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Alors c’est donc cela, le monde ne peut être noyé que par la tristesse d’une femme… se surprit-il à penser, fasciné.

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À l’instant précis où il la vit, il sut que c’était elle. Elle riait à gorge déployée, la tête rejetée en arrière, ses longs cheveux d’or volant au gré de ce mouvement spontané. Sa robe marron toute simple laissait apercevoir ses jambes parfaitement proportionnées, ainsi que son épaule droite si délicate. Elle était grande et fine, mais avec les courbes féminines les plus belles qui soient. Et ses yeux. Que dire d’eux ? Le journal de la Reine n’avait pas décrit leur pouvoir si dévastateur, leur lumière si vive, leur chaleur si pure, leur intelligence si brute. Ses yeux bleu ciel ne montraient pas les portes d’un monde exceptionnel, non, ils offraient la vie elle-même, sauvage, limpide, éthérée.

Declan demeura figé, transi par cette vision merveilleuse. Elle était le portrait de son père et de ses frères, pourtant, tout ce qu’elle dégageait était leur exact opposé. Profondément ému, il resta là, sous le soleil de plomb, à la contempler.

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« C’était une belle nuit pour tuer. » Tiarchnach de Vuai, 317

La broussaille sèche ne craquait pas, les branches ne se rompaient pas, la terre ne gardait pas de traces des pas des soldats, comme si la nature elle-même approuvait l’horreur qui allait suivre. Les animaux s’enfuyaient silencieusement, laissant l’espace libre aux hommes surentrainés, qui marchaient, respiraient et pensaient à l’unisson.

L’odeur d’eucalyptus flottait dans l’air, accentuant chaque détail, chaque sensation. Quand l’édifice se dessina au milieu des champs et des arbres, baigné par la lumière blanche de la lune, il prit des airs de rêve. Le palais était immensément long et portait ce prestige que seuls les bâtiments vieux de plusieurs siècles possédaient. Il était logé au pied d’une haute falaise qui semblait l’entourer de ses bras de pierre, préservant toute la partie nord d’une entrée fortuite. De la grande aile principale en coulait deux autres, qui morcelaient la cour de sable dorée, isolée du reste du monde par une haute grille en fer forgé. Le contraste entre la pureté de la poussière et la noirceur des roches du palais conférait à l’endroit une aura mystique de puissance.

À une heure aussi avancée de la nuit, il aurait dû subsister des fenêtres allumées, mais ce n’était pas le cas.

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