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Bibliothèque de Djali : Mes envies

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Le Roman du Masque de Fer Le Roman du Masque de Fer
Alexandre Dumas   
le livre comme le film est vraiment magnifique et on voit qu'on a affaire au grand Dumas ! Une écriture vraiment magnifique !!!

par olive03
Refus d'obéissance Refus d'obéissance
Jean Giono   
On peut pas le lire en ligne? si oui comment faire?
Provence Provence
Jean Giono   
« Giono a beau se défendre d'être un écrivain provençal, il a trop habité la Provence et est trop habité par elle pour résister à ceux qui lui demandent d'en parler. Toute sa vie, il a ainsi écrit de courts essais, des préfaces, des articles. Ce sont eux qui sont réunis dans ce recueil. La Provence n'est plus ici le lieu, à demi transformé par l'imaginaire, où il a situé le plus grand nombre de ses romans. Le but, dans ces essais, est de la montrer telle qu'il la connaît et telle qu'il la voit, c'est-à-dire très souvent à l'opposé des poncifs qui se sont accumulés sur elle. De ce pays, Giono donne une vision renouvelée par l'acuité de son observation, par son sens des couleurs et le bonheur de ses images. [...] Mais qu'on ne s'attende pas à trouver en Giono un guide touristique. La vision qu'il donne de la Provence est inséparable des personnages et des histoires qu'il y a fait vivre dans son œuvre de fiction. Cela est si vrai qu'elle évolue en même temps que cette œuvre. La Provence que montre Giono dans les années 50 et 60 n'est plus celle qu'il montrait avant la guerre. Lire à la suite ces textes écrits sur la Provence à divers moments, c'est embrasser d'un coup le parcours si particulier de cette œuvre. »


par siegrid
Pour saluer Melville Pour saluer Melville
Jean Giono   
Moby Dick (qu'il devait traduire, en collaboration avec Joan Smith et Lucien Jacques) fut, "pendant cinq ou six ans au moins", le compagnon de Giono. "Il me suffisait de m'asseoir, le dos contre le tronc d'un pin, de sortir de ma poche ce livre qui déjà clapotait pour sentir se gonfler sous moi et autour la vie multiple des mers. Combien de fois au-dessus de ma tête n'ai-je pas entendu siffler les cordages, la terre s'émouvoir sous mes pieds comme la planche d'une baleinière ; le tronc du pin gémir et se balancer contre mon dos comme un mât. Mais... quand le soir me laissait seul, je comprenais mieux l'âme de ce héros pourpre qui commande tout le livre". De cette communion avec un livre et son auteur est né cet essai, où la biographie a l'allégresse et la spontanéité de la vie : "un homme d'un mètre quatre-vingt-trois, avec soixante-sept centimètres de largeur d'épaule" s'anime soudain sous nos yeux, tel un héros de roman, plus vrai que nature.
Noé Noé
Jean Giono   
J'ai beaucoup apprécié l'idée générale de ce livre, qui revient sur les anciens romans et personnages de l'auteur et qui nous transmet également sa vision de l'écrivain, son lien avec son lecteur. Toutefois, le mélange de tous ses éléments m'a un peu perdu au fil des pages.

par Braise
Naissance de l'Odyssée Naissance de l'Odyssée
Jean Giono   
Depuis un moment, des inquiétudes d'oiseaux pépiaient au sein des arbres. Au-delà de la forêt, le ciel se poudrait d'argent qui étouffait les étoiles. Enfin un soc éblouissant dépassa la rondeur noire de la terre : l'onde molle de la nuit se mit à bouillonner contre l'étrave de la lune.
Au petit jour, le guitariste s'éveilla d'un sommeil fleuri comme une eau qui flue entre les genêts. Il perçut l'aube dans la lèche glacée du vent : il lui semblait que deux pétales de pervenche étaient collés sur ses joues. Sa nuit intérieure était illuminée par un grand genêt d'or, les paroles d'Ulysse glissaient encore contre ses oreilles avec le vent confus.

par Didie6
Mort d'un personnage Mort d'un personnage
Jean Giono   
Pauline de Théus habite une maison pour aveugles. Après une vie passionnée, généreuse, elle attend la mort. Survient Angelo, son petit-fils, de retour après des années d'errance loin de Marseille. Le jeune homme va désormais entourer de son affection sa grand-mère. Un livre bouleversant où le pouvoir de l'amour va transfigurer la décrépitude d'une mourante. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix
Jean Giono   
« Oh ! je vous entends ! En recevant cette lettre, vous allez regarder l'écriture et, quand vous reconnaîtrez la mienne vous allez dire : « Qu'est-ce qui lui prend de nous écrire ? Il sait pourtant où nous trouver. Voilà l'époque de la moisson, nous ne pouvons être qu'à deux endroits : ou aux champs ou à l'aire. Il n'avait qu'à venir. A moins qu'il soit malade – ouvre donc – à moins qu'il soit fâché ? Ou bien, est-ce qu'on lui aurait fait quelque chose ? »
Rondeur des jours Rondeur des jours
Jean Giono   
Voilà l'épicerie-mercerie de Mlle Alloison. Ah ! Mlle Alloison ! Un long piquet avec une charnière au milieu. Ça se ployait en deux, ça se frottait les mains, ça disait: «Ah ! Janot, on est venu chez la tante, alors ?» Ça avait la taille serrée dans la boucle d'une cordelière de moine, et un large ciseau de couturière lui battait le mollet. Elle était tout en soupirs et en exclamations. Un soir on avait dit, sans se méfier de moi, qu'elle avait été jolie en son jeune âge. Elle était l'entrepositaire du «Bulletin paroissial». Elle savait par coeur ce que je venais chercher; elle rentrait dans sa cuisine et elle me laissait seul dans l'épicerie.
Il n'y avait qu'une lampe à pétrole pendue dans un cadran de cuivre. On semblait être dans la poitrine d'un oiseau: le plafond montait en voûte aiguë dans l'ombre. La poitrine d'un oiseau ? Non, la cale d'un navire. Des sacs de riz, des paquets de sucre, le pot de la moutarde, des marmites à trois pieds, la jarre aux olives, les fromages blancs sur des éclisses, le tonneau aux harengs. Des morues sèches pendues à une solive jetaient de grandes ombres sur les vitrines à cartonnages où dormait la paisible mercerie, et, en me haussant sur la pointe des pieds, je regardais la belle étiquette du «fil au Chinois». Alors, je m'avançais doucement doucement ; le plancher en latte souple ondulait sous mon pied. La mer, déjà, portait le navire. Je relevais le couvercle de la boîte au poivre. L'odeur. Ah ! cette plage aux palmiers avec le Chinois et ses moustaches. J'éternuais. «Ne t'enrhume pas, Janot. - Non, mademoiselle.» Je tirais le tiroir au café. L'odeur. Sous le plancher l'eau molle ondulait: on la sentait profonde, émue de vents magnifiques. On n'entend plus les cris du port.
Dehors, le vent tirait sur les pavés un long câble de feuilles sèches. J'allais à la cachette de la cassonade. Je choisissais une petite bille de sucre roux. Pendant que ça fondait sur ma langue, je m'accroupissais dans la logette entre le sac des pois chiches et la corbeille des oignons; l'ombre m'engloutissait : j'étais parti.

par Didie6