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Bibliothèque de duconlajoie : Liste de diamant

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Un océan de rouille Un océan de rouille
C. Robert Cargill   
"Un océan de rouille" est un bon roman post-apocalyptique, dense et rempli d'action, ça bouge du début à la fin non stop.

Il y a pas mal de descriptions techniques mais cela aide beaucoup à la compréhension des différents modèles de robots (les humains n'existent plus suite au soulèvement des machines).

Les personnages sont hyper intéressants car malgré leur statut de machines ou robots, ils ont une conscience et un besoin de vivre.

Les décors sont dans l'ambiance, post-apo, ruines et villes souterraines ou barricadées (à la Mad Max). Entre road trip, guerre et survie, vous aurez de quoi vous occuper l'esprit sans vous ennuyer une minute.

https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2020/04/un-ocean-de-rouille-c-robert-cargill.html

par Maks
Erectus Erectus
Xavier Müller   
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=40924
J'ai mis la note de : 11/20

Mon avis : Erectus est un livre qui annonce du lourd, de l’intrigue prenante et scientifique, dans une société qui est la nôtre et imaginant des faits qui pourraient nous arriver et mettre à mal notre monde tel que nous le connaissons. Le problème qui est lancé est clairement effrayant et étonnant : et si l’évolution pouvait régresser ? Et si chaque être vivant pouvait redevenir ce qu’il était il y a des milliers, voire des millions d’années ? Et si nous devenions nos propres ancêtres ? Le thème est clairement palpitant et captivant, surtout lorsque l’on sait que la science pousse actuellement ces sujets et commence à élaborer des conjectures fascinantes.

Malgré ce thème et cette intrigue assez puissante et prometteuse, le roman laisse une sensation amère après sa lecture. La résolution du problème n’est clairement pas intéressante ni terminée. On a l’impression que l’auteur laisse plusieurs sujets en suspend pour peut-être écrire une suite. Et celle-ci n’apparaît pas vraiment comme un roman que l’on attendra avec impatience.

Les dernières pages déçoivent clairement et apparaissent même comme bâclées, comme si l’écrivain n’avait pas réfléchi à une solution réellement fiable et efficace, ou à une solution tout court. Les derniers mots étonnent quelque peu, tout de même, mais sans enlever toute ces sensations négatives. Le problème de la régression est toujours présent au final, et la survie de la population est clairement en péril. On reste sur notre faim.

De plus, la part scientifique de ce roman est plutôt réduite et c’est ce qui est vraiment dommage. Même si plusieurs dialogues et personnages nous permettent d’en savoir plus sur nos ancêtres et certains âges historiques passés, la plus grosse part du roman est donnée à la politique et à la violence, ce qui n’emballe pas beaucoup. Cette solution de facilité n’apporte rien au roman, si ce n’est du sang pour les amateurs et des dialogues concentrés sur le pouvoir et l’argent qui n’aboutissent à rien d’autre qu’à des conflits armés supplémentaires sans attrait.

Les premiers chapitres sont vraiment géniaux dans la découverte du phénomène et la mise en place des stratégies pour contrer ce qui arrive. On suit par exemple plusieurs personnes dans un laboratoire et ce milieu captivant regorge d’énigmes et de pièges en tout genre. Cependant, ce souffle s’estompe vite pour tomber dans de la banalité et de la mollesse, laissant la part belle à des personnages peu attrayants. On perd cette énergie séduisante des débuts pour suivre une histoire qui n’a plus rien d’étonnant ou de fascinant.

Une histoire d’amour est aussi amenée et bien menée, pour le coup, tout en subtilité et tendresse. On s’attache facilement à la jeune femme scientifique qui sort du lot, d’abord par ses idées puis par sa grandeur d’âme, ce qui est un fait rare et à noter. L’héroïne du roman, incontestablement, mène un combat intérieur qui est intéressant à suivre et ses postulats en sciences sont intrigants.

Même siErectus pointe ainsi les plus gros problèmes de notre société, il n’en est pas moins gênant que ces considérations ne fassent rien avancer. On a la sensation de stagner au niveau politique et économique, ce qui reflèterait peut-être notre propre situation mais qui n’a rien de passionnant à la lecture. En effet, l’auteur dénonce mais s’arrête ici, comme si c’était le rôle du lecteur de résoudre cette crise et de réfléchir à ces tenants et aboutissants.

L’appropriation de l’Internet est bien mise en page dans ce roman. L’auteur marque ici un point en nous faisant comprendre que les communautés du net prennent de plus en plus d’importance et que leur avis est à prendre en compte.

L’afflux de personnages est étrangement mis en place. Le nombre de personnages n’est pas en soi un problème mais la façon de faire choisie apporte un rythme peu commun et crée même de la frustration. Effectivement, les scientifiques que nous suivons de près au début, par exemple, sont quasi complètement oubliés dans les autres trois-quarts du roman. D’autres personnages détaillés ne font leur entrée que pour quelques pages et on ne les revoit plus ensuite alors qu’ils semblaient avoir du potentiel. Le fait qu’il y ait beaucoup de personnes ne permet pas de s’attacher à tous. Anna Meunier reste clairement celle qui marque le plus dans ce roman et ce n’est en fait pas plus mal étant donné ses antécédents, sa personnalité, sa valeur et ses idées.

Erectus est un livre qui n’est pas saisissable par tout le monde et qui ne plaira pas à ceux s’attendant à une vraie enquête scientifique. Certains passages sont inutiles, simplement présents pour montrer de la violence à l’état pur, quand d’autres chapitres mériteraient plus de détails et de réflexion. C’est un parti pris risqué et qui partagera.

par Lildrille
Les bras de Morphée Les bras de Morphée
Yann Becu   
Découvrez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

--- Un synopsis accrocheur ---

Lors de La Foire du Livre de 2019, je n’ai pas manqué de faire un arrêt au stand des éditions L’homme sans nom. C’est en effet devenu une habitude, au fil des années. J’ai eu la chance d’y découvrir en avant-première Les bras de Morphée, un one-shot anticipatif dont le synopsis m’a séduite au premier coup d’oeil. Je l’ai donc acheté… et lu, aussitôt rentrée !

Pour résumer mon avis, je dirai que ce livre est complètement barré. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme !

--- Un concentré d’idées ---

Lire Les bras de Morphée, c’est comme plonger dans un maelström d’idées toutes plus saugrenues les unes que les autres. Le rythme est soutenu, presque chaotique à certains moments. Yann Bécu amorce de nouvelles réflexion à chaque page, à chaque paragraphe. En conséquence, ce roman exige beaucoup, beaucoup de concentration.

J’avoue que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais de nombreuses répliques me faisaient sourire et le concept même du syndrome Morphée me plaisait. Dès lors, après un temps d’adaptation, ce fut une superbe lecture !

J’ai néanmoins eu l’impression de passer à côté de nombreuses références littéraires – reprises dans un glossaire en fin de livre, heureusement -, ce qui m’a légèrement frustrée. Mais d’autres lecteurs y dénicheront au contraire de véritables trésors !

--- L’humour à son apogée ---

C’est, pour moi, le plus grand point fort de ce one-shot ! Il s’agit d’un humour que je qualifierais de fin, car les blagues sont assez recherchées. Pour preuve, en voici un extrait :

« -Sois pas triste, Frimousse…
-Ça se contrôle pas vraiment, la tristesse.
-Bien sûr que ça se contrôle… Écoute, dès que tu convoques un souvenir, ton cerveau y apporte une minuscule transformation, tu savais pas ça ? À peine un détail, chaque fois, l’ombre d’un sourire, une nuance poivrée, un bémol, vraiment pas grand-chose. Mais après vingt années de retouches cosmétiques, c’est tout le tableau qui a changé.
-Et ?
-Et tes souvenirs les plus forts, je parle de ceux qui te tirent encore des rires ou des larmes vingt ans plus tard, eh bien ce sont aussi les plus faux.
-C’est censé me remonter le moral ?
-C’est censé te rendre la vue, Frimousse. Rien de tel que le présent.
-Je m’en souviendrai.
-T’as vraiment rien compris, toi… »

Et c’est comme ça à chaque page. Autant vous dire que je me suis régalée !

--- De folles aventures pour des personnages atypiques ---

Yann Bécu a doté ses héros d’une forte personnalité, cela ne fait aucun doute. Obligés de tuer le temps, ces derniers aiment se risquer dans des affaires louches. C’est d’ailleurs leur soif d’aventures qui les poussera à mettre le doigt sur un secret un peu trop bien gardé, qui ne serait pas sans rapport avec le syndrome Morphée…

En bref, l’intrigue emporte le lecteur dans une série d’événements improbables et s’achève sur une pirouette, certes tirée par les cheveux, mais en parfait accord avec l’esprit déluré de ce roman.
La Trilogie Trademark, Tome 2 : Vie La Trilogie Trademark, Tome 2 : Vie
Jean Baret   
La société a évolué, l’homme est à l’apogée de son évolution technologique. Il n’a plus à s’inquiéter, les algorithmes s’occupent de tout. Plus de faim, plus de soif, la mort n’existe plus, la propriété non plus, donc plus de criminalité. Sylvester est comme tous les autres citoyens, dans son espace de quelques mètres carrés. Connecté, il a un travail imaginaire, possède un temps de loisir, d’amitié et d’amour. Mais Sylvester se pose de plus en plus de question sur l’utilité de ce qui l’entoure.

L’auteur propose une vision qui pourrait sembler très réaliste. Les pulsions primaires, manger, dormir, faire l’amour, la violence… ne sont plus un problème, c’est devenu virtuel, mais cela suffit à contenter des milliards d’habitants. Est ce que la vie peut elle alors se limiter à ça, sans but, sans effort.

L’attrait de ce roman est l’impact psychologique sur chaque citoyen. La plupart vont se limiter à suivre le troupeau, mais quelques uns vont essayer de se poser de vrais questions. Est ce cela va les déranger, les algorithmes, ceux qui sont au service de l’homme, qu’un individu se rebelle ?

Chaque chapitre commence de la même manière pour nous faire comprendre comment la répétition sans obstacle de chacune des journées peut provoquer le sentiment d’étouffement que connaît Sylvester.

Le récit est bien construit, et permet au lecteur de se sentir aux côtés de Sylvester, de le comprendre, d’être dans l’impossibilité de l’aider, de nous aider nous-même, de devenir fou.

Au delà de la vision de science-fiction de la vie humaine dans quelques siècles, l’attrait est philosophique, une vraie réflexion s’impose, voulons nous devenir les objets des machines.

Un très bon roman qu’il faut découvrir.

par Skritt
Demain les barbares: Chroniques du Grand effondrement Demain les barbares: Chroniques du Grand effondrement
Franck Poupart   
Hiver 2028, la France doit affronter une crise financière et politique sans précédent. Retranché dans une capitale bunkerisée devenue un Disneyland pour riches et une destination phare du tourisme sexuel, le Président se débat dans des difficultés insurmontables pendant que le pays est ravagé par la criminalité et que des milices attisent les haines identitaires et dressent les communautés paupérisées les unes contre les autres. Longtemps au bord du gouffre, le pays ruiné bascule dans la sauvagerie au moment où son système économique s'effondre. Dans ce chaos qui ramène la France des siècles en arrière, des hommes et des femmes vont essayer de survivre à la violence en prenant les armes ou en tentant de fuir la guerre civile qui ravage le pays. Ce roman retrace les trajectoires de ces destins jetés dans le fracas de l'histoire au moment où l'ombre de la barbarie s'étend la France.