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Extrait ajouté par Lusylila 2016-09-01T14:17:23+02:00

"Par-delà l'horizon le fleuve s'étend,

Silencieux et calme.

Bryn nous attend.

C'est là que nous allons, c'est là que nous mourrons.

Nous avions l'éternité, mais déjà la nuit arrive,

Mon amour, je ne reviendrai pas.

Pas cette fois.

Alwena à la peau claire, ainsi se nomme notre cité.

Ne pleure plus, mon ami.

Bryn nous attend.

C'est là que nous marchons, c'est là que nous existerons.

À Godwall, les anciens demeurent.

Les rois nous accueillent et les reines nous embrassent,

Je t'attendrai.

C'est là que nous irons, c'est là que nous vivrons.

Nous avions l'éternité, mais déjà la nuit arrive,

Mon amour je ne reviendrai pas.

Pas cette fois.

Car la nuit est arrivée."

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Extrait ajouté par Lusylila 2016-09-02T21:54:09+02:00

"Nous vîmes Nuit la Superbe,

Dans sa robe constellée de milliers d'étoiles.

Et la Lune, souveraine des lieux,

Nous guida sur les flots.

Je me souviens de la beauté des plaines,

Et de la danse des Faërys lunaires.

Je me rappelai leurs voix,

Et leurs visages aussi.

Nous marchâmes sur les sentiers,

La lueur des astres nous enveloppant.

Au loin, Vorgell l'Ardente,

Aux murs à la fois sombres et lumineux,

Nous accueillit avec bonté.

Nous nous perdîmes dans sa grandeur,

Envoûtés par les yeux gris de nos hôtes.

Jamais nous ne rentrâmes chez nous.

Prisonniers de Nuit et du Sous le Vent,

Nous sommes maintenant Faës de ce pays.

Là où le cosmos et les Dieux

Savent nous instruire et nous protéger."

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pour moi… un Humain !

— Je ne vous souhaite pas cela, rétorqua Edwenn alors qu’elles sortaient toutes deux de la chambre. Ils sont beaucoup moins beaux, et rares sont ceux qui peuvent égaler la grâce et la bénédiction qui font l’apanage des Faës.

— Peut-être que je ne cherche pas la perfection, conclut Azenor en haussant les épaules.

— En ce cas, un Homme sera parfait, croyez-moi !

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Oui, il l’avait aimée et certainement n’aimerait-il plus jamais quelqu’un ainsi. La princesse lui avait offert des nuits sans fin, au cours desquelles il avait découvert le secret des vrais plaisirs charnels et des sommeils à deux. Ensemble, ils avaient vécu la plus belle des romances. Celle d’un éclat de lumière et d’un morceau d’illusion qui se rencontrent et ne se quittent plus. Tout ce qui les opposait les avait unis. Elle n’était pas de celle que l’on abuse, que l’on méprise, mais de ces personnes que l’on respecte et qui nous enchantent à chaque instant. Oui, il se souvenait… Et au-delà de tout espoir et de toute attente, on dit qu’une larme d’argent coula sur sa joue.

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Extrait ajouté par Lipette 2017-03-15T19:31:26+01:00

- Je te croyais repartie à l'entraînement avec Gawain... Que se passe-t-il ? Tu as l'air... tourmentée.

Il lui caressa la joue et elle fit un léger mouvement de la tête. Le contact lui était impossible. Pas si tôt.

- Azenor a été gravement blessée par Adraböran. Il a été possédé par une Chimère et elle ne serait pas la seule à Vorgell et au Royaume Sous le Vent.

- Les Faës de Nuit ont pourtant une protection...

- Eh bien, quelqu'un les a laissées entrer !, coupa l'Humaine d'un ton sec. Nous savons ce que nous avons vu. Luner m'envoie t'expliquer la situation.

- T'envoie ? Mais tu viens à peine de repartir...

Jezekael paraissait sincère. La surprise se lisait sur son visage et pourtant, elle ne cessait de songer à l'instant qu'il avait partagé avec sa cousine. Malgré tous ses efforts, elle ne pouvait que le détester.

Il s'avança vers elle.

D'un geste de dégoût, elle s'éloigna promptement. Une larme finit par couler sur sa joue.

- Edwenn, vas-tu m'expliquer ce qui t'arrive ?

Le ton de sa voix avait changé.

- Je n'étais pas avec toi ! Je suis restée avec Gawain depuis que tu as quitté la cour ! Lorsque je suis arrivée, je vous ai vus tous les deux. Je me suis vue... et quand tu as fermé la porte, mon double s'est ensuite transformé en ta cousine, Lueur. Tu as visiblement été victime d'un enchantement.

Elle reprit sa respiration puis ajouta :

- Jezekael, comment n'as-tu pas vu qui elle était ? Je croyais les Faës capables de cela !

Jezekael porta ses mains à son crâne comme pour empêcher ses paroles d'entrer en son esprit. Il avait senti une différence chez elle, infime, mais bien là. Le deuil de son frère, la destruction de son peuple et de sa cité, tout cela avait contribué à sa faiblesse. Mais une telle erreur n'était pas pardonnable.

Il aurait dû voir en elle. Distinguer la fausseté de son âme.

- Pardonne-moi..., murmura-t-il en s'approchant.

- Tu ne peux pas me demander cela maintenant. Concentre-toi, rejoins ta tante, aide Luner, fais ce que tu peux. Nous verrons cela plus tard.

Elle s'enveloppa d'une cape de Nuit. Grâce à elle, son apparence se confondait avec le paysage. Ces pèlerines étaient toujours discrètes et de ce fait, très utiles.

- J'ai cette arme pour me défendre, expliqua-t-elle en montrant la dague, et mon arc. Je vais chercher Maenowen, je ne veux pas qu'il reste seul dans son état. Fais attention à toi.

Il lui attrapa le poignet avec délicatesse.

- Je pensais qu'en étant un Faë, tu aurais pu déceler qui était la fausse de la vraie.

Elle enleva sa main et sortit de la chambre. Jamais elle ne lui parut plus éloignée.

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Extrait ajouté par Kaelleth 2016-12-30T17:22:55+01:00

"Elles étaient toutes couvertes d'un voile noir et on pouvait déceler par transparence leurs yeux pointés vers le sol. Autour de leur tête, une couronne de fleurs blanche contrastait avec le tissu. Les Faës arboraient toujours ces deux couleurs : le noir pour la disparition, le blanc pour le départ vers une nouvelle existence. Car rien n'était jamais fini."

Charline Rose, Edwenn : Le Monde des Faës

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Extrait ajouté par Kaelleth 2016-12-30T17:03:10+01:00

" La forêt ancienne se présenta à elle. Elle sauta de sa monture et continua à pied, tenant le cheval par les brides. Les sentiers étaient nombreux, mais cette fois-ci, les bois lui montrèrent sa destination. Elle le demanda en pensée et la forêt lui répondit en craquements et en souffles."

Charline Rose, Edwenn : Le Monde des Faës

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Extrait ajouté par Lusylila 2016-09-01T14:15:39+02:00

"La princesse lui avait offert des nuits sans fin, au cours desquelles il avait découvert le secret des vrais plaisirs charnels et des sommeils à deux. Ensemble, ils avaient vécu la plus belle des romances. Celle d'un éclat de lumière et d'un morceau d'illusion qui se rencontrent et ne se quittent plus."

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Extrait ajouté par MoonBear 2018-12-22T20:35:05+01:00

Spoiler(cliquez pour révéler)Edwenn s'amusa avec les hautes herbes : elle les fit grandir et verdir rapidement. Elle entendit les paroles du vent et c'était presque comme une renaissance. Enfin, les premières tombes apparurent. Aucune n'était triste ni morose. Elles étaient belles sous la lueur de la lune. Elles le trouvèrent facilement, car c'était le plus récent. Sa pierre resplendissait.

-Le voilà, murmura Azenor.

Sur la plaque était gravé : "A notre ami, compagnon de guerre et frère, Maenowen, Faë de Nuit et fidèle serviteur de la Reine".

Edwenn écarquilla les yeux : elle n'arrivait toujours pas à y croire. La montagne, c'est ainsi qu'elle le surnommait. Un guerrier courageux et fort qui lui avait appris tant de choses durant leurs entraînements. Il l'avait protégée et aidée et s'était maintes fois confié à elle après le départ de son frère. Elle se souvint de leurs repas privilégiés, de leurs fous rires et de leurs larmes, à songer à l'avenir et à ce qu'ils pourraient faire une fois la guerre passée. Sa main se resserra sur le pendentif qui était toujours à son cou. Elle ne doutait pas qu'il avait entendu ses appels et ses messages et qu'avec Enya, ils avaient mené le groupe jusqu'à elle.

(...)

Elle regretterait à jamais l'absence d'Enya et de Maenowen. Elle pleura longuement en silence, puis tenta de se calmer, toujours protégée par le regard de son amie.

Lorsqu'elle s'approcha du tombeau, elle toucha chaque fleur déposée sur la stèle. Chacune d'entre elles se raviva et soupira.

Au-dessus de la pierre rectangulaire, une statue grandeur nature du soldat avait été érigée. Elle eut un regard lumineux, car son visage était superbement réalisé. Il aurait presque pu leur parler. Il se tenait debout, droit et fier, les mains posées sur le pommeau de son épée, la lame pointée vers le sol.

Edwenn s'arrêta. A ses pieds, une jeune pousse de chantante débutait une mélodie aiguë. Alors elle l'enveloppa de ses doigts fins, ferma les yeux et la plante grandit tout autour d'elle. Les branches longèrent la tombe pour se nicher aux pieds du guerrier.

D'un bleu nuit éclatant, les fleurs s'ouvrirent au ciel étoilé et entamèrent une litanie douce et émouvante. Se tenant la main, Azenor et Edwenn l'écoutèrent un moment avant que leurs voix ne s'éteignent pour quelques temps. Plus tard, les simples fleurs furent enlevées, car elles avaient fané. Mais le tombeau fut connu comme celui du chevalier de Nuit ayant donné sa vie pour sauver le roi d'Alwena et l'Humaine. "Le guerrier aux chantantes éternelles", car même après des siècles, jamais elle ne moururent.

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Extrait ajouté par MoonBear 2018-12-22T20:13:04+01:00

Penchée sur le balcon, elle siffla un air mélodieux. Une masse volatile s'approcha doucement avant de se poser sur le rebord du balcon. La chouette Olwynn s'avança et se colla contre elle alors qu'elle la caressait. Après leur fuite, elle les avait rejoints à toute hâte et était revenue avec l'Humaine. Edwenn songeait que sans elle, elle serait certainement morte de faim et devenue folle.

Pour cette seule raison, elle lui serait redevable toute sa vie.

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