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Extrait ajouté par poche 2018-07-17T17:05:06+02:00

Chapitre 1 Il était encore tôt, ce matin-là, mais Salem n’arrivait plus à se rendormir. Trop de problèmes à régler, pas assez de solutions pour ce faire. Les ressorts du lit lui rentraient dans le dos et elle grimaça en se redressant. Elle avait l’impression d’avoir atteint l’âge vénérable de cent deux ans, alors qu’en réalité, elle n’en avait pas encore trente. Merci la literie de médiocre qualité. Elle s'adossa au mur de plâtre jauni derrière elle, et le sommier grinça, faisant râler le voisin d'à côté. — C'est bon, monsieur K. ! Calmez-vous un peu ! l’enguirlanda-t-elle à son tour, en tapant délicatement la paroi. Elle ne voulait pas non plus que son poing passe à travers le mur, ce serait bien là sa veine. Un grognement, suivi d'un juron, lui fit lever les yeux au ciel. Son voisin était encore de mauvaise humeur. Salem était dans ce petit appartement insalubre depuis cinq ans déjà. Le plancher était en bois plein d'échardes, les murs aussi fins que des feuilles de soie et dans un état déplorable. La seule petite fenêtre se trouvait face au lit, entre la chambre/cuisine et le salon/salle à manger. En tendant la main, elle pouvait préparer le repas sans même se lever du matelas, ce qui était plutôt cool, en fait. Surtout quand on se réveillait d’une humeur de chien avec la colonne vertébrale aussi tordue que l’étagère en face d’elle, qui souffrait d’un trop grand nombre de livres, sur un si petit espace. Et en tendant le pied, elle pouvait allumer la télévision. Ce qu'elle fit. Cela lui permettrait peut-être de penser à autre chose qu’à sa vie misérable et à cette nouvelle journée de malheur qui l’attendait. Les joies d’avoir perdu son boulot, et de ne pas être capable d’en retrouver un étaient… en fait, pas joyeuses du tout. Surtout lorsqu’on avait un loyer à payer, et un logeur aussi sympathique qu’une mouche à ver. L'écran miniature datait d'avant la guerre de Sécession, c'était sûr ! Enfin, il ne servait à rien de se plaindre puisqu'elle n'avait pas les moyens de se payer mieux. Presque tout le mobilier de son appartement, ainsi que les quelques objets décoratifs qu'elle possédait avaient été récupérés dans la rue ou auprès d’œuvres de charité. Un vase ébréché qui mettait un peu de couleur dans son intérieur. Une vieille lampe de chevet au pied en coquillages qui lui permettait d’avoir un peu de lumière le soir, lorsqu’elle lisait. Ce n'était pas grand-chose, mais suffisant pour une personne vivant seule. Comme elle. Salem avait appris depuis longtemps à ne s'attacher à rien ni personne puisque tout finissait par disparaître. Les objets se brisaient. Les sourires s’effaçaient. Et les gens mouraient. Elle en avait fait la douloureuse expérience. Toutefois, c'était de plus en plus difficile pour elle de faire comme si rien n'avait de valeur à ses yeux. Elle n'arrivait pas à se résoudre à ignorer son voisin, monsieur K., auquel elle rendait régulièrement visite, par exemple. Elle n'arrivait pas non plus à arrêter de rêver devant la reproduction de Nuit étoilée sur le Rhône, un Van Gogh qu'elle avait trouvé dans une ruelle un soir en rentrant du boulot. De son ancien boulot. Depuis, elle avait été renvoyée. Salem passait désormais ses journées à zapper et à entourer les annonces qui l'intéressaient dans les journaux locaux. Sa malchance n'avait jamais été aussi ridicule ! D'abord, elle avait perdu un emploi bien payé, car on l'avait accusée de voler des marchandises, ce qui était totalement révoltant, et elle s'était sentie trahie et dégoûtée par son employeur qu'elle avait considéré comme un ami ! Puis toutes les annonces auxquelles elle avait postulées avaient trouvé leur bonheur si rapidement qu'elle n'avait même pas décroché d'entretien. Et pour couronner le tout, le stress dans lequel l'urgence de sa situation la plongeait la rendait malade. Vraiment malade. Depuis toute petite déjà, Salem avait une peur bleue d'aller chez le médecin, et une peur panique des aiguilles, seringues, vaccins. Rien qu'en se promenant dans la rue, elle changeait de trottoir lorsqu'elle voyait un cabinet de médecine ou même un vétérinaire. Ridicule ! Et pas vraiment pratique, surtout quand on passait trois jours au lit avec de la fièvre et une douleur déchirante au ventre. Mais non, Salem n'était tout de même pas capable d'appeler un docteur pour avoir de l'aide. Elle préférait souffrir. Et de loin. Lorsque monsieur K. cogna contre le mur pour lui faire baisser le son, elle grogna à son tour et posa la main sur son front brûlant. Quelle galère. Comme si je n'avais pas assez mal au ventre, il faut aussi que mon cerveau fasse la java dans mon crâne ! Salem soupira, baissa le volume du téléviseur et se leva pour boire un peu d'eau glacée. Elle finit par poser le verre sur son front et pour la première fois depuis des jours, elle soupira de bonheur. Il était vraiment temps qu'elle trouve un nouvel emploi avant que tout ce stress ne la tue. Avant qu'elle ne se retrouve à la rue aussi. Même si certaines rues étaient plus propres que ce trou où elle vivait, elle n'avait aucune envie de perdre son appartement. Il représentait le seul foyer au monde qu'il lui restait et il était un point d'attache dans sa vie qui partait en vrille. Elle tendit le bras vers le tabouret près de la tête de lit où se trouvait la lampe torche qu’elle utilisait pour faire déguerpir les nuisibles qui lui faisaient office de colocataires, un exemplaire en version poche d'Oliver Twist, et la télécommande rafistolée. Au moment où Salem pointa le vieux bout de plastique rectangulaire vers le vieux bout de plastique carré censé être une télé couleur pour zapper, un flash info exceptionnel se déclencha. Son estomac se noua. Sa gorge se serra. Oh non, pas encore ! Et elle monta le son. Les images en noir et blanc vacillaient, mais elles étaient quand même claires. — Monsieur K., mettez les infos ! ordonna-t-elle à son voisin. Salem resta le regard rivé à l’écran, et se demanda si elle ne rêvait pas. Le Nemedyn, Teren Silver, avait été enlevé. Comment une chose pareille avait-elle pu arriver ? Cet homme était aussi mystérieux que dangereux. Redoutable, même. Presque personne ne savait à quoi il ressemblait, car il évitait les médias comme la peste. Son domaine était gardé par des dizaines de Sentinelles entraînées comme des paramilitaires et il ne se déplaçait que dans des véhicules blindés aux vitres teintées. Il était fort. L'être le plus fort de cette planète. Un Dragon âgé de plusieurs milliers d'années et le représentant suprême des Élémentaires. Le fou qui avait osé s’en prendre à lui le paierait sûrement de sa vie, et avant cela, il souffrirait des jours durant. Une photo s'afficha sur l'écran et la couleur revint au même moment. — Waouh ! s’exclama la jeune femme. Salem recula, impressionnée. On ne voyait de cet homme que son visage aux traits humains, et à la mâchoire carrée. Ses cheveux mi-longs de la couleur riche du café vénézuélien l'encadraient, rendant son expression animale, brutale. La jeune femme resta néanmoins figée face aux yeux du Nemedyn, tout simplement fascinants. Un regard qui promettait une douleur infernale à ses ennemis, des nuits torrides à ses femmes et ces nuances ! L'un était bleu et vert, l'autre bleu et doré. Sans s'en rendre compte, Salem s'approcha plus près de la télévision, hypnotisée par ce mélange incroyablement brillant. Elle passa l’index sur l’écran, et ce dernier grésilla avant de repasser au gris. La situation était bien trop chaotique pour qu'elle reste plantée là à baver ! Mais que pouvait-elle faire, franchement ? Comme la population entière des Élémentaires ou des humains, elle était les mains liées. Les affaires politiques n’étaient pas de son ressort. — Mince alors, s’exclama-t-elle. Monsieur K., ça craint ! — À qui le dis-tu, mon petit ! Les Élémentaires vont être intenables. Salem se retourna comme si elle pouvait voir son voisin à travers le mur. Elle aurait voulu qu’il se trouve près d’elle, à cet instant, pour la rassurer et lui dire que tout irait bien, mais ça aurait été un ignoble mensonge. Rien ne serait plus comme avant. Les Élémentaires allaient bel et bien se révolter, et cela mènerait probablement à des problèmes intercommunautaires. Humains et semi-immortels avaient beau vivre en paix depuis longtemps, les derniers événements survenus à travers le monde exacerbaient des tensions qui n’auraient pas dû exister. Elle frissonna. Monsieur K. soupira tristement. L'homme, d'une soixantaine d'années, était plus grand que la moyenne et était toujours vêtu d'un pantalon gris et d'une chemise à carreaux de couleur différente selon les jours. Contre le mur où Salem avait son lit une place, monsieur K. avait positionné une petite table où il buvait son thé, mangeait des crackers et faisait des mots croisés. Toute la journée. Il était intelligent, si bien que Salem se sentait toujours mal lorsqu'ils se retrouvaient dans l'ascenseur ou assis face à face. Pas qu'elle se considérait comme stupide, non, elle avait un certain bagage grâce à son éducation, mais monsieur K. était vraiment très cultivé. Et il était son meilleur ami. Et le seul, aussi, pour être honnête. — Bon sang ! Son voisin et elle s’étaient exclamés en même temps, en voyant à l’écran l’une des Sentinelles survoler la ville. Les caméras des journalistes dépêchés dans les rues zoomèrent sur le corps massif du Dragon, dont les écailles de couleur bleue brillaient sous le soleil de Pittsburgh. Le ventre nacré, ses vastes ailes battaient avec une puissance monumentale. Il était lancé à toute vitesse dans le ciel. Le spectacle était aussi fascinant qu’effrayant. Chaque personne en train de parcourir le centre de la ville, à cet instant, devait craindre la colère de cette Sentinelle. S’il le voulait, d’un simple souffle, le Dragon pourrait raser des quartiers entiers dont il ne resterait que des ruines fumantes, à la fin de la journée. Les Sentinelles travaillaient pour le Nemedyn, et étaient en effervescence, prêtes à tout pour retrouver leur leader. Les caméras et les journalistes, qui avaient envahi l’avant de leur domaine, formaient une couronne d’humains devant la grande grille noire du Manoir Silver. Les Dragons n’étaient pas vraiment ravis de ce battage médiatique devant chez eux. Ils faisaient partie de ces créatures que le monde connaissait mal et craignait. Ils ne se mélangeaient pas aux autres, restaient entre eux pour leurs affaires et ils étaient connus pour être stoïques quoi qu'il se passe. Si même ces hommes, censés garder leur calme pour le bien de tous les Élémentaires, étaient à cran, la situation était encore pire que ce qu'il y paraissait. D'autant plus que, de ce qu'on en savait, aucune demande de rançon n'avait été envoyée. Pour aucun des quatre Grands Élémentaires déjà enlevés. Les Élémentaires étaient des êtres semi-immortels ayant un lien particulier avec l'un des quatre éléments : l'eau, le feu, l'air et la terre. Leur longévité était exceptionnelle et s'ils ne se faisaient pas tuer, ils ne mouraient pas de vieillesse. Leurs blessures les plus bénignes guérissaient rapidement et plus ils étaient vieux, plus leur lien avec leur élément était solide et puissant. Les Grands Élémentaires étaient en quelque sorte les Rois des semi-immortels. L'être le plus puissant prenait la tête de chaque groupe et régnait sur son royaume. Le Nemedyn, quant à lui, représentait les Dragons ainsi que tous les Élémentaires. Les Dragons étaient une catégorie d'êtres à part. Ils symbolisaient l'ensemble des quatre éléments, d'où leur puissance exceptionnelle et Teren, le plus fort d’entre eux tous, régnait logiquement sur tout le monde surnaturel. Même si le terme de « règne » n'était pas vraiment adapté. Il était plutôt une sorte de concierge réglant les problèmes entre le monde magique et les humains. Il fallait préciser, bien sûr, que Salem n’aurait jamais avoué, face au Nemedyn, qu’il était un concierge. Sa vie humaine aurait cessé sur-le-champ. Les Dragons formaient un cercle qui entourait les semi-immortels. La puissance qui les unissait. Le lien qui les regroupait. Ces derniers temps, Teren Silver avait travaillé comme un fou pour retrouver les Grands Élémentaires enlevés dans d’obscures circonstances. Un par semaine depuis un mois environ. Personne ne savait ce qu'il se passait, les raisons de tels actes, et les Élémentaires qui se retrouvaient désormais seuls, sans leader à leur tête, commençaient à angoisser et à accuser les humains de tous ces maux. Il y a cinq semaines exactement, Heaven, le Grand Élémentaire de la Terre, avait disparu. Loup au charisme magnétique et au regard de braise, son amour des voyages et des grands espaces avait fait passer cela pour une envie de congé de dernière minute, même si sa meute n'avait pas été dupe. Ayo, le Grand Élémentaire de feu, avait disparu par la suite. Chaman puissant habitant le centre de l'Afrique, Ayo était grand, mince et ses longs cheveux noirs étaient tressés avec de petits coquillages tranchants et des os pointus. Féroce et redoutable, brûlant comme les flammes qui le consumaient, sa disparition était passée inaperçue quelques jours, car Ayo avait pour habitude de quitter son village pour ses retraites spirituelles ou pour consulter les esprits. Ce n'est que lorsque Minal s’était volatilisée que l'on avait commencé à s’inquiéter pour les deux autres. Minal était une petite ondine blonde et mignonne, avec de grands yeux bleus et un visage de poupée. Grande Élémentaire de l'eau, elle était cependant une femme d'affaires dangereuse lorsqu'il s'agissait de protéger sa communauté. Elle régnait sur l'Océanie, là où la communauté des Élémentaires de l'eau était la plus forte et surtout, l'eau plus chaude. Sa disparition avait entraîné une vague de tristesse à travers le monde, car Minal avait sauvé la vie de nombreuses personnes, dont près d'une vingtaine d'enfants, lors d'un tsunami qui avait ravagé les Philippines quelques années auparavant. Il y a deux semaines, la vague de tristesse s'était transformée en crainte quand Issan, Sylphe et Grande Élémentaire de l'air, avait disparu elle aussi. Issan était une femme magnifique, aux traits sévères et comme pour chacun des Grands Élémentaires, son enlèvement était tout aussi mystérieux qu'improbable. Elle vivait entourée de sa cour, sous haute protection depuis que les trois autres avaient été enlevés et elle n'était presque jamais seule. Apparemment, celui qui jouait avec eux était puissant et/ou complètement cinglé. Salem penchait carrément pour le « cinglé ». S'en prendre aux membres les plus redoutables des semi-immortels et maintenant, au Nemedyn ? La chose qui venait à l'esprit de la jeune femme et qui devait hanter la presque entièreté de la population mondiale était que cette personne devait être plus puissante encore que Teren Silver. Et pas vraiment dotée de bonnes intentions, contrairement à lui. Dans les rues comme dans l'intimité des foyers de la planète, la foule commençait à angoisser et les premiers à paniquer étaient les humains, discrètement accusés d'être responsables. D'ailleurs, de plus en plus d'échauffourées éclataient ici et là. Petites, rapides et prises en charge par les polices humaines, elles se multipliaient à la vitesse de la lumière ; les semi-immortels n'ayant plus de Grands Élémentaires pour les contrôler ou leur dire quoi faire. C'était l'anarchie dans leurs rangs. Le criminel responsable de ces enlèvements avait réussi à cracher son venin et à créer des dissensions alors même que la paix régnait, avant cela. Et si c’était là le but, finalement ? Et si quelqu’un cherchait simplement à faire éclater une guerre ? Les retombées seraient catastrophiques, les morts… innombrables. — Pourquoi les humains s'en prendraient à des immortels aux pouvoirs plus flippants les uns que les autres ? demanda Salem à monsieur K. — Les raisons sont multiples. De vieilles rancunes, un moyen de pression. Qui sait ? Nous savons tous que les humains ne sont pas des exemples d'intelligence. — Hum. Vous pensez que cette histoire va bien se terminer ? L'angoisse se répandait dans ses veines plus vite que l'alcool d'un mauvais mousseux. — Cela m'étonnerait, mon petit, mais fais-moi plaisir, tu veux ? Fais attention à toi quand tu devras sortir. La tendresse soudaine dans sa voix la toucha. — Bien sûr, répondit-elle en hochant la tête, même s’il ne pouvait pas la voir. Dégoûtée par ces nouvelles, Salem éteignit la télévision et se détourna pour rejoindre la table qui se trouvait en plein milieu de l'appartement. Soit, à trois pas du lit. Elle passa une main dans ses longs cheveux bruns aux reflets bleus et posa ses fesses, affublées d'un vieux jogging depuis une semaine, sur la chaise en paille. Il était plus que temps qu'elle s'active. Moins elle passerait de temps sur ce siège qui lui piquait le postérieur, mieux elle se porterait. Sa petite déprime passagère ne pouvait plus durer. Et surtout, elle en avait marre d'entendre parler des tensions entre humains et Élémentaires à longueur de journée. Si elle retrouvait une activité, elle pourrait au moins penser à autre chose qu'à la politique et aux embrouilles intercommunautaires. De plus, vivre dans la rue en période d'émeutes ne la tentait franchement pas. Elle déplia le quotidien du jour et ne prêta pas attention aux infos locales ou internationales. De toute façon, tout avait rapport aux enlèvements. Connaissant déjà le numéro de la page où elle devait se rendre, elle l'ouvrit directement et son regard fut tout de suite attiré par l'encadré noir épais en plein centre de la page. Une annonce d'aide à domicile. — Mouais, bougonna-t-elle. Avec son diplôme en histoire de l’art, elle espérait sincèrement trouver, chaque jour, un encart pour un emploi dans un musée ou une galerie chic, mais elle commençait à croire que personne, dans cette ville, ne s’intéressait à la peinture.

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Extrait ajouté par Melou78 2018-08-11T18:04:37+02:00

« Salem avait passé ces quelques jours en compagnie de Teren et de ses Sentinelles. Si la jeune femme avait été totalement acceptée dans la petite famille de Dragons, elle n'en était pas moins gênée par leur façon de... vivre la vie. Entre la testostérone qui battait des records de puissance et les remarques déplacées à propos de leurs conquêtes d'un jour, Salem se mettait à regretter d'être la seule femme. Elle avait commencé à distribuer des claques à tous les hommes qui osaient manquer de respect envers le prétendu « sexe faible », mais pour pouvoir tolérer ces idiots de semi-immortels, il fallait avoir les nerfs solides.

Au moins, depuis qu’elle fonctionnait aux baffes, les Dragons surveillaient leur langage, et peut-être même commençaient-ils à comprendre que leur comportement était déplacé. Mouais, ce serait étonnant. Ils étaient comme des adolescents croisés avec des super-héros. »

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Extrait ajouté par JustyXP 2019-06-07T19:41:18+02:00

— Comment t'appelles-tu ? l’interrogea-t-il d’un ton brusque.

Il voulait l’entendre le lui dire.

S'ils étaient destinés à passer les prochains jours ensemble, il souhaitait au moins pouvoir être capable de lui parler sans qu’elle s’énerve après lui.

— Salem.

Il la dévisagea. Un petit sourire en coin illuminait ses jolis traits et adoucissait son regard hanté par les événements de ces dernières heures.

— Comme les...

Elle le coupa en s'approchant si près de lui qu'il aurait pu l'embrasser sauvagement si son fichu parfum ne le laissait pas planté là comme un imbécile.

— Si jamais tu parles de sorcières, je te découpe en morceaux, le menaça-t-elle.

— Sensible sur le sujet ? ricana Teren.

Elle se redressa.

— Ouais. Toute une vie à se faire traiter de sorcière, ça vous forge le caractère. Mange, maintenant.

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Extrait ajouté par Naheiko 2019-04-02T15:04:43+02:00

Salem s'enferma dans la salle de bain la seconde suivante.

Elle se déshabilla en envoyant valser son jogging et sauta dans la douche. Le jet froid la fit frissonner et elle commença directement à se savonner les cheveux sans attendre l'eau chaude, toujours longue à arriver. Quand elle arrivait. c'est là qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié d'enlever sa culotte.

- C'est pas vrai ! marmonna-t-elle.

Elle se tortilla pour ôter le bout de tissu trempé et le shampoing au parfum de violette lui coula dans les yeux.

Avec un petit cri aigu, elle perdit l'équilibre, les chevilles coincées dans son sous-vêtement et elle se retrouva les jambes en l'air au fond de la douche.

- Quelle dinde, ce n'est pas possible ! soupira-t-elle, l'eau froide lui percutant désormais la figure.

C'était la pire journée de toute sa vie, et il n'était pas encore onze heures...

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Extrait ajouté par mllelisou 2018-08-16T22:02:03+02:00

- Monsieur K, je crois que mon nouveau travail me rend malade, avoua-t-elle alors.

Elle avait besoin de parler, même si elle ne pouvait pas en dire trop. Cela lui fit tout de même du bien de se confier un peu.

- Que veux tu dire par là ?

- Je ne sais pas. Je dors mal. J'ai mal à la tête et au ventre. C'est bête, vous allez me dire que j'ai attrapé une vilaine grippe, non ? ricana-t-elle en se sentant stupide.

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Extrait ajouté par chambaud 2019-07-26T18:36:37+02:00

- Il paraît que ce n'est pas l'homme qui porte le tatouage, mais le tatouage qui porte l'homme.

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