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Bibliothèque de eldensa : Mes envies

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Un palais d'épines et de roses Un palais d'épines et de roses
Sarah J. Maas   
«I love you. Thorns and all.»

J'ai mis un certain temps avant de sortir ce livre de ma PAL. Pour la simple raison que je ne me sentais pas prête à le lire. Jusqu'à présent.

A Court of Thorns and Roses est un excellent roman. Et j'ai presque envie de vous dire que c'est normal puisque Sarah J. Maas en est l'auteure. Sarah J. Maas fait partie de mes auteurs préférés avec sa saga Throne of Glass. Et maintenant, A Court of Thorns and Roses rejoint Throne of Glass puisque ce livre est un coup de cœur.
Un coup de cœur à la Sarah J. Maas, si fort qu'il vous donne l'impression d'être capable de voler. Un coup de cœur magique.

La première chose que j'ai aimé dans A Court of Thorns and Roses, c'est l'univers. Le monde dans lequel vivent les personnages. Et plus particulièrement, j'ai adoré Prythian. L'idée des Courts du Printemps, de l'Été, de l'Automne, de l'Hiver, Sous la Montagne, la Court de l'Aube, du Jour et celle de la Nuit. C'est peut-être un détail mais j'ai totalement été charmée par ça.

Et puis, Sarah J. Maas a toujours cette façon d'écrire que j'aime. C'est addictif, elle rend tout son livre fascinant et magique. Avec toujours ce côté explosif qui ne se montre qu'aux moments parfaits.

J'aime ses personnages. Elle sait comment faire pour qu'on les aime ou qu'on les déteste. Elle leur donne des forces comme des faiblesses. Elle les rend réalistes tout en leur laissant ce côté magique qui transparaît dans tout ce qu'elle fait.

Feyre est un personnage attachant. C'est une héroïne qui m'a plu. Elle est forte et faible à la fois. Elle est humaine et même lorsqu'elle est dans le monde des fae, ça ne l'empêche pas de rester fidèle à elle-même, de faire ce qu'elle entend de faire. Et puis, elle a cet amour pour ceux qui lui sont proches que j'apprécie beaucoup chez elle. Elle ferait tout pour qu'ils ne manquent de rien et qu'ils soient en sécurité sans pour autant jouer à l'héroïne idiote qui cherche à se sacrifier à la moindre occasion.

J'ai essayé de résister à Tamlin.
Parce que c'est Sarah J. Maas et que je sais bien que le love interest du premier tome n'est jamais celui du second tome. Sarah J. Maas aime jouer avec les sentiments de ses lecteurs, c'est clair. Mais aussi avec les sentiments de ses personnages, surtout en ce qui concerne la romance.
Alors oui, j'ai essayé de résister à Tamlin parce que je n'avais aucune envie de m'attacher à lui pour finir par pleurer le fait qu'il ne soit pas le love interest de Feyre dans le prochain tome.
Peut-être que je me trompe d'ailleurs mais il y a de grandes chances pour que les choses soient ainsi. Et au cas où, je tiens à être prête.
Mais honnêtement, comment éviter l'inévitable ? J'aime bien Tamlin. Pas comme une dingue, ce qui est en soit une réussite au final. Mais je l'aime bien quand-même.

Et la romance entre lui et Feyre est très bien développée. Elle n'arrive pas dès les premières pages, l'auteure prend son temps. Et c'est une bonne chose. Ainsi les choses ne sont pas précipitées et elles en sont d'avantage réalistes.
Il y a de très beaux moments qui m'ont fait fondre comme du chocolat au soleil. Sérieusement, j'ai beaucoup aimé cet aspect de la lecture. La romance est là sans être pesante. Elle est présente mais elle n'écarte pas l'intrigue. Elle en fait partie mais en même temps, elle laisse de la place au mystère et tout ça. Je ne sais pas comment l'expliquer mais Sarah J. Maas a vraiment su doser chaque aspect de son histoire, dont la romance, pour que l'équilibre de son livre soit parfait.
Et il est parfait.

Pour en revenir aux personnages, j'ai adoré Lucien. Il dégage une énergie que j'ai beaucoup aimé. Il peut se montrer taquin, hostile, sérieux, tout un tas de choses. Contre toute attente, on le considère rapidement comme un allié puis comme un ami. Je l'ai trouvé attachant, je me suis sincèrement attachée à lui.

Peut-on parler de Rhysand ? Sérieusement, ce gars c'est comme si j'avais foncé dans un mur et que j'avais aimé ça. Il se dégage tellement de choses de ce personnage que je ne pourrais pas en faire la liste. Il dégage des choses même qui n'ont pas de nom. C'est un sacré bâtard (désolée) la plupart du temps mais il est haut en couleurs et il est tellement génial. Il a un charme que je n'arrive pas encore à déchiffrer mais c'est fascinant.

Quant aux autres personnages, chacun joue son rôle à merveille. Rien de bien étonnant quand on y repense. ^^

Je suis fan de l'histoire.
Quand on commence, on a entre les mains pleins de petites pièces d'un puzzle. Certaines n'ont pas encore d'image, d'autres n'ont pas encore de sens ou d'explication. Et puis bien-sûr, plus on avance plus on en trouve les réponses. Il n'y a pas une de mes questions qui soit restée sans réponse.
Et au final, on se rend compte que le puzzle est super. Que le travail réalisé sur cette histoire est super et bien détaillé.
A Court of Thorns et Roses est un roman mené avec une main de maître où vous vous retrouverez dans un monde magique, qui s'étend bien au-delà de ce que vous pouviez imaginer et qui cache des moments forts auxquels vous ne pourrez pas résister.

Mais de quoi ça parle ?
A Court of Thorns and Roses, c'est l'histoire de Feyre. Un jour d'hiver, elle tue un loup dans les bois pour la survie de sa famille et par la suite une bête vient la trouver pour lui dire que c'est un fae qu'elle a tué et qu'elle doit payer pour ça. La bête, qui se trouve être Tamlin, l'emmène à Prythian qui est le royaume des fae et là-bas, Feyre découvre qu'une menace pèse sur les terres des immortels.
Reste à savoir si Feyre trouvera un moyen d'aider Tamlin à mettre fin à cette menace. Et quel sera le prix à payer pour ça.

La fin est probablement ce que j'ai préféré dans A Court of Thorns and Roses bien que j'ai adoré ce livre du début à la fin. [spoiler]Le mystère est levé et il est temps d'affronter la menace qui pèse sur Prythian.
Ainsi on apprend que la menace en question est une fae du nom d'Amarantha qui s'est déclarée High Queen de Prythian près de cinquante ans auparavant. Et que la malédiction qui pèse sur Prythian et plus particulièrement sur la Court du Printemps et sur Tamlin, ne peut être brisée que si Feyre tombe amoureuse de Tamlin (ce qu'elle a fait) et qu'elle lui dit qu'elle l'aime en le pensant sincèrement (ce qu'elle n'a pas fait). Feyre se rend Sous la Montagne pour confronter Amarantha et sauver Tamlin ainsi que son monde. Pour cela, elle doit passer trois épreuves et répondre à une énigme. Elle réussit.
Et aussi surprenant que ça soit, Rhysand se révèle d'une grande aide. Il la soigne après la première épreuve, en échange du fait qu'elle passe une semaine par mois à la Court de la Nuit avec lui. Et il l'aide à trouver la solution de la seconde épreuve sans que personne ne le sache.
La troisième épreuve est la plus spectaculaire. Mais elle coûte la vie de Feyre qui trouve au dernier moment la solution à l'énigme d'Amarantha. L'amour. Tamlin tue Amarantha, la malédiction est brisée -Lucien et Tamlin, ainsi que la court du printemps quittent leur masque- et les High Lords sauvent Feyre en la transformant en High Fae, en immortelle.
Ainsi, tout est bien qui finit bien. Mais pour combien de temps ?[/spoiler]

En conclusion, A Court of Thorns and Roses est un roman que j'ai beaucoup aimé. C'est une excellente réécriture de la Belle et la Bête, que je recommande sincèrement.
J'ai hâte de me plonger dans A Court of Mist and Fury pour suivre la suite des aventures de Feyre.

«one day there will be anwsers for everything»

par Sheo
La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel
Christelle Dabos   
Que d’émotions en refermant ce troisième tome.

Quand je claironne que La Passe-Miroir est mon nouveau Harry Potter, je n’exagère pas. C’est une histoire doudou, dans laquelle je me plongerai au même titre que dans HP en cas de coup de blues.

Le principal défaut de ce tome ? Le même que les autres : PAS ASSEZ ! Comment fait Christelle Dabos pour pondre des pavés de 500 pages trépidantes d’action dont on sort avec une impression de trop peu ?!
Ici, c’est particulièrement accentué par le fait qu’Ophélie est loin d’autres personnages importants : [spoiler]Bérénilde, Victoire, Archibald, Renard, Gaëlle et bien entendu la superbe Victoire qui m’a totalement charmée. Personnages qu’on ne voit que le temps de quelques chapitres beaucoup trop courts à mon goût…[/spoiler] De ce côté-là, c’est une petite déception.
Le personnage de Victoire est très prometteur ! C’était intéressant de voir le monde par ses yeux, j’ai hâte de la revoir !
Ca aurait pu être sympa également que le grand-oncle joue un rôle plus large, un peu comme Roseline.

Concernant l’intrigue, j’ai été ravie de constater quelques précisions bienvenues, accompagnées d’éclaircissements qui épaississent encore un peu plus le mystère comme Madame Dabos sait si bien les distiller. [spoiler]Un monde bien réel imaginé par une romancière, Eulalie Dilleux… une jolie mise en abîme ![/spoiler]
J’ai été un peu déçue de la méthode employée par Ophélie pour en savoir plus : adopter une nouvelle identité (procédé déjà utilisé avec Mime) et attendre de gravir les échelons. Pour un troisième tome, je trouve ça dommage de devoir recourir à de tels artifices.
Les nouveaux personnages rencontrés sur Babel ne m’ont pas plus charmée que cela, excepté Ambroise, Blasius et le Sans-Peur. Au passage, bravo à Christelle d’avoir intégré à l’histoire une personne handicapée et une personne homosexuelle, c’est assez rare (notamment en littérature jeunesse !) pour le souligner.

On pourrait croire que je trouve plus de défauts que de qualités à ce tome. Ce n’est pas le cas ! C’est simplement plus facile de mettre le doigt sur quelques défauts objectifs que sur les raisons qui font de ce roman un véritable page-turner avec une intrigue qui gagne en profondeur de tome en tome.

Le couple Ophélie/Thorn fonctionne sur les mêmes rouages qui en font un duo hors clichés ; ils évoluent peu à peu au plus grand plaisir de la fleur bleue qui sommeille au fond du lecteur. Une question demeure : quel est le problème de Thorn dans ce tome avec le désinfectant ?? Je suis tout ouïe si quelqu’un a compris ^^’

C’est une saga intelligente qui n’a de cesse de surprendre son lecteur et de lui faire se poser des questions à chaque nouvel indice, chaque révélation.

Dans ce tome précisément, Christelle Dabos dépeint sans équivoque une société dystopique où la censure et le contrôle de soi pour la cité est la règle. Pour une fois, on voit clairement comment une telle société se met en place et on sait que nos héros vont tout faire pour empêcher que ce modèle s’étende à d’autres arches. C’est un aspect que j’apprécie énormément dans cette série.

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre le dernier tome. Je l’attendrai patiemment, mais avec de grandes expectatives !!
Artémis Artémis
Andy Weir   
Aussitôt acheté, aussitôt lu. Ayant beaucoup apprécié Seul sur Mars de l'auteur, quand j'ai entendu que Bragelonne allait sortir son nouveau livre, Artémis, je me suis dis qu'il ne fallait pas que je loupe ça. Une édition limitée était également disponible à la Fnac avec une couverture alternative et un marque-page spécial. C'est cette version que j'ai prise, que je préfère nettement à la couverture de l'originale.

Dans cette nouvelle aventure, l'auteur nous emmène sur la Lune, où une cité a été construite, celle-ci se nomme Artémis. On fait alors connaissance avec Jasmine, dite Jazz. Cette demoiselle habite sur la Lune, mais attention ne vous y trompez pas, elle est plus que débrouillarde, elle est à la tête de sa petite entreprise de contrebande, et elle est douée dans ce qu'elle fait. Elle en a également dans sa caboche, ce qui est assez utile avec ce qui va lui arriver tout du long de ce livre.

Parce que tout n'est pas rose sur la Lune comme on le découvre au fur et à mesure de la lecture, et Jasmine se retrouve alors au milieu d'un affrontement entre diverses puissances économiques (je n'en dis pas plus ici, afin de ne pas trop en dévoiler, mais vous avez compris le principal).

Comme pour Seul sur Mars, l'auteur m'a transporté dans son récit, on vit en même temps que Jazz ces aventures, on découvre la cité d'Artémis au fur et à mesure des déplacements de l'héroïne. Bref un thriller avec de l'action, de la science et une héroïne attachante et débrouillarde. Si vous avez aimé Seul sur Mars, je pense que vous aimerez également Artémis.

par Gkone
Tu mourras moins bête, tome 1 : La science, c'est pas du cinéma ! Tu mourras moins bête, tome 1 : La science, c'est pas du cinéma !
Marion Montaigne   
"Peux-t-on survivre comme Indiana Jones en se planquant dans un frigo alors qu'une bombe atomique pête à côté?" "Pouvons-nous echapper à la mort en sautant d'un pont de 30 mètres?". Marion Montaigne tente de démêler le vrai du faux et les grosses ficelle du cinema mais en y mettant les formes et en injectant un humour très corrosif... Génial et en plus très instructif. Que demande le peuple?
Fils-des-Brumes, Tome 1 : L'Empire ultime Fils-des-Brumes, Tome 1 : L'Empire ultime
Brandon Sanderson   
Un des meilleurs livres de fantasy qu'il m'ait été donné de lire !
Si la saga mérite largement d'être lu pour son scénario (que j'estime être un des meilleurs de ma bibliothèque) ce premier tome fut à la base un énorme coup de cœur ! Pourquoi ?

Premièrement : son héroïne. Les personnages principaux féminins, ça ne me pose aucun problème en tant que garçon, mais Vin, c'est... ce personnage ne se limite pas à ce simple constat ^^ Clairement représentatif du passage de l'enfance à l'adolescence (plus, plus tard dans la saga, à l'âge adulte) son évolution, son ouverture aux autres et sa prise d'autonomie m'ont fait beaucoup m'identifier à elle. C'est d'ailleurs l'ouverture aux autres qui est au centre du développement du personnage, tout au long de ce premier tome, sans jamais tomber dans les clichés du style ;)

Deuxième point fort : son univers. Alors là, c'est limite le rêve pour les amateurs de dark-fantasy ! (bien que ce livre n'en fasse pas vraiment partie... notamment avec son parti-pris adolescence) Imaginez : Les brumes qui recouvre le monde à la nuit tombé, le ciel rouge, les cendres tombant du ciel comme de la neige, une citée tentaculaire dans un style renaissance (comme les habits d'ailleurs)... Le monde reste cependant technologiquement au moyen-âge au niveau de l'armement, donc vous ne perdrez pas tous vos repaires ;)

Troisièmement : la magie. C'est clairement le point fort du livre : nous proposer une magie originale et singulière. Un système de métaux, de pouvoirs... Tout est bien ficelé et nous fait finement sortir de notre fantasy D&D fourre-tout ^^
Les seuls petits défauts que j'aurais à souligner, ce serais peut-être les descriptions qui ne s'attardent pas assez à mon goût sur le décor... Et le trop grand emploi des noms de personnages (sans utiliser de pronom ou de synonymes), ce qui est un peu voyant à certains moments.

Au final donc, une fantasy finement pensée, avec sa dose de combats épiques, de personnages attachants, son intrigue très bien ficelée et son univers magique et physique tout simplement éblouissant ;)
Chacun des livres de la série apporte un développement différents tout en renouvelant l'intrigue toujours plus loin... je vous les conseils donc aussi ! :D
A relire encore et encore ! :D
Chroniques birmanes Chroniques birmanes
Guy Delisle   
En 2005, l’auteur accompagne en Birmanie son épouse qui travaille pour Médecin Sans Frontière. Ils sont accompagnés de leur fils Louis dont Guy Delisle va tout particulièrement s’occuper.
De son séjour dans ce pays asiatique soumis à la loi des militaires, il en a tiré ce somptueux album de bandes-dessinées dans lequel il nous raconte, très simplement, la Birmanie qu’il a connu.
Au travers de nombreux petits chapitres, on découvre la vie en Birmanie, les difficultés rencontrées par les étrangers ainsi que par les ONG. L’auteur nous livre une vision brute du pays avec ses traditions, ses contraintes, ses habitudes de vie.
Somptueuse bande-dessinée de reportage.


par Vepug
Boudicca Boudicca
Jean-Laurent Del Socorro   
Boudicca, c'est l'histoire d'une femme qui a grandi sans mère, morte en la mettant au monde, et sans l'affection de son père, qui semble ne pas être parvenu à faire le deuil d'Andraste son épouse. Boudicca, c'est l'histoire d'une femme éprise de liberté. C'est cette Reine des Icènes qui a osé s'opposer à la puissance de Rome. Une femme multi facettes: reine, épouse, guerrière, mère. Une femme passionnée, qui met à coeur d'exceller dans chacune de ces fonctions. Mais qui est-elle ? Parfois, même elle l'ignore.
» Tu es entière et immuable et pourtant si pleine de doute sur toi-même. Crois-moi, tu es une personne comme il y en a trop peu. Boudicca, ne laisse ni les hommes ni les dieux te faire croire le contraire. » (p. 175)
Car oui, mentionnée par Tacite et Dion Cassius, Boudicca (aussi connue sous le nom de Boadicée) est une figure historique, bien que les sources la concernant soient maigres. Une statue la représentant est d'ailleurs visible à Londres.
Jean-Laurent del Socorro nous livre un portrait fascinant de cette femme insoumise, teintant son récit de magie grâce à la présence des druides, sans jamais dénaturer l'Histoire. de sa naissance à sa mort, Boudicca reste toujours la même, comme animée d'un feu intérieur dont la moindre étincelle peut la transformer en incendie dévastateur.
J'ai été emportée, transportée dans cette vision de la vie de Boudicca. Vraiment. le style immersif de l'auteur, direct, simple (et surtout pas simpliste) et soigné, est véritablement addictif. Malgré ses défauts, sa fierté parfois mal placée, Boudicca est un personnage auquel je me suis attachée.
Ce deuxième roman de del Socorro est une nouvelle merveille. À lire absolument!

par Virginy
Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir
Yuval Noah Harari   
Si Sapiens nous faisait réfléchir sur l'homme actuel, son pourquoi et son comment, Homo Deus nous lance sur les traces de ce que nous deviendrons peut-être, et pourquoi. Quelles seront les prochaines quêtes de l'humanité avec l'avancée fulgurante de la technologie et de la médecine ? Et serons-nous encore humains à ce stade de notre évolution accélérée ou deviendrons-nous autre chose... des dieux ? Notre individualité existera-t-elle encore, ou n'est-elle de toute façon qu'un mythe créé par notre esprit ?

Encore et beaucoup de questions posées, auquel l'auteur tâchera de répondre, en laissant toutefois au lecteur le soin de se forger ses propres réponses, de s'interroger plus en avant. Comme Sapiens (qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu pour ouvrir cet ouvrage-ci), Homo Deus est toujours instructif et clair, accessible. La pointe d'humour et les exemples d'actualité sont un plus appréciable.

J'ai trouvé qu'il y avait des longueurs dans ce volume, ou du moins qu'on n'allait pas assez rapidement à ce que nous promettait à la fois le titre, le quatrième de couverture et le premier chapitre, à savoir toutes les questions relatives au passage de homo sapiens à homo deus par le biais des améliorations technologiques et autres.
On reprend beaucoup des thèmes déjà évoqués dans le précédent titre, Sapiens, et s'ils restent intéressants, approfondis et nécessaires à la compréhension du propos final de l'auteur, il en ressort un léger effet de remplissage tout de même.

par Miney
Miss Peregrine et les enfants particuliers Miss Peregrine et les enfants particuliers
Ransom Riggs   
Fait rare, j'ai acheté ce livre tout juste deux semaines après sa sortie. C'est un magnifique objet, parsemé d'images, décoré... Bref, de très bonne qualité et qui m'a attiré tout de suite de par sa couverture mystérieuse. N'ayant pas vu le résumé à l'intérieur du rabat, je me suis contentée de lire les quelques lignes derrières, disant que nous allions évoquer le nazisme, la persécution des juifs, l'enfermement et l'immortalité. Publié aux Editions Bayard, ce premier roman de Ransom Riggs est à vendre à 14,50€ et je n'ai qu'une chose à dire : de par la qualité et la beauté de l'objet et aussi pour son histoire particulière, foncez vous le procurer !

Je ne vous résumerais pas l'histoire. Un des attraits du roman est justement ce côté mystérieux. Si certains l'ont jugé légèrement inquiétant par sa couverture, il n'en fut rien pour moi et c'est plutôt intriguée que j'ai commencé ce livre. Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre ! Et j'ai avalé tout bonnement ces 450 pages.

450 pages qui se lisent relativement vite car nous n'avons pas affaire à de grandes narrations. Les pages sont aérées, la police n'étant pas spécialement grande mais les interlignes sont plutôt espacés. De plus, certaines pages ne comportent qu'une photo, ou le numéro du chapitre.
Puisque j'évoque ces photos, si étranges et si bizarres mais qui attirent immédiatement l'attention, je tiens à préciser, pour augmenter l'étrangeté du bouquin, qu'une note en fin de roman nous apprend que très peu d'entre elles sont truquées. Je serais curieuse de savoir lesquelles !
Ces photos apportent un plus à l'histoire. Elles nous permettent de mieux entrapercevoir les choses, les personnages, les lieux. Elles m'ont permis de mieux me figurer ce "monde".

Les personnages sont attachants mais je ne sais pas trop sur quels pieds danser avec eux. Comme tout dans le livre, ils possèdent leur part de mystères, ce qui les rends difficiles à les cerner, autre que Jacob, notre protagoniste.
Les idées de l’histoire sont très intéressantes, mais encore survolées dans ce premier tome. Ne sachant pas qu'il s'agissait d'une série, j'ai lu ce roman comme un one-shot et j'ai été un peu déstabilisée vers la fin, ne comprenant pas où l'auteur voulait en venir (mais quand j'ai appris que c'était un premier tome, j'ai mieux saisi ^^). On peut reprocher à ce roman, pourtant addictif, les défauts d'un premier tome : une histoire un peu longue à s'installer. C'est vrai et nous ne savons pas grand-chose en refermant le livre : il reste un part entière de mystères à découvrir !
Sans trop vous évoquer l'histoire en elle-même, je tiens à préciser que les horreurs de la seconde guerre, la persécution des juifs ainsi que le nazisme, sont très en arrière-plan dans ce premier tome, mais seront mis certainement davantage en avant dans le second. Contrairement à la classification du futur film (il va peut-être être adapté pour Tim Burton), je ne qualifierais pas ce roman d'épouvante ou d'horreur. Certes étrange, je ne l'ai pas trouvé effrayant, et il demeure dans le genre fantastique pour moi. Mais le film peut être adapté d'une autre manière...

L'écriture n'est pas un atout du livre, elle se fond avec le reste. Fluide, simple et sans attrait particulier, c'est tout de même elle qui nous entraîne, à l'aide des photos. On arrive rapidement au milieu de l'histoire sans s'en rendre compte !

Conclusion :

Pour décrire ce livre, un seul mot me vient : particulier. L'histoire en elle-même n'est peut-être pas innovante, bien que je n’aie jamais lu de roman lui ressemblant. Mais ce livre prend sa force de part un magnifique travail d'édition qui lui a donné une couverture intrigante qui attire l'œil. C'est vraiment un magnifique objet, parsemé de photos authentiques pour la plupart, qui augmentent le mystère. Si on peut lui reprocher quelques défauts d'un premier tome, à savoir un début un peu lent le temps d'installer l'histoire, il n'en fut pas moins une lecture addictive et très mystérieuse ! Le nazisme et la seconde guerre sont plutôt en second plan, mais ils vont prendre de l'avant dans le second tome (la fin le suggère...)
Vous l'aurez compris, ce roman est à découvrir pour tous les amateurs de fantastiques, à ceux qui aiment Tim Burton (ce qui n'est pas mon cas) et à tous ceux qui hésitent encore : laissez-vous tenter !

par Freelfe
Si c'est un homme Si c'est un homme
Primo Levi   
Un livre bouleversant, qui montre la Shoah de l'intérieur.
Avant de le lire, je pensais que l'on m'avait déjà tout dit, ou presque sur la Shoah, mais j'ai découvert, en le lisant, que je ne savais presque rien, en fait.
Un témoignage à lire, pour ne pas répéter les erreurs du passé.

par Kato