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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-10T16:24:00+01:00

Le silence s'installe dans la salle et je retourne dans les coulisses… où je le retrouve.

La silhouette de Luke se dessine devant la servante ; les mains dans les poches, il a quitté son personnage pour redevenir lui-même.

Il attend.

Il m'attend.

Car, pour une fois, ce n'est pas mon nom qui importe, et je n'ai rien à prouver.

Il me suffit d'être moi.

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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-10T16:21:18+01:00

Depuis la pénombre du bord de scène, j'observe autour de moi ceux qui ont rendu cela possible, rassemblés ici pour entendre les applaudissements, à peine visibles dans le balisage bleu et les spectres des projecteurs. J'entends les cintres grincer doucement quand Chris se déplace au-dessus de nous. Personne ne peut nous voir – la moitié des spectateurs ignorent jusqu'à notre existence –, et c'est très bien comme ça.

Nous sommes invisibles, inaudibles, intangibles.

Les fantômes du théâtre, voilà qui nous sommes.

Et en regardant autour de moi, je ne pourrais pas rêver mieux.

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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-10T16:16:33+01:00

Car quoi qu'il puisse se passer en coulisses, quels que soient les drames, les tragédies, les comédies qui puissent exister par ailleurs… Le spectacle continue. C'est notre métier.

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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-10T16:14:15+01:00

(...) Il me prend la main et nos doigts s'entrelacent, et j'éprouve alors ce contact jusqu'à la pointe de mes orteils. Mais lorsque je pose le pied sur le sol de marbre du hall, Luke reste en retrait. Il m'appelle par mon nom et, quand je me retourne… je le vois là, une fleur unique, d'un rose sombre, tendue dans ma direction.

— Parce que personne ne remarquera qu'il en manque une, c'est ça ? je demande d'un ton léger en la faisant tourner entre mes doigts.

— Parce que, parfois, c'est ce que personne ne remarque qui mérite le plus d'être remarqué, me détrompe-t-il.

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Extrait ajouté par Lipette 2021-01-11T19:31:35+01:00

- [...] Quand tu as été prise ?

Je mets un long moment à répondre. Des dizaines de phrases me passent par la tête, mais je lui dois la vérité.

- Je n'ai rien dit à cause de toi.

- De moi ? Mais j'aurais pu t'aider, j'aurais voulu t'aider...

- Justement. Tu l'aurais fait.

Mauvais départ. Je la vois qui se crispe, mais maintenant que je suis lancée, je ne peux plus m'arrêter.

- Je sais que le théâtre, c'est ton truc. Je sais que c'est de là que tu viens et que tu aimes beaucoup ça. Tu y as toujours été à ta place... et je trouve ça génial, honnêtement. J'adore le fait que tu t'intéresses aux costumes, aux robes, aux comédiens. Que les autres soient en admiration devant ton travail et te trouvent incroyable. Mais tu imagines à quel point il peut être compliqué d'entrer dans un théâtre - le seul endroit où je rêve de travailler depuis toujours - et d'être simplement... moi ? Tout le monde te connaît déjà. Tout le monde sait qui tu es, ce que tu es capable de faire, et tout le monde te respecte pour cela. Mais ils ne savent rien de moi. Et j'ai envie de leur montrer de quoi je suis capable - de leur montrer que je peux faire ma place. Que je mérite ma place. Pas parce que je suis ta fille, ni grâce à toi ou à ton nom, ni parce qu'on a voulu te rendre service ou t'impressionner... mais pour ce que je vaux. Moi, et pas quelqu'un d'autre.

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Extrait ajouté par Lipette 2021-01-11T19:19:49+01:00

- J'ai lu quelque part que les meilleurs régisseurs étaient de vrais ninjas. Ils sont invisibles. Ils tiennent tout en place - mais à moins qu'on sache précisément ce qu'ils sont en train de faire, on ne les voit jamais. On ne sait même pas qu'ils existent, qu'ils sont là à courir partout dans les coulisses et derrière le plateau pendant toute la durée du spectacle. Ils sont comme... (Une nouvelle goutte ruisselle entre mes omoplates, me faisant perdre le fil de ma pensée.) Je, euh... Pardon, qu'est-ce que je disais ?

- Que les régisseurs sont des ninjas ?

- Ah. Oui. Enfin, plus ou moins. Peut-être plus comme des sorciers ? Dans tous les cas, c'est le genre de régisseuse que j'aimerais devenir. Une sorcière-ninja.

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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-10T16:07:38+01:00

Mon esprit est tourné vers la salle, à suivre le texte, à donner les consignes. Mais mon cœur est ailleurs. Mon cœur se trouve au sommet de l'escalier descendant vers l'entrée. Mon cœur est suspendu aux minuscules câbles dorés qui filent le long des lustres.

Mon cœur est en chute libre.

Il tombe, tombe, tombe.

On ne dirait pas, vu d'en haut, mais le plongeon est vertigineux.

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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-09T23:02:23+01:00

Tous semble incroyablement sérieux, ici, mais rien ne l'est vraiment. Tout n'est qu'un jeu, rien n'est un jeu. C'est à la fois faux, véritable, réel, imaginaire et parfait.

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Extrait ajouté par Meg94 2021-01-09T23:00:04+01:00

C'est incroyable les prouesses que les acteurs peuvent accomplir. Pas quand on les voit « jouer » – et croyez-moi, j’ai eu ma dose au Square Globe –, mais quand ils disparaissent complètement derrière leur personnage, et qu’on en oublie qu’ils ont un autre nom, une autre vie. On finit par oublier qu’ils existent dans un autre espace-temps, on se dit qu’on les connaît, que si on les croisait dans la rue, on pourrait devenir amis… puis ils sortent de scène, le masque tombe, ils reprennent leur véritable identité, retournent à leur vie normale, et on se rend compte qu’on ne les a jamais vraiment connus. Qu’on a seulement vu ce qu’ils voulaient bien nous montrer.

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Extrait ajouté par claclouche 2020-03-20T13:12:49+01:00

Act One

Audition

Act One, Scene One

Fifteen minutes.

That's only... what, nine hundred seconds - right?

Nine hundred seconds late feels so much better than quarter of an hour late. Doesn't it?

Okay, so no. I'm fifteen minutes late.

And what that makes me is screwed.

My umbrella turns itself inside out thanks to the March mini-hurricane blowing round the corner of the building. Funnelled between the long, low warehouses of the industrial estate, the gusts are even stronger here than they were on the main road. At least back there the rain just fell downwards; now it's going every possible kind of sideways... and I swear some of it's actually coming back up at me. I ditch the umbrella. It's blatantly not helping.

Unit thirty-two, unit thirty-two...

Come on, come on, come on...

Unit eighty-seven.

And a dead end.

You have got to be kidding me.

I turn around and swim back up the road to the sign that lists all the businesses and companies on the estate with their unit numbers, looking for anything that even remotely resembles Earl's Theatre Rehearsal Room. Or Theatre. Or even Room.

Basically, at this point I'll take anything that's legible."

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