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Bibliothèque de dorian_stv : Mes envies

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Le Trône de fer, Tome 2 : Le Donjon rouge Le Trône de fer, Tome 2 : Le Donjon rouge
George R. R. Martin   
L'un des plus dur de la série , je dois l'avouer . On s'attache à un grand personnage qui dès le second tome connait un destin tragique . Le ton est donné , Martin n'épargnera aucun de vos petits préférés :(

par Sadess
Mémoires d'une jeune fille rangée Mémoires d'une jeune fille rangée
Simone De Beauvoir   
C'est un livre qui m'a accompagné toute mon adolescence. C'est la première fois que j'ai eu l'impression qu'on me parlait à moi et rien qu'à moi. J'ai lu quasiment par la suite tous les livres de Simone de Beauvoir. Quand je les relis parfois, je retrouve des façons de penser que je croyais uniquement miennes mais en fait, c'est ELLE qui m'a inspirée et façonnée mon esprit. La liberté, l'indépendance des femmes, les doutes, les erreurs, l'amour, être soi aussi et s'accepter.

par chantwal
Le Choix de Sophie Le Choix de Sophie
William Styron   
(Je suis à 1/3 de lecture : critique temporaire)
[spoiler]Dès les premières pages, j'ai eu le sentiment de rentrer dans de la haute littérature.
Le narrateur nous conte son histoire vingt ans après 1947, le cadre temporel dans lequel se déroule l'histoire. Ainsi, il y a comme un dédoublement du point de vue : tantôt le narrateur nous raconte les choses telles qu'elles se sont déroulées pour lui à cette époque, tantôt il nous offre les choses telles qu'il les a comprises en les prenant avec du recul.
C'est l'histoire d'un trio très complexe, Stingo (le narrateur), Nathan et Sophie. A travers ces personnages, c'est l'occasion de parcourir de nombreux thèmes qui ont connu une transformation symptomatique de l'après-guerre : l'opposition nord/sud des Etats-Unis, la religion, le traitement parallèle holocauste/esclavagisme des Etats du sud ; la sexualité (prise entre certains courants idéologiques le jugulant et un épanouissement naissant grâce à la pornographie notamment), ... Grâce au double point de vue de l'auteur, nous découvrons les personnages à la manière dont nous pelons l'oignon, par couches successives, pénétrant progressivement leurs contradictions, leurs secrets.
Et au delà de ce texte riche de thèmes et superbement écrit, le lecteur est parcouru par le sentiment omniprésent que deux forces opposées cohabitent dans le même texte, chacune guettant la suppression de l'autre : d'une part le désir de la vie, de faire des amitiés marquantes, d'aller au-delà des animosités, et de l'autre, la solitude, la mort, le désespoir, l'autodestruction. Cette sensation qui nous suit tout au long de la lecture nous prend à la gorge [/spoiler]

par Dunandan
Sido Sido
Colette   
Je découvre avec la lecture de Sido, Colette et son univers, son style. Je l’ai lu rapidement, avec ce plaisir que l’on ressent quand on fait connaissance avec la famille d’une amie.
Le premier chapitre nous fait découvrir Sido, la mère admirée, respectée, éblouissante mais aussi qui étouffe sa famille par son amour et ses exigences. Sido est une femme de caractère, indépendante pour son époque. C’est aussi et surtout une amoureuse de la nature, des animaux ; beaucoup plus pudiquement de sa famille.
Nous découvrons ensuite le père, ce capitaine ne vivant que pour sa femme. Doux rêveur, il est dans l’ombre de cette famille et il semble retrouver la lumière que plus tard par procuration à travers sa fille.
La dernière partie, les sauvages fait la part belle aux deux frères de Colette. Achille et Léo sont deux enfants dans leur monde turbulent et libre, à qui Sido semble tout excuser. A l’opposer, Juliette, la demi-sœur cadette est une mal-aimée, même une fille reniée par un malheureux mariage…
Malgré que ces textes soient très cour, pour les apprécier, il faut savoir prendre son temps. Sido (à moins que se ne soit toute l’œuvre de Colette, je ne sais pas je découvre cette écriture) ne se lit pas, il se regarde, il s’imagine, s’écoute. Le jardin, les sons, les odeurs de cuir, les goûts des roses, le soleil marchant sur le sable sont autant d’émerveillement enfantin qui prennent vie et consistance sous cette plume douce et poétique.
Une première qui donne le goût d’en lire d’autre !

par RMarMat
Tropique de la violence Tropique de la violence
Nathacha Appanah   
Horrible. Beau. Emouvant. Terrible.
Ce sont les mots qui me traversent l'esprit quand j'atteins enfin la dernière page de Tropique de la violence.
J'écris "enfin" car la lecture ne s'est pas faite sans souffrance. Pas celle bien connue dû à un style trop ampoulé ou des descriptions interminables qui ralentissent la progression, non celle des personnages, lancinante et presque étouffante à certains passages...

Les cinq narrateurs, dont les récits s'entremêlent pour peindre une Mayotte sous haute tension, ont chacun un vocabulaire, une voix bien à eux, identifiable entre tous.
On entend d'abord Marie, infirmière d'une cinquantaine d'années, suivi par son fils adolescent Moïse. Arrive ensuite l'haïssable Bruce, petit chef cruel d'un bidonville d'adolescents. Olivier le flic et Stéphane l'humanitaire complètent à leur tour cette histoire, celle de Moïse et de sa descente aux enfers.
J'ai été très touchée par ce roman, très court heureusement car la violence qui le parcourt prend très souvent aux tripes et laisse le lecteur totalement démuni.
Un véritable électrochoc pour lequel il faut avoir le coeur bien accroché !

par Rowena77
les dix petits nègres /l'homme au complet marron les dix petits nègres /l'homme au complet marron
Agatha Christie   
C’était mon premier « Agatha Cristhie » emprunté à mes « ados ». A défaut des fils, le père l’a lu non pas pour les aider en Français mais par pure curiosité.
Et…
J’ai vite accroché sur l’intrigue, où dix convives très différents les uns des autres vont devoir se justifier de crimes commis par le passé. Une ronde suspicieuse et mortelle va se mettre en place sur l’île, où tous se croient invités, où tous sont en vérité retenus.
Intéressant !

par Jaegle
Les Hauts de Hurle-Vent Les Hauts de Hurle-Vent
Emily Brontë   
Un livre poignant, dur, noir mais avec des sentiments tellement intenses. L'écriture est fluide, on se plonge au coeur de ces évenements et de ces personnages torturés et on en ressort pas indemne. Une grand moment de littérature.

par mickaele
le grand jeu le grand jeu
Céline Minard   
Ayant apprécié l'originalité de Faillir d'être flingué(sauf la fin!)j'ai lu ce dernier roman de Minard: une femme décide de se retirer en ermite sur une terre montagneuse qu'elle a achetée , dans un abri hightech,accroché au flanc d'une paroi rocheuse, tout en transparence pour vivre en autarcie pendant plusieurs mois.La description de sa nouvelle vie avec la création très ingénieur agronome de son jardin est intéressante,émaillée au fil des pages par des réflexions assez pertinentes sur la menace, l'attention, ....Son désir de solitude va être mis à mal par la présence d'un autre ermite ....qu'elle n'aura de cesse de cotoyer et d'essayer de rencontrer jusqu'au grand jeu final.
Et c'est la où le roman dérape avec des pages assommantes de descriptions techniques d'escalades ,de passages montagneux, de matériel hyperspécialisé réservé aux seuls chamoniards, et de jeu à l'élastique où même en fermant les yeux ,on ne comprend pas ce qu'elle décrit.Bref la fin est absconse , comme d'habitude chez Minard.

par Oceanis
Seul le silence Seul le silence
R. J. Ellory   
Coup de coeur.

Seul le Silence n'est pas un roman policier comme les autres. Et c'est ça qui fait tout son charme. Lorsque j'ai commencé le livre, je m'attendais à un thriller haletant, à une histoire palpitante, à ressentir de l'appréhension alors que la fin serait proche ; je m'attendais au déroulement classique de tout bon policier : une enquête, un enquêteur, des indices qui s'accumulent et qui n'ont au premier abord pas grand chose à voir les uns avec les autres, un suspect, un nouvel élément qui aurait changé tout ce que l'enquêteur pensait être acquis, et enfin la naissance de la vérité. Mais ce roman de R. J. Ellory défie ces codes et change de perspective.
C'est quelque peu déroutant au début car on se demande quand l'enquête va enfin commencer avant de se rendre compte que, bien qu'il y ait une investigation en cours de route, le lecteur ne la suivra pas. On ne découvrira pas de nouveaux indices, ni ne recherchera impatiemment le coupable. Au lieu de ce schéma classique, l'auteur préfère nous plonger dans la vie de son protagoniste, Joseph Vaughan.

Joseph eut une vie bien compliquée, très riche en événements et en émotion, remplie de cauchemars et d'horreur, entrecoupée d'instants de bonheur qui ne durent jamais suffisamment longtemps pour être pleinement appréciés par celui qui les expérimente. On suit le parcours d'un enfant qui grandit dans la peur et l'incertitude, qui tente de vivre bien qu'il soit hanté par les meurtres perpétrés dans la ville où il a toujours vécu. Il ne comprend pas ce qu'il passe, ces morts le suivent comme son ombre et viennent lui rendre visite chaque fois qu'il semble les oublier. Alors qu'il regarde en arrière et nous raconte son enfance, son adolescence et sa vie en tant qu'adulte, il nous fait part de ses faiblesses et des choses qu'il aurait aimé faire autrement, de ses regrets mais aussi de ce qu'il n'avait pas anticipé. On s'attache à ce gamin devenu un homme, on comprend ses sentiments, on est content de son succès, on s'ouvre au monde grâce aux personnes qu'il rencontre, on partage sa vie avec lui. La frustration nous envahit quand plus rien ne va, quand Joseph lui-même perd espoir et égare son âme dans une pièce sans fenêtre. C'est un personnage principal on ne peut plus humain, son esprit n'est pas d'acier, les événements de l'existence l'atteignent, le touchent et l'affectent mais comme il est fort et déterminé, le temps guérit ses blessures et il se relève chaque fois qu'il est à terre. Il ne prend pas forcément les bonnes décisions, il ne fait probablement pas les meilleurs choix qui pourrait lui faciliter la vie. La nature ne lui fait pas de cadeau, une grande partie de sa vie est faite d'épreuves éprouvantes mais il s'accroche. Il est entouré de personnes qui tiennent à lui et l'aideront à s'en sortir. Joseph Vaughan a un côté fragile et humain qui en font un personnage extrêmement plaisant à suivre au fil des ans et des différents « stades » de son existence.

L'histoire en elle-même ne repose donc pas sur l'enquête policière. Cette dernière est reléguée au second voire troisième plan. L'auteur ne la mentionne pas vraiment. On sait qu'il y en a une car tout meurtre impose une enquête, de plus la situation est beaucoup trop grave pour ne pas créer la panique auprès de la population, mais l'enquête n'est pas au centre du roman.
J'ai plutôt eu l'impression que les meurtres étaient perpétrés avec l'intention de perturber et interrompre la vie paisible de Vaughan, comme si lorsqu'il semble enfin heureux et qu'il a trouvé un peu de tranquillité et de paix émotionnelle, un meurtre le ramenait brutalement sur terre et lui rappelait que la réalité était tout autre. Pour lui remémorer les erreurs et échecs de son passé. Les morts viennent s'accrocher à sa vie comme à un aimant et il doit les traîner partout avec lui. Comme un poids sur sa conscience.

Un autre élément qui m'a beaucoup plu, c'est le contexte historique au début de l'histoire. On a un petit aperçu du point de vue des Américains sur la seconde guerre mondiale, sur Hitler et ses actions, sur ce qu'il s'est passé en Europe. Cela ne fut mentionné que durant les premiers chapitres et n'a servi que de comparaison aux événements qui marquèrent la tranquille ville d'Augusta Falls mais j'ai beaucoup aimé cette vision de l'Histoire. On y ressent également l'aversion encore profonde des gens pour les noirs tout en s'apercevant que les mentalités commencent à changer.

En conclusion, Seul le Silence est un excellent roman policier qui prend par surprise au premier abord car on ne suit pas une enquête policière traditionnelle. On se plonge dans la vie mouvementée et tragique de Joseph Vaughan, enfant désireux d'aider et de protéger, adolescent hanté par sa culpabilité, adulte brisé, on découvre chaque nouvel moment de sa vie avec une certaine fébrilité, nous doutant que le pire reste à venir, que la fatalité finit toujours par le rattraper.
L'histoire m'a obsédée. Je tournais les pages avec impatience, emportée par ce que je lisais. L'écriture de Ellory est très agréable à lire, ça coule comme de l'eau de source et on se laisse porter par le courant. Le style n'est peut-être pas haletant mais cela ne m'a pas empêché de frissonner d'horreur et d'épouvante plusieurs fois au cours de ma lecture.

par Aunbrey
La Dame à la camionnette La Dame à la camionnette
Alan Bennett   
Ce livre est issu d'une histoire vraie, que l'auteur à lui-même vécu durant 20 ans. Il s'agit d'une cohabitation un peu particulière qui au fil des ans, s'est transformée en une drôle d'amitié. Je n'ai pas pour habitude de lire ce genre d'histoire et pourtant je l'ai dévoré avec plaisir voulant en savoir plus sur ce duo atypique.

Le récit est fait d'anecdotes, de souvenirs concernant cette drôle de dame, quelque peu excentrique qui préférait vivre en marge de la société dans une camionnette. Elle menait en quelque sorte une vie de clocharde, traînant de rue en rue pour trouver un coin où poser son van. Elle est sans cesse ennuyer autant par la police que par les gens qui se moquent d'elle jusqu'au jour où un ange est apparu dans sa vie et qui sans le savoir, lui a permis d'avoir une fin de vie heureuse, dans un endroit "à elle".
Cette exclue de la société, bien qu'elle n'apprécie pas ce terme, n'a jamais râlé sur sa condition de vie qu'elle trouvait plus idéale que bien d'autre. Elle vivait simplement comme elle l'entendait, sans jamais se soucier des qu'en dira-t-on.
Alan Bennett a été d'une gentillesse extrême envers cette vieille dame, je me demande encore ce qu'elle serait devenue, s'il n'avait pas décidé de l'installer devant chez lui.
J'ai aimé leur relation originale. Bien qu'elle l’exaspérait toujours un peu plus chaque jour, que ce soit pour la voiture qui tombait toujours en panne, les courses ou les déchets qu'elle mettait n'importe où, A. Bennett a toujours eu le cœur sur la main et se pliait à tous ses caprices.

Bien qu'elle soit cynique, complètement folle, muette sur son ancienne vie, hygiéniquement peu orthodoxe, et pour finir peu commode, on s'attache à ce drôle de personnage et on ne peut que s'interroger tout au long du récit sur sa personne. Qui était-elle avant ? Que lui est-il arrivé pour qu'elle se retrouve dans cette situation ?
Le fait que l'auteur fasse un livre sur elle, et continue de parler d'elle prouve à quel point cette femme a marqué sa vie et à quel point elle était importante au moins aux yeux d'une personne.

La plume de Mr Bennett m'a beaucoup plu : rapide, fluide, légère et avec cette petite dose d'humour et de flegme britannique que je commence à affectionner. Un autre de ses livres devrait se retrouver très rapidement dans ma PAL ^^

Bref, ce fut une lecture à la fois drôle, tragique et touchante. Une belle leçon d'humanité qui m'a fait sourire plus d'une fois ! Il se lit rapidement, donc c'est la lecture parfaite, confortablement installé sur un transat à profiter de l'été.

par Eilly
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