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Bibliothèque de EdhenaDeVielban : Liste de diamant

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La Voleuse de livres La Voleuse de livres
Markus Zusak   
Un livre parfait selon moi ! À la fois bouleversant, triste, cocasse... je manque de mots pour le décrire ! Un vrai chef-d'oeuvre ! Ceux qui sont intéressés par la Deuxième Guerre mondiale et par les livres seront charmés par ce livre ! Je le recommande à tous. Bonne lecture !

par Pamie
Je t'ai rêvé Je t'ai rêvé
Francesca Zappia   
J'écris rarement de commentaires, mais ce livre là le mérite amplement. Je le fais lire à toutes les personnes de mon entourage. Durant ma lecture, j'ai ris et j'ai pleuré... Il a tout ce qu'il faut pour être parfait.

Un livre MAGNIFIQUE en somme. On ne peux pas vraiment en dire plus sans spoiler les retournements de situations et les passages difficiles.

Je terminerai magistralement sur un "Tu sens le citron."

Eliza et ses monstres Eliza et ses monstres
Francesca Zappia   
«I want to see the stars die.»

"Is it too much to ask that no one speak to me in the morning?" ← ce moment où je comprends que Eliza est mon âme sœur. ;)

Francesca Zappia intègre définitivement la liste de ces auteurs desquels j'attendrai chaque nouveau roman avec impatience. Après Made You Up, elle revient avec Eliza and Her Monsters et moi, Louan, je ne réponds plus de rien. amen.

j'ai. adoré. ce. bouquin.

Que puis-je vous dire? Avant tout. → Je veux lire Children of Hypnos. OMG. Ça m'a l'air dément!

Cela dit, place aux choses sérieuses.
Eliza - plus connue sous le nom de LadyConstellation est la créatrice anonyme du grand succès de webcomic Monstrous Sea. Et alors qu'elle rencontre Wallace, le garçon qui écrit les meilleures fanfictions sur MS, Eliza se rend compte qu'en dehors du monde virtuel dans lequel elle vit la majorité du temps, il y a aussi un monde (bien réel) qui mérite (peut-être) d'être découvert.

Cette histoire est tout ce dont j'avais besoin, 1. parce que ma vie est actuellement un mal de crâne parce que je suis en plein dans les examens (vous aussi?) 2. ça me rappelle cette époque où j'écrivais moi-même des fanfictions (et où les examens n'existaient pas encore dans ma vie). #nostalgie

• Bon, comme je l'ai dit, j'ai adoré l'histoire. Cependant, j'ai eu quelques petits (tout petits) soucis avec Eliza and Her Monsters. Parce que non, rien n'est parfait.

Déjà, j'ai eu un peu de mal à me lancer. Question, addictivité, je dois admettre que ça dépendait les moments. Certaines scènes étaient addictives et certaines autres ne l'étaient pas du tout. Sadly.

• Francesca Zappia a cependant une plume que j'apprécie, comme je l'appréciais déjà à ma lecture de Made You Up (qui avait été un gros coup de cœur). Tout simplement, cette auteure a une plume simple qui m'apaise (dit comme ça j'ai l'air pathétique, je sais) et je ne sais pas, je l'aime c'est tout.

• Place à présent aux personnages! Je fais toujours très attention aux personnages. Ces petits gars sont de véritables crash tests. Globalement, les personnages de Eliza and Her Monsters sont très bons. Ils sont réalistes et plutôt agréable à découvrir/suivre. Je les ai donc aimé et pour la majorité, je m'y suis même attachée.

♦ Je ne vais pas être très objective (quand suis-je objective de toute façon, hein?), Eliza et moi avons BEAUCOUP (oui c'est-à-dire vie sociale quasi inexistante -pas aussi nul qu'il n'y paraît-, anxiété, et tout le blabla) en commun donc j'ai ressenti une certaine sympathie à son égard. Au final, je me suis attachée à cette fille. Parce que je pouvais comprendre son comportement.

♦ Wallace est un personnage que j'ai apprécié, sympa à découvrir et à côtoyer dans un livre. J'adore le fait qu'il ne parle pas souvent, même si la raison est triste. J'ai eu un coup de cœur pour le fait que Wallace écrit. Parce qu'étant quelqu'un qui écrit depuis l'âge de dix ans et ayant commencé avec des fanfictions, ça m'a fait quelque chose en commun avec lui et c'est toujours plaisant d'avoir des points commun avec un personnage.

Cela dit, Wallace m'a plu. Il est sympa et mignon. Mais l'une de ces réactions vers la fin du roman (je n'en dirais pas plus dessus) m'a paru très égoïste et déplacée en vue de la situation à ce moment-là. Cela a donc un peu entaché l'image que j'avais de lui.

♦ Je voulais aussi faire un petit point sur la famille d'Eliza. Les parents d'Eliza veulent sans aucun doute bien faire et on n'a pas non plus de doute quant au fait que ce sont de bons parents. Je les ai donc apprécié, malgré quelques moments où je les trouvé un peu trop envahissant dans la vie de leur fille. Mais je peux aussi comprendre qu'ils aient envie de passer plus de temps avec elle et qu'ils s'inquiètent. J'apprécie que ce sont des parents qui essaient au maximum d'être présents.

J'ai beaucoup aimé les petits frères d'Eliza, Sully et Church. Ce sont des garçons supers et même s'ils sont secondaires, je les ai adoré et je m'y suis attachée. Je me sentais désolée pour eux qu'Eliza ne prête pas beaucoup (voir pas du tout) d'attention à ce qu'ils aiment etc. Ils sont tout simplement attendrissants, j'avais envie de leur faire des câlins. ^^

• Passons à la romance. Ah, la romance... Je me répète sûrement mais la romance et moi ne sommes pas vraiment les meilleures amies du monde. Ne vous méprenez pas, j'ai apprécié la romance entre Wallace et Eliza. C'était mignon, avec des moments craquants et d'autres gênants dans un sens que j'aime beaucoup. Mais il m'a manqué quelque chose pour que j'adore leur relation et donc je ne peux dire que je suis leur fan numéro 1 et que je les ship à mort. ^^ Cependant, je les trouve bien ensemble donc ce n'est pas une mauvaise romance, c'est clair.

• Avant d'aller à la conclusion de cette review, il faut ABSOLUMENT que je vous parle des illustrations peuplant les pages de ce roman. Ces illustrations qui nous présentent par vagues Monstrous Sea sont géniales et elles complètement Eliza and Her Monsters à merveille! Je les ai adoré!

• Viens enfin la conclusion. Donc, en conclusion, Eliza and Her Monsters est un roman que j'ai adoré. J'ai passé un très bon moment de lecture et tous les fans de romance contemporaine (et même ceux qui n'en sont pas fans) sont priés d'aller lire ce roman. Merci.

«There are monsters in the sea.»

https://theblacksunshineblog.wordpress.com/2017/06/11/eliza-and-her-monsters-francesca-zappia/

par Sheo
Le Petit Prince Le Petit Prince
Antoine De Saint-Exupéry   
Une merveilleuse histoire. On s'y accroche à ce petit bout d'enfant. L'innocence de l'enfant et la nostalgie qu'on en a nous reviennent en pleine face quand on parcourt les pages de ce livre. Si on le lit en étant jeune (ce fut le cas pour moi), on l'apprécie sous un certain angle mais on ne perçoit pas vraiment tout ce qu'il implique... Mais en le relisant ayant grandi et mûri, on se rend compte que ce livre cache des trésors de pensées et on ne peut que se laisser transporter... Assurément un livre que je lirai plus tard à mes enfants :)

par Chouc's
Qui es-tu Alaska ? Qui es-tu Alaska ?
John Green   
Wow, le meilleur livre que j'Ai pu lire, il était prenant, les personnages étaient attachant et l'histoire drôle et touchante. Un mélange de réflexion, de rire et surtout de larmes (pour ma part!! :P) J'ai aimer exactement TOUT de ce livre. Une vrai quête de sens! Cette auteur est incroyable et tellement vrai!

par moonlight
J'ai égaré la lune J'ai égaré la lune
Erwan Ji   
Ne jamais reporter Vivre à plus tard.

Tout d'abord, un grand merci aux éditions Nathan pour cet envoi. Une fois de plus, j'ai été éblouie par la qualité de l'objet-livre, ils ont le don de créer des couvertures absolument somptueuses et envoûtantes. Celle-ci a totalement su attraper mon regard, avec son drapeau nippon revisité et ses dessins trop mignons représentant tout ce que l'héroïne va vivre de fou et de merveilleux durant sa colocation extraordinaire dans le pays du Soleil Levant. Cela nous donne dès le premier coup d'œil l'envie d'embarquer pour le Japon en prenant le premier avion à destination pour cet endroit sur Terre qui me fait juste rêver et qui m'inspire l'idée de faire de nouvelles expériences qui vont illuminer mon existence, à l'instar de Capucine, le personnage principal de cette histoire vraiment pas comme les autres. Il n'en fallait pas plus pour me séduire et m'entraîner dans cette aventure humaine folle, folle, folle et si lumineuse. Cependant, je tiens à vous prévenir, afin que vous ne fassiez pas la même boulette que moi, faute d'inattention. Ce roman, J'ai égaré la lune, est en fait la suite du premier récit d'Erwan Ji, qui avait fait beaucoup parlé de lui, en très bon et en très mauvais d'ailleurs, J'ai avalé un arc-en-ciel. N'ayant pas lu ce dernier, j'ai pensé tout bêtement que J'ai égaré la lune était un nouveau one-shot issu de la plume de l'auteur, et non une continuation de sa première oeuvre. Néanmoins, je peux vous rassurer en vous disant que ce livre, J'ai égaré la lune, peut parfaitement se suffire à lui-même et être lu en tant que tel.

Si vous faites comme moi, cependant, vous aurez vite envie de vous jeter sur le premier tome afin de découvrir la vie de Capucine au lycée, comment elle a rencontré ses trois meilleurs amis en tout point exceptionnels, comment des liens se sont tissés entre eux, comment elle est tombée amoureuse de la fabuleuse Aiden sans jamais avoir aimé une fille auparavant. Comment elle a su aussi surmonter ses à priori et ses peurs en déclarant ses sentiments à la personne, à l'âme aimée, peu importe le genre sexuel et les gens autour qui jugent sans en avoir le droit. J'aurais aimé vivre auprès de cette héroïne franco-américaine, à la vie tout sauf ordinaire et pourtant à l'émerveillement banal (je ne cesserai jamais de répéter que notre morne petite vie a le don d'agréablement nous surprendre le plus dingue du monde, et ce à chaque jour qui passe), son adolescence aux couleurs de l'arc-en-ciel et sa vie universitaire qui continue de l'être grâce à une petite amie extrêmement attentionnée, créative dans les façons de lui démontrer son amour et le fait qu'elle la connait mieux que personne, sa Puce, sa petite otarie (je vous préviens, ce surnom n'est utilisé que deux fois - oui, j'ai compté - dans ce livre, mais peut-être Aiden appelait toujours Capucine/Puce comme ça dans J'ai avalé un arc-en-ciel, je ne sais pas - baka). Cette relation amoureuse m'a juste fait fondre. J'ai ressenti comme une boule d'amour dans mon estomac, qui s'est ensuite propagée dans l'ensemble de mon petit corps fondu (oui, c'est bizarre). Tomber amoureuse de deux êtres amoureux et parfaits ensemble, c'est un sentiment unique, précieux et tellement beau.

Aiden et Capucine ne vont pas vivre une situation très agréable avec la fameuse et tant redoutée relation longue distance. Chacune doit en effet accomplir son rêve de son côté : Aiden en tant qu'illustratrice/animatrice à Burbank (Burbank, bon sang, Burbank - la ville de Disney ! *fangirl se met en mode off*) et Capucine en tant qu'étudiante dans la mégalopole de Tokyo et en également en tant que membre d'une fratrie de sept colocataires liés comme les doigts de la main. Il en manque, mais vous saisissez la métaphore. J'ai énormément aimé le fait que l'une n'écrase pas le rêve de l'autre. Certes, aimer quelqu'un implique des sacrifices, notamment de mettre ses aspirations ou ses rêves les plus fous derrière soi afin de ne pas se séparer de son âme sœur. Or, c'est justement parce qu'elles s'aiment d'un amour pur, sincère et profond qu'elles ne demandent pas à l'autre de mettre son rêve de côté. Elles regardent cette situation contraignante en face, sans ciller, et elles affrontent l'adversité de la vie de tous les jours, languie de l'être aimé constamment absent physiquement, avec bravoure et patience. Même si la patience sera loin d'être facile à respecter car elles s'aiment beaucoup trop pour laisser le temps et l'espace entraver leur amour sans bornes et sans frontières. Elles ne laissent pas le tempo de la vie leur dicter comment vivre et quoi faire, à quel moment précis elles peuvent jouir du bonheur. Au contraire, elles vont le chercher elles mêmes, cet ami qui nous paraît trop souvent traître, à tort, pour l'embrasser jusqu'à en perdre haleine. Elles sont la définition du bonheur l'une pour l'autre, elles sont l'astre rayonnant de la vie et de la raison d'être de l'autre. Elles sont l'Amour par définition.

Et ce, même dans les moments de doute, de jalousie, de tentation vers une personne belle, attirante, dont on se sent proche et complice. Ce qui arrive à tous les couples, en particulier ceux qui sont loin des yeux de l'autre. Or, les cœurs d'Aiden et Capucine ne cesseront jamais de battre de concert, malgré les tourments qui ternissent les jours passés d'euphorie et de souvenirs ineffaçables. Elles vont s'écouter, rester proches l'une de l'autre, se dire la vérité, brute de pomme, car le mensonge éhonté ne leur ressemble pas. Elles vont se laisser de l'espace, même en étant rongées par le manque de l'autre. J'ai l'impression que cette chronique se rapproche d'un plaidoyer pour la relation Aiden et Capucine mais c'est tout simplement l'un des plus beaux couples fictifs qu'il m'a été donné de voir. Elles sont jeunes, pétillantes, le cœur débordant d'amour l'une pour l'autre, elles sont compréhensives, tolérantes, elles ont l'esprit ouvert et l'âme belle, généreuse, aux idées de toutes les couleurs de la vie. Je suis très surprise quand je repense à ces chroniques sans appel contre J'ai avalé un arc-en-ciel, auquel on reprochait son homophobie et sa promotion de la violence, contrairement à ce que la couverture, la plume de l'auteur (maintenant que je suis acclimatée avec, et que j'aurais du mal à m'en passer qui plus est) et le résumé suggéraient en messages forts et en lutte pour l'humanité et la diversité des formes de l'Amour. Je ne remets pas en cause ces critiques négatives ; simplement, j'ai lu J'ai égaré la lune et je n'ai rien vu d'homophobe, d'insultant ou encore discriminatoire envers les LGBT, les couleurs de peau, les classes sociales, les apparences, ou quoique ce soit pouvant être source de conflits et d'injures envers une minorité.

Concernant la colocation au Japon, elle est au cœur du récit. Il s'agit de son noyau, autour duquel gravitent ces sept personnages si détonants, ayant presque tous des pays d'origine et des langues différentes ; de son cœur vibrant et palpitant si cosmopolite et chaud et réconfortant comme un bonbon. Sucrerie qui ne manque cependant pas de piquant et de joyeux désordre. Un désordre qui s'accorde cependant impeccablement au diapason du mode de vie et des personnalités bien cernées des personnages de cette histoire. Ce récit m'a véritablement donné envie de me frotter aux joies et périls de la colocation, et je n'aurais jamais cru écrire ça un jour. Je pense que Capucine non plus, mais le destin et l'administration foireuse de sa fac (ça doit être un fléau international ma parole) ont joué en sa faveur. Résultat, entre les galères du métro tokyoïte intégralement bondé (les gens se collent le visage à la vitre pour monter - il y avait de quoi faire une crise à la Aza et sa phobie des microbes dans Spirales à l'Infini de John Green) et les pérégrinations vers sa nouvelle université qui lui tape déjà le bambou, Puce va se trouver une nouvelle famille, une famille de cœur, une famille d'accueil permanente pour le Japon. Ma petite chouchoute au sein de cette colocation sens-dessus-dessous et totalement solaire est la surnommée Babar (rien que ce petit nom rappelant un fameux éléphant-roi habillé en vert de mon enfance et son anecdote, j'étais en kif total durant tout le roman - haha, je suis une gamine dans l'âme). Babar, c'est la big boss de la maison. Elle rappelle à tout le monde qu'il faut ranger les chaussures dans le placard de l'entrée afin d'éviter un bordel monstre et des chutes mémorables dans cet océan de paires de chaussures, elle organise le planning des corvées pour que chacun sans exception contribue au bien-être de la maison, elle sait repérer le moindre problème, que ce soit technique, physique ou mental. Enfin, par-dessus le marché, elle se fait traductrice et interprète pour la totalement novice en japonais qu'est notre Puce avec le reste de la maisonnée. Et ce, sans réclamer le moindre salaire. C'est simple, cette fille, c'est Wonder Woman. C'est la colonne vertébrale de la maison.

J'ai aussi beaucoup aimé Koji, le Fuck Detective de la colocation. Vous avez bien entendu, le FD, le Fuck Detective en chef. Il est extrêmement fier de sa création personnelle de fonction au sein du petit monde bienveillant et douillet comme un cocon de la maison et de ses sept racines d'êtres humains enracinés et de toutes les couleurs. Attention donc à ne pas folâtrer entre nous, les galipettes, c'est pas permis chez ces sept colocs', sinon ça reviendrait à de l'inceste sentimental, ni plus, ni moins ! Il est gentil le coquinou, mais je l'ai bien vu mater la poitrine avantageuse ou les jambes interminables de la sculpturale Yuki, sa compatriote, lorsqu'il pensait que cela passerait inaperçu. Eh bien, c'est perdu, mon coco ! Mais je lui pardonne car il est vraiment, vraiment tordant, et je le vois comme un véritable grand frère. Et puis il ne faisait que regarder, pauvre choupinours, il ne sait pas où ranger ses yeux très attentifs et à l'affût, hein, comme la plupart des mâles... *soupir* Force est d'admettre qu'il y a de quoi. Yuki fait partie des inaccessibles du quotidien en matière de Beauté, une vraie mannequin, une bombasse (pour parler comme ces messieurs). Sous sa beauté presque froide se cache en réalité une fille très timide et réservée, à l'image des Japonais et de leurs mœurs, selon lesquelles par exemple il est très impoli de répondre non face à une expectative à laquelle on attendrait un oui pour réponse. Il faut donc à ce moment-là accepter un semi-non en guise de réplique désarmée, totalement incompréhensible pour le cerveau ramolli des Occidentaux comme Puce et moi. Yuki est une jeune fille qui m'a beaucoup touchée de par son respect des traditions et des façons de se comporter en société japonaises, notamment le honne, nos sentiments à garder pour soi, et le tatemae, le masque qu'on renvoie aux gens car nos émotions, ça ne s'expose pas au Japon. Pas à la face de tous du moins. On le garde en soi et j'imagine que cela a dû beaucoup peser à Yuki, comme à tout un chacun, mais elle respecte profondément cette façon de penser à la japonaise. Et elle m'a intriguée avec son once d'aura de mystère. Comme avec les cinq autres, j'aimerais vraiment qu'on creuse plus sur son passé, à la façon de Puce avec ses deux livres, qu'on suive leur histoire, qu'on ait leur point de vue à chacun. Il y aurait matière à faire pour d'autres romans dont l'intrigue graviterait autour de ces personnages merveilleux. Si jamais Erwan Ji passe par là, je lance ma bouteille à la mer... Pour en revenir à Yuki, elle mérite qu'on apprenne à la connaître mieux, elle me semble être une amie en or, comme les trois autres filles de la maisonnée.

Avant de parler des deux derniers garçons, il faut que je vous parle de Soo-jin, la petite Coréenne aussi insaisissable et fascinante qu'un renard qui sort de son terrier pile lors du moment de grâce où vous avez la chance, l'immense honneur de l'apercevoir. Cette jeune fille qui est devenue millionnaire à seulement vingt-trois ans (vingt-quatre en Corée du Sud) grâce à la bourse et aux actions et qui passe ses journées et ses nuits en kigurumi Pikachu (c'est beaucoup trop chouuuuuuuu ~♥) va jouer un rôle-clé dans l'histoire, encore plus que les cinq autres colocs' fabuleux de cette maison pas assez chère pour être vraie. Je vous laisse la part du mystère sur les deux niveaux car de un, Soo-jin mérite que vous la découvriez par vous-même et de deux, l'histoire forte en émotions et en inspiration pour la vocation d'écrivain que Puce peine encore à s'avouer le mérite aussi.

Enfin, on termine avec deux mâles et pas des moindres : Zenos, le Grec au physique (et surtout aux cheveux) de Jésus et au talent de peintre assez envahissant à cause des toiles qui sèchent de partout et surtout des pots de peinture qui traînent et exaspèrent Babar et ses baskets. Et Lublin, ce gaillard qui devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, avec son costard blanc et sa barbiche hirsute dépareillée. Mais, rien que parce qu'il sait que Les démons de minuit, c'est THE chanson à une fête made in France parfaitement réussie, et parce qu'il est le seul à savoir parler français dans cette baraque multi-sons et ethnies, je lui pardonne aisément. Par contre, les bruits assourdissants de sa truie, pardon, de son coup d'un soir, ça, je ne cautionne pas pour mes pauvres oreilles qui saignent ! Le FD devrait se charger de ça aussi, pour la peine ! Je l'aime beaucoup, mon petit Lublin francophile qui ne perd rien pour attendre ; néanmoins, prendre exemple sur Zenos, la force tranquille et apaisante de la maison, ne lui ferait pas de mal. Celui-ci va apporter une vraie paix intérieure à Puce, il va savoir l'épauler de manière peu orthodoxe lors de ses moments les plus sombres et difficiles. Mais peu importe les façons de faire, tant que l'on garde les yeux ouverts et non obstrués par la boue de la haine de la différence et de ce qui sort du lot. Ce que j'adore plus que tout dans ce roman, c'est que Puce va profondément, infiniment s'enrichir au contact de ces six jeunes adultes comme elle. Etant la plus jeune, la petite arrivante va se voir surnommer affectueusement Chibi (C'est beaucoup trop chouuuuuu - partie deux ~♥) et être choyée par ses nouveaux camarades de vie. Elle va se nourrir à leur contact et inversement, c'est le cannibalisme le plus sain et le plus plébiscité au monde. Et, ayant le même âge de Chiboudounette (comment j'ai pas compris le principe du surnom de faire plus court moi lol), je me suis encore plus identifiée à elle et j'ai véritablement eu la sensation de faire partie de cette coloc' moi aussi, d'y être toujours le bienvenu et de m'y faire des amis pour la vie, une famille qui ne me lâchera pas, où que je sois. Tout simplement car nos cœurs restent accrochés après tous les bons moments passés.

Pour conclure, il va de soi que je conseille fortement ce roman à l'écriture très pop culture, entre références à Harry Potter et Star Wars pour ne citer qu'eux (deux de mes grands amours dans la vie), rafraîchissante et porteuse d'une leçon de vie très importante à assimiler en notre fort intérieur. Je pense que cet ouvrage peut se lire indépendamment du premier grâce à sa grande force, qui est qu'il n'est pas un tome deux comme les autres. Il n'agit pas en tant que tel d'ailleurs. Certes, il se présente comme le petit frère de J'ai avalé un arc-en-ciel, mais il se lit comme vous lisez présentement les lignes de cette chronique. A la façon d'un blog, Puce nous dévoile les affres, mésaventures, moments de fous rires, de partage, de sollicitude et d'Amour sans modération dans l'air de sa vie, une vie qu'elle mène pleinement, au jour le jour, sans repousser le Vivre à après. Sans procrastiner car le bonheur, ça s'obtient maintenant, tout de suite, pas plus tard. Le bonheur, il faut le provoquer, le créer, lui donner les moyens d'exister, de toutes nos forces, et non pas le remettre à plus tard dans votre liste de choses obligatoires à faire. Ne pas le mettre dans des cases, ne pas lui apposer une étiquette comme on le fait à tout un chacun de nos jours. L'accepter tel qu'il est et le laisser se déployer tel un papillon, un bourgeon en fleurs. Je remercie Puce de s'adresser directement à nous sur son blog, comme si on était un ami proche et privilégié, éminemment spécial. Ce qui nous aide d'autant plus à atterrir sur sa lune, celle rougeoyante de son Amour incontestable pour la douce et époustouflante Aiden, pour sa famille de cœur du Japon, pour ses parents, qui la soutiennent tant et le lui rende bien, cet amour, pour ses BFF du lycée, Eric aka Soupe, Vaneck et Sara, si incorrigibles et uniques en leur genre, si essentiels à son bien être, à ce qui fait qu'elle est qui elle est. L'inclassable, marrante, juste, franche et être rare en ce monde, en un seul exemplaire dirais-je plutôt, Capucine, Puce, Chibi, petite otarie, celle dont je me sens si proche et qui a de l'or dans ses paroles et dans ses doigts. J'ai beaucoup appris à son contact, et je suis désormais encore plus impatiente de pouvoir prendre le temps de lire son premier blog/roman, J'ai avalé un arc-en-ciel, afin de voir naître sous mes yeux cette jeune fille qui va grandir, mûrir, évoluer, prendre des risques, pour devenir cette merveilleuse jeune femme. Un roman à lire, assurément.

You don't fuck family. You don't fuck this book either. It is wonderful. It's the moon (non, je n'ai pas fumé)
Everything, Everything Everything, Everything
Nicola Yoon   
C'est une claque majestrale que je viens de me prendre après avoir refermé ce livre.

Outre le fait qu'il soit magnifique, il est merveilleux à l'intérieur. L'histoire est puissante, pleine de beauté, et plein de bon sens.
Je ne m'attendais à rien en particulier en commençant ce livre, d'ailleurs, je ne savais même pas de quoi cela parlait, Préférant me plonger dans un univers inconnu.

C'est l'histoire de Madeline. Cette dernière a quasiment passé sa vie enfermer chez elle, protéger par des appareils de changement d'air, dans une pièce sans poussière, sans personne extérieur, sans maladie. Madeline a une maladie rare, elle est allergique au monde. Sa vie est monotone, mais elle l'aime puisqu'elle n'a connu que ça. Elle passe ses journées à lire, à étudier, et à passer du temps avec sa maman et son infirmière (meilleure amie) Carla.
Jusqu'au jour ou de nouveaux habitants emménagent dans la maison d'en face, et Oliver (plus souvent surnommé Olly), fait son apparition et va bousculer la vie de Madeline.

Ce livre m'a fait aller de découverte en découverte. Premièrement, j'ai beaucoup appris de la maladie de Madeline, la maladie de DICS. Cette dernière est expliquée de manière simple et ludique, ce n'est pas un cours, mais cela est très intéressant.
On retrouve aussi les premiers sentiments d'amour, ce que cela provoque, surtout pour une adolescente de 17 ans qui n'a encore jamais connu ça. J'ai trouvé ça magique et très mignon. On se laisse pousser des ailes, on croit vivre d'amour et d'eau fraîche... bref, j'ai toujours trouvé ce sentiment merveilleux et j'ai pris plaisir à le redécouvrir par le biais de Madeline.
On retrouve aussi les premières Aventures, avec un grand A, quand on se dit que la vie vaut la peine d'être vécu que lorsque l'on fait quelques choses d'incroyable, qui, même si cela risque de nous tuer, est merveilleux sur le coup.
On redécouvre la trahison... je dis redécouvrir car dans ce roman, on a l'impression d'être au tout début de la vie, c'est un sentiment étrange à expliquer, mais, même pour le lecteur, on a la sensation que nous aussi on découvre l'univers, au même titre que le personnage principal.

Les personnages sont tous uniques et tous magiques en même temps. Madeline, malgré sa vie plutôt morne, est un éclat de vie à elle seule, elle fourmille de joie, de bonne humeur, d'espoir, de partage...
Olly est un garçon qui n'a pas la vie facile, il est toujours en noir, signe de deuil, mais n'y prêtait pas attention, c'est un garçon charmant, attentionné et très joli, à ce que j'ai pu lire.
La mère de Madeline est étrange, et je le savais dès le début, mais c'est une mère qui aime sa fille et qui ferait tout pour elle.
Enfin Carla est une amie extraordinaire, je n'arrive pas à exprimer de mot à son encontre et préfère vous laisser la découvrir, et l'aimais autant que moi.

Le style m'a tout de suite plu de par sa simplicité, sa fluidité. Le texte est ponctué de dessin, d'illustration, de citation de Madeline, et même de mail, qui est toujours agréable à voir lors d'une lecture. Cela permet aussi de faire défiler les pages à une vitesse incroyable. J'ai beaucoup aimé cet aspect.
J'ai tout de même un petit regret. Ce livre aurait été un véritable coup de cœur si on avait eu une alternance de point de vue. Je m'explique ; j'aurais aimé savoir ce que pensait vraiment la maman de Madeline, et Olly, cela aurait donné de la profondeur à l'histoire et aurait fourni toutes les ficelles nécessaires pour le lecteur. Après tout, un lecteur est curieux et veut toujours en savoir plus.
Mis à part cela, c'est un excellent roman que je conseillerais à tout le monde, au plus jeune comme au moins jeune, aux fans de n'importe quel genre.

Ce roman est un peu un livre doudou pour moi, il me rappelle ce qui est important, il me rappelle ma jeunesse (bien que je n'ai que 20 ans!) et me fait me sentir bien.


par newmoon
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
Le soleil est pour toi Le soleil est pour toi
Jandy Nelson   
Pour moi, ce livre, c'est juste une bombe. Et encore, ce n'est pas lui rendre toute sa superbe.

J'avais lu Le Ciel est partout, et j'ai retrouvé dans Le Soleil est pour toi ce qui m'avait enchanté dans le premier roman de Jandy Nelson, mais j'ai peut-être encore plus aimé celui-ci. La façon dont l'auteure manie les mots me subjugue, ses personnages me rendent dingue, et refermer le livre de temps à autre est à la fois une nécessité (pour ne pas mourir foudroyée par l'émotion) et un déchirement (impossible d'abandonner NoahetJude à leur sort)

Les personnages. Sans doute est-ce le gros point fort du livre. A moins que ce ne soit l'écriture, ou l'humour, ou l'histoire. Oui, mon avis n'est pas parfaitement tranché là-dessus.
Noah, tout d'abord. Incontestablement mon préféré. Parce que j'ai ressenti ses dessins plus que je ne les ais vus, que moi aussi je voudrais avoir le sang qui brille, et que je suis bien contente de ne pas être un cheval (comme ça, ça peut paraitre dénué de sens, mais lisez-le!). Je suis irrémédiablement folle de ce personnage. C'est bien dommage qu'il soit de l'autre bord, et imaginaire, en plus. Il est étrange à souhait, et même si j'ai eu envie de le fracasser contre les murs assez souvent (comme tous les personnages de ce livre, je crois), je l'aime de toutes mes forces.
Jude est merveilleuse aussi. Avec ses fantômes et sa bible étrange, ses superstitions par centaines et son hypocondrie de charmante cinglée. Elle aussi, j'ai parfois eu envie de lui mettre une gifle. Mais c'est tant mieux. Les personnages de ce livre sont tellement humaines, tellement rongés de colère et de jalousie qu'ils font des erreurs à la limite du pardonnable, qu'on a envie de les secouer dans tous les sens, et ça les rend encore plus beau.
Je ne parlerais même pas d'Oscar et encore moins de Brian, qui sont géniaux aussi, à leur manière décalée. Je ne m'étalerais pas non plus sur Benjamin, Granny, Guillermo et Dianna, parce que je n'en finirais jamais, mais j'ai aimé et détesté chaque personnages une paire de fois. Ils valent tous le détour. Mille fois le détour.

Il y a dans la façon d'écrire de Jandy Nelson tellement d'émotions que ça m'a coupé le souffle à plusieurs reprises. J'ai été NoahetJude. J'ai été en colère avec eux, j'ai été triste avec eux, j'ai compris chacun de leur faux pas, je les ai détestés et adorés, je me suis complétement perdue sous le soleil de la Californie, en oubliant un peu de revenir chez moi.
J'ai tellement de choses à dire. Pas assez de mots.

L'histoire est géniale, terriblement humaine. La fin est parfaite, sans doute un peu trop, mais j'étais tellement accrochée aux jumeaux que je n'arrive pas à en vouloir à ce dénouement un peu idyllique.
Il y a eu peu de livres pour me secouer autant que celui-là, je dois dire. Je doute de m'en remettre très vite. Pour vous dire, je me suis réveillée au milieu de la nuit, obsédée par ce qui allait se passer, et je me suis remise à lire pendant trois heures, quitte à abandonner pour ça l'idée d'être concentrée en cours le lendemain.
Je vais m'arrêter là, parce que de toute façon, je n'arriverai pas à rendre ce que j'ai ressenti. Ne passez pas à côté de ce livre, vraiment.

PS: La couverture, le résumé et le titre rendent un effet un peu (plus que ça) mièvre qui ne reflète pas le contenu, de mon point de vue du moins, ne vous arrêtez pas à ça.

par Rid-kaat
J'ai avalé un arc-en-ciel J'ai avalé un arc-en-ciel
Erwan Ji   
Capucine ou Puce est une ado franco-américaine qui nous raconte sa vie de lycéenne sous forme de journal dans le but de combler une absence. Le quotidien du lycée, on le connait, mais en Amérique, tout est différent et même plus croustillant parfois ou encore plus hypocrite ou même carrément caricatural.

La couverture est vraiment gaie et gay et je l’ai adorée, mais j’aurais dû en rester là !

En effet, j’ai de suite été refroidie par le format du récit qui est écrit sous forme de « journal », mais aussi par le contenu qui m’a totalement laissée de glace. Je me suis ennuyée pendant cinq jours, car oui j’ai trainée ma lecture tout ce temps. Rien ne me donnait envie de continuer, ni les personnages, ni les tranches de vie de Puce qui s’enchaînaient et qui étaient sans intérêt, surtout en première partie. Une lecture aussi plate, aussi peu originale et qui manque cruellement d’émotion, ça faisait longtemps que je n’en avais plus rencontrée !

Comme je vous le disais plus haut, en Amérique, tout est différent et même théâtral dans certains domaines et le lycée en fait partie. Les étudiants sont enfermés dans des catégories et c’est dommage de faire ressortir à ce point tel ou tel caractéristique d’une personne qui fait donc de lui ou d’elle un Nerd ou une populaire, etc. Je ne supporte pas ce système de classement et j’en vois assez dans les séries américaines que j’aime regarder, mais à toute petite dose. J’aurais pu vous dire que ce livre était intéressant parce que j’ai appris certaines choses sur l’Amérique ou son système scolaire ou encore sur ses fameuses traditions, mais ce n’est pas le cas. Tout ce qui est écrit dans ce journal est déjà connu de tous, grâce aux séries américaines notamment.

Néanmoins, il y a deux points positifs à souligner. Si vous décidez de vous procurer ce livre, vous aurez le bonheur de tomber sur de nombreuses citations drôles et actuelles. J’avoue avoir pris le temps d’en noter quelques-unes au passage, car certaines m’ont beaucoup marquées. Ensuite, il y a aussi des mots ou des expressions anglophones qui sont utilisées un peu partout dans cet ouvrage et je dois dire que j’ai pu apprendre quelques petites choses. Évidemment… vu mon niveau d’anglais, ce n’est pas fort étonnant, je l’admets !

Ce premier roman m’a déçue, mais je suis convaincue que l’auteur, Erwan Ji, sera tout à fait capable de me faire apprécier ses prochains écrits, car il a beaucoup d’humour, piquant, parfois très drôle et même grinçant et c’est d’après moi, sa grande qualité. Si vous voulez découvrir le quotidien d’une adolescente américaine tout en enrichissant votre anglais et votre carnet de citations, foncez ! https://aliceneverland.com/2017/04/12/jai-avale-un-arc-en-ciel-erwan-ji/