Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Commentaires de livres faits par Do

Extraits de livres par Do

Commentaires de livres appréciés par Do

Extraits de livres appréciés par Do

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 26-01
Une BD de SF originale. Dans le graphisme plutôt vintage aux coloris doux dans les teintes grises et roses, mais aussi dans l’histoire qui se situe 500 000 ans dans le futur, sur la Terre où l’humanité s’est finalement éradiquée. Le dernier homme, (catapulté sur terre depuis l’espace après un long sommeil cryogénique) devenu irrationnel, va s’opposer à une intelligence artificielle qui tâchera de lui inculquer un restant de morale... dans un environnement redevenu sauvage très imaginatif.
Un questionnement passablement dégrisé sur l’humain, qui m’a beaucoup plu.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 25-01
Quand pouvoir, pognon et perversion se réunissent, cela peut créer des pourritures capables de répandre le « feu de l’enfer » accompagné de ses innommables vices. Face à ce complotisme, un frère couard et sa soeur courage et instinctive qui essaient de se dépêtrer de ce nid de frelons agressifs dans lequel frérot a entrainé sa frangine.
J’avais deviné avant le deux tiers du livre qui était le véritable méchant loup de l’histoire, mais Sire Cedric avait capté toute mon attention avec son style d’écriture incontestablement fluide, un enchaînement incessant d’événements et des personnages troublants sur lesquels on a constamment des doutes.
Un thriller violent, sans concessions et... excellent !
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 19-01
Amérique du Nord, années 1870. Au moment où les colonisateurs blancs avancent dans les travaux du Northern Pacific Railway et s’approprient, en massacrant bisons et indiens, les terres des Sioux... deux samouraïs qui ont dû s’exiler intègrent la tribu de Crazy Horse...

Manga historique retraçant dans une narration linéaire une partie du colonialisme américain (jusqu’à la bataille de Little Big Horn et la mort de Custer).
Taniguchi, dont le graphisme expressif est toujours excellemment détaillé, à glissé ces deux samouraïs dans la petite histoire... et cela fonctionne !
Si les modes de pensée/cultures/coutumes des sioux et des guerriers japonais sont très différents, ils ont bien le même sens de l’honneur et le même esprit de combativité.
Le récit, raconté du point de vue des indiens, manque peut-être un peu de suspense, mais en aucun cas ni d’émotion, ni surtout d’action.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Un polar divertissant... qui ne va pas rester longtemps dans mes souvenirs. L’histoire tient plus ou moins (!) la route, l’intrigue est intéressante, sans être réellement palpitante.
Ce qui m’a un peu énervée dans ce livre, c’est que les flics (y compris le personnage principal, un lieutenant californien) et certains journalistes (une en particulier) accusent parfois les uns comme les autres éventuels futurs coupables sur de simples présomptions. Et cela amène le lecteur, comme les protagonistes du récit, de fausses pistes en vraies bourdes... et de rebonds en rebondissements.
À part la sergente Bloom (qui a trouvé mon empathie) et le lieutenant Davis, que j’ai trouvé plus crédible en tant que père (de deux enfants) qu’en tant que flic, les autres personnages n’ont pas vraiment su me convaincre. J’estimais leurs réactions, leurs façons de réagir et leurs actes plutôt inconséquents.
Reste un roman policier qui m’a néanmoins procuré quelques moments de détente et qui se termine par deux épilogues (genre « eh bien me*** ! ») qui poussent à vouloir lire absolument le deuxième tome.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Petite lecture nocturne et... nostalgique ^^
Je suis une adulte et donc ce petit roman fantastico-horrifique s’adressant aux 9-12 ans ne m’a pas fait frissonner. N’empêche que j’ai tourné les pages avec avidité parce que je voulais savoir ce qu’il allait arriver à ces jeunes qui avaient la bêtise -toute naturelle de leur âge- de vouloir être trop curieux.
Moment de détente plaisant.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Ce quasi huis clos fantastique m’a finalement déçu...
L’histoire se déroule dans un lycée professionnel berrichon qui fait aussi office d’internat. Une grosse tempête de neige va empêcher certains internes de retourner dans leurs familles et c’est Fred, le pion (certainement un double de Frédéric Bellec qui est aussi assistant d’éducation) qui va devoir surveiller sept jeunes pendant une petite semaine. Mais pendant ces cinq jours quelque « chose » va fortement perturber leurs nuits...

Même si le cadre n’a rien d’innovant, j’ai apprécié le récit qui introduit une créature fantastique très différente de celles qu’on rencontre habituellement dans ce genre de littérature. Et avec cette « chose », l’auteur sait excellemment aborder la question de la différence et son acceptation. (Il envoie aussi quelques piques bien senties à l’éducation scolaire ^^).

Mais, puisqu’il y a un grand « mais »...
F. Bellec a certainement voulu écrire un livre d’angoisse sans effusion de sang (et il a réussi !), ciblant uniquement la peur qu’on puisse éprouver.
Or, il est (vraiment) trop bavard et péroreur. En essayant de faire monter la tension ad vitam aeternam dans cette narration linéaire, on ne ressent finalement plus que des longueurs (d’explications e.a.) et... l’ennui.
Ceci n’est évidemment que mon ressenti. J’aime quand un livre va droit au but et si je déteste pas les métaphores (au contraire), un excès d’allégories, comme ici, amène à un langage pontifiant et une écriture qui me rebute. Malgré une fin bien énigmatique de ce premier tome, je ne lirai donc pas les deux suivants.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 08-01
Ce thriller n’est peut-être pas irréprochable ; écriture un brin distante, dialogues pas toujours naturels, une fin crédible qui m’a néanmoins un peu déçue (parce que je m’attendais à un autre « coupable »).
Un huis clos dans lequel deux couples, socialement très différents, vont être contraints de vivre quelques jours et nuits ensemble dans une maison isolée et un environnement enneigé. Coupés de tout, ils vont devoir faire face à des situations angoissantes...
Pas parfait peut-être, mais un réel suspense et une histoire sans temps morts (grâce, e.a. aux flash-back) m’ont scotchée, et c’est ce que j’appelle une réussite pour un premier roman !
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 06-01
Ça commençait très bien... mais...
Écriture scénaristique. Une inspectrice norvégienne qui entraîne un ex-reporter de guerre français dans une enquête improbable, amenant les deux protagonistes d’expériences psychiatriques (et psychédéliques) en Norvège au mysticisme religieux (que je peine à apprécier) étasunien.
Avec une surenchère d’action pour ces deux « super-héros »... et je n’aime pas ce genre quasi surhumain dispensé de se nourrir ou de prendre du repos, capable de rester sur les pieds 25h/24h tout en s’échappant miraculeusement à tous les dangers.
Lecture certes divertissante, mais ressenti général mitigé.
Avez vous apprécié ce commentaire ? +1
date : 01-01
Un manga d’anticipation au scénario addictif. One-shot de 400 pages (en version française) et thriller scientifique racontant une éventuelle fusion d’une source d’énergie avec des cobayes humains... ce qui donne quelques scènes un peu gore.
Malgré une composition narrative parfois un peu confuse et un graphisme par moments imprécis, j’ai globalement bien apprécié.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 29-12-2019
Ce roman graphique qui avait obtenu le Fauve d’Or à Angoulême en 2018, raconte l’Islande miséreuse du 18e siècle et l’histoire de Grimr. Homme sans famille, à la force herculéenne et à la volonté farouche face à l’injustice des hommes et leurs superstitions.
Le graphisme, atypique, transmet à merveille les contrastes de ce pays, fait de glace et de feu, et Grimr est le parfait reflet de cet Islande, il se dégage d’eux une fantastique et singulière puissance sauvage.
J’ai apprécié !
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 27-12-2019
Novella fantastico-horrifique à la narration façon « matriochka » et dans laquelle la viol-ence faite aux filles est minutieusement décrite (!). Si l’idée des auteurs, reposant sur l’emprisonnement des âmes est originale, ils n’ont pas su me convaincre jusqu’au bout à cause d’une incohérence dans la dernière partie du texte.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 26-12-2019
Une histoire dystopique aussi effroyable... que fascinante, qui se situe après la période dite de la « Transition ». Époque pendant laquelle les animaux, infestés par un virus, sont tous devenus inconsommables pour l’homme. Ce dernier se tourne alors vers un autre type d’élevage et un cannibalisme légalisé et strictement réglementé.
Le récit est raconté du point de vue de Marcos Tejo, un des responsables d’un abattoir des « têtes mâles et femelles » et qui croit fermement que la masse populaire a été manipulée par les gouvernements.

Il est clair que A. Bazterrica essaie d’ébranler notre conscience par rapport aux animaux domestiqués. Mais pendant que Tejo permet au lecteur de faire une escalade dans l’horreur et la cruauté de l’homme en lui faisant visiter fermes d’élevage, abattoir, boucheries, domaine de chasse, laboratoire... j’ai tenté (vainement !) de ne « voir » que des animaux morts à la place des carcasses humaines dépecées. Or, vient un moment où on assimile les idées de l’auteure. Alors on se révolte et on souffre, autant que Tejo (qui ne m’était pourtant pas toujours sympathique) dont l’histoire romanesque apporte son lot d’affliction.

Reste que ce roman effarant et dérangeant (qui rappelle vaguement « Soleil vert ») est porté par une belle écriture percutante et parfois empreinte d’une sombre modulation poétique.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Dans la collection « Les contes interdits », j’avais déjà lu « Le petit chaperon rouge » (horreur gore avec une touche de fantastique) et « Peter Pan » (de l’horreur toute aussi gore). Ce dernier titre était également de Simon Rousseau qui, avec « La Reine des neiges » s’approche cette fois-ci bien plus d’un thriller fantastique. Moins gore peut-être, mais l’horreur, toujours présente, se trouve dans l’évangélisation des enfants amérindiens Algonquiens dans les années ´70 au Québec. Catéchisation allant de pair avec de la maltraitance et pire...

Oubliez La Reine des neiges aux pays de Disney ! Même si l’auteur s’éloigne du conte de Hans Christian Andersen, il a su néanmoins -tres bien- transposer l’essence maléfique de cette Reine dans un être tout aussi malveillant, issu du légendaire amérindien, et qui s’est re-matérialisé de nos jours...

Alternant passé et présent, c’est une histoire bien structurée dans une écriture fluide émaillée de nombreuses expressions québécoises « fleuries » (qui ne me déplaisent pas !) et j’ai, comme les titres cités plus haut, tout autant apprécié cette version très sombre.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 17-12-2019
L’histoire débute comme un polar « classique », basé sur le thème de la vengeance. Rancune qui se « nourrit » quand même sur plus d’un demi siècle et enracinée dans l’esprit d’un homme depuis la presque fin de la 2e guerre mondiale, au moment où les troupes des Alliés débarquaient sur les plages de la côte Atlantique.
De polar « classique », le lecteur bascule alors dans le roman policier historique, fort bien documenté.

Mais avant que le capitaine Daniel Magne et son équipe remontent le temps et au(x) crime(s) perpétué(s) en Bretagne en 1944... il y a d’abord ce meurtre horrible à la Gare de Lyon à Paris... L’image sur la couverture (de l'édition French Pulp) suggère bien de quelle manière la victime va trépasser.

Polar que j’ai beaucoup apprécié : un récit très humain avec des enquêteurs adroits et persévérants qui se donnent à fond, aussi bien avec leur cœur que dans leurs déductions.
Mais une question demeure... concernant la notion de la justice. Qui décide ce qui est légitime... ou pas ?
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 12-12-2019
Entrer dans des appartements, caves, maisons abandonnées, vieilles demeures et jardins en apparence bucoliques pour y rencontrer et affronter fantômes, spectres évanescents, créatures malveillantes, êtres funestes (thèmes majeurs du receuil)... c’est entrer dans les vingt courtes nouvelles anxiogènes et horrifiques (pour la plupart fantastiques) de l’auteur qui avec quelqu’unes de ces histoires, rend également hommage à Lovecraft.

Habituée du genre, ça devient de plus en plus difficile de me faire frémir, mais j’avoue que certains des récits m’ont bel et bien procuré de délicieux frissons.
L’écriture de F. Livyns est fluide, presque minimaliste et il maitrise l’art d’amener rapidement, et à chaque fois de manière renouvelée, une histoire à son climax. J’en redemande.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 10-12-2019
C’est un polar sur les femmes.
Dans ce troisième tome, on retrouve Emily Roy, la profileuse au caractère déstabilisante, la dynamique Alexis, l’auteure de livres sur les tueurs en série et Aliénor, jeune femme atteinte du Syndrome d’Asperger.
Mais aussi beaucoup d’autres femmes... celles qui désirent ardemment un enfant et seront obligées de passer par l’éprouvante épreuve de la procréation médicalement assistée (PMA) et surtout celles qui déjà adultes ou encore très jeunes filles ont dû subir les abominations du franquisme dans l’Espagne des années ‘40 et ‘50.

L’histoire commence par un soir de mésentente entre les parents d’Aliénor. La même nuit ils sont assassinés dans leur maison à Falkenburg en Suède...

Les chapitres concernant l’enquête qui amène le lecteur (e.a.) dans les cliniques de PMA, alternent avec ceux de deux autres histoires. Celle d’une femme âgée qui semble divaguer et le cruel récit qui témoigne de ce que certaines femmes et filles ont dû vivre sous la dictature de Franco.

Sous la plume directe et dénonciatrice de l’auteure, ces trois histoires vont -évidemment- aboutir au dénouement surprenant (!) de l’intrigue. Bien que j’avais deviné avant Emily, qui se heurtait à un « obstacle » que j’ai su détourner par déduction... et malgré que le dernier quart démontrait un peu trop de coïncidences à mes yeux (goûts), j’ai vraiment apprécié ce livre... bouleversant.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 10-12-2019
J’ai moins apprécié ce Doggybags # 6 dans lequel Run et Céline Tran, ex-actrice X ont co-écrit les trois scénarios qui parlent d’une vengeresse vampirique (aux courbes forcément alléchantes). Les deux auteurs tirent un parallèle (pas très originale) entre la pornographie et le vampirisme (sexe, sang et addiction aux deux). Les scènes de sexe bien présents ne sortent pas du cadre de « l’admissible », par contre l’extrême violence faite aux femmes peut choquer, comme les massacres dont les hommes sont victimes. Ces fantasmes horrifiques dégoulinent d’hémoglobine sur plus de la moitié des 96 pages.
J’ai, à l’inverse, mieux aimé les dessins, surtout ceux de la deuxième histoire, illustrée par Florent Maudoux.
Avis général mitigé donc.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 05-12-2019
Thriller d’anticipation (?) sur les biotechnologies et le transhumanisme (et qui dit « transhumanisme » est susceptible de penser « eugénisme »), mettant en garde contre les possibles dérives du progrès scientifique (avec ses laboratoires clandestins et expérimentations sur des cobayes humains) et l’abus des pouvoirs politiques.
Roman noir relatant l’histoire d’une jeune femme ayant connue une jeunesse d’asservissement total, infectée par un virus nanotechnologique, qui sème le chaos et le sang sur sa route en essayant de retrouver sa fille... et un commandant de la police, brute de décoffrage et cassant, qui la pourchasse à travers l’Europe.

Je n’ai pas ressenti beaucoup d’empathie pour ces deux personnages au début de ma lecture... à la fin pourtant, je me suis attachée à Laure et au flic.
L’intrigue est bien dirigée et entraînante, même si parfois j’ai eu du mal à suivre les raisonnements du commandant. J’ai surtout apprécié l’écriture de Marin Ledun, sans fioritures.

J’espère de tout coeur que le thème du génie nano-génétique est encore du domaine de la science-fiction, parce que ça fait peur. (or, le passeport biométrique est déjà là !). Mais, et même si l’auteur évite de rentrer dans les détails techniques, il semble s’être bien documenté et connaît son sujet.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 28-11-2019
Ce n’est pas un coup de coeur, mais un polar que j’ai néanmoins très apprécié (malgré quelques incohérences qui m’ont fait tiquer).
Des phrases parfois très (trop) longues, mais une écriture riche avec quelques belles métaphores et des jolies jeux de mots.
Une intrigue fascinante s’appuyant, comme le titre le suggère, sur l’iconographie chrétienne avec un (trop ?) grand nombre de meurtres aux descriptions détaillées, forcément abjectes par leurs mises en scène morbides.
Et un commissaire Mallock (à qui l’auteur a emprunté son pseudo), admiré et aimé par son équipe, soudée, humaine, crédible.
C’est le personnage attachant, un peu saturnien du commissaire, qui fait la force de ce roman et qui lui donne son caractère. Grand ours sensible, très intelligent et qui par des perceptions imaginaires qu’il sait provoquer, arrive à élucider une enquête avec clairvoyance.
Touchant et intéressant, ce Mallock ! que j’ai sûrement envie de « revoir » dans une autre de ses enquêtes.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 22-11-2019
BD d’anticipation se déroulant dans le Paris du 22e siècle qui se trouve désormais constamment sous la pluie, ville grisâtre et souvent désespérante. Mais l’histoire de Tristan, un nostalgique des temps d’antan, amoureux de Kloé bien plus férue de modernité, illumine l’album d’un bel romantisme.
Or, Tristan, qui par son refus d’accepter le transport rapide qu’est la téléportation, va observer quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir...
Le très beau graphisme de Bertail souligne excellemment le ballottement qu’on ressent entre nostalgie et modernisme futuriste.
Il semblerait que bon nombre de lecteurs n’ont pas apprécié la fin. Ce n’était pas mon cas. Je trouvais, au contraire, que l’épilogue ouvre sur une possible note optimiste dans un scénario somme toute assez sombre.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 19-11-2019
Mais quel micmac à la sauce écologique anti-OGM, dans lequel Saimbert le scénariste, veut nous faire croire que de méchants scientifiques ont bidouillé des gènes qui, par quelque mutation fantaisiste, ont fait apparaître des espèces de Bêtes de Gevaudan dans les jolis paysages de Sologne.
Si les dessins de Mutti, aux couleurs dominantes de bleu-gris de ces sites solognots sont effectivement plaisant à regarder, le scénario, avec ses multiples personnages peu crédibles, est brouillon et manque de cohérence autant que d’intérêt.
Une grosse déception !
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 18-11-2019
Mon ombre assassine... c’est ainsi qu’elle se désigne elle-même, Nadège Solignac, institutrice et tueuse en série, quand elle se raconte (à la première personne) dans ce petit roman très noir et moralement tout aussi violent.
De son enfance odieuse (bien qu’elle dit ne jamais été maltraitée dans le sens propre de ce terme) jusqu’à l’erreur qui l’a fait atterrir derrière les barreaux.
Manipulatrice froide avec une rage intarissable au ventre, Nadège nous confie ses pensées, ses pulsions, sa folie et la jouissance vive quand elle a l’opportunité de tuer... comme un prédateur qui sait observer sa proie avec beaucoup de patience et s’en délecte à l’avance.
Un texte fort et thriller psychologique à vous glacer le sang. Une phrase (p. 252) prononcée par une enquêtrice, résume parfaitement ce que j’ai ressenti pendant cette lecture éprouvante : « Si j’ai pleuré sur l’enfance que Nadège Solignac a été je reste terrifiée par l’adulte qu’elle est devenue. »
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 14-11-2019
Longtemps avant « Chucky », Abraham Merritt avait déjà fantasmé la poupée maléfique, comme dans ce roman écrit en 1932. Auteur relativement peu connu dont Lovecraft s’était maintes fois inspiré (les deux hommes étaient amis), le fantastique de Merritt est moins « tentaculaire » (si j’ose dire) et s’ancre plus dans le réel.
L’histoire-ci se déroule dans le New-York des années ´30 et le narrateur est un neurologue qui va être confronté à des morts inexplicables pour son esprit cartésien. Le premier « cas » lui tombe littéralement dans les bras par le biais d’un patron mafieux pour lequel Lowell, le medecin, ressent rapidement de la sympathie. Attirance qui se muera en amitié-alliance.
Ainsi l’auteur pose immédiatement le cadre et l’ambiance d’un film noir automnal de l’époque ainsi que le début d’une enquête qui contournera les voies officielles de la police.
Investiguant avec un des hommes de confiance du mafieux, Lowell, spécialiste des maladies mentales, va devoir admettre -et accepter, la trouille au ventre- que la sorcellerie, venue du fond des âges, permet de s’accaparer des âmes et des esprits les plus sains... par le truchement de poupées diaboliques.

Un texte à peine suranné qui se lit aisément et dans lequel le fantastique n’a pas besoin d’effets grandiloquents ou sanglants pour faire ressentir ce délicieux frisson qui coure le long de notre dos... en tout cas, le long du mien.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 30-10-2019
Court roman SF de 150 pages qui reprend le thème du savant (fou) cherchant à trafiquer le génome humain afin de mieux adapter l’homme qui doit désormais survivre sur une terre ravagée par d’importants dérèglements climatiques et sur les ruines d’un monde de l’ancien temps.
L’histoire se déroule sur un archipel d’un millier d’îles qui était autrefois la côte californienne.... emportée par un gigantesque tsunami. Un univers refroidi et dominé par des tempêtes et tornades.
Les descriptions de ce monde « de vagues et de brume » prennent une bonne place (presque poétique) dans le récit, mais sans alourdir le texte par ailleurs opérant et soigné.
J’ai surtout apprécié de pouvoir lire une bonne novella de science-fiction spéculative, cohérente et efficace, sans devoir attendre le nième pavé d’une série.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 28-10-2019
L’auteur à basé son histoire sur la thérapie génique visant la guérison de certains cancers. Si l’intrigue repose sur des éléments biologiques réels, j’ai peiné à adhérer à son idée (fantasme ?!) développée. Le style d’écriture (très/trop) fluide manque de relief, mais ses personnages principaux, qui s’expriment dans le langage fleuri québécois (qui sait toujours me charmer), sont bien « vivants ».
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 24-10-2019
Si j’ai apprécié tout autant, à l’instar du premier tome (« Souvenirs d’Emanon » qui peut se lire comme un one-shot) les dessins de ce manga grand format, avec une première « errance » entièrement en couleurs aquarelles... je n’ai que moyennement aimé les deux histoires (entre SF et fantastique) dans ce tome-ci.
La deuxième errance appelle une suite qui risque de casser l’image philoso-mélancolique que je m’étais faite d’Emanon, cette fille qui traverse les siècles et des temps immémoriaux avec une certaine nostalgie...
À la fin du manga, Emanon me semblait plus distante, plus froide et ce n’est pas le souvenir que j’aimerais garder d’elle. Je ne lirai donc pas le troisième tome.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0