un tel texte qui, bien que remontant à la fin du XVIe, est vachement libertaire et remet en question les fondements de nos sociétés. D'autant plus étonné quand j'ai su que l'auteur devait avoir, aux dires de Montaigne, 18 ans.

Il décortique habilement ce qui fait tel un dirigeant, et ce qui fait que le peuple le suit si docilement. Il pose comme quelque chose d'absurde, d'impensable, un tel système où les asservis se soumettent presque volontairement, et pourtant ! Il montre comment le pouvoir des tyrans n'est que celui que leur a attribué leur peuple et, ô combien celui-ci a plus de pouvoir, et notamment celui de renverser le tyran.

Il explique aussi les arcanes des processus psychologiques qui mènent un peuple à une telle servitude ; la mise en place d'une habitude, d'un endormissement des esprits qui en vient à faire accepter des choses contre quoi nous nous serions élevés en d'autres circonstances.

Il montre enfin que le tyran n'est rien, et que nous nous asservissons nous-même en le jugeant notre maître. Que des esprits qui ne connaissent pas la liberté ne chercherons jamais à l'atteindre, et que c'est sur ça que tout se joue.

Afficher en entier
Diamant

Ce petit ouvrage d'une cinquantaine de pages se lit d'une traite.

C'est une formidable réflexion sur nos propres comportements encore d'actualité .Il suffit de recenser toutes les formes d’assujettissements auxquelles nous sommes confrontés dans le monde moderne et auxquelles nous nous soumettons servilement ,consciemment ou non.Que ce soit dans la croyance à la supériorité des gens "puissants"(financiers,chefs d'entreprises,hommes politiques,religieux...), le fatalisme dont nous faisons preuve en gobant leurs discours cyniques (pensée unique largement relayée par la majorité des média) et la rivalité entretenue entre personnes de mêmes conditions de vie qui en découle,ou dans le désir effréné d'être à la page qui consiste à vouloir faire comme tout le monde (là aussi les média jouent un grand rôle:il n'y a qu'à voir les émissions marketing qui nous vendent "nos" idoles)...

Ce catalogue est loin d'être exhaustif et même si l'on y pense,il est difficile d'y échapper,d'où le caractère essentiel du discours de La Boétie.

NB:Sarlat est une ville qui vaut le détour.

Afficher en entier
Lu aussi

Livre étudié en cours, j'ai eu du mal au début mais quand on l'étudie ce discours devient plus intéressant.

Afficher en entier
Or

Un ouvrage très intéressant de par la réflexion de l'auteur.

Certes, l'écriture peut apporter une difficulté à la compréhension de l'oeuvre, mais cela apporte également une certaine esthétique. Bien que ce livre ait été écrit au XVI siècle, le thème abordé reste d'actualité ce qui en est d'autant plus frappant.

Afficher en entier
Or

On ne va pas se mentir, si ma prof de français ne nous avait pas obligé à le lire je ne l'aurais jamais fait. J'ai eu du mal à me motiver pour le lire, je me disais que ça allait être long, pas intéressant et compliqué. Mais je dois avouer que je me suis bien trompée! C'est un très beau discours, qui en soi n'est pas très compliqué si on lui prête un peu d'interêt. Dire que c'est un jeune homme de 18 ans qui a écrit ça c'est incroyable. Sa façon de voir les choses, le monde est fascinant, il a tout compris et l'exprime/explique très bien. C'est une très bonne découverte, et j'ai hâte de voir comment nous allons l'aborder en classe.

Afficher en entier
Or

J'ai eu parfois un peu de mal, au cours de ma lecture, avec les tournures de phrases de l'époque, mais ce livre est un livre très intéressant qui donne matière à réfléchir. La Boétie exprime parfaitement ses idées et sa vision, très lucide, sur ce sujet passionnant qu'est l'asservissement d'un peuple à un dirigeant. Je le conseille fortement !

Afficher en entier
Lu aussi

Un essai très intéressant qui nous pousse à réfléchir et nous questionner. Assez simple à comprendre, cette lecture est à recommander.

Afficher en entier
Lu aussi

Bien que ce ne soit pas un livre très accessible (la plupart du temps, j'avais extrêmement de mal à comprendre les tournures et le fait de toujours se référer à tel ou tel événement de la mythologie romaine), j'ai apprécié le regard sur la société qui était porté par ce livre. Tellement actuel et finalement si sage, alors qu'il a été écrit il y a presque 450 ans par un homme de 18 ans seulement. Bref, très intéressant, même si j'ai préféré comprendre uniquement "dans l'ensemble".

Afficher en entier
Lu aussi

Le DSV est un livre intéressant bien qu'assez difficile à lire. Etienne de La Boétie se questionne sur ce qui peut faire qu'un peuple se soumette à un tyran. Les idées et les exemples développés sont très intéressants, néanmoins, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre. La langue du XVIème siècle est très compliquée, malgré de nombreuses notes de vocabulaire dans mon édition. De plus, je trouve que le plan du livre est assez difficile à suivre : on y retrouve pas mal de répétitions ou de détails qui peuvent paraître hors sujet ( La Boétie avouant lui-même s'être parfois particulièrement éloigné du sujet).

Je ne suis pas une experte de livres philosophiques, mais l'année précédent ma lecture du DSV j'avais étudié un chapitre du Contrat Social de Rousseau qui m'avait paru bien plus clair dans la disposition des arguments.

Le sujet traité reste cependant extrêmement intéressant et d'actualité, et les idées avancées par La Boétie sont encore pertinentes de nos jours.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode