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Commentaires de livres faits par Eleanara

Extraits de livres par Eleanara

Commentaires de livres appréciés par Eleanara

Extraits de livres appréciés par Eleanara

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Etant donné que je suis activement l’autrice du Souffle de Midas, j’avais entendu parler du manuscrit bien avant sa sortie. Ma curiosité était déjà piquée grâce à la mythologie présente dans le récit, si bien que je n’ai pas hésité une seconde à l’acheter dès sa sortie. Je ne regrette pas l’aventure, bien que j’ai l’impression de ne pas en avoir eu assez.

On fait la connaissance du personnage de Louise et de son quotidien, qui se révèle plutôt attachante. J’ai beaucoup apprécié les références du personnage, qui permettent de l’humaniser et de la rendre plus proche du lecteur. Je pense que cela a fonctionné avec moi parce qu’elle fait partie de la même génération. Peut-être serait-ce différent avec quelqu’un de plus jeune. Toujours est-il que cela permet de la rendre plus crédible que d’autres personnages. Qui plus est, j’ai été immergée dans le récit avec simplicité, le récit s’avère fluide, bien qu’on peut relever certaines maladresses d’écriture. Vu qu’il s’agit d’un premier tome, on pouvait s’y attendre. Ce qui fait que je n’ai pas particulièrement buté sur le style d’écriture contrairement à d’autres personnes.

Le récit est plutôt court, ce qui fait que les événements s’enchaînent rapidement. Ce rythme m’a posé problème parce que j’ai eu le sentiment qu’on ne s’attardait pas suffisamment sur les événements ou le ressenti des personnages. Je pense surtout au fait que Louise ne semble pas particulièrement bouleversée par tout ce qui lui arrive. Elle ne se pose pas beaucoup de questions et, plus important encore, n’en pose pas. Elle se résigne assez vite au fait que personne autour d’elle ne semble vouloir la mettre au courant. Je n’ai pas trouvé ça crédible, ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à croire ce que je lisais. Ce rythme se retrouve aussi dans les relations entre les personnages. L’exemple le plus frappant est celle qui se noue entre Louise et Argus. On ne comprend pas d’où vient ces sentiments. C’est trop facile, trop rapide. C’est pourquoi certains passages entre eux m’ont fait sortir de ma lecture, vu que je ne croyais pas à leurs sentiments. Il en est de même pour la relation entre Jasmine et Marshall. Il me semble que cela faisait quelques jours qu’ils étaient ensemble et Jasmine dit l’aimer énormément. En lisant ses dialogues, je me suis retrouvée perplexe.

En parallèle, ce manque de développement impacte énormément l’univers présenté. Ce n’est pas compliqué, on en sait pas grand chose. Je suppose que c’est volontaire : l’héroïne en sait peu, le lecteur aussi. Toutefois, j’admet que j’ai été frustrée par cet aspect. J’ai eu la sensation qu’on a fait qu’effleurer la surface, ce qui fait une introduction à l’univers plutôt faible. Je fais le même constat aux personnages ancrés dans l’univers dont on fait la rencontre au fil de l’histoire. On en sait trop peu. A mes yeux, ils faisaient davantage figure de figuration au lieu de ressembler à de véritables personnages secondaires. Je pense que ce sera amélioré dans le prochain tome mais j’aurais préféré que ce soit fait ici. Ce qui m’amène au dernier point : l’antagoniste. J’ai eu beaucoup de mal à le craindre, à le trouver crédible, alors qu’il commet des actes assez horribles. Je n’ai pas eu peur. Je ne me suis pas demandé si les personnages allaient s’en sortir. Je me suis retrouvée plutôt spectatrice, alors que j’aurais préféré être investie.

Tous les éléments cités ci-dessus ne m’ont pas empêché d’apprécier ma lecture. J’ai passé un bon moment et je serais curieuse de lire le prochain tome. Si vous êtes curieux, je vous encourage à tenter l’expérience, en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un premier roman.
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Après avoir lu le synopsis et profité d’une promotion numérique, j’étais assez curieuse de découvrir ce premier tome. Au final, l’aventure ne m’a pas convaincue.

Le récit se lit vraiment rapidement grâce au style d’écriture de l’autrice qui se révèle très simple. Ce qui fait que les choses ne sont jamais expliquées. Il se passe des choses sans qu’on comprenne réellement les enjeux. J’ai aussi remarqué dès le départ que l’histoire s’avère très caricaturale, très simpliste. Je peux citer l’exemple du roi qui trouve judicieux de doubler les taxes du peuple déjà appauvri alors qu’il y a des tensions…

Cet aspect caricatural se retrouve aussi chez les personnages. Surtout les personnages principaux. Evidemment, Thanos n’apprécie pas la famille royale bien qu’il en fasse partie (et oui sinon il n’y a pas d’histoire d’amour possible). Evidemment, l’héroïne a une mère qui la déteste sans raison et la bat (histoire de rendre le personnage attachant en lui donnant une vie misérable mais avec de bonnes valeurs, puisqu’elle n’éprouve aucune jalousie envers ses frères choyés et s’occupe d’eux). Ces éléments témoignent d’un manque de profondeur, qui occasionne quelques clichés… Notamment le plus connu et peut-être le plus insupportable : celui de la fille qui se retrouve à bout de souffle en découvrant le personnage mâle principal tant ce dernier ressemble à une oeuvre d’art créée par les Dieux (j’exagère à peine). Forcément, en forçant le trait de cette façon, cela engendre quelques incohérences. Je peux citer l’exemple de l’héroïne qui parle de Thanos comme d’un homme qui la fait craquer, alors que cinq pages avant, elle voulait en embrasser un autre.
Tout en logique, vous dis-je.

En somme, ce premier tome a été loin de me convaincre. L’intrigue n’est pas intéressante dans la mesure où on ne sait pas grand chose des enjeux, de l’univers, ce qui ne nous donne pas nécessairement envie de poursuivre. En ajoutant les éléments cités plus haut, le résultat se révèle décevant. Je trouve ça dommage parce qu’il y avait du potentiel dans l’idée, mais l'exécution n’a pas été suffisamment convaincante à mes yeux.
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date : 26-11
J’ai beaucoup plus apprécié ma lecture que je l’aurais pensé. On s’immerge facilement dans l’histoire de notre héroïne, célèbre mangaka qui se voit confrontée à un sérieux dilemme. Je savais que ce manga allait aborder des thèmes importants peu récurrents dans les mangas pourtant, j’ai été agréablement surprise. L’utilisation du mot “autrice” m’a ravie et l’évocation de certains sujets m’ont beaucoup plus (notamment du cliché de la femme heureuse qu’en amour).

J’ai vraiment aimé les personnages, autant l’héroïne principale que ses amies qu’on apprend à connaître. Si l’un des personnages principaux masculins me laisse indifférente, je dois reconnaître que l’assistant de la mangaka m’intrigue. J’ai hâte d’en apprendre davantage sur lui dans le prochain tome. Autrement, j’ai été étonnée par l’humour. J’ai souris et même ris à de nombreuses reprises. J’ai beaucoup aimé la dynamique du récit. Arrivée à la dernière page du manga, le constat s’avère évident : la découverte du tome suivant devient nécessaire. Je suis impatiente de connaître la suite de cette histoire.
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date : 26-11
Cela faisait plusieurs mois que je voyais ce titre circuler sur la toile. J’ai été ravie d’apprendre sa sortie chez Albin Michel, tant et si bien que je l’ai acheté dès sa sortie. Ash Princess s’est révélé être une bonne lecture, mais certainement pas un coup de coeur.

Le résumé m’avait énormément attirée : une princesse déchue obligée de continuer à vivre dans le château qui l’a vue grandir, peuplé d’ennemis qui ont éradiqué sa famille et son peuple, dont ils ont asservi les derniers représentants. J’ai beaucoup aimé cette ambiance, où Théo évolue parmi ses ennemis et se doit de jouer un rôle. Elle est tiraillée entre ce rôle qui l’étouffe mais qui lui est nécessaire et sa propre personnalité qui veut resurgir. J’ai relativement apprécié le personnage de Théodosia, bien qu’il m’ait manqué quelque chose pour vraiment aimer le personnage. Les personnages secondaires m’ont également laissée plutôt indifférente, hormis le personnage du prince qui m’intriguait assez et qui s’est révélé sympathique. Je peux citer aussi la meilleure amie de Théodosia à la cour. J’ai beaucoup aimé leur relation et l’évolution de cette dernière. Son personnage ne ressemble pas aux personnages féminins meilleures amies de l’héroïne, ce qui est appréciable. Pour en revenir aux relations entre les personnages, j’ai regretté la présence du triangle amoureux qui n’était pas nécessaire selon moi. Pour autant, je peux comprendre l’intention de l’autrice derrière : ce triangle amoureux symbolise davantage qu’une simple amourette. C’est davantage axé sur le tiraillement de l’héroïne entre deux visions des choses. Pour cette raison, ce triangle amoureux ne m’a pas aussi gênée comme j’ai pu l’être dans d’autres romans.

L’intrigue n’est pas exceptionnelle en soi, aucun retournement de situation ni révélation nous coupe le souffle, mais l’histoire reste intéressante à suivre. On se prend au jeu. On s’intéresse au quotidien de Théodosia et à sa quête. On a envie de la voir réussir malgré tout. Toutefois, j’admet que j’aurais aimé être davantage impliquée dans l’histoire. Le récit manque d’émotions et de surprises selon moi. Au bout d’un certain temps, on devine aisément à quel point l’histoire se finira. Seul le dernier chapitre comporte un élément surprenant. Seulement, il se révèle bien faible pour attiser la curiosité du lecteur. Pour autant, comme j’ai apprécié ma lecture, je me laisserais facilement tenter lorsque la suite sortira.
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Étant donné que j'ai vu passer ce titre à maintes reprises et que le synopsis me semblait engageant, j'ai sauté sur l'occasion lorsqu'une amie m'a proposé de découvrir l'ouvrage. Sachant qu'il a été écrit par une autrice française, j'étais d'autant plus curieuse. Je ne regrette pas ma découverte, j'ai passé un bon moment pendant une bonne partie du roman, mais je dois avouer que la fin m'a laissée plus que sceptique et que certains éléments m'ont dérangée.

Tout d'abord, je dois reconnaître que j'ai eu un peu de mal à me plonger dans l'histoire. Pour une habituée de la fantasy, c'était un début un peu redondant : un personnage jeune vit sa vie plus ou moins paisible au sein de sa famille dans un petit village, jusqu'à ce qu'arrive un événement qui vient bouleverser son quotidien. A ce moment-là, on fait la connaissance de Lilith, de son père et de leur vie. Aucun élément particulier n'a réussi à me captiver, la personnalité de Lilith me semblait trop lisse : petite fille super jolie, gentille, qui a du mal à s'intégrer et à se faire des amis, mais en est malheureuse... Qui plus est, ses réflexions laissaient entendre qu'elle était beaucoup trop mature pour son âge. Je pense notamment à son avis sur le Père du village ainsi que sur la religion instaurée. Tout cela faisait que j'étais assez spectatrice du récit et non investie. Qui plus est, le style d'écriture de l'autrice est plus descriptif que je le pensais, ce qui a contribué à la lenteur du récit.

C'est resté ainsi jusqu'à la formation de Lilith. La découverte du monde m'a également laissé perplexe. C'est un avis totalement subjectif, parce que c'est typiquement le genre de monde que je n'apprécie guère – avec des elfes (Abels ici), dans un monde reculé féerique, dans la nature, avec tout le monde qui s'apprécie. Par exemple, je pense au monde des Gardiens des Cités Perdues, pour ceux qui connaissent. J'ai du mal à croire à ce type d'univers, ce qui fait qu'encore une fois, je suis restée assez indifférente aux personnages qu'on découvre : Douce, Melhen, Ismelda, Sando. Tout cela me semblait trop... Je ne sais pas décrire autrement que « bisounours », même si le terme n'est pas vraiment approprié. Trop lisse, peut-être. Encore une fois. A partir du moment où on en apprend davantage sur ce qui entoure Lilith – que ce soit les races ou les civilisations, j'ai davantage apprécié. L'autrice est parvenue à créer son univers, en apportant une touche d'originalité (les Amazones ne ressemblent pas tout à fait à ce qu'on pourrait penser).

Quand Lilith en vient à passer une épreuve, j'étais embarquée dans l'histoire. Les années défilent où notre héroïne grandit, aux côtés de son entourage. Malheureusement, elle ne m'est pas devenue sympathique. Ses capacités me semblaient trop importantes. Le personnage en lui-même est beaucoup plus important, tellement que cela rend perplexe. Certes, elle a un rôle particulier, mais ce n'est pas la seule (d'ailleurs, j'ai trouvé que c'était une bonne chose de la part de l'autrice. Seulement cela est gâché par la trop grande importance qu'on accorde à Lilith, au détriment des autres personnages). Certaines de ses réflexions m'ont vraiment fait lever les yeux au ciel. Par exemple, elle reproche à une personne de son entourage, qu'elle n'a pas vu depuis longtemps, d'être devenu lâche, par rapport à une situation délicate. Cela m'a semblé très manichéen, venant d'une enfant et non d'une jeune femme. D'autant plus que la situation était réellement compliquée et qu'elle ne pouvait pas se permettre de juger qui que ce soit.

Cette antipathie s'est accrue jusqu'à la fin. Si je trouvais ma lecture agréable, les deux-cent dernières pages ont été des plus décevantes. Cela s'explique par l'arrivée d'un nouveau personnage.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Je parle d'Helian, bien entendu.[/spoiler]

Je savais déjà qui il était alors que l'autrice ne parlait que de son rang. Ce n'était pas le seul élément que j'ai deviné, loin de là. Aucune surprise n'est venue au cours du récit. Les révélations n'en étaient pas pour moi, j'avais tout anticipé. Toutefois, ce n'est pas un point qui m'a réellement dérangée. Je serais passée outre si le reste m'avait convaincue. L'arrivée dudit personnage a été décisif dans mon appréciation du roman. La réaction de Lilith à son encontre me semblait difficilement compréhensible, malgré l'explication donnée par l'autrice que j'avais deviné dès le début. Lilith finit par prendre position et ses actes, ses réflexions, n'étaient pas compréhensibles à mes yeux. Du moins, pas en aussi peu de temps. La relation qui se développe par la suite a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Lilith me semblait trop proche, trop tactile, avec cette personne – alors qu'ils se connaissent à peine. Ce qui fait que leur relation me semblait incompréhensible.

En parallèle de cette relation, un personnage qu'on suivait depuis longtemps change de comportement. Il passe pour quelqu'un d'intolérant, têtu, jaloux, sans aucune raison. Étant donné que j'étais moi-même sceptique, je me suis dit « D'accord, il va se passer quelque chose qui fait que leur comportement va être expliqué et il va y avoir un retournement de situation ». Quelle monstrueuse... déception. Le retournement de situation que j'attendais désespérément pour expliquer ce que je lisais n'est pas venu. Le récit se termine, sur une platitude, telle que j'en avais rarement lue. Vraiment. Je pèse mes mots. Il n'y avait aucun enjeu, aucun challenge. L'aspect « bisounours » que j'ai déjà évoqué se ressentait clairement : le personnage mystérieux qui dit être gentil est gentil, les personnages méfiants passent juste pour des intolérants égoïstes, tout le monde est gentil. Et l'épilogue... Que dire ? Ce dernier se termine par un rire machiavélique digne d'un méchant de dessin animé. J'exagère à peine. Les personnages qu'on est censé craindre paraissent ridicules. Même les personnages qu'on est censé apprécier. Pour donner un exemple, le fameux personnage dont je préfère rien dévoiler fait un discours lors d'une réunion importante. J'avais l'impression de me retrouver face à un enfant de dix ans. C'était gênant. Je n'ai pas d'autre mot pour décrire mon ressenti en lisant cette scène.

La dernière « surprise » (qui n'en est pas une) concernant le fameux personnage m'a bien fait rire. Sans en dire trop, il fait quelque chose qui est censé être rare. Sauf que cette même chose arrive à TOUTES les personnes de l'entourage de l'héroïne.

[spoiler]Un loup pour Sando, Melhen... Même Douce ! Et Helian !


Personne d'autre dans le village ne bénéficie du même traitement. Comme par magie. Ce n'est pas la seule chose supposée « rare » qui se produit beaucoup trop souvent, de manière beaucoup trop hasardeuse. Tous ces éléments ont contribué à rendre mon récit difficilement crédible. Les personnages, leurs capacités, leurs réactions, leurs relations, tout cela m'a laissée dubitative. Si on rajoute le manque de surprise et l'intrigue plus que prévisible et plate au possible, on se retrouve avec un roman peu convaincant à mes yeux. J'en suis la première déçue car l'histoire semblait prometteuse, fut un moment. Les deux cent dernières pages ont eu raison de moi. C'est pourquoi je ne lirais pas la suite. Toutefois, l'autre roman publié de l'autrice m'intrigue, je me laisserais sûrement tenter par cette nouvelle histoire, en espérant qu'elle me plaise davantage qu'Initiée.
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Tout d’abord, je tiens à attirer l’attention sur cette magnifique couverture, qui est bien ma préférée de la saga et de loin. Elle est d’une telle beauté ! Au moins, je peux d’ors et déjà affirmer que le contenant s’avère à la hauteur de son contenu.

On fait la rencontre du personnage de Lune, espionne envoyée en mission en territoire ennemi chez la famille de Shelun. J’ai beaucoup apprécié son personnage, cette femme insoumise qui refuse d’être assujettie à qui que ce soit, mais aussi humaine qui a du mal à se détacher de ses sentiments. On s’intéresse aussi à Kennain, troisième fils de Shelun et Aydred. Son personnage m’avait déjà tapé dans l’oeil dans le tome précédent, si bien que j’étais extrêmement curieuse d’en apprendre plus à son sujet. Je n’ai pas été déçue. Si Lune a succombé au charme de Kennain, elle n’a pas été la seule : j’ai été charmée. Entre son intelligence, son humeur enjouée, son humour teinté d’ironie, il s’est révélé très attachant. Tellement qu’il s‘agit de mon Mordrain préféré sans aucun doute.

L’histoire a beau se révéler bien moins rythmée par les combats et la guerre, elle n’en demeure pas moins captivante. Il faut savoir qu’elle est très orientée vers la politique, ce qui peut déconcerter par moment. Pour ma part, je n’ai pas été perdue et j’ai été prise dans cette intrigue aux côtés de Lune. La romance est bien amenée et cohérente. La plume de l’autrice me plait toujours autant ainsi que son univers. J’ignore si je serais lassée un jour de lire l’un de ses romans. Toujours est-il que cette saga se révèle être l’une de mes préférées. J’ai toujours cette envie de m’y replonger, de les relire. A la fin de ma lecture, j’avais déjà envie de la relire. Au final, je me rend compte que j’aime vraiment cet univers et que j’ai envie de plus. J’ose espérer que l’autrice nous réserve de belles surprises de ce côté-là. De ce fait, je pense craquer pour le prochain tome sous peu… L’univers me manque décidément trop et je vais adorer me replonger dans cet univers.
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L’histoire se déroule près de 20 ans après la fin du tome 1. Celui-ci s’était achevé d’une manière atroce, le genre fin dont on veut désespérément connaître la suite. De ce fait, ce bond dans le temps m’a légèrement frustrée, j’aurais aimé en savoir davantage sur ce qui s’est passé et ce qu’est devenu certains personnages. Fort heureusement, au fil de l’histoire, on apprend certaines choses sur eux, ce qui a rattrapé ma frustration du début.

On retrouve notamment Shelun et Aydred en tant que couple marié, quelques années plus tard. Le second tome de Kel se concentre donc sur leur fils aîné, Herdred. Je n’ai pas eu le coup de cœur que j’ai eu pour ses parents. Si j’ai aimé suivre son histoire, lui en tant que personnage ne m’a pas vraiment séduite. Il me semblait trop “lisse”. A mon grand soulagement, les autres personnages rattrapent ce déficit. L’histoire d’Herdred l’amène à découvrir d’autres civilisations et leurs habitants. Au contraire d’Herdred, j’ai adoré le personnage de Asja. La romance est moins mise en avant que le précédent tome, ce qui m’a légèrement frustrée. Pour autant, le récit demeure captivant et j’ai vraiment aimé cette histoire, le fait de découvrir d’autres peuples et d’en apprendre davantage sur le monde créé par l’autrice. C’est surtout cet intérêt qui m’a captivée du début à la fin. On retrouve les thématiques chères à l'autrice, comme le racisme, la violence, les horreurs de la guerre, la différence ...

J’affectionne toujours autant la plume de l’autrice, qui s’avère à la fois riche et simple. Elle a le don de nous transporter dans son univers avec facilité et de nous laisser en ressortir seulement à la dernière ligne. Le rythme est haletant, ça ne s’arrête jamais et on éprouve toujours ce besoin de savoir ce qui va se passer ensuite. Si bien qu’à titre personnel, je l’ai lu d’une traite. Il n’y a pas de longueur, tout est à sa place et a son importance.

Au final, si ce tome m’a moins marquée que son prédécesseur, il reste très bon. L’histoire est intéressante, prenante, mais aussi cohérente… jusqu’à la fin. Cette fin qui m’a déchirée le cœur. Arrivée à la dernière ligne, je ne pouvais, non, je DEVAIS lire la suite. C’était devenu un véritable besoin. Pour cette raison et tant d’autres, la saga Kel s’est imposée dans mon cœur et s’est hissée parmi mes sagas favorites.
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date : 16-11
Confusion est bien le Cat Clarke qui m’a le moins touchée, malheureusement. Pourtant, le synopsis était extrêmement prometteur, faisant de belles promesses. Hélas, l’intrigue qui a tant perturbé certains m’a laissée plus ou moins indifférente… étant donné que j’avais compris le dénouement bien avant la fin. Ce qui fait que l’avalanche d’émotions qui s’est produit chez d’autres lecteurs n’a pas opéré chez moi. C’est pourtant “le” truc de Cat Clarke : un retournement de situation déchirant qui nous cloue sur place, une lecture bouleversante qui nous malmène d’un bout à l’autre et qui nous laisse un souvenir indélébile. Confusion n’a pas eu cet impact tant espéré.

Notre héroïne, Grace, se réveille un jour dans une pièce immaculée dotée seulement d’une table, d’une chaise et de feuilles vierges. On alterne donc entre le présent et le passé de Grace, où on apprend à la connaître mais aussi son vécu. Grace ne ressemble pas aux héroïnes types. C’est pourquoi sa personnalité s’avère assez originale, ce qui m’a plu. Elle a une part d’humanité, de vrai, qui manque cruellement à certains personnages du paysage young adult. On fait également la rencontre de son entourage : soit sa mère, Sal et Nat. Vient alors le moment où les choses se gâtent. Plus on découvrait les moments entre Grace, Sal et Nat, plus je devenais perplexe. S’il est vrai qu’ils changent aussi des clichés habituels - ce qui est rafraîchissant -, il est aussi vrai qu’ils m’ont été particulièrement antipathiques. Et ce, depuis le début. Il y avait quelque chose de faux, de troublant, de dérangeant, qui m’a titillée à chaque moment passé en leurs compagnies. Cela est accentué par l’ambiance sombre, troublante, que parvient à tisser Cat Clarke, comme elle sait si bien le faire.

Au fil des pages, la “révélation” n’en était plus une, puisque je l’ai deviné aisément. Pour autant, le récit garde son côté addictif car même si on se doute du dénouement, on veut y parvenir. L’écriture de Cat Clarke est toujours aussi efficace, elle nous emporte facilement dans son histoire. Cependant, ce n’est pas tout. A partir du fameux déclic, j’ai vraiment détesté les personnages, mais j’ai aussi éprouvé beaucoup d’empathie pour le personnage de Grace. Bien que je lui reconnaissais certaines qualités, je ne m’étais pas attachée à elle jusque-là. En devinant ce qui lui était arrivé, j’ai été submergée par la peine. J’essayais de me mettre à sa place et à mon tour, j’éprouvais ses sentiments. Cette sensation d’être prise au piège, d’étouffer, de ne pas vouloir y croire, d’être sous le choc. Pour en revenir aux autres personnages, je dois admettre qu’il est rare que j’en vienne à détester des protagonistes de manière aussi vive.

Pour cette raison, Cat Clarke a réussi son coup : j’ai ressenti des émotions vivaces, authentiques, comme si j’étais Grace. J’ai retrouvé tout son talent. Seulement le caractère prévisible de l’intrigue a beaucoup joué dans mon appréciation finale… Cela a diminué l’impact des dernières pages, qui aurait dû être retentissant. Toutefois, la fin se révèle satisfaisante, bien que d’ordinaire je déteste les fins ouvertes. En lisant Cat Clarke, on doit pourtant s’y habituer… En définitive, je dirais qu’en soi l’idée était des plus originales, mais l’exécution a manqué de suspens. Pour autant, le récit reste addictif, prenant et ne manque pas d'émotions, l'écriture de Cat Clarke continue de nous transporter. C'est pourquoi, malgré les côtés négatifs, je recommande cette lecture, tout en gardant à l'esprit que Cat Clarke a fait bien mieux.
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date : 12-11
Après avoir dévoré et adoré la saga des Chroniques Lunaires, j’étais plus que curieuse de découvrir un autre ouvrage de l’autrice. J’ai eu l’occasion d’entendre bon nombre d’avis élogieux sur cette lecture. Il m’a suffi de m’intéresser de plus près au résumé pour me décider : une réécriture de conte sur un personnage peu abordé bien que connu, dont on suit la descente aux Enfers pour devenir le méchant qu’on connaît, à savoir, La Reine de Coeur. Il ne m’en a pas fallu davantage pour l’acheter et le lire dans la foulée. Il s’agit d’une bonne lecture, mais moins marquante que je l’avais espéré.

J’ai retrouvé la plume de l’autrice que j’affectionne énormément. Je me suis plongée sans difficulté dans cette histoire, tant et si bien que je l’ai lu d’une traite. Une fois commencé, on ne peut plus le lâcher. Le récit s’avère terriblement addictif. Qui plus est, j’aime beaucoup ce procédé de savoir plus ou moins la situation finale sans connaître le cheminement qui permet d’arriver jusque-là. On découvre donc le personnage de Catherine, bien différente de la célèbre Reine de Coeur. C’est un personnage attachant, passionnée, pleine de douceur mais aussi de détermination. Elle a ses rêves et compte bien les réaliser, peu importe ce qu’on lui dit. On fait aussi la rencontre de Badin qui m’a moins marquée, bien qu’il soit particulièrement intriguant. C'est vraiment le personnage mystérieux, dont on ignore les secrets et dont on ne peut pas prévoir les réactions. J’ai aimé cette caractéristique chez lui, il me fascinait tout autant que Catherine, ce qui a fait que j’ai mieux compris son attachement envers lui. Alors que dans d’autres romans, l’attachement entre les personnages m’est parfois incompréhensible. Ce n’est pas le cas ici.

C’est là qu’on voit le talent d’écriture de l’autrice, que ce soit pour la construction de ses personnages ou son appropriation des contes. Comme dans les Chroniques Lunaires, j’ai beaucoup aimé découvrir la manière dont elle s’est appropriée le conte d’Alice au pays des Merveilles, avec toutes les références qui lui sont faites. Puisqu’il s’agit d’une réécriture de conte, le lecteur connait bien le dénouement final. Les événements s’enchaînent, le rythme devient haletant, jusqu’au moment où tout bascule. Jusqu’au bout on espère que la fin sera différente. On se demande comment l’histoire va pouvoir basculer jusqu’à ce que ça se produise. A ce moment-là, on comprend tout. J’ai adoré cette fin, bien qu’elle soit déchirante à souhait. J’ai beaucoup aimé le fait qu’il n’y ait pas de “grand méchant” traditionnel, mais qu’il s’agisse davantage d’un enchaînement de mauvaises décisions, qui ont mené jusqu’à la situation inévitable. J’ai été déroutée par la subtilité de l’intrigue, l’autrice a parsemé des indices tout au long de son récit, mais j’ai été incapable d’en deviner le sens. J’étais incapable de deviner où l’autrice allait nous mener et j’ai beaucoup apprécié cet aspect.

Malgré tous les points positifs que j’ai pu citer, je dois admettre que je n’ai pas été touchée plus que ça. Il m’a manqué quelque chose tout au long de cette lecture sans que je puisse mettre le doigt dessus. Toutefois, je le recommande étant donné qu’il est doté de plein d’éléments positifs qui sauront ravir d’autres cœurs de lecteurs. Je pense le relire à l’avenir, en espérant être davantage touchée qu’à ma première lecture.
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date : 12-11
Il s’agit de l’un des rares romans de la rentrée littéraire qui m’intriguait. Cet intérêt était en partie dû au sujet singulier : la trans-identité. L’ouvrage n’est pas très épais, si bien qu’il finit par être rapidement lu, d’autant plus que le style d’écriture de l’autrice rend le récit plutôt fluide. On découvre donc l’entourage du personnage de Laurent, ses enfants, sa femme, ainsi que son quotidien. L’autrice s’attarde sur le ressenti du personnage principal jusqu’au point culminant, où le lecteur assiste à de multiple réactions de la part de sa famille. Cela a été l’occasion de se pencher sur le ressenti de l’entourage, tout aussi différent d’une personne à une autre. Ce n’est pas une épreuve évidente à appréhender, mais la famille s’efforce de maintenir le cap. J’ai aimé la représentation qui était faite de l’amour qui lie Laurent (ou plutôt Lauren) et sa femme. Laurent l’aime sincèrement, c’est pourquoi elle veut être honnête et vivre sa vie comme elle l’entend désormais, avec sa femme à ses côtés. Si j’ai été perplexe par certaines réactions de sa compagne suite à cette découverte, j’ai été touchée de voir cette femme qui s’efforce de comprendre quelque chose qui lui est étranger et de l’accepter par amour. De la même manière, j’ai aimé le personnage de la petite fille qui avec ses mots d’enfant exprime l’amour qu’elle a pour son père et ce qu’elle pense de la situation. J’ai été agacée par leur fils, bien que je puisse comprendre d’une certaine mesure sa réaction.

J’ai été touchée par le désespoir de Laurent qui voit une distance s’installer avec les membres de sa famille et qui essaye de leur montrer que tout n’a pas changé. Il y a une phrase en particulier qui m’a marquée : “Si je ne me suis jamais senti homme, je me suis toujours senti père”. Je suis rarement touchée par un extrait en particulier des livres que je lis, mais cette phrase m’a heurtée par sa justesse et sa beauté. C’est pourquoi je m’en souviens encore, alors qu’une année s’est écoulée depuis ma lecture. C’est un roman fort, percutant, doux, sensible, qui réussit à nous toucher malgré le fait qu’il soit assez court. Il a le mérite de toucher à un sujet trop peu souvent abordé et l’autrice parvient à en parler avec une justesse remarquable.
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date : 12-11
La tresse a rencontré un grand succès en librairie, tant et si bien que j’étais curieuse de le découvrir à mon tour. Je ne regrette absolument pas mon initiative vu que La tresse s’est révélée être une agréable lecture.

Le lecteur vague entre trois points de vue, implantés dans différentes parties du monde : l’Inde, Sicile et le Canada. Ce livre va nous faire voyager et nous sensibiliser à diverses thématiques. Lesdites thématiques s’avèrent terriblement actuelles et réalistes. Je n’ai pas eu l’occasion de lire des romans qui évoquent ces thèmes. Je pense notamment à la discrimination au travail, que ce soit en tant que femme ou en tant que malade, la condition féminine en Inde, etc. L’autrice a choisi de dépeindre des vies difficiles, vécues par trois femmes différentes, chacune avec son quotidien et ses difficultés, avec une justesse incroyable. Les personnages vivent des vies tellement différentes qu’il ne me semblait pas possible de les lier. Or, on finit par découvrir ce fameux lien dans les derniers chapitres. J’ai trouvé ça très beau de la part de l’autrice.

J’ai beaucoup apprécié le style d’écriture de l’autrice, simple, équilibré, juste. Elle a su trouver les bons mots. Le récit n’en est que plus fluide, si bien qu’il est rapidement terminé. On termine notre lecture sur une note positive, le cœur léger, ravie de notre découverte. Il s’agit d’un ouvrage empli d’humanité qui a le don de traiter de sujets délicats tout en restant positif, lumineux et vrai. En définitive, La tresse est une lecture incroyable qui nous fait passer un bon moment.
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date : 10-11
J’étais curieuse de découvrir Emily Blaine, autrice qui a déjà publié de nombreux romans, qui m’a été conseillée par une amie. Lorsqu’elle m’a prêté le premier tome de Dear Your, j’étais sincèrement ouverte aux bonnes surprises. La chute n’en a été que plus douloureuse.

Au départ, l’histoire commençait plutôt bien. J’étais même surprise de voir que l’héroïne commençait une relation avec quelqu’un qui n’était manifestement pas le héros. J’étais également étonnée de voir que l’autrice parlait de contraception. Cela peut paraître idiot mais j’ai rarement lu une romance dont il était question de préservatif ou autre contraceptif. Ce genre de détail rend l’histoire plus crédible et j’ai apprécié cet aspect. Malheureusement, la suite ne s’est pas révélée aussi agréable que je l’aurais cru.

La “véritable” relation amoureuse m’a mise extrêmement mal à l’aise. On commence donc cette merveilleuse relation par un chantage affectif pour qu’elle accepte de prendre un verre avec lui. A partir de là, ça commençait très mal de mon côté, mais l’héroïne ne semblait pas particulièrement gênée, même si l’autrice a essayé de démontrer que c’est quand même une femme “forte” : oui, elle proteste pour la forme mais au fond, elle est toute “fébrile”... Bien sûr, les femmes rêvent toutes qu’on leur fasse du chantage affectif pour obtenir un rencard malgré de très nombreux “non”. Oui parce que l’héroïne répète à plusieurs reprises que cela ne l’intéresse pas. Mais Monsieur ne s’en contente pas, il préfère insister parce qu’il connaît mieux qu’elle-même ses propres désirs (vous sentez le sarcasme ?). Rassurez-vous, ça ne s’arrête pas là : Monsieur ne peut pas s’empêcher de la toucher. Sans cesse. J’étais extrêmement gênée face à ce comportement : un homme qui insiste lourdement pour vous draguer et ne fait que vous toucher alors que vous ne cessez de dire que ça ne vous intéresse pas, vous trouvez ça romantique ? Moi non. “Oui mais en vrai elle en a bien envie” Oui mais aux dernières nouvelles, Monsieur n’est pas télépathe. A moins que l’histoire prenne une dimension fantastique, mais j’émet des doutes sur la question.

Ce Monsieur romantique laisse entendre que notre héroïne est une fille banale, la parfaite bonne copine, mais qu’une fois qu’elle dansera avec lui, elle se transformera en femme sublime. Quel homme merveilleux. C’est pourquoi Monsieur se croit tout permis, jusqu’à prévoir un chauffeur pour une sortie alors qu’elle avait dit non. A ce propos, je n’ai même pas compris pourquoi l’héroïne acceptait d’y aller alors qu’elle savait que ça allait lui attirer que des problèmes... (cela fait partie des mystères du roman). Evidemment, sa fabuleuse amie se montre inamicale (bah oui, les amies filles ne sont bonnes qu’à se montrer antipathiques quand l’héroïne fait un truc qui ne leur plaisent pas). Vient alors un passage magique. Vraiment. L’héroïne oublie que Monsieur est marié et se dit pour se rassurer qu’il se comporte “amicalement” (c’est à dire lui parler à l’oreille et l’enlacer) avec elle seulement pour faire du bruit dans la presse. Madame n’est donc pas dérangée d’être traitée comme un objet. Me… Merveilleux, vous disais-je ! Ajoutons à cela que Madame est en couple. Quoi? Ce n’est pas important ? Ah. Moi qui pensais que le respect était une valeur fondamentale…

On n’échappe pas aux remarques misogynes. Quand Andrew demande en plaisantant une augmentation, Monsieur ne trouve rien de mieux à répondre que “Combien de femmes dois-tu entretenir?”. Bah oui, il demande forcément une augmentation parce qu’il doit entretenir toutes ces femmes avec qui il couche vu que les femmes sont toutes vénales. Cet homme fait tellement rêver. Il s’intéresse même aux femmes qu’il juge banales ! Pourquoi ? Mais… Parce qu’il la trouve étonnante. Pourquoi ? Ah, bah, euh, les besoins du roman voyons !

Puis vient le moment qui a failli me faire hurler. L’héroïne se dit HEUREUSE parce qu’elle n’est plus une femme invisible en embrassant Monsieur. Donc c’est uniquement quand elle l’embrasse qu’elle se sent visible. Je n’ai pas de mot combien je trouve ce personnage déplorable et cette réflexion immensément dérangeante et affligeante. Cette femme n’a donc aucune fierté ? Les personnages féminins des romances doivent-elles nécessairement connaître un homme pour exister ? Quel message admirable. J’en perd mon souffle. N’oublions pas non plus le message du : “C’est pas grave d’avoir une relation avec un homme marié, d’autant plus quand on est soi-même en couple, parce que c’est plus fort que soi” (on recherche encore ce qu'ils ont en commun et ce qui les attire l'un vers l’autre, hormis un désir physique). Oui parce qu’ils sont tous les deux engagés sentimentalement à ce moment-là. L’héroïne va même plus loin dans sa réflexion : elle qualifie ça de “rêve”. Cette femme hyper fleur bleu trouve que c’est digne d’un rêve d’être une maîtresse et utilisée comme distraction. Mais… Je… Chacun sa vision du romantisme....

L’héroïne s’enfonce donc pendant tout le reste du roman. Oui parce que c’était trop demandé d’être honnête, elle ment sans vergogne à son conjoint sans aucune culpabilité avec une hypocrisie digne des oscars. Elle ne songe même pas à lui en parler. Après une nuit passé avec lui, elle fait alors ce superbe commentaire : “Après nous être pardonné nos écarts”. Leurs quoi ? Elle qualifie son attitude d’ “écart” ? Je ne suis pas sûre qu’il ait la même vision qu’elle. Pourquoi ? Mais parce qu’il n’est au courant de rien le pauvre bougre, il se fait utiliser et tromper sans aucun remord ! Tromper à de multiples occasions, d’ailleurs.
Pour justifier ce comportement, l’autrice a recours à un petit stratagème : celui d’essayer de rendre le petit copain antipathique afin d’excuser le comportement de l’héroïne auprès du lecteur (spoiler : ça ne fonctionne pas). L’autrice a choisi ici de le rendre jaloux de manière excessive. Cela faisait tellement forcé, tellement superficiel, que je l’ai de suite remarqué, ce qui m’a fait sortir du récit. Alors qu’on était encore aux premiers chapitres. Je pressentais que l’autrice avait fait ça pour cette raison mais j’ignorais encore que le comportement de l’héroïne irait aussi loin. L’ironie du sort a fait que le petit bonhomme avait raison de douter d’elle.

Pour tous les éléments que j’ai relevé plus haut, je trouve cette lecture problématique. Elle concentre tout ce que je n’aime pas dans les romances. Heureusement, certaines d’entre elles se distinguent de ce genre de schéma mais je trouve ça triste de trouver autant d’ouvrages qui reprennent ces types de comportement problématiques qu’on excuse au nom d’un prétendu grand amour (amour dont on ne comprend vraiment pas l’origine le plus souvent). En l’occurrence, notre héroïne est intéressée par lui pour : son physique, son “charisme”, sa richesse et... son physique (je peux bien le citer deux fois vu le nombre de remarques autour de sa plastique de rêve fantasmé). Ce sont les seuls éléments qui sont rapportés. Bien sûr, vu que les femmes sont vénales ET superficielles, je vous le rappelle (re-bonjour sarcasme, tu as été bien présent au cours de cette chronique, merci de ta contribution pour souligner mes propos). En somme, je vous conseillerais de vous tourner vers d’autres romances. Croyez-moi, il en existe de bien meilleures.
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Charlotte Bousquet est une autrice dont j’entends régulièrement les mérites. Après ma déception de ma lecture de Là où tombent les anges, j’espérais avoir une expérience différente avec le premier tome de Shahra, dont le résumé m’avait intrigué. Si l’univers m’intéressait, j’ai été déconcertée de plus en plus au fil de ma lecture.

Le début semblait prometteur, l’histoire regroupe trois points de vue différents. Ce qui instaure un certain rythme et nous permet de découvrir davantage l’univers. Néanmoins, l’autrice ne prend pas la peine de nous expliquer les éléments de son univers. Il y a plein d’éléments, de noms, qui sont balancés sans aucune explication. Ah, si. On peut remarquer des astérisques… qui nous renvoient vers d’autres ouvrages de l’autrice. Au début, je n’y croyais pas. Quand je l’ai vu plusieurs fois, j’ai été gagnée par l’exaspération. Si j’achète le premier tome d’une trilogie, ce n’est pas pour acheter les autres livres de l’autrice pour comprendre ludit tome. Les éléments devraient être incorporés dans le livre où l’histoire se passe ! Compte tenu de la situation, j’ai fini par me détacher du récit jusqu’à totalement sortir de l’histoire. Je ne comprenais aucune des références qui étaient faites, ce qui fait que je ne comprenais pas ce que je lisais. Au bout d’un moment, seul le point de vue de Djiane m’intéressait encore (sûrement parce qu’il était le plus facile à comprendre). Pour finir, j’ai fini par sauter tous les autres chapitres pour lire seulement ce qui lui arrivait. Le final ne m’a pas convaincue davantage.

Je ne m’attendais pas à une telle déception. En définitive, il semblerait que ça ne fonctionne pas entre Charlotte Bousquet et moi, à ma grande déception. Moi qui étais intéressée par Sang de Lune, je pense y réfléchir à deux fois avant de me le procurer.
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Si le premier tome a été un coup de coeur, je dois reconnaître que ce deuxième tome a beau être appréciable, il n’est pas vraiment un coup de coeur. La raison s’avère assez évidente : le comportement d’Alex et Sage ainsi que leur séparation pendant une bonne partie du roman. Si j’avais tant aimé le premier tome, c’était en grande partie grâce à leur duo. Je dois avouer que j’ai été assez frustrée de ce côté-là. Il y a un point sur lequel ils ne parviennent pas à se mettre d’accord, ils restent tous les deux campés sur leur position, ce qui fait que leurs échanges sont assez superficiels. J’admet avoir été légèrement exaspérée par le manque de communication entre eux. Après les épreuves qu’ils ont vécu dans le précédent opus, j’aurais tendance à penser qu’ils se diraient honnêtement les choses. Qu’ils profiteraient du temps passé ensemble plutôt qu’à bouder chacun dans son coin. Surtout qu’ils ont été séparés près de neuf mois, étant donné le métier d’Alex.

Néanmoins, j’étais tellement ravie de plonger de nouveau dans cet univers que cette exaspération n’a pas été si importante que ça. On retrouve facilement ses repères depuis la sortie du premier tome. Seuls les meilleurs amis d’Alex me semblaient plus confus, ils ne m’avaient pas suffisamment marquée pour que je me souvienne d’eux, ce qui fait que je suis restée assez indifférente face à ce qui leur arrive. Au contraire de Clare, qui se révèle vraiment intéressante et surprenante. Son amitié envers l’héroïne va permettre à celle-ci de garder le cap et lui apporter un vrai soutien. J’ai vraiment apprécié la place qu’avait cette amitié dans la vie de Sage.

Pendant ma lecture du tome précédent, je présageais déjà que l’autrice nous réservait de belles surprises en ce qui concerne l’univers. J’ai été ravie de constater que je ne m’étais pas trompée : on découvre une autre civilisation, un autre peuple, avec des coutumes et des traditions. Les échanges entre Sage et les habitants de ce peuple étaient plus que intéressants à lire. Je suis plus que satisfaisante de voir plus en détail la richesse de l’univers d’Erin Beaty. Toutefois, je reconnais que ce sentiment était légèrement terni par ma frustration vis à vis de la séparation des deux personnages. Il me tardait plus qu’autre chose leurs retrouvailles, tant et si bien que l’intrigue me laissait de marbre. Je dois reconnaître que j’ai été plutôt déçue sur cet aspect. En comparaison de l’énorme claque que je m’étais prise dans le premier tome, la trame du second tome se révèle plate au possible. Je n’ai pas eu de réelle surprise. Les trahisons, les complots et machinations m’ont paru nettement moins prenants.

Heureusement, cela s’améliore dans les derniers chapitres. J’ai été agréablement surprise de l’audace de l’autrice qui n’hésite pas à faire souffrir ses personnages. J’ai aimé le fait qu’elle démontre que ses personnages ont beau être principaux, ils peuvent être tout aussi atteints que les autres protagonistes. Les personnages font face à de véritables épreuves qui vont les marquer durablement. Cela donne une idée du prochain tome. De nouvelles aventures se présagent à l’horizon du troisième tome et j’ose espérer qu’Alex et Sage retrouveront leur dynamique, la complicité qui a tant manqué à ce second opus. Je pense qu’Erin Beaty a encore de quoi nous surprendre.
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date : 08-11
J’aimais déjà le travail des éditions Lumen. Après la découverte de La couleur du mensonge, je pense qu’il s’agit de l’une de mes maisons d’édition favorites. Le travail qui a été fait autour du livre est juste fabuleux : entre la couverture, qui est l’une des plus belles que j’ai pu voir, et les ornements réalisés pour les débuts de chapitres... L’objet livre est magnifique. En adéquation avec son support, le contenu est de qualité.

Je n’avais pas d’attentes particulières, ce qui fait que j’étais sujette aux bonnes surprises. C’est un euphémisme de dire que La couleur du mensonge regorge de surprises, justement. L’intrigue en elle-même se révèle étonnante : si le fait qu’une héroïne se rebelle contre les traditions liées à son genre et refuse de se marier n’est pas nouveau, qu’elle se fasse engager par la personne qui noue les mariages l’est.

L’héroïne s’avère très attachante dès le départ : son refus de se plier aux exigences et de se marier en perdant son indépendance donne une idée de l’envergure du personnage. Grâce à son intelligence, elle va parvenir à se trouver une place et à s’en sortir. Pas de prophétie, pas de pouvoir, pas de liens familiaux obscurs. Sage se révèle être une véritable bouffée rafraîchissante. Au cours de son aventure, on découvre une panoplie de personnages. On s’immerge facilement dans l’univers médiéval qui nous est présenté. S’il n’est pas particulièrement original, je pense que l’autrice nous réserve de belles surprises sur cet aspect, qu’elle risque de développer dans les tomes suivants. Il a le mérite d’être efficace et le lecteur comprend rapidement les enjeux disséminés par l’autrice. On s’intéresse davantage sur la petite troupe qui voyage aux côtés de Sage. Le récit alterne entre deux points de vue, celui de Sage et celui du capitaine Quinn. Le personnage du capitaine ne m’intéressait pas énormément, je le trouvais trop lisse. Par contre, je suis rapidement tombée sous le charme d’Ash et de sa dynamique avec Sage. Je pense que c’est l’un des plus importants points forts de ce premier tome. Pour être honnête, ce n’est pas l’intrigue en elle-même qui m’a tenue en haleine, mais les personnages, en particulier Sage et Ash. J’étais loin de me douter que l’intrigue et les relations entre les personnages étaient si liées.

Ce qui m'amène à aborder l’autre point fort du récit : son caractère imprévisible. Je suis tellement habituée à ne plus être surprise par les romans que je lis que je ne me posais pas particulièrement de questions au cours de ma lecture. Si quelque chose me chiffonnait, je ne suis pas allée chercher plus loin et j’ai poursuivi ma lecture. Arrivée à LA fameuse révélation, j’ai été tout bonnement sidérée. Abasourdie. Sans mot. Sans exagération. C’était tellement énorme, que mon premier réflexe a été le déni : “Ce n’est pas possible. C’est impensable. Comment ? Non ? Si ?”. Puis on prend conscience des petits détails, de certains indices qui étaient glissés au fil du texte et on prend conscience de l’énorme talent de Erin Beaty. J’avais déjà envie de relire La couleur du mensonge pour chercher ce qui m’avait échappé. Je ne peux que saluer le talent d’Erin Beaty, qui est l’une des seules auteur.ice.s à m’avoir autant piégée. A l’heure actuelle, j’en suis encore admirative. Le titre prend alors tout son sens. La vérité n'est pas certaine et s'avère embrumée par un tas de mensonges que l'héroïne essaye de démêler autant que le lecteur.

A partir de cette révélation, les événements s’enchaînent sans temps mort. Si le récit a toujours été prenant et addictif, les derniers chapitres redressent le niveau. Il y a des événements qu’on ne voit pas venir et qui nous déchire le coeur. Au final, on referme l’ouvrage à la fois surpris, triste, mais aussi satisfait. La fin est satisfaisante. J’ai été plus que ravie que l’autrice ne conclut pas son ouvrage sur un énorme cliffhanger comme il est si commun d’en faire, puisque la fameuse révélation est survenue plus tôt dans le récit. On termine donc sur une note plus calme, plus sereine. Pour autant, cela ne nous empêche pas d’être impatient à la perspective de la lecture du prochain tome. L’attente va être longue, très longue. Je pense pas me tromper en affirmant que l’autrice me réserve encore tout un tas d’émotions pour le suivant.
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date : 08-11
Ce roman est impactant jusqu’au choix de son titre. “Qui a peur de la mort?" s’impose comme une question, un défi, lancé par l’héroïne, qui prend son sens à la fin du roman. L’héroïne a été baptisée ainsi, Onyesonwu. Son histoire est particulière, le genre d’histoire qu’on ne voit pas souvent en fantasy : née en tant qu’ewu, qui fait référence à une enfant née d’un viol, d’un Nuru sur une Okeke.

Comme on peut s’en douter au vu des noms choisis, l’histoire prend place en Afrique. Ce dépaysement est plus que bienvenu, la fantasy manque cruellement de diversité à ce niveau-là, ce qui fait que j’étais plus que ravie de découvrir que Qui a peur de la mort ? se place en une Afrique imaginaire. L’histoire tient compte d’un univers particulièrement violent, où l’on apprend qu’une civilisation, les Nurus, réduit en esclavage un autre peuple, les Okeke. Les enfants comme Onye ne sont pas bien acceptés ni chez les Nurus, ni chez les Okeke. Onye évolue donc dans un contexte difficile. Ce contexte et son évolution permet à l’autrice d’aborder de nombreux sujets. Elle nous parle d’épuration technique, de violence, de mutilation génitale, de l’endoctrinement d’enfants soldats, du viol, ainsi que l’influence des traditions et de superstitions désuètes. Pour cette raison, je vous encourage déjà la découverte de ce roman, qui mérite amplement d’être connu. Soyez toutefois prévenu : l’autrice n’épargne pas son lecteur, on assiste à de nombreuses scènes difficiles. Rien n’est jamais exagéré, l’autrice prend soin de montrer certaines choses pour mieux servir son propos. Tout est nécessaire. J’ai souvent eu le cœur serré au cours de ma lecture. Pourtant, je n’ai pas réussi à me détacher du récit.

Le talent de l’autrice se place aussi au niveau de l’immersion. J’ai été si facilement embarquée dans l’histoire Onye et son quotidien. J’étais captivée par son histoire, ses aventures, aux côtés des autres personnages qui peuplent son entourage. J’ai aimé le fait que l’autrice ne rechigne pas à parler de certaines vérités trop souvent occultées (les règles, pour ne citer qu’elles), ce qui rend son récit encore plus réaliste. L’autrice a pris soin de dépeindre un univers cohérent et réaliste ainsi que des personnages crédibles et humains. Onye est un personnage plaisant à suivre et qui m’a véritablement marquée. Elle se révèle unique en son genre. Les autres personnages ne perdent pas en qualité. De mémoire, je peux citer Luyu, qui s’avère beaucoup plus étonnante qu’on pourrait le croire. Les relations qui se tissent au fil du récit paraissent incroyablement réelles, la dynamique du groupe notamment. J’ai également beaucoup aimé le fait que le traitement de la femme soit un sujet au cœur de l’oeuvre.
Qui plus est, l’histoire est merveilleusement racontée. Il m’arrive souvent de sauter des passages quand je les trouve trop descriptifs/longs, ici, je n’ai ressenti ce besoin. Peut-être vers le milieu de l’ouvrage, mais ce moment passe très vite et on replonge intensément dans le récit.

La magie qui est dépeinte dans cet ouvrage a le mérite de sortir du lot. Je n’ai jamais croisé de magie similaire dans un autre récit. Toutefois, ladite magie ne s’est pas avérée aussi présente que je l’aurais cru. Mais au final, on s’en accommode facilement tant les péripéties sont prenantes. Avec le recul, je pense que Qui a peur de la mort ? est un livre qui se vit plutôt qui se lit. Je ne saurais décrire autrement mon ressenti. Si l’histoire a beau partir d’une idée connue (une fille se voit attribuer un rôle important dans une prophétie à cause de ses pouvoirs, secret autour des parents qui se révèlent particuliers, qui part en quête avec des amis pour contrer un grand méchant), l’autrice en a fait quelque chose d’exceptionnel. Du début à la fin. Fin particulière, marquante, mais juste. Je n’en dirais pas plus. Je pense que c’est un roman que je relirais un jour. Pour finir, je dirais que Qui a peur de la mort ? parvient à se démarquer aisément dans le milieu de la fantasy, tant et si bien qu’il mérite d’être connu du plus grand nombre.
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date : 08-11
Francesca Zappia est devenue l'une des autrices dont je vais suivre de très près les sorties. J'ai adoré son précédent roman intitulé Je t'ai rêvé et j'ai adoré Eliza et ses monstres.

Eliza est typiquement le genre de personnage que j'adore suivre et découvrir. Elle se révèle très attachante. Sa passion tient une grande place dans sa vie, tant et si bien qu'elle en oublie le monde extérieur, jusqu'à sa rencontre avec Wallace. Elle et moi partageons beaucoup de points communs, ce qui fait que je n'ai eu aucun mal pour m'attacher à elle. Outre Eliza, Wallace est aussi un personnage plaisant à suivre. Sa passion de l'écriture m'a beaucoup plu, vu qu'il s'agit d'un intérêt commun. Il est tellement adorable et mignon. Les deux sont adorables et chacun de leur moment s'avère plaisant à lire. Même si, pour être honnête, j'ai regretté l'une des réactions de Wallace qui survient à la fin du roman, sans spoiler. Néanmoins, je l'ai apprécié la majeure partie du temps. La relation qu'ils tissent ensemble est adorable. On est enthousiasme et gêné (agréablement) par moment. Le développement de leur relation m'a semblé très cohérente.

Si j'ai apprécié les personnages principaux, je suis aussi ravie que la famille ait une aussi grande place dans l'histoire. C'est trop rare dans les romans or il s'agit bien d'un aspect du quotidien qui doit être pris en compte. La famille d'Eliza est attachante. Je pense surtout à ses petits frères, ses parents m'ont légèrement déconcertée par moment (surtout par comportement un peu trop envahissant). J'ai regretté qu'il n'y ait pas davantage de scènes entre Eliza et ses frères. De manière générale, je peux dire que j'ai beaucoup apprécié l'aspect réaliste des personnages : Eliza et Wallace sont crédibles et la place de la famille d'Eliza rend l'histoire beaucoup plus cohérente.

Pour en revenir à l'écriture, ou la passion créatrice de façon générale (qui est l'un des thèmes forts du roman), l'autrice est allée jusqu'à insérer des illustrations liées à l'oeuvre de Wallace et réalisées par Eliza. Elles sont sublimes et rendent l'histoire encore plus immersive. J'ai adoré ces ajouts singuliers.

En conclusion, Eliza et ses monstres est un ouvrage à découvrir. J'ai eu un véritable coup de cœur pour lui à tel point que j'ai déjà envie de le relire. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir à votre tour.
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Pierre Bordage est un auteur à découvrir dans le genre de la fantasy. C'est principalement pour cette raison que je me suis intéressée au premier tome d'Arkane. Qui plus est, le synopsis semblait intéressant. Au final, j'en ressors surtout perplexe. Cela ne m'était jamais arrivé auparavant.

Tout d'abord, l'auteur nous propose de suivre trois points de vue différents. Si j'apprécie ce procédé car cela instaure un certain rythme et un élargissement de la vision du monde proposé, il est aussi vrai qu'il risque d'y avoir un déséquilibre entre les points de vue. Ca a été le cas ici : si les points de vue de Noy et Oziel m'intéressaient, celui de Renn m'ennuyait horriblement. Tant et si bien qu'à la fin, j'ai fini par sauter les chapitres qui lui étaient consacrés.

Seulement, si Noy me paraissait plus intéressant à suivre, ma perplexité n'a cessé de grandir à son encontre. Je ne comprend pas ce personnage. Si au début il s'agissait d'un jeune noble violeur (autant appeler un chat un chat, hein), il s'enfonce de plus en plus. Il avait des réactions, des pensées, qui m'étaient incompréhensibles. Qui plus est, j'ai été légèrement exaspérée en voyant que toute son intrigue tournait autour du sexe. C'est parti tellement loin que j'ai été perdue en chemin. A ce moment-là, j'ai su que je ne lirais pas le prochain tome. Tout compte fait, seul le point de vue d'Oziel restait abordable, mais même là il ne se passait pas grand chose... On nous vend une rencontre qui n'arrive finalement jamais. Elle est dans une situation plus que précaire et s'en sort toujours par des deus ex machina (des retournements de situation hasardeux, si vous préférez). Cette habitude a fini par me lasser aussi.

Pour en revenir au fait que le sexe soit omniprésent dans l'intrigue de Noy, il s'avère que c'est le cas dans tout le roman. Je n'avais jamais rien lu de pareil. Au début de ma lecture, j'ai été déconcertée par certains éléments de l'univers de l'auteur (notamment le fait qu'on grave au fer rouge une marque sur le pubis de chaque enfant). Quand on fait la rencontre des personnages, on se rend compte qu'on suit le même tracé : entre l'inceste, le viol, … Les personnages ne font que penser à ça. Je reconnais fort bien que cela fait partie de la vie et tout ça, qu'il y en ait dans une histoire ne me dérange absolument pas, mais que ce soit autant présent, si. Je n'ai plus compté les scènes de sexe ni les évocations qui étaient faites. Plus encore, la définition du viol, surtout faite sur un homme, semble assez flou, ce qui m'a personnellement dérangée : un personnage masculin dit qu'il n'y a pas eu viol (de sa part sur sa partenaire), si cela est vrai, ce n'est pas le cas pour lui. Il se défendait d'en avoir commis un, mais dans la formulation faite par l'auteur, on dirait qu'il y en a eu aucun des deux côtés. Or c'était bien le cas.

J'en suis venue à considérer toute cette atmosphère comme presque malsaine. Si on ajoute à cela les personnages inintéressants, détestables ou incompréhensibles, l'intrigue pas si intéressante que ça, on obtient un résultat qui ne m'a pas du tout convaincue. Pour autant, je n'ai pas détesté ma lecture, l'intrigue avait du potentiel et le style de l'auteur n'était pas déplaisant, mais tous les éléments cités plus haut ont fait que cette lecture s'est avérée... extrêmement particulière. En tout cas, je ne compte pas poursuivre cette saga, ni lire un autre livre de cet auteur.
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date : 07-11
Rainbow Rowell est une autrice énormément apprécié. Si la lecture d'Eleanor & Park ne m'a pas laissée de souvenir mémorable, le souvenir de Fangirl, lui, s'avère beaucoup plus vivace.

Le point fort du roman réside dans le personnage de Cath. J'ai rarement croisé des personnages auxquels j'ai pu vraiment m'identifier. Cath fait partie des exceptions. Elle s'avère extrêmement attachante, intelligente et drôle ! Le roman a plus d'humour qu'on pourrait penser. Le style d'écriture de l'autrice fait que le récit est fluide. On découvre petit à petit le monde de Cath ou plutôt, sa nouvelle vie à l'université. Je pense que j'ai beaucoup apprécié Fangirl aussi pour cette raison : le roman ne prend pas place pendant la période du lycée, mais au début des études supérieures. Bien qu'étant en troisième année, je me suis sentie davantage proche du personnage que je n'aurais pu l'être d'un personnage lycéen. J'ai également adoré le fait que le personnage de Cath ne change pas au cours du roman, dans le sens où elle ne s'efforce pas de rentrer dans des "codes". Elle reste fidèle à elle-même et c'est vraiment rafraîchissant.

Outre Cath, les autres personnages ont également de l'importance. Si la sœur jumelle de Cath m'a exaspérée, le personnage de Lévi s'est révélé étonnant. S'il me laissait plutôt indifférente au départ, il a fini par se faire une place, autant dans la vie de Cath que dans mon cœur. Il est si gentil, adorable et attentionné envers Cath qu'il est impossible de ne pas l'apprécier. Leur relation est simple, sans complication. Je n'apprécie guère les romances remplies de niaiserie, c'est pourquoi leur relation a été une véritable bouffée d'air frais. Leurs moments ensemble étaient des plus agréables à lire. Reagan est aussi un personnage que j'ai apprécié, toute étonnante qu'elle puisse être.

J'ai énormément apprécié le fait que l'écriture ait une place aussi importante dans la vie de Cath. C'est un point commun que nous partageons, ce qui a participé à mon appréciation de l'héroine. Toutefois, j'admet que les passages centrés sur sa fanfiction m'ont laissée indifférente. Ils ne m'ont pas intéressée outre mesure, si bien que j'ai fini par survoler ces passages pour me concentrer sur la vie de Cath. Je pense que je n'ai pas pleinement saisi leur utilité. Il s'agit bien du point noir du roman selon moi, mais il n'entache pas le souvenir que j'ai de cette lecture.

Fangirl fait partie de ces lectures feel-good, qui nous fait nous sentir bien. On s'embarque dans l'histoire de Cath avec une facilité déconcertante et on passe un agréable moment à ses côtés. La fin est plus que satisfaisante, elle a de quoi ravir ses lecteurs. Ce qui fait qu'entre l'humour, les personnages et la plume de l'autrice, on est certain de passer un agréable moment.
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On dit souvent que les deuxièmes tomes font office de transition, qu'il ne se passe pas grand chose. Beaucoup de lecteurs estiment les seconds tomes moins bons que les premiers. Soyez rassuré.e : Le Trône de Sang n'est pas décevant. En aucune mesure. En toute honnêteté, je pense l'avoir davantage apprécié que le premier opus, pour plusieurs raisons : que ce soit le fait que les personnages se complexifient, que l'histoire soit approfondie ou que l'autrice prenne des risques. C'est ce qui fait qu'en commençant le Trône de Sang, le lecteur est loin de se douter dans qu'elle histoire il embarque ni jusqu'où elle va le mener.

On reprend le récit là où il s'était arrêté. L'ambiance du roman change radicalement de son prédécesseur puisque nos personnages principaux, Némésis et Tyrus, détiennent une place de choix dans la société. Ces deux-là vont donc essayer d'assumer ce nouveau rôle ensemble et d'affronter de nouvelles épreuves. Il n'y a aucun temps mort, le rythme est soutenu, on ne s'ennuie jamais. La première partie est plutôt calme, dans le sens où on garde le même rythme que dans le précédent tome. Puis vient un moment clé où tout bascule. A partir de là, le dénouement de l'histoire nous échappe. J'ignorais dans quoi je m'embarquais et j'ai adoré cette sensation, cette incertitude, que je n'ai que rarement connu au cours de mes lectures. S.J. Kincaid ose prendre des risques, que ce soit en termes de trame narrative ou de traitement de ses personnages.

Ces derniers vivent des expériences véritablement difficiles, on sent la volonté de l'autrice de ne pas épargner ses personnages, principaux ou non. J'ai énormément apprécié cette audace bien que mon cœur ait beaucoup souffert. Car oui, j'ai souffert pendant la seconde partie de ce tome. Si le rythme est haletant et le récit captivant, j'appréhendais les trahisons, les conflits et les retournements de situation. Rien ne me préparait à ce qu'a fait S.J. Kincaid. Je n'ai eu de cesse de me répéter « Elle n'a pas osé, si ? Non, mais si ! ». Si on peut retrouver des moments à vide vers le milieu du livre, les chapitres suivants réussissent à vous captiver jusqu'à la dernière ligne. J'étais incapable de me détacher de ma lecture. Je devais connaître la fin : c'était devenu un besoin. Le deuxième tome de Diabolic m'a fait vivre toute une panoplie d'émotions : de la joie, de l'exaltation, de l'appréhension, de la peur, en passant par la surprise, le déni, l'indignation et la tristesse. J'ai rarement vécu une expérience de lecture similaire. Mon cœur a été malmené comme jamais. Une fois ma lecture terminée, elle m'a hantée les jours suivants. Je n'arrêtais pas d'y songer. J'ai relu certains passages, le cœur toujours aussi serré.

Une chose est certaine, désormais : S.J. Kincaid est talentueuse, tant et si bien que j'ignore totalement ce qu'elle va nous réserver pour le troisième tome. L'histoire a pris une tournure telle que j'en ai rarement vu, une tournure beaucoup plus sombre qu'on aurait pu penser. Les personnages évoluent énormément au cours de ce tome ainsi que les relations qu'ils ont tissé entre eux. J'aimais déjà énormément Némésis et Tyrus. Désormais, je peux dire que j'adore ces personnages. J'ai adoré chacune de leurs scènes, du début à la fin. Je vivais littéralement les choses aux côtés de Némésis, l'immersion était totale. Elle devient l'un de mes personnages préférés. Si elle garde sa part de Diabolic, elle se révèle beaucoup plus humaine que d'autres personnages. Les émotions qui l'ont traversée m'ont impactée également : j'étais heureuse ou triste avec elle. Toujours est-il qu'elle reste fidèle à elle-même et c'est quelque chose que j'ai vraiment aimé. Plus encore, j'ai été surprise du comportement de certains personnages secondaires. Quand on pense connaître l'un des personnages de S.J. Kincaid, celle-ci nous prouve le contraire. Naïvement, j'ose imaginer que l'autrice saura arranger les choses, de sorte à ce qu'on soit épargné un minimum... Malheureusement et heureusement, j'en doute.

Ce deuxième tome n'a fait que confirmer mon amour pour cette saga et mon admiration pour cette autrice. Si le premier tome a été un coup de cœur, celui-ci a réussi à atteindre un niveau difficilement imaginable. Je suis à la fois impatiente et terrifiée à la perspective du troisième tome. Je suis certaine que S.J. Kincaid réussira à me surprendre de nouveau pour terminer cette saga en apothéose.
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Ce livre est l'exemple même des livres sur-médiatisés, le genre qu'on voit partout. Partout. Absolument partout. L'inévitable se produisit : j'ai eu envie de le découvrir. D'autant plus que d'un point de vue tout à fait subjectif, la couverture m'intriguait. Au final, je dois reconnaître que je suis relativement satisfaite de ma lecture... Pourtant, il s'avère que c'était très loin d'être gagné avec moi. En effet, l'ouvrage débutait assez mal...

Le récit commence et on découvre le personnage principal, Feyre. On apprend à la connaître, son quotidien... et son entourage. Le début de l'oeuvre va de cliché en cliché. Que ce soit les deux sœurs insupportables qui ne font rien pour aider, superficielles au possible qui n'ont que faire de leur sœur - qui, elle, évidemment, se tue à la tâche -, une promesse de l’héroïne lors de la mort d'un autre personnage et on se retrouve dans un scénario complètement prévisible, comportant des éléments connus. A chaque fois que je découvrais ce genre d'élément, je levais les yeux au ciel, exaspérée. Ce n'était pas possible de commencer aussi mal ! A  ce moment-là, il m'était difficile d'envisager que cela s'améliorerait au fil des pages. Pourtant j'ai poursuivi, poussée par la curiosité. J'ai eu du mal. Beaucoup de mal. Quand est venu le moment où sa sœur Nesta s'est mise à râler à propos de son souhait d'une nouvelle paire de botte, alors qu'elle en avait déjà et que le personnage principal devait se contenter d'une paire de botte usées... J'ai eu les plus grandes peines du monde à ne pas reposer ce livre. Oui, parce qu'en plus d'être insupportables, odieuses, feignantes, ses sœurs sont aussi idiotes et gaspillent l'argent familial, alors qu'elles crèvent presque de faim. Tout cela faisait très Cendrillon, poussé dans les clichés et le pathos, ce qui est censé nous faire apprécier l'héroïne. Je ne voyais pas l'intérêt d'aller aussi loin et je n'en comprend toujours pas l'intérêt. Heureusement pour moi, j'ai continué et à ma grande surprise cela s'améliore. Ouf !

Cette réécriture du conte de la Belle et la Bête devient plus intéressante une fois le départ de Feyre. A partir de là, l’héroïne me semblait plus intéressante, de par sa détermination et sa force intérieure. S'il y a bien une chose que je ne supporte pas c'est l'insistance d'un auteur ou d'une autrice pour nous faire apprécier un personnage en particulier. C'est souvent fait avec une approche très maladroite voire poussive. Heureusement, je suis parvenue à mieux apprécier son personnage.

Ceci mis à part, on découvre l'autre contrée, inconnue autant aux yeux de Feyre que pour les nôtres. J'ai été surprise de découvrir un tel univers, aussi lumineux, rempli de beautés. On est loin de l'ambiance sordide du château de Disney. Pourtant, on sait bien que cela cache autre chose. On ignore de quoi il s'agit. Pendant ce temps, on découvre ce nouvel univers aux côtés de Feyre ainsi que ses habitants. Le lecteur apprend alors que l'univers est tellement magnifique que même son peuple est sublimé ! En effet, les personnages masculins que nous découvrons sont beaux.Très beaux, même. Il s'agit encore d'un élément que je ne comprend pas, à savoir, sublimer les personnages au possible ... (à croire qu'en littérature, les personnages doivent forcément être des mannequins, sinon ça n'a aucun intérêt). J'avais lu le premier tome de Keleana auparavant et je l'avais déjà remarqué. Je dois avouer que j'ai été déçue de revoir cette caractéristique ici... Pour autant, il pouvait y avoir une explication, leur caractère surnaturel, une apparence toute en beauté pouvant cacher un intérieur monstrueux. J'étais optimiste, oui...

Malgré tous ces éléments négatifs, Un palais d'épines et de roses m'a fait passer un agréable moment. Ses défauts n'ont pas suffi à me laisser un souvenir désagréable de ma lecture. Néanmoins je reconnais leur existence. Je dois avouer que j'ai été happée par l'ambiance du château, pleine de mystère et de non-dit. On se trouve à la place de Feyre, perdue et agacée de ne pas en savoir davantage. J'ai été surprise qu'elle garde son désir d'évasion aussi longtemps. D'ordinaire, les personnages ont tendance à oublier leurs objectifs pour des raisons obscures. A ma grande surprise, Feyre est restée concentrée sur ses objectifs et n'a pas perdu l'esprit même en commençant à s'habituer à sa nouvelle vie. Un certain quotidien finit par s'installer, le temps passe. On apprend à connaître les personnages qui l'entourent. Contrairement à Tamlin, j'ai beaucoup apprécié le personnage de Lucien. Plus je le voyais, plus je l'appréciais. De plus, j'ai aimé découvrir certains éléments comme les coutumes de ce peuple. J'ai le sentiment que l'univers peut réserver de belles surprises. Ce point compense la relation qui se noue entre Feyre et l'autre personnage principal qui m'a laissée superbement indifférente. Je ne suis guère amatrice de sentimentalisme, c'est pourquoi j'ai été satisfaite que cette période calme soit troublée.

C'est à ce moment-là qu'on apprend toute l'intrigue sous-jacente, rattachée au conte originel que nous connaissons tous. J'ai été surprise d'apprendre certaines choses et j'en suis contente : tout ne s'est pas révélé prévisible à souhait. Si le désir de Feyre de tout abandonner qui marque la troisième partie de l'oeuvre m'a semblé abstrait, difficile à croire, je dois avouer qu'il s'agit de ma partie favorite. J'étais accrochée à ma lecture. J'ai vraiment apprécié l'ambiance, les personnages qu'on découvre, les événements qui surviennent. J'ai adoré le fait que l'autrice n'épargne pas son personnage. Il y a quelques points prévisibles et des situations connues mais ça restait plaisant à lire. Les événements se sont enchaînés sans temps mort. Les dernières pages ont le mérite de nous tenir en haleine. Le comportement et l'audace de Feyre m'ont beaucoup plu. J'ai apprécié le fait qu'elle soit allée jusqu'au bout. Pour autant, son attachement à Tamlin m'a toujours semblé démesuré. C'est d'autant plus frappant dans cette dernière partie. Je sais qu'il fallait correspondre à l'histoire originelle, mais cette relation était ratée à mes yeux. Je n'ai pas cru à leur affection mutuelle alors que cette relation s'avère être au cœur du récit.

Le retournement de situation se révèle prévisible mais la fin m'a convaincue.  Je suis curieuse de connaître la suite, sachant que j'ai été ravie des choix faits par l'autrice concernant le destin de Feyre, scellé dans les dernières pages. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre le tome suivant, en espérant qu'il saura répondre à mes attentes.
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date : 05-11
Cela fait plusieurs mois maintenant que j'entends parler du manga Kasane. Je le savais particulier et il l'est, indéniablement. Pour cause, il ne ressemble à aucun autre manga que j'ai eu l'occasion de lire.

L'histoire est loin d'être simple. Le personnage principal subit toutes sortes d'atrocités à cause de son physique, de ce qu'elle « devrait être » aux yeux des gens et de ce qu'elle n'est pas. De sa différence. Certains passages sont rudes et dépeignent des violences réelles qui surviennent dans les écoles. En découvrant la vie de Kasane, on ne peut qu'être indigné, peiné et révolté. J'ai ressenti de l'empathie pour elle, au point de comprendre certaines actions qu'elle a entreprises qui sont plutôt controversées. Après avoir découvert son secret familial, elle en vient à commettre quelque chose d'irréparable, qui va marquer un tournant dans sa vie. Kasane atteint un stade de non-retour. On peut comprendre son cheminement. Toutefois, il est vrai que Kasane est loin d'être le personnage principal habituel, c'est pourquoi l'attachement n'est pas évident. Mais le lecteur détient les clés pour comprendre pourquoi elle est devenue ainsi et pour quelle raison elle agit de cette manière.

En tant que lectrice, suivre un personnage de la trempe de Kasane est intéressant et donne envie de poursuivre la lecture, de savoir ce qui va lui arriver. L'histoire promet d'être des plus intéressantes et de nous réserver quelques surprises. Si certains lecteurs ont pu être déroutés par le trait de la mangaka, cela n'a pas été mon cas. J'ai trouvé justement que le dessin servait le propos. Kasane se distingue surtout par l'originalité de son récit. Je n'ai pas retrouvé le secret familial du personnage dans un autre ouvrage, d'autant plus utilisé de cette manière. Le premier tome n'est qu'une introduction, une mise en bouche, pour découvrir suffisamment le personnage de Kasane et ce qu'elle traverse pour nous inciter à continuer de la suivre. Ce qui me plait, c'est que je n'ai aucune idée de la tournure que va prendre l'histoire. J'ignore où l'auteur va nous mener et ce n'est pas commun. Tous ces éléments font que je suis réellement impatiente de découvrir la suite de Kasane et que je ne peux que vous encourager à découvrir son histoire.
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date : 26-10
Étant donné que j'ai vu passer ce titre à maintes reprises et que le synopsis me semblait engageant, j'ai sauté sur l'occasion lorsqu'une amie m'a proposé de découvrir l'ouvrage. Sachant qu'il a été écrit par une autrice française, j'étais d'autant plus curieuse. Je ne regrette pas ma découverte, j'ai passé un bon moment pendant une bonne partie du roman, mais je dois avouer que la fin m'a laissée plus que sceptique et que certains éléments m'ont dérangée.

Tout d'abord, je dois reconnaître que j'ai eu un peu de mal à me plonger dans l'histoire. Pour une habituée de la fantasy, c'était un début un peu redondant : un personnage jeune vit sa vie plus ou moins paisible au sein de sa famille dans un petit village, jusqu'à ce qu'arrive un événement qui vient bouleverser son quotidien. A ce moment-là, on fait la connaissance de Lilith, de son père et de leur vie. Aucun élément particulier n'a réussi à me captiver, la personnalité de Lilith me semblait trop lisse : petite fille super jolie, gentille, qui a du mal à s'intégrer et à se faire des amis, mais en est malheureuse... Qui plus est, ses réflexions laissaient entendre qu'elle était beaucoup trop mature pour son âge. Je pense notamment à son avis sur le Père du village ainsi que sur la religion instaurée. Tout cela faisait que j'étais assez spectatrice du récit et non investie. Qui plus est, le style d'écriture de l'autrice est plus descriptif que je le pensais, ce qui a contribué à la lenteur du récit.

C'est resté ainsi jusqu'à la formation de Lilith. La découverte du monde m'a également laissé perplexe. C'est un avis totalement subjectif, parce que c'est typiquement le genre de monde que je n'apprécie guère – avec des elfes (Abels ici), dans un monde reculé féerique, dans la nature, avec tout le monde qui s'apprécie. Par exemple, je pense au monde des Gardiens des Cités Perdues, pour ceux qui connaissent. J'ai du mal à croire à ce type d'univers, ce qui fait qu'encore une fois, je suis restée assez indifférente aux personnages qu'on découvre : Douce, Melhen, Ismelda, Sando. Tout cela me semblait trop... Je ne sais pas décrire autrement que « bisounours », même si le terme n'est pas vraiment approprié. Trop lisse, peut-être. Encore une fois. A partir du moment où on en apprend davantage sur ce qui entoure Lilith – que ce soit les races ou les civilisations, j'ai davantage apprécié. L'autrice est parvenue à créer son univers, en apportant une touche d'originalité (les Amazones ne ressemblent pas tout à fait à ce qu'on pourrait penser).

Quand Lilith en vient à passer une épreuve, j'étais embarquée dans l'histoire. Les années défilent où notre héroïne grandit, aux côtés de son entourage. Malheureusement, elle ne m'est pas devenue sympathique. Ses capacités me semblaient trop importantes. Le personnage en lui-même est beaucoup plus important, tellement que cela rend perplexe. Certes, elle a un rôle particulier, mais ce n'est pas la seule (d'ailleurs, j'ai trouvé que c'était une bonne chose de la part de l'autrice. Seulement cela est gâché par la trop grande importance qu'on accorde à Lilith, au détriment des autres personnages). Certaines de ses réflexions m'ont vraiment fait lever les yeux au ciel. Par exemple, elle reproche à une personne de son entourage, qu'elle n'a pas vu depuis longtemps, d'être devenu lâche, par rapport à une situation délicate. Cela m'a semblé très manichéen, venant d'une enfant et non d'une jeune femme. D'autant plus que la situation était réellement compliquée et qu'elle ne pouvait pas se permettre de juger qui que ce soit.

Cette antipathie s'est accrue jusqu'à la fin. Si je trouvais ma lecture agréable, les deux-cent dernières pages ont été des plus décevantes. Cela s'explique par l'arrivée d'un nouveau personnage.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Je parle d'Helian, bien entendu.[/spoiler]

Je savais déjà qui il était alors que l'autrice ne parlait que de son rang. Ce n'était pas le seul élément que j'ai deviné, loin de là. Aucune surprise n'est venue au cours du récit. Les révélations n'en étaient pas pour moi, j'avais tout anticipé. Toutefois, ce n'est pas un point qui m'a réellement dérangée. Je serais passée outre si le reste m'avait convaincue. L'arrivée dudit personnage a été décisif dans mon appréciation du roman. La réaction de Lilith à son encontre me semblait difficilement compréhensible, malgré l'explication donnée par l'autrice que j'avais deviné dès le début. Lilith finit par prendre position et ses actes, ses réflexions, n'étaient pas compréhensibles à mes yeux. Du moins, pas en aussi peu de temps. La relation qui se développe par la suite a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Lilith me semblait trop proche, trop tactile, avec cette personne – alors qu'ils se connaissent à peine. Ce qui fait que leur relation me semblait incompréhensible.

En parallèle de cette relation, un personnage qu'on suivait depuis longtemps change de comportement. Il passe pour quelqu'un d'intolérant, têtu, jaloux, sans aucune raison. Étant donné que j'étais moi-même sceptique, je me suis dit « D'accord, il va se passer quelque chose qui fait que leur comportement va être expliqué et il va y avoir un retournement de situation ». Quelle monstrueuse... déception. Le retournement de situation que j'attendais désespérément pour expliquer ce que je lisais n'est pas venu. Le récit se termine, sur une platitude, telle que j'en avais rarement lue. Vraiment. Je pèse mes mots. Il n'y avait aucun enjeu, aucun challenge. L'aspect « bisounours » que j'ai déjà évoqué se ressentait clairement : le personnage mystérieux qui dit être gentil est gentil, les personnages méfiants passent juste pour des intolérants égoïstes, tout le monde est gentil. Et l'épilogue... Que dire ? Ce dernier se termine par un rire machiavélique digne d'un méchant de dessin animé. J'exagère à peine. Les personnages qu'on est censé craindre paraissent ridicules. Même les personnages qu'on est censé apprécier. Pour donner un exemple, le fameux personnage dont je préfère rien dévoiler fait un discours lors d'une réunion importante. J'avais l'impression de me retrouver face à un enfant de dix ans. C'était gênant. Je n'ai pas d'autre mot pour décrire mon ressenti en lisant cette scène.

La dernière « surprise » (qui n'en est pas une) concernant le fameux personnage m'a bien fait rire. Sans en dire trop, il fait quelque chose qui est censé être rare. Sauf que cette même chose arrive à TOUTES les personnes de l'entourage de l'héroïne.

[spoiler]Un loup pour Sando, Melhen... Même Douce ! Et Helian !


Personne d'autre dans le village ne bénéficie du même traitement. Comme par magie. Ce n'est pas la seule chose supposée « rare » qui se produit beaucoup trop souvent, de manière beaucoup trop hasardeuse. Tous ces éléments ont contribué à rendre mon récit difficilement crédible. Les personnages, leurs capacités, leurs réactions, leurs relations, tout cela m'a laissée dubitative. Si on rajoute le manque de surprise et l'intrigue plus que prévisible et plate au possible, on se retrouve avec un roman peu convaincant à mes yeux. J'en suis la première déçue car l'histoire semblait prometteuse, fut un moment. Les deux cent dernières pages ont eu raison de moi. C'est pourquoi je ne lirais pas la suite. Toutefois, l'autre roman publié de l'autrice m'intrigue, je me laisserais sûrement tenter par cette nouvelle histoire, en espérant qu'elle me plaise davantage qu'Initiée.
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date : 20-10
« Puissant » est un mot approprié pour décrire ce roman. Il m'a fait vraiment l'effet d'un roman « coup de poing ». Je savais qu'il traitait d'un sujet difficile et c'est pour cette raison que je me suis intéressée à lui. Je n'ai que rarement lu d'ouvrages traitant de ce sujet. C'est pourquoi ce roman est important. Vraiment important. Avec le recul, je pense que j'aurais beaucoup apprécié l'avoir entre les mains quand j’étais plus jeune. Heureusement, il n'est jamais trop tard : ce roman m'a impactée de toute manière.

La force de ce roman réside également dans ses personnages. L'histoire se concentre essentiellement sur trois points de vue : celui d'une jeune femme en surpoids pour qui la religion tient une place particulière dans sa vie, une autre jeune femme lesbienne et mexicaine ainsi qu'une adolescente atteinte du syndrome d’Asperger. La diversité des personnages est extrêmement appréciable. On peut vraiment s’attacher à elles et être confrontées à certaines problématiques dont on parle peu. Je pense surtout au personnage d’Erin, en l’occurrence. Je dois avouer que de mon côté, il y avait une inégalité au niveau des personnages : si j’ai réellement adoré Erin et apprécié Rosina, je n’avais que peu d’intérêt pour Grace. Sûrement à cause de l’importance de la religion dans sa vie, qui a fait que je ne me suis pas sentie proche du personnage, ni même intéressée par ce qui lui arrivait. Par contre, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour le personnage d’Erin. Celle-ci se révèle tellement attachante et adorable. J’ai eu le cœur serré à maintes reprises pour elle. Fort heureusement, elle peut compter sur son amie Rosina. J’ai grandement apprécié sa force de caractère et son authenticité. Leurs deux points de vue se sont révélés particulièrement intéressants à suivre.
L'autrice insère également des chapitres intitulés « Nous », avec des paragraphes consacrés à d'autres jeunes femmes. Ces choix narratifs nous permettent d'avoir un point de vue d'ensemble des plus intéressants. A travers cette panoplie de personnages variés et humanisés, l'autrice aborde tout un tas de sujets importants, essentiels et intéressants.
Il y a une véritable force dans ce roman, dans cette solidarité qui se créé entre tous ces personnages féminins. Je regrette toutefois que les personnages masculins n’aient pas de véritable place. Evidemment, on s’intéresse à certains personnages masculins car on traite de la culture du viol et du patriarcat. Seulement, l’ouvrage ne parle pas suffisamment des personnages masculins alliés, qui veulent voir les choses changer et apporter leur soutien. On ne garde en tête que les passages cités du blog « Les vrais mecs de Prescott ». Tant et si bien qu’on en vient à oublier l’existence des autres personnages masculins, ils sont totalement éclipsés au profit de ceux qui tiennent le fameux blog. Ce manque m’a gênée au cours de ma lecture. C’est le seul point négatif que je peux faire.
Hormis cet aspect, le livre reste percutant, intéressant, poignant. En tant que lecteur, on passe par une panoplie d’émotions : que ce soit la joie, la colère, l’indignation, la peine, le dégoût, … Il faut savoir qu’il y a certains passages qui peuvent heurter la sensibilité du lecteur. Ce n’est jamais gratuit et cela permet d’être réellement confronté aux problèmes que dénoncent l’ouvrage.

Il est difficile de ressortir indifférent de cette lecture. Je pense que c'est le genre de lecture qui impacte chaque lecteur, à différents degrés. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une lecture nécessaire, importante et malheureusement réaliste.
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J'ai eu l'occasion de lire cet ouvrage avant sa sortie pour mon travail. Il faut dire que le synopsis me paraissait intéressant : une société forgée par quatre ans, composés de métamorphes, ponctués de tension ? Il n'en fallait pas plus pour m'intriguer. Le nom de l'autrice me disait quelque chose, sans que je creuse davantage : après lecture du Clan des Loups, je suis allée vérifier si mon intuition était juste. En effet, il s'agit bien de celle qui a écrit Rebecca Kean, série que je n'ai pas vraiment aimé. Je dois dire que le Clan des Loups a le mérite de me réconcilier légèrement avec l'autrice, tant et si bien que je lirais probablement la suite si j'en ai l'opportunité. Ce premier tome n'est pas exempt de défaut, mais il fonctionne et c'est suffisant.

Tout d'abord, il est important de signaler qu'il s'adresse surtout aux adolescents d'une certaine tranche d'âge, à partir de 12 ans. Si l'aspect « jeunesse » de l'histoire est clairement visible, l'autrice n'épargne pas son lectorat. J'ai été légèrement déconcertée par la violence présente dans le récit. Rassurez-vous : l'autrice ne dévoile pas trop de détail, elle va à l'essentiel, mais n'omet pas la vérité. Je pense que ça fait partie des raisons pour lesquelles ce roman fonctionne : même s'il est question d'un roman jeunesse, l'autrice n'infantilise pas son lecteur. Elle lui donne une histoire crédible. La partie animale des personnages principaux influence grandement ces derniers. Si cela n'avait pas été le cas, l'histoire n'aurait pas été aussi convaincante.

Toutefois, il reste quelques points noirs. Je déplore le manque criant de description. Je ne suis pas lectrice attachée aux descriptions, mais... Il faut reconnaître que celles-ci s'avèrent indispensables par moment. Si on décrit les personnages, on ne présente pas suffisamment les décors. Les dialogues prennent beaucoup de place, ce qui permet d'instaurer un rythme. Il est vrai que l'histoire se dévore facilement, mais on peut avoir une sensation de manque, de superficialité. L'autrice aurait pu s'attarder sur certains passages, décrire davantage les pensées de ses personnages, leur environnement, prendre son temps pour l'avancée de l'intrigue. Au lieu de ça, l'histoire se développe très vite. Certes, le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer – mais cela ne fait pas tout. A mes yeux, il manquait quelque chose.

Je reviens sur l' « aspect jeunesse » que j'ai évoqué un peu plus haut. Celui-ci se retrouve dans la ponctuation et les personnages. A chaque fois que je tombais sur des phrases terminées par « !!!!! », je sortais de l'histoire et fronçais les sourcils. Pourquoi ? Juste : pourquoi ? Un simple « ! » suffit ! J'utilisais ce genre de ponctuation quand j'avais douze ans - après ça, c'en était terminé. L'autrice est adulte et expérimentée. Du coup, je n'ai pas vraiment compris le choix de l'autrice. A mon sens, cela ne fait que desservir son histoire.
Pour en revenir aux personnages, s'ils sont plaisants à suivre, ils s'avèrent légèrement caricaturaux. J'ose espérer que dans les prochains tomes, l'autrice aura l'occasion de les développer davantage. Par contre, j'ai relevé un point qui m'avait déjà énormément gênée dans son autre série, Rebecca Kean : à savoir, la magnificience des personnages. Ici, tous les personnages sont beaux. Surtout les personnages principaux. Fort heureusement, cette fois-ci, l'autrice ne s'attarde pas trop là-dessus. J'espère que ce sera également le cas dans les prochains tomes de la Légende des 4.
Sinon, j'ai aimé le choix d'alterner les points de vue. L'histoire peut plaire autant aux garçons qu'aux filles : que ce soit par rapport à la panoplie de personnages divers et variés ou par l'efficacité de l'histoire. L'intrigue n'est pas palpitante, on ne peut pas vraiment parler de "suspens qui nous tient en haleine", mais l'histoire est efficace. Elle nous tient intéressé du début à la fin. Suffisamment pour vouloir connaître la suite.

Malgré les défauts que j'ai relevé, l'histoire reste convaincante et efficace. Elle fera certainement son effet sur le jeune lectorat, qui pourra trouver son compte. L'univers est intéressant et donne envie d'en savoir plus. Le Clan des Loups se révèle donc être un premier tome convaincant.
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date : 11-01
Ce livre a fait beaucoup de bruit avant sa sortie en français. Je comprend pourquoi aujourd'hui.
Le Pouvoir est un livre de science-fiction dystopique où les jeunes femmes développent un pouvoir, ce qui bouleverse le monde pour plusieurs raisons. Les chercheurs s'acharnent à trouver une raison logique, pour comprendre ce qui se passe. Plusieurs accidents se produisent à travers le monde, ce qui panique le reste de la population. Le roman débute ainsi. Celui-ci se décompose entre plusieurs points de vue, dont trois femmes et un personnage masculin (ce que j'ai trouvé très pertinent comme choix, on a ainsi une vue d'ensemble sur la situation).

Les personnages s'avèrent très diversifiés, approfondis et ainsi, humanisés. Ces personnages pourraient exister dans notre monde actuel. On s'attache à certains plus qu'à d'autres, selon notre feeling personnel. J'ai beaucoup aimé le personnage de Roxy ; qui m'a davantage touchée que les autres personnages par sa personnalité et son histoire. Ses chapitres m'intéressaient donc davantage. En ce qui concerne les autres personnages, ils m'ont plutôt laissée de marbre. En y réfléchissant, ce n'est pas tant les personnages qui m'ont marquée, mais les événements qui se déroulent tout au long de l'ouvrage et des rappels constants à notre monde actuel.

Grâce au personnage de la sénatrice, on peut mieux se rendre compte de l' « arrière plan » du point de vue politique, mais qui englobe les personnes qui ne sont pas concernées par le phénomène et qui en sont effrayées. Certains événements, qu'on apprend au fil de l'histoire, font écho à ce qui s'est déjà produit. Ce qui est intéressant et déconcertant à la fois : c'est vraiment un roman coup de poing, qui nous fait comprendre conscience que si les choses se passaient ainsi, il y aurait de grandes choses pour que la suite soit semblable.

De plus, les personnages vont voyager, ce qui va nous permettre de sortir de notre zone de confort, des pays que l'on connait à travers les romans. On va ainsi voyager aux côtés des personnages et voir tout un tas de choses. Etant donné que ce phénomène concerne uniquement les jeunes femmes (même s'il peut être transmis), on s'intéresse particulièrement à elles, par l'intermédiaire du personnage masculin journaliste. On nous rappelle leur situation dans différents pays du monde. Au-delà de ça, on remarque vite le reflet opposé entre notre monde et celui proposé dans Le Pouvoir : on reconnaît des phrases dites à l'adresse des jeunes filles, comme "Ne sortez pas trop tard le soir", "Ne soyez pas provocante". Dans Le Pouvoir, ces phrases-là visent les hommes. Le parallèle se fait progressivement, tout au long de l'histoire, sur plein de niveaux différents... et c'est passionnant.

Toutefois, on se doute que dans ce genre de contexte, cela peut vite dégénérer. Et cela va se produire à différents degrés. C'est très intéressant à lire. Je n'ai jamais été le genre de lectrice sensible aux détails d'horreur ; mais c'est important de le signaler. Il y a des passages vraiment prenants et qui pourraient être dérangeants pour certains. En ce qui me concerne, j'ai trouvé ce choix pertinent, on a ainsi la pleine mesure de ce dont sont capables les détenteurs de ce pouvoir. On est effarés par l'ampleur de leurs capacités et du phénomène de groupe, qui augmente les risques d' « accident ». L'autrice nous interpelle sur tout un tas de sujet : l'impact du phénomène de groupe, les manipulations politiques, la discrimination, et tellement d'autres choses. Si vous êtes intéressé, ne passez pas à côté.

C'est un livre à lire qui a le mérite de susciter la réflexion. Même après l'avoir terminé, j'ai continué à y penser, à réfléchir sur ce que j'ai lu. C'est ce que j'adore dans mes lectures et Naomi Alderman est parvenue à le faire. Grâce à son écriture simple et fluide, elle parvient à nous embarquer dans son histoire avec une facilité déconcertante, au point de nous en rendre captif jusqu'à la dernière page. Je ne peux que vous encourager à vous procurer cet ouvrage et à le lire.
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