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La plus dure et la pire des contraintes qu'exerce la société réside dans cette puissance qu'elle acquiert non seulement sur nos actions extérieures, mais aussi sur tous nos mouvements intérieurs, sur nos pensées et nos jugements. Ce pouvoir entame toute forme d'autonomie, de liberté et d'originalité de jugement ; ce n'est plus nous qui pensons et jugeons, mais la société qui pense en nous et nous. Nous sommes alors dispensés de toute recherche de la vérité, elle nous est glissée dans la main comme une pièce de monnaie déjà gravée. Rousseau décrit cette situation intellectuelle dans son premier écrit philosophique : le Discours sur l'inégalité.
Publiés respectivement en 1750 et 1754, les deux Discours répondent à des questions posées par l'académie de Dijon.
Le premier - le Discours sur les sciences et les arts - eut un retentissement considérable et valut une immédiate notoriété à Rousseau.
Le second, quant à lui - le Discours sur l'inégalité -, s'est imposé comme l'un des grands traités de la philosophie politique moderne, suscitant d'innombrables commentaires.
Dans des pages désormais classiques, Rousseau jette en philosophie les bases de sa doctrine, notamment l'idée fameuse que tous les maux et inégalités relèvent d'une seule et même cause : la vie en société.
[...] le premier qui se fit des habits ou un Logement se donna en cela des choses peu nécessaires, puisqu’il s’en était passé jusqu’alors, et qu’on ne voit pas pourquoi il n’eût pu supporter homme fait, un genre de vie qu’il supportait dès son enfance.
Ce discours de philosophie rousseauiste a tout pour plaire. Outre des qualités rédactionnelles dignes d'un auteur du XIXe siècle, Rousseau exprime des idées révolutionnaires pour son époque, et notamment en revendiquant, en 1755, un idéal politique qui n'émergera que plus tard en France : la démocratie représentative. Ce fut un plaisir de suivre le cours de ses réflexions, et notamment grâce à l'aspect clair et concis de son argumentation. Malgré tout, il va de soi que certaines idées (telles que le retranchement de la nation et la nécessité d'obéir à un maître général, un prince) m'ont moins convaincu. Ma lecture n'en demeure pas moins très positive.
Dans cet ouvrage Rousseau développe une conception originale de l'homme à l'état de nature, qui pose d'une nouvelle manière le problème de l'inégalité entre les hommes.
Le Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes paraît en 1755. Il répond ainsi au sujet de concours proposé par l’académie de Dijon en 1753.
Rousseau développe ainsi plusieurs concepts : l’état de nature, l’homme sauvage, l’inégalité, l’homme civil.
Il se demande comment est-on passé de l'état de nature à l'état sociétal, l'homme est-il bon ? L'égalité existait-il ? D'où vient cette inégalité et est-elle légitime ?
Pour lui c’est la civilisation qui est responsable de l’inégalité qui règne parmi les hommes.
En ces questionnements, il répond aussi aux philosophes du XVIIe siècle, tels Bodin, Spinoza, Hobbes…
Il réfute ainsi les thèses de la tradition théorique du Droit naturel ; cette école fonde la légitimité du souverain dans la nature (Droit naturel) où l'homme est libre, mais en danger).
Alors, les hommes font un pacte de non-agression afin de jouir de la paix.
Les hommes confèrent à un seul (les Monarques) le pouvoir politique (la potesta) par un contrat de souveraineté.
Si son Discours sur les sciences et les arts est primé et lui offre une large notoriété, Le Discours sur l’origine des inégalités parmi les hommes ne reçoit pas de prix !
Une pensée novatrice au XVIIIe siècle qui critique ouvertement la théorie du "pacte de gouvernement" ; pour lui il n'y a pas contrat entre les hommes et le Souverain.
J'ai vraiment apprécié cette lecture : novatrice et clairement argumentée.
Dans l'édition que j'ai lue, j'ai aussi aimé l'introduction rédigée par Gérard Mairet, maître de conférence en philosophie, qui replace ce discours dans le contexte historique et développe les arguments de Rousseau, mais aussi des autres philosophes qui l'ont précédé.
J'ai lu ce livre dans le cadre de mon cours de philo. Comme je n'aime pas cette matière, c'est sûr que je n'ai pas apprécié cette lecture. Toutefois, je dois avouer que la manière d'écrire de Rousseau est assez facile à comprendre.
L'écriture est très belle, les phrases sont parfois peu longues mais toujours pleines de sens. On a du mal au début à savoir où Rousseau veut en venir dans son argumentation, mais on finit par trouver le fil conducteur de sa pensée.
Je ne suis vraiment pas faite pour les livres philosophiques. Même en relisant les phrases deux fois voire plus je me perdais et le sens général du livre m'a échappé.
J'ai lu ce livre pour mes cours de philosophie en terminale et bien que les idées défendues soient des plus intéressantes et véridiques, la lecture d'un tel texte dans le cadre scolaire n'est pas des plus appréciable...
Résumé
La plus dure et la pire des contraintes qu'exerce la société réside dans cette puissance qu'elle acquiert non seulement sur nos actions extérieures, mais aussi sur tous nos mouvements intérieurs, sur nos pensées et nos jugements. Ce pouvoir entame toute forme d'autonomie, de liberté et d'originalité de jugement ; ce n'est plus nous qui pensons et jugeons, mais la société qui pense en nous et nous. Nous sommes alors dispensés de toute recherche de la vérité, elle nous est glissée dans la main comme une pièce de monnaie déjà gravée. Rousseau décrit cette situation intellectuelle dans son premier écrit philosophique : le Discours sur l'inégalité.
Publiés respectivement en 1750 et 1754, les deux Discours répondent à des questions posées par l'académie de Dijon.
Le premier - le Discours sur les sciences et les arts - eut un retentissement considérable et valut une immédiate notoriété à Rousseau.
Le second, quant à lui - le Discours sur l'inégalité -, s'est imposé comme l'un des grands traités de la philosophie politique moderne, suscitant d'innombrables commentaires.
Dans des pages désormais classiques, Rousseau jette en philosophie les bases de sa doctrine, notamment l'idée fameuse que tous les maux et inégalités relèvent d'une seule et même cause : la vie en société.
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