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Commentaires de livres faits par Eleanara

Extraits de livres par Eleanara

Commentaires de livres appréciés par Eleanara

Extraits de livres appréciés par Eleanara

Tout d’abord, je remercie Netgalley et les éditions Fleurus pour l’envoi de ce titre !
Les Dossiers du Voile conte un récit fantastique rédigé par Adrien Thomas, auteur dont j’avais déjà apprécié le travail dans Engrenages et sortilèges. Il s’agit de l’histoire de Tia Morcese, lieutenant de police en poste dans une brigade de régulation des espèces méta-humaines (mages, trolls, fées, vampires et compagnie) à Paris. En premier lieu, j’ai beaucoup aimé le fait que le récit se déroule en France. Cela a le mérite de changer de bon nombre de titres Young Adult dont l’action se situe souvent dans des territoires anglo-saxons ou imaginaires. Par ailleurs, l’auteur nous dévoile un univers captivant, peuplé de personnages tout aussi intéressants les uns que les autres, ainsi qu’une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page !
Si les univers fantastiques composés de vampires, loup-garous et autres créatures surnaturelles ne sont pas nouveaux, Adrien Thomas apporte une touche personnelle qui rend son univers pertinent et intrigant. Toutes les races sont présentées, avec leurs singularités, et sont parfaitement intégrées à l’univers, au sein de la population parisienne. Leurs relations sont également évoquées, ce qui participe à la crédibilité de l’univers.

L’un des points forts du récit est indéniablement la construction des personnages. Le lecteur fait la connaissance d’une panoplie de personnages, tous aussi différents qu’intéressants. L’univers des Dossiers du Voile est assez complet mais je n’ai pas eu de difficulté pour me retrouver entre tous ces personnages. L’auteur réussit à les rendre suffisamment crédibles et uniques, avec leurs spécificités, pour que le lecteur ne s’y perde pas. J’ai apprécié de retrouver un peu de diversité dans tous les personnages présentés (des personnages qui ne sont pas forcément blancs ou hétérosexuels). Adrien Thomas excelle pour ce qui est de donner de la matière à ses personnages. Des protagonistes qui ne font qu’une brève apparition parviennent à susciter de l’intérêt. J’ai aimé suivre l’enquête aux côtés de Tia et rencontrer tout son entourage au fur et à mesure. J’ai également apprécié le fait qu’on suive sa petite soeur, Mona, ce qui nous permet d’appréhender encore mieux l’ensemble de l’univers (et de rencontrer des personnages secondaires très intéressants, comme Héloise et Samir …). Si je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, j’ai tout de même apprécié de vivre l’aventure à travers leur point de vue. Tia Morcese est un personnage haut en couleur, venant d’une famille qui l’est tout autant.
J’avais déjà constaté la fluidité et l’efficacité de la plume d’Adrien Thomas, je ne peux que réitérer la remarque pour les Dossiers du Voile. On est embarqué dans son univers dès les premières pages et le récit devient rapidement addictif. C’est sans doute parce que l’auteur maîtrise le rythme de son récit, ce qui nous permet de rester attentif tout au long de notre lecture. On alterne entre des moments centrés sur le développement des personnages, de leurs relations et de l’univers, avec de l’action et des rebondissements. L’intrigue policière a aiguisé mon intérêt jusqu’au bout et si j’avais anticipé certaines révélations, je n’avais pas tout deviné de l’intrigue et c’était appréciable. Si l’intrigue reste assez simple, elle demeure efficace et divertissante. J'ai aussi apprécié les détournements de certains clichés du genre.

Même si ça n’a pas été une excellente lecture, j’ai passé un très bon moment en compagnie de Tia Morcese et de son entourage. Je serais curieuse de lire d’autres ouvrages qui se déroulent dans le même univers. Je vous encourage à découvrir ce titre prometteur !
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En premier lieu, je dois remercier Netgalley et les éditions Akata de m’avoir permis de découvrir Tant qu’il le faudra ! Il s’agit d’un titre dont j’attends la sortie depuis des mois. Je suis ce que fait l’autrice sur les réseaux, j’étais donc très intéressée de découvrir son travail. Autant dire que je suis loin d’être déçue de ma découverte !

Avant de s’intéresser au récit, il est important de souligner qu’il y a une page dédiée aux contents warning. Cordélia précise tous les sujets qui pourraient déranger le-a lecteur-ice pendant la lecture, ainsi que les chapitres où ils apparaissent. C’est extrêmement important pour les lecteur-ice-s et c’est quelque chose qui devrait être présent dans tous les livres publiés. En tant que lectrice, j’ai pu me préparer psychologiquement avant la lecture de certaines scènes, ce qui a rendu ma lecture nettement plus appréciable que si j’avais lu ces scènes sans être avertie. Je remercie l’autrice et la maison d’édition pour cette initiative ! J’espère sincèrement que d’autres suivront le pas.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, on fait la rencontre de Prudence, étudiante en Lettres, lesbienne, qui vient d’arriver à Paris pour ses études et qui se rapproche d’un journal associatif LGBTQIA+ nommé HoMag et qui va finir par intégrer l’équipe de ce fameux journal. Le-a lecteur-ice découvre les membres de l’équipe et le travail qu’ils font sur le magazine à travers les yeux de Prudence. C’est un excellent moyen pour permettre au lecteur-ice de s’y retrouver et de s’impliquer dans le récit. La plume de Cordélia se révèle très agréable, tant et si bien qu’on se plonge dans l’histoire avec une facilité déconcertante. Je n’ai pas eu de problème pour me retrouver entre tous ces personnages, Cordélia se débrouille très bien pour que le-a lecteur-ice ne se sente pas perdu(e) (et si jamais il y a un doute, il suffit de se référer au répertoire qu’il y a en fin de l’ouvrage avec tous les personnages et leurs fiches associées, c’est tellement pratique !). C’est peut-être aussi parce que j’ai appris à connaître les personnages avant même ma lecture, mais j’ai trouvé que c’était très bien fait. L’alternance de points de vue constitue une des plus grandes richesses du récit. On suit quatre personnages principalement, ce qui fait que chaque lecteur-ice peut apprécier au moins un personnage selon ses goûts. Tous les personnages ont leur propre vécu, leurs identités, leurs problèmes, si bien qu’on peut tous s’y retrouver et s’identifier à eux. J’ai beaucoup apprécié le fait que Cordélia présente des profils aussi différents, dont certains ne sont pas spécialement sympathiques. L’important ici ne réside pas dans l’action ou dans l’intrigue, le récit se concentre sur le quotidien de personnes qui évoluent dans un milieu associatif LGBT. Pour autant, l’histoire s’avère ennuyante à aucun moment. Cordélia parvient à rendre ses personnages crédibles, intéressants et vivants, ce qui fait que le-a lecteur-ice a envie de savoir ce qui va leur arriver. L’autrice parsème son récit de petits détails anodins qui enrichissent considérablement le récit, les personnages, ce qui bénéficie énormément à la lecture (je crois que c’est la première fois que je lis un récit où il est fait mention d’un personnage féminin qui doit changer sa protection menstruelle, cela peut paraître bénin, mais c’est important et ça aide à s’identifier aux personnages). L’histoire se concentre donc sur les personnages et sur les relations qu’ils tissent entre eux. J’ai énormément aimé le fait qu’il y ait beaucoup de bienveillance et de respect dans les scènes romantiques. Dans une scène en particulier, l’un-e demande les préférences de l’autre, où iel souhaite être caressé-e ou non. C’est si rare de voir ça dans un livre young adult … Je suis heureuse que des jeunes lecteur-ice-s puissent lire ce genre de scènes afin que ces comportements soient normalisés. J’ai également aimé que l’autrice évoque les comportements et réflexions problématiques que peuvent avoir certains personnages appartenant à des minorités envers d’autres personnes appartenant à des minorités différentes. C’est une réalité dont il faut avoir conscience et c’est appréciable que ce soit montré dans le quotidien des personnages.

Plus encore, Cordélia aborde d'autres éléments que j’ai jamais retrouvés en young adult (booktube, forum rpg) et j’étais plus que ravie de les découvrir au fil de ma lecture. En plus de cela, elle évoque de nombreux événements réels qui se sont déroulés durant l’année où se déroule le roman (la marche pour Adama Traoré, la marche bisexuelle, Existrans, …). Si certains de ces événements sont connus des lecteurs, voir ces derniers à travers les yeux des différents protagonistes permet d’avoir une approche différente et d’en apprendre davantage sur certains (à titre personnel, je ne connaissais pas Existrans, ça m’a permis de me renseigner).
Au cours de tous les événements qui sont évoqués dans le récit, Cordélia aborde une multitude de sujets qui sont encore trop peu traités. Grâce au personnage de David, on s’intéresse aux difficultés d’intégration que rencontrent les fils et filles de personnes racisées et de l’importance d’avoir des modèles qui nous ressemblent. Le point de vue de Jade nous sensibilise aux problématiques liées au handicap, on a un aperçu par le biais d’Ina ce que c’est de vivre en tant que personne racisée en France et des faux-alliés blancs qui n’aident pas. L’autrice souligne l’importance d’avoir des espaces safes, surtout pour les personnes racisées, notamment à travers le personnage d’Ina, jeune femme noire et lesbienne, qui n’a pas la même vie qu’une femme blanche lesbienne. On parle également de la publication dans le monde littéraire, du manque de personnes racisées dans l’édition et des impacts sur le secteur, des difficultés auxquelles fait face Ina en tant qu’autrice noire et lesbienne, du peu d’opportunités qu’elle a ainsi que le manque de reconnaissance des femmes dans l’édition SFFF (encore plus marqué quand il s’agit d’autrices racisées) mais pas seulement. On dénonce aussi le fait que les auteur-ice-s racisé-e-s sont invisibles ou réduits à leurs traumatismes. Il est impossible de citer tous les sujets traités dans Tant qu’il le faudra, mais ils ont tous leur importance et sont bien traités. Je n’ai jamais lu un ouvrage qui traite d’autant de sujets et qui soit aussi riche. Toutes ces thématiques sont abordées au cours de discussions ou de réflexions de la part des protagonistes, ce qui rend la lecture très fluide. Certes, tous les sujets ne sont pas approfondis, mais je pense que ce sera davantage traité dans les prochains tomes.

Toujours est-il qu’il est important, voire essentiel, de publier des ouvrages comme Tant qu’il le faudra. En tant que lectrice, en tant qu’autrice en devenir, en tant que professionnelle du milieu, je suis plus qu’heureuse qu’un tel livre soit lu, encensé et découvert par le plus grand nombre. J’ai tout simplement adoré ma lecture, je poursuivrais l’aventure avec les prochains opus et je lirais les autres écrits de l’autrice avec grand plaisir. Je ne peux que vous encourager à découvrir le travail de l’autrice, elle est indéniablement l’un des jeunes auteur-ice-s francophones les plus intéressants à suivre.
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Si j’ai une préférence pour la couverture originale, je ne peux nier la qualité des couvertures françaises qui sont tout simplement sublimes pour cette série toute aussi qualitative. Je dois remercier les éditions Lumen et Netgalley pour la découverte de ce second volume ! Cela a été un plaisir de replonger dans l’univers de Soeurs de Sang et l’attente pour le dernier tome s’annonce compliquée …

Pour autant, je dois reconnaître que la première partie de l’ouvrage s’est révélée être la moins intéressante. Après les révélations hautes en couleur du premier tome, j’étais plus qu’impatiente de retrouver l’univers de Soeurs de Sang. Toutefois, il ne se passe pas grand chose au début, si bien que j’avais hâte que le rythme s’accélère. C’est bien que l’action ne soit pas au rendez-vous tout le temps et qu’on s’attarde davantage sur les personnages et le quotidien, mais je n’aurais pas été réticente à ce qu’il y ait plus de rythme dans cette première partie.

L’alternance des points de vue est toujours pertinente, cela permet d’avoir une meilleure vue d’ensemble de la situation, j’ai d’ailleurs été ravie d’avoir des chapitres consacrés à un nouveau point de vue, celui d’Eliott. Ce personnage m’intrigue et la relation qu’il noue avec Mésange est tout aussi simple que belle. J’étais contente d’assister à leurs échanges, bien davantage que je l’étais lors des chapitres de Sev, je dois le reconnaître. Evidemment, mon plus grand plaisir a été de retrouver Véronyka et Tristan. Même si ces deux-là sont tout le temps ensemble, avoir les deux points de vue permet de mieux les comprendre, spécialement Tristan - j’aime le fait d’avoir des chapitres qui lui sont consacrés et d’avoir accès à ses pensées. Certes, ils ne sont pas parfaits - ni l’un ni l’autre - mais c’est ce qui les rend profondément humains et attachants. J’ai apprécié le fait que l’autrice s’attarde sur les problèmes de cohésion au sein de la patrouille, même si j’admet que j’aurais préféré qu’on s’y attarde encore davantage et qu’on connaisse mieux les autres personnages. Ils font surtout figuration et ne participent pas vraiment à l’intrigue, ce que je trouve dommage … L’univers de Véronyka et de Tristan ne se limite pas à eux seuls, j’aurais aimé qu’on s’intéresse encore davantage à ce qui se passe autour d’eux. En parallèle, j’ai plus qu’adorer que les personnages n’omettent pas des informations capitales au point de perdre en cohérence. Il arrive souvent que les personnages principaux cachent certains éléments à d’autres éléments et le lecteur ne comprend pas bien la raison. Il est vrai que c’est le cas ici, Véronyka cache de nombreux éléments aux autres, spécialement à Tristan, et j’ai été plus que satisfaite qu’elle finisse par faire preuve d’honnêteté. Je n’aurais pas apprécié qu’elle se taise encore davantage. A la fin de ce second tome, les informations essentielles sont dévoilées et c’est tant mieux !

Pour de multiple raisons, la dernière partie s’est avérée plus que plaisante. Le rythme des derniers chapitres s’est intensifié, tant et si bien que je ne pouvais pas lâcher les pages des yeux. Les événements se succèdent et on suit la situation à travers plusieurs points de vue, ce qui est enrichissant et rend le récit d’autant plus captivant. Je ne m’attendais pas vraiment à une telle tournure des événements, mais je suis curieuse de voir ce que l’autrice nous prépare pour le dernier tome de la trilogie. En définitive, j’ai beaucoup apprécié de prolonger mon aventure dans l’univers de Nicki Pau Preto, même si j’ai préféré le premier tome. Il me tarde de connaître le point final de cette histoire !
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En premier lieu, il faut souligner que la couverture de Soeurs de Sang est magnifique et met en valeur une histoire des plus intéressantes. Celle-ci a le mérite de mettre en avant les phénix, créatures mythologiques qui sont peu présents dans les oeuvres de fantasy young adult. J’étais intriguée par cette nouveauté, d’autant plus qu’il est question de lien psychique entre humains et phénix, à la manière des familiers. Plus encore, le roman aborde une relation conflictuelle entre deux soeurs, ce qui a terminé de me convaincre de découvrir cette histoire. Je ne regrette nullement l’aventure et je conseille la lecture de cette série à tous les amateur.ice.s du genre !

Ma lecture a été ponctuée d’éléments positifs. J’ai énormément apprécié tout ce qui touchait à la construction du monde dans lequel se déroule le récit : les Premières Dresseuses de phénix sont des femmes, ce sont les reines qui sont célébrées, le mot reinaume est utilisé, … Cette façon de placer les femmes au premier plan dans un univers de fantasy m’a beaucoup plu. En général, les mondes de fantasy reprennent les schémas de nos sociétés patriarcales. J’ai apprécié le fait que l’autrice inverse les codes. Ca n’empêche pas Véronyka, notre héroïne, de rencontrer des difficultés, dont certaines sont liées à sa condition de femme, mais cette approche innovante démarque Soeurs de Sang des autres romans de fantasy de young adult. En plus de cela, Nicki Pau Preto incorpore de la diversité dans son récit : j’ai été agréablement de surprise de prendre conscience que l’écrasante majorité des personnages était racisée, ce qui est extrêmement rare dans le paysage éditorial. J’ai aussi été ravie de retrouver de la diversité au niveau des relations et des identités de genre : la Première Dresseuse, la première reine, Nefyra, entretient une relation romantique avec sa seconde, Callysta ; l’autrice dévoile l’existence de personnes transgenres dans l’univers (au détour d’un monologue intérieur de l’héroïne, simplement, faisant comprendre aux lecteur.ice.s que les transgenres existent au même titre que d’autres) ; on peut également supposer qu’Avalkyra (personnage important dans l’univers, la dernière reine Dresseuse de Phénix) est aromantique (c’est à dire qu’elle ne ressent pas de sentiment amoureux) … Toute cette diversité est tellement rafraîchissante ! Par ailleurs, dans une citation placée en début de chapitre, il est sujet d’amour romantique, mais il est spécifié qu’il peut s’agir d’un homme ou d’une femme et c’est une excellente chose. Les normes ne sont pas les mêmes que dans notre monde et c’est tellement inédit ! Il est agréable de lire des récits qui s’éloignent des règles de nos sociétés.

De plus, j’ai plutôt apprécié le personnage de Véronyka. Contrairement à beaucoup d’héroïnes, elle n’est pas spécialement douée en combat et c’est rafraichissant. Elle se débrouille autrement et met du temps pour s’améliorer, comme tout le monde. J’ai aimé apprendre à la connaître et suivre son arc narratif. J’ai apprécié le fait qu’elle doive se faire passer pour un garçon pour atteindre ses objectifs. J’ai été agréablement surprise que l’autrice mentionnait ses menstruations, c’est tellement rare ! Alors qu’il s’agit d’un élément incontournable dans la vie de notre héroïne qui pose problème dans sa mission. Cela a participé à rendre le récit d’autant plus crédible. Autrement, Véronyka m’a surprise plus d’une fois, notamment en étant pas particulièrement prude face à un individu qui découvre son identité. Ce genre de moment s’est déjà produit dans d’autres histoires similaires et j’ai été satisfaite que la pudeur de l’héroïne ne prenne pas le pas sur les conséquences de ses actes. De manière générale, Véronyka est un personnage que j’ai pris plaisir à suivre et suivre son évolution s’est révélé intéressant. J’ai aimé les leçons que l’autrice transmet en travers de son héroïne : l’importance de s’aimer soi-même en premier, de compter sur soi pour guérir et non pas d’un élément qu’on ne maîtrise pas (que ce soit un événement ou une personne). Véronyka refuse de laisser reposer son destin dans d’autres mains que les siennes et j’ai adoré cet aspect de sa personnalité.

Si des éléments liés à certains personnages me laissaient sceptique, je n’ai pas lâché le récit des yeux jusqu’à ce que j’en arrive au bout. L’histoire se révèle addictive au possible et il m’était difficile de reposer l’ouvrage tant je voulais connaître la suite des aventures de nos personnages. J’ai aimé l’alternance des points de vue qui permet de dynamiser le récit, bien que certains chapitres sont moins intéressants que d’autres. Par ailleurs, j’ai été satisfaite des révélations qui sont faites à la fin du premier tome. Ces révélations permettent d’éclairer certaines choses et de rendre le tout nettement plus cohérent. Le premier tome se termine en apothéose et on n’attend qu’une chose : découvrir la suite. Je compte bien poursuivre la lecture de cette série qui s’est avérée des plus innovantes, intéressantes et prometteuses.
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date : 18-09-2020
Merci à Netgalley et à Hachette pour m'avoir permis de lire ce titre !

Tout d’abord, peut-on parler de la beauté de cette couverture ? Elle donne le ton du roman : représentation, feel good, et son personnage ! Ce sera moi est un roman feel-good qui fait du bien, qui nous donne le sourire et du baume au coeur. Plus encore, le roman aborde des thématiques fortes : la grossophobie, le fétichisme des personnes racisées, les relations toxiques, l’homophobie, le sexisme, … Tout est bien traité, avec justesse et bienveillance. J’ai rarement lu un roman qui aborde toutes ces thématiques et qui le fait bien ! L’autrice réussit brillamment à traiter de pleins de sujets. J’ai craint qu’une rivalité féminine s’instaure dès le début du récit, mais l’autrice a pris soin de prendre le contrepied de cette trope récurrente en littérature adolescence pour proposer des amitiés intéressantes qui sont bien construites. Il est également question des problèmes sociétaux de la Corée : l’importance de la beauté, le harcèlement contre les personnes qui sortent de la norme, etc. Le cas de Skye l’illustre bien, alors même que le récit se déroule aux Etats-Unis.

Incontestablement, l’héroïne est l’un des points forts du récit. Skye est une américaine d’origine coréenne, grosse, pleine de confiance en elle et de joie de vivre. Elle change totalement des héroïnes habituelles dans le paysage YA et c’est une excellente chose. C’est un plaisir de suivre l’histoire à travers ses yeux. Elle est courageuse, confiante et s’assume totalement. La jeune fille ne se laisse pas intimider par les autres et c’est tellement rare de retrouver une héroïne pareille en littérature adolescente ! Skye croit en elle et en ses rêves et elle fait tout pour atteindre ses objectifs. En tant que lecteur.ice, on se retrouve impliqué(e) dans sa vie, on s'attache à elle et on l'encourage, et elle nous rend la pareille : elle nous prouve l'importance de s'aimer soi-même, de croire en nous et d'être déterminé(e). De la même façon, le contexte familial n’est pas négligé, il a son importance dans la construction et le quotidien de Skye. Sa relation avec son père est touchante, ils partagent de vrais moments ensemble, ce qui n’est pas si fréquent en romans adolescents. De plus, si la grossophobie a une part importante dans le récit, il est aussi question de relations familiales toxiques. Skye en apprend davantage sur les raisons qui poussent sa mère à se comporter ainsi, mais elle sait que cela n’excuse rien de son comportement. Par ailleurs, il est dit clairement dans le texte qu’il s’agit de maltraitance psychologique et c’est pris au sérieux. De manière générale, j’ai apprécié que tout ce qui touche à la santé mentale ne soit pas pris à la légère. J’ai énormément aimé que l’autrice évoque le fait que Skye parle de ses problèmes sur sa relation avec sa mère avec un psy. C’est évoqué quelques fois par Skye, parce que cela fait partie de sa vie, et c’est un acte normalisé dans le récit.

Je dois reconnaître que j’ai été légèrement agacée par les nombreuses remarques portant sur le physique d’Henry. Je sais que c’est un élément récurrent dans les romances donc je ne me suis pas attardée particulièrement sur cet aspect. Qui plus est, même si ça m’a irritée, je comprends l’importance du geste : les héros décrits comme beaux sont souvent des blancs en littérature adolescente. Il est important d’avoir des protagonistes différents qui sont également décrits comme attirants. En effet, Henry se distingue des autres héros masculins : tout comme Skye, il a des origines coréennes et il n’est pas hétérosexuel. J’ai été tellement heureuse de retrouver non seulement une héroïne bisexuelle, mais aussi un intérêt amoureux bisexuel ! Si on ajoute à ça leur amour commun pour Harry Potter, j’ai vite été conquise par ce mignon petit couple. C’est impossible de ne pas les aimer. Ils partagent tellement de choses et leur attachement se fait progressivement, ce qui est un point appréciable. Leur relation est sans doute légèrement clichée, mais elle est saine, tout dans le respect et tellement rafraîchissante ... c'est important !

Pour toutes ces raisons, je ne peux que recommander la lecture de Ce sera moi. Cette lecture peut convenir à tout le monde, même pour les personnes qui ne sont pas spécialement intéressées par la K-Pop. On découvre tout un univers qui n’est pas forcément présent dans les romans adolescents francophones et ça change ! Je n’ai pas les mots pour exprimer combien ça a été une excellente lecture à plus d’un titre. Alors je vais me contenter de dire : foncez !
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date : 20-10-2019
Je pense que mon appréciation du Cirque Interdit pourrait se résumer en une phrase : Je n’ai pas compris.

L’idée était intéressante mais l’univers se révèle peu exploité. J’en voulais plus et je n’ai pas compris ce choix.
Les informations sont données trop vite, le tout s’enchaîne avec une rapidité déconcertante, si bien qu’on a pas le temps de s’imprégner de l’histoire. J’aurais préféré que le rythme soit plus posé afin de mieux appréhender l’univers.

Par ailleurs, j’ai relevé plusieurs maladresses. Une scène en particulier me vient à l’esprit : l’autrice donne des indications sur le physique d’un des personnages principaux de façon très maladroite dans le deuxième chapitre. Comme la fameuse scène du miroir, retrouvée dans de nombreux romans, où le héros se décrit sous toutes les coutures. Ce genre d’outil scénaristique me fait lever les yeux au ciel. Comme le cliché de la fille qui rougit devant le physique parfait (il est vraiment décrit tel quel)(les personnages young-adult n’ont pas le droit d’avoir des physiques humains, décidément, ils doivent forcément être parfaits), ou le cliché de la scène du personnage principal masculin qui sort de la douche torse nu ...
Toutefois, le pire ça a été les traditionnels aveux d’un personnage coupés par une révélation de son interlocuteur. Ce n’est pas crédible un seul instant et on sent que l’enchaînement des événements a été fait de telle sorte à repousser les aveux de façon à ce que la situation se complique par la suite. Tout ça crée un ensemble maladroit et peu intéressant.

On arrive à un point qui m’a vraiment posé problème. Les personnages m’ont laissée indifférente. Ils sont fades. Aucun n’a su se détacher, chacun campait un personnage préconçu sans dégager la moindre impression d’humanité, d’existence propre. Le héros talentueux et parfait qui ne veut pas faire la même chose que toute sa famille, l’héroïne qui a eu un passé difficile, le grand-père attentionné et compréhensif, la grand-mère affirmée, le grand frère rival, l’intérêt amoureux avorté, …
Par ailleurs, si le passé de Maria parvient à nous intriguer, le comportement de Matthieu n’aide vraiment pas à l’apprécier. Je n’ai pas pu m’empêcher de souffler en lisant sa réflexion comme quoi il aurait bien eu envie de casser la gueule des mecs qui ont sifflé Maria sous prétexte que ça ruinerait la réputation du cirque. Le recours à la violence facile n’est pas passé inaperçu de mon côté. J’aimerais dire que c’était mieux du côté de Maria mais il n’en est rien. Les chapitres de son point de vue n’étaient pas plus plaisants étant donné l’insistance sur la naissance de ses sentiments. Je n’ai pas compris l’utilité de cette romance qui est vraiment sortie de nulle part. J’aurais mille fois préféré une solide amitié plutôt que des sentiments forcés et faux. Matthieu est si antipathique qu’il n’est pas crédible un seul instant que Maria nourrisse des sentiments pour lui. Surtout qu’elle le connaît à peine ! Ah, pardon, elle a remarqué son physique parfait. Est-ce que ça suffit pour qu’une fille soit amoureuse d’un garçon ? Je ne pense pas. Je n’ai pas compris le personnage de Maria, je n’ai pas compris cette romance, je n’ai pas compris l’intérêt de ces personnages.

Une fois encore, j’aimerais dire que l’histoire se rattrape au niveau de l’intrigue. Ce n’est pas le cas. L’intrigue est la plus prévisible qui soit, les événements s’enchaînant trop vite depuis le début n’aidant pas à s’impliquer dans l’histoire, les manigances de Maria devenaient ridicules (pourquoi toutes ces manigances ?) et la résolution de l’intrigue est juste grossière et risible.

En conclusion, je peux dire que je n’ai pas compris l’intérêt de cette histoire, sur tous les plans. Je suis totalement passée à côté. J’avais déjà lu un ouvrage de l’autrice par le passé mais je pense m’arrêter là dans la découverte de ses autres titres. Ce n’est pas pour moi.
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date : 20-10-2019
Irish War avait de belles promesses, notamment par son contexte des plus atypiques : je n’avais jamais eu l’occasion de lire un ouvrage traitant de l’indépendance de l’Irlande. J’étais plus qu’intriguée de découvrir ce roman et je dois avouer que je suis totalement passée à côté.

Dès les premières scènes entre nos deux héros, j’ai grincé des dents en lisant les pensées du personnage masculin. L’insistance sur le physique de l’infirmière était très lourde, le tout faisait très “boeuf”. Ça ne s’est pas arrangé par la suite. On apprend les raisons qui l’ont poussé à cet hôpital et ce n’est pas fameux. En effet, notre héros a juste cherché à tabasser un mec qui a insinué avoir coucher avec sa soeur. Sous couvert d’honneur. Ces comportements patriarcaux et ces recours à la violence “parce que c’était la meilleure chose à faire” m’ont déplu. Et comme si ça ne suffisait pas, on n’est pas épargné par les réflexions sexistes, sur les stratégies des femmes, ou encore cette délicieuse remarque : “Elle a peut-être quelque chose d’intéressant en dehors de son cul d’enfer”.

Oui, le héros ne me faisait pas rêver du tout.

Puis on retrouve des éléments récurrents dans les romances qui m’irritent prodigieusement : le héros décrit comme toujours canon malgré ses blessures (alors qu’il est amoché), l’héroïne qui s’extasie sur son physique … Et ne voit que ça.


Tout s’enchaîne tellement vite que tout nous parait superficiel. Les dialogues ne sont pas approfondis, les événements sont racontés rapidement. Je n’ai pas cru à cette histoire qui me semblait peu approfondie et trop vite expédiée, se concentrant uniquement sur la relation entre les personnages. Bien évidemment, en lisant une romance, on sait ce qui nous attend. Mais j’espérais mieux compte tenu du contexte historique. Le seul point positif que j’ai apprécié est le fait que les autrices parlent de l’illégalité de l’avortement.

Malheureusement, on en vient à un autre point qui m’a posé problème. Tout se révèle terriblement prévisible. Aucune surprise ne ponctue le récit. La fin est convenue et la résolution de l’intrigue est risible.

En résumé, Irish War est une romance qui ne m’a pas convaincue, par le comportement de ses personnages, sa rapidité et son manque de surprise.
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Le Manoir des Immortels est un roman basé sur une réécriture du mythe de Perséphone. Passionnée de mythologie et intéressée par les réécritures de mythe, j’étais plus que curieuse de découvrir cet ouvrage qui est paru il y a de nombreuses années. Je ne regrette pas la découverte mais je dois reconnaître que c’est un titre qui ne me restera pas longtemps en mémoire.

L’ambiance du roman m’a plutôt plu. Tous les éléments étranges/surnaturels contribuent à installer une atmosphère particulière qui aide à entrer dans le récit. On s’intéresse au quotidien de Kate, personnage principal. Sa relation avec sa mère est vraiment touchante et c’est ce qui m’a aidée à apprécier le personnage. Je regrette seulement que la vie de Kate au lycée ne soit que survolée et assez clichée. Elle se retrouve avec un ami garçon gentil mais s’attire les foudres d’une fille vis à vis du copain de cette dernière qui a regardé Kate. Les circonstances de ces événements sont vraiment peu naturels et assez risibles. Fort heureusement, ce passage est vite éllipsé et Kate change d’environnement.

Si j’ai été agréablement surprise que le consentement soit respecté (ce qui est un comble, il faut le souligner, mais ça arrive bien trop fréquemment …) et qu’Henry ne profite pas de sa situation, les choses se sont rapidement dégradé. En premier lieu, j’ai noté un rapport à la nourriture très étrange. Kate répète deux fois qu’elle aime manger et qu’elle ne prend pas de poids, mais elle en parle comme si c’était un réel problème et que si c’était le cas, elle arrêterait de manger … Un message que je trouve assez limite.
Ce n’est pas la seule réaction ni les seules réflexions de la part de Kate qui m’ont laissée interdite. Sa réaction vis à vis est incompréhensible (les lecteurs comprendront à quoi je fais allusion). Et Kate se montre d’une … naïveté (pour être gentille) alarmante par rapport à un certain personnage, alors qu’il est évident que celui-ci n’est pas clair.

Cela ne s’arrange pas lors de la résolution de l’intrigue. J’ai été effarée par le résultat du procès. Un personnage a assassiné pas moins de 11 personnes et s’en sort anormalement bien. Sous quel prétexte ? La personne aurait fait ça par “amour” et pour rendre un autre personnage heureux alors c’est compréhensible et par conséquent non punissable, selon Kate. Mais NON. Assassiner d’autres personnes sous couvert d’amour ce n’est pas possible. Agir ainsi en prétendant agir par amour et pour le bien d’une personne non plus. Il est plus que temps d’arrêter de répandre ce genre d’idées nauséabondes ...
Qui plus est, je parle de “résolution” mais ça n’en est pas vraiment une : le lecteur ne comprend toujours pas les enjeux ni ce qu’il en est au niveau de la mythologie de l’univers. Je ne trouve pas ça judicieux pour un premier tome … Je comprend bien qu’il faut garder une part de mystère, mais il y a une différence entre ça et ne pas répondre aux questions du lecteur. Pour ma part, j’ai été frustrée et agacée de ne pas avoir les réponses à mes questions.

Tous ces éléments font que j’ai terminé cet ouvrage avec un sentiment plus que mitigé, ce qui fait que je ne lirais pas la suite. Si vous êtes intéressé par une réécriture de mythe, je vous conseillerais de vous tourner vers autre chose.
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En découvrant le synopsis et surtout, la magnifique couverture, des Chroniques de Fleurs d’Opale, j’étais très intriguée de découvrir cet opus. J’avais entendu un avis assez positif qui m’a convaincue de donner sa chance à cette histoire. Au final, je dois dire que j’ai plutôt bien apprécié ma lecture mais pas autant que je l’aurais souhaité.

Le pitch est des plus basiques : une fille orpheline se découvre une destinée incroyable et va essayer de l’accomplir en étant accompagnée de quelques compagnons et en évitant les obstacles dressés sur sa route. Je savais dans quel type de récit j’embarquais mais j’étais curieuse de savoir ce que renfermait ces pages, particulièrement au niveau des personnages et de l’univers. Je suis entrée dans le récit avec facilité, j’ai été prise dans la vie de Diphtil et je voulais continuer de suivre son parcours. L’histoire débute sur un point fort de la vie de l’héroïne, à savoir, l’anéantissement de son village et de ses habitants, qui vont l’obliger à être séparée de sa famille et de sa patrie. On s’intéresse rapidement à la vie de notre héroïne. Le style d’écriture de l’autrice aide grandement.

Après avoir entendu certains commentaires à ce propos, je craignais d’avoir des difficultés à entrer dans l’histoire mais il n’en était rien. Je reconnais que la plume de Ielenna est riche, ce qui fait que l’histoire avance lentement et qu’on doit vraiment être concentré sur ce qu’on lit. J’ai regretté quelques maladresses, surtout dans les dialogues - ces derniers se sont parfois révélés trop précipités. En dehors de ça, j’ai globalement apprécié son style d’écriture.

Lorsque le périple de nos personnages commence, les choses se sont compliquées. Ce premier tome s’intéresse principalement sur la dynamique entre les personnages, sur les différentes relations qui sont tissées. Le rythme est lent et les péripéties peu nombreuses. Ce manque de dynamique ne m’a pas vraiment gênée, par contre, je dois admettre que j’ai eu du mal avec les personnages. Chacun avait des rôles assez stéréotypés sans qu’il n’y ait d’approfondissement. Toutefois, ce qui m’a le plus dérangée c’est les liens entre les personnages. Ces derniers me semblaient peu naturels ou trop peu exploités. La relation entre Diphtil et Nail est inexistante alors qu’il s’agissait d’un des éléments qui m’intéressait le plus. Les romances se développent sans qu’il n’y ait eu de développement adéquat. Certaines choses sont dites sans qu’on en comprenne les raisons. L’autrice insiste lourdement sur la jalousie de Nail et je n’en comprenais pas l’intérêt. C’est comme si elle le cantonnait au rôle de petit frère protecteur, bougon et froid, sans qu’elle ne prenne le soin d’approfondir son personnage pour le rendre plus humain ou attachant … D’autant plus que sa relation avec sa soeur n’est pas du tout exploitée, ce qui rend son comportement encore plus incompréhensible …Je ne parle pas non plus du second personnage féminin que je n’ai tout simplement pas compris. Elle correspond au parfait cliché de la “fille badass” qui s’attendrit sans raison apparente … Elle n’est pas définie autrement et je ne voyais en elle qu’une caricature et non un personnage humain à part entière. Et la révélation autour de son personnage sur ses origines est juste … ridicule. L’autrice laisse entendre que ce n’est pas dû au hasard mais je reconnais que j’ai tout de même lever les yeux au ciel à ces moments-là.

Le cours du récit s’accélère vers les dernières pages. L’histoire prend une tournure des plus radicales suite à une découverte de Diphtil. A partir de là, mon intérêt était relancé et j’ai dévoré les dernières pages. Si l’histoire n’a pas pris la direction que j’espérais, j’ai été surprise par son déroulement sur la fin. Toutefois, ce n'est pas suffisant pour me donner envie de connaître la suite. Je ne regrette pas la découverte mais je pense que mon aventure dans l’univers des Fleurs d’Opale se termine ici.
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date : 06-09-2019
Rozenn est un ouvrage qui m’attirait par son univers oriental prometteur et son synopsis m’intriguait particulièrement. Je dois avouer que j’ai débuté cette lecture avec réticence, étant donné que j’avais lu Initiée de la même autrice quelques temps plus tôt et que cette lecture s’était avérée décevante. Néanmoins, je peux dire que j’ai nettement plus apprécié Rozenn et que j’ai passé un agréable moment de lecture.

Le récit s’ouvre sur la fuite des trois princesses djinns de leur capitale dans le but d’échapper à un mariage arrangé avec les fils d’un roi d’un peuple qui opprime le leur. L’histoire se concentre principalement sur Rozenn, la deuxième fille. On découvre donc ces trois personnages qui vont être présents tout au long du récit et on prend conscience assez rapidement que chacune occupe un “rôle” des plus … clichés. Odeleen, la soeur aînée, responsable et obéissante, qui sait garder son calme, Daire, la benjamine idéaliste et romantique, et la troisième soeur, Rozenn, qui est décrite comme la rebelle. J’ai regretté cette situation et le fait que les personnages ne soient pas davantage fouillés, que l’autrice ne joue pas sur ces clichés pour mieux les détourner.

Par ailleurs, j’ai retrouvé un défaut que je reprochais déjà dans Initiée, à savoir : l’insistance faite sur le personnage principal. Rozenn est très belle, attire l’attention de tous, que ce soit pour sa beauté ou son caractère “indomptable” … Je trouvais cette focalisation peu naturelle et par conséquent peu crédible. J’ai levé les yeux au ciel en lisant une scène où elle trouve une solution à un problème délicat en quelques minutes, au détriment de sa soeur aînée (alors que cette dernière est décrite comme érudite) qui se penchait sur ledit problème depuis des heures ...
Tout ceci fait que j’ai gardé mes distances avec elle, d’autant plus qu’elle restait cantonnée au rôle de la “soeur rebelle” sans nuances ni approfondissement.
Je n’étais pas non plus d’accord avec les descriptions faites sur son personnage. Rozenn est souvent décrite comme parano alors que justement je l’ai trouvée passive et créduble vis à vis de certains éléments … alors que ces derniers sautaient aux yeux.

J’ai retrouvé cette surprise chez les trois personnages masculins. Avec du recul, je me rend compte que j’ai été assez naïve vis à vis du déroulement de l’intrigue. Pendant toute ma lecture, je m’interrogeais, cherchais des détails, me demandant si un tel ou un tel correspondait vraiment à l’image renvoyée. Je m’attendais à être surprise de ce côté-là en découvrant plus en détail les personnages que les soeurs rencontrent à la cour. Tout ça pour rien. Il n’y a eut aucune surprise, aucun retournement de situation à couper le souffle et l’intrigue s’est révélée… atrocement banale, en fin de compte. Je suis passionnée par les histoires de fantasy qui se passent dans une cour, pleine de trahisons, de complots et de mystères et ici j’ai été déçue de constater que le récit demeurait plat de bout en bout.
Je ne me suis pas attardée sur la romance (parce qu'il y en a bien une) mais celle-ci est tellement peu intéressante et survenue de nulle part que je ne vois pas quoi ajouter.

J’ai également regretté le manque d’exploitation des djinns. Ces derniers ne présentent pas de caractéristiques spécifiques qui les différencient d’autres personnes dotées de pouvoirs dans d’autres univers de fantasy. Cependant le lecteur arrive facilement à s’immerger dans le récit et à se plonger dans cet univers au décor oriental. Le dépaysement est réussi même si, pour ma part, je regrette que l’autrice n’ait pas exploité son univers davantage.

Pour autant, je reconnais que ma lecture a été prenante jusqu’au bout et arrivée à la dernière page, je voulais connaître la suite, malgré les défauts que j’ai cité.
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Level Up s’est imposée comme une romance geek prometteuse et je dois admettre que j’ai passé un bon moment de lecture grâce à elle. L’histoire se concentre sur le quotidien de Tessa, jeune femme travaillant dans le domaine du jeu-vidéo et qui a du mal à se trouver une place dans ce milieu très masculin. Elle va essayer de prendre sa vie en main, tant personnellement que professionnellement, en cherchant à sociabiliser davantage ainsi qu’en revendiquant ses ambitions professionnelles dans l’espoir d’obtenir un poste qui l’intéresse. Les circonstances vont faire que ces deux événements vont se retrouver intimement liés et préoccuper totalement l’esprit de notre héroïne. Elle sera aidée dans cette tâche par Adam, son colocataire et collègue de travail.

Le récit se révèle très dynamique, avec peu de descriptions, des dialogues rythmés et entraînants ainsi qu’une alternance de points de vue. Ce choix narratif permet de mieux connaître nos deux héros et de mieux appréhender leurs intrigues respectives. Je me suis rapidement attachée à Tessa car je me suis reconnue dans certains aspects de sa personnalité et j’ai apprécié Adam, personnage qui ne correspond pas au cliché des romances à mon grand bonheur. J’ai aimé la dynamique de leur relation, toute en simplicité et complicité. J’ai énormément apprécié le fait que l’autrice aborde la question du consentement via le personnage masculin. Toutefois, j’admet que leur couple ne m’a pas énormément intéressée. Je pense que les personnages ne m’ont pas suffisamment plu pour réussir à me faire totalement adhérer à leur couple.

Autrement, tout l’univers autour des personnages m’a convaincue : que ce soit leur environnement professionnel composé de leurs collèges, les références geek qui parsèment le récit ou la bande de filles qui se révèlent toutes aussi variées et intrigantes les unes que les autres. J’ai ainsi appris que l’autrice s’est penchée sur nombre de personnages pour créer leurs propres histoires et je serais curieuse de les découvrir (PKJ, si vous voulez éditer la suite, je serais la première acheteuse, soyez-en sûrs). J’ai passé un agréable moment aux côtés des personnages et je suis contente de ma lecture. C’est le genre de romance qui fait du bien, qui n’est pas toxique et que j’aimerais lire plus souvent. En résumé, je vous conseille cette lecture si vous souhaitez vous changer les idées.
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date : 03-09-2019
Fake est une romance tout ce qu’il y a de plus banale en apparence : deux amis d’enfance vont passer un pacte en faisant semblant de sortir ensemble pour des raisons précises jusqu’à ce qu’ils commencent à éprouver de véritables sentiments. Pour autant, même s’il s’agit d’un cliché, il existe des clichés qui fonctionnent et je dois reconnaître que j’ai un faible pour les histoires de meilleurs amis qui finissent par avoir des sentiments l’un pour l’autre. En apprenant qu’il y avait un effort de représentation (avec une héroïne asiatique), il ne m’en fallait pas plus pour sauter le pas.

On découvre donc le quotidien de Mia et de Jake, deux adolescents dont leurs mères sont meilleures amies et voisines depuis des années. Ce contexte familial fait que les deux jeunes adolescents ont toujours passé du temps ensemble, pour le meilleur comme pour le pire. A cause de la pression familiale, ces derniers ont fini par s’éloigner et ne plus être amis au point d’éprouver de l’antipathie l’un pour l’autre. Pour autant, ils doivent composer ensemble étant donné leur situation. L’alternance des points de vue rend le récit plus dynamique et facilite l’attachement aux personnages principaux. Ceux-là se révèlent incroyablement humains, chacun dotés de leurs défauts et de leurs qualités, leurs passions et leurs personnalités. J’ai adoré la passion de Mia pour les dramas, sujet peu abordé dans les romans mais que j’ai beaucoup aimé retrouver ici, ce qui a permis de rendre le récit plus vivant et le personnage plus attachant. Ses échanges avec Jake sont particulièrement amusants à suivre et l’histoire se dévore rapidement. Pour autant, le récit ne s’avère pas exempt de défaut.

Lors des premiers chapitres, j’ai tiqué sur les remarques de Jake à propos d’un client en surpoids qu’il surnomme “sumo” … Je n’ai pas vraiment aimé ce passage mais j’ai fini par passer outre pour me concentrer sur la suite du roman. J’ai énormément apprécié le fait que l’autrice ne délaisse pas l’environnement familial au profit de la relation de nos deux héros. Dans certains romans, l’environnement passe à la trappe, ce qui n’est pas vraiment réaliste puisque ce dernier a un grand incidence sur nos vies quotidiennes. J’ai aimé que l’autrice prenne le temps d’en parler et de le développer un tant soi peu. A ce propos, la relation tissée entre Jake et sa mère est particulièrement belle et touchante.

Je reconnais que j’ai plutôt bien apprécié ma lecture jusqu’à ce qu’on s’approche de la fin. Je n’ai pas vraiment aimé la façon dont les héros se réconcilient, ou plutôt, tout ce qui se rapproche au contexte. On retrouve le cliché des gens qui applaudissent après les avoir vus s’embrasser … cliché qui m’a fait lever les yeux au ciel. Puis j’ai grincé des dents devant le cliché de l’héroïne qui trompe son petit-ami adorable pour le héros … Mia n’a cessé de faire les mauvais choix et mon attachement pour elle en a pris un coup durant la dernière partie du récit. Autrement, du côté de Jake, j’ai eu du mal avec la discussion qu’il a avec un certain membre de sa famille. Ils parlent très rapidement de leurs problèmes relationnels (alors qu’il s’agit d’un thème central des chapitres de Jake) pour se concentrer sur Mia, ce qui sert de résolution d’intrigue. L’enchaînement de leur dialogue s’est fait avec très peu de naturel, ce qui m’a fait sortir du roman.

En dehors des points cités ci-dessus, en conclusion, je peux dire que j’ai relativement bien apprécié ma lecture même si mon entrain a diminué en approchant de la fin. La résolution reste satisfaisante et l’histoire nous fait passer un bon moment.
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Je ne pense pas pouvoir trouver des mots suffisamment justes pour retranscrire mon admiration pour la couverture. La fille qui tressait les nuages est un titre qui m’intriguait énormément, par la beauté de son titre mais aussi grâce à sa magnifique couverture. En toute honnêteté, il s’agit d’une des couverture les plus belles qui m’ait été donné de voir. Sûrement l’une de mes préférées. Par ailleurs, elle arrive parfaitement à représenter l’essence de l’histoire et elle a été le déclic pour que j’en vienne à me procurer l’ouvrage. Je ne regrette pas cette impulsion mais je dois reconnaître qu’il ne s’agit pas du coup de coeur que j’aurais souhaité.

L’histoire se concentre sur Julian, né d’un père japonais et d’une mère anglaise qui vit au Japon et qui a toujours été isolé de ses camarades à cause de ses origines jusqu’à sa rencontre avec Souichiro et sa soeur Haru. Souichiro devient son meilleur (et seul) ami alors qu’il tombe éperdument amoureux d’Haru. Sa vie est chamboulée suite au décès de cette dernière et le roman débute deux ans après l’incident. Julian essaye de continuer sa vie mais il se rend vite compte que quelque chose le dépasse et il va vouloir en avoir le coeur net pour pouvoir avoir le fin mot de l’histoire. J’ai beaucoup aimé la temporalité mise en place au fil des chapitres, alternant entre présent et les moments passés de la vie de Julian, disséminés toujours au moment opportun. Toute cette construction narrative participe au maintien du suspens de bout en bout. Une atmosphère particulière règne dans le récit et facilite l’immersion dans l’histoire et le quotidien de Julian.

Nous apprenons à connaître les différents personnages au fil du récit. Si je les ai trouvés suffisamment construits et distincts les uns des autres, je regrette de ne pas être parvenue à m’être attachée à eux. Je suis restée en surface sans réussir à m’immerger totalement dans leur périple. Pour autant, tous ces mystères m’intriguaient énormément et j’avais hâte de connaître le dénouement. Cette impatience fait que j’ai terminé La fille qui tressait les nuages plutôt rapidement. Le style d’écriture de Céline Chevet a beaucoup joué dans mon immersion dans le récit. En toute transparence, j’ai énormément apprécié sa plume, toute en simplicité et en poésie.

Je suis donc arrivée à la résolution de l’intrigue et je dois reconnaître que je suis frustrée. J’avais plus ou moins anticipé la résolution finale, ce qui fait que je n’ai pas été chamboulée comme d’autres lecteurs ont pu l’être. Par ailleurs, j’ai été frustrée par l’épilogue qui m’a laissée sur une drôle d’impression. J’ai terminé ce roman sur une seule question : “C’est tout ?”. En ce qui concerne un certain personnage, j’ai trouvé son sort trop heureux par rapport à ses actions passées. J’aurais préféré une issue plus mitigée, plus marquante. C’est comme si toute cette envolée au fil des pages s’est évanouie dans les dernières pages, comme un soufflet. Pour autant, je ne regrette pas ma découverte et je conseille cette lecture. La fille qui tressait les nuages regorge de qualité, même si je ne suis pas satisfaite de sa conclusion.
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Si j’ai plutôt bien apprécié le premier tome de Grisha, je dois reconnaître que la magie a moins opéré dans ce tome-ci …

Tout d’abord, l’entrée en matière a été difficile en raison d’une scène en particulier. J’ai retrouvé l’une des scènes les plus clichées qui soient : le personnage masculin considéré comme super beau, entouré de plein de belles filles qui le dévisagent mais dont le personnage n'accorde aucune importance, avec l’arrivée de l’héroïne accompagnée de regards noirs et/ou incrédules de la part des filles qui se demandent évidemment comment il peut sortir avec l’héroïne (qui bien sûr se décrit comme pas très séduisante) … Franchement, on ne peut pas arrêter avec ce genre de scène ridicule ? A travers ce genre de moment, le décalage entre la série Grisha et la série Six of Crows devient énorme. Ca se sent que la trilogie Grisha a été écrite avant - à plusieurs niveaux. Néanmoins, j’ai préféré ne pas m’attarder et j’ai poursuivi ma lecture.

Le récit a un rythme beaucoup plus lent et moins entraînant. Je n’étais que moyennement intéressée pendant la première partie du récit. A un moment, ça s’est amélioré mais ce n’était toujours pas aussi prenant que le premier opus. La fin rattrape le tout mais c’est loin d’être suffisant. En somme, j’ai trouvé que le deuxième tome souffrait d’un déséquilibre au niveau du rythme.

En plus de ce déficit au niveau du rythme, je pense que le comportement des personnages a joué un rôle dans ma dépréciation du roman. Mal et Alina ne cessent d’avoir des malentendus et de ne pas se comprendre, c’est à se demander comment ils ont pu être si proches pendant si longtemps … J’ai souvent trouvé ça forcé et peu naturel, ce qui m’a fait prendre de la distance vis à vis de l’histoire. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres lecteurs, le comportement de Mal ne m’a pas autant horripilée. Certes, je reconnais qu’il fait une bêtise assez limite à un certain moment de l’histoire, mais en dehors de ça, je pouvais comprendre sa position - même si je ne tolérais pas son attitude. En parallèle, j’ai souvent été irritée par le manque de communication de la part d’Alina. Surtout que ça lui apporte plus de problèmes qu’autre chose et on ne comprend pas vraiment la raison.... Fort heureusement, en dehors de ça, le personnage a le mérite de s’étoffer un peu plus et de prendre en assurance - même si ça s’accompagne d’un problème d’égo …

Parmi les points forts de ce deuxième tome se trouvent le personnage de Nikolai. J’ai beaucoup apprécié ce personnage et chacune de ses apparitions me faisait sourire. Il m’a fait rire à de nombreuses reprises et sans sa présence le récit aurait perdu beaucoup de sa saveur. A vrai dire, il me tarde plus de le retrouver lui que nos personnages principaux dans le troisième et dernier tome de la saga …

Les événements s’accélèrent vers la fin de l’ouvrage et donnent une intonation nettement plus sombre au récit. Je suis curieuse de connaître le dénouement de cette série, même si elle ne réussit pas à se hisser au niveau de Six of Crows à mes yeux.
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date : 04-07-2019
Il me tardait de connaître le dénouement de cette saga. Je dois avouer que je suis légèrement triste à l’idée de ne plus retrouver Sonia et Lou (surtout) mais cette conclusion est parfaite. On retrouve donc nos deux héroïnes dans leurs aventures universitaires, débutant une colocation entre elles au gré de leur vie de jeune adulte. Si les deux jeunes femmes ont évolué depuis le début de la série, il leur reste des tas de choses à apprendre et c’est ce qui va se passer ici. Elles apprennent à se connaître autrement en débutant leur vie d’adulte, goûtant à une vie indépendante et autonome.

L’histoire se dévore toujours aussi rapidement et j’ai retrouvé avec plaisir la plume de Samantha Bailly qui réussit toujours à m’emporter et à me subjuguer. Il y a plein de passages sur lesquels je m’attardais tant la formulation me semblait adéquate et belle. Chose qui m’arrive rarement dans un roman. Pour autant, le récit se révèle addictif et nous dévorons les pages une à une. La dynamique des chapitres y contribue grandement : on a droit à un chapitre du point de vue de Sonia ou de Lou chaque mois, ce qui instaure un vrai rythme au récit. Son aspect addictif et rythmé n’entache pas la justesse de l’histoire. Les histoires de Lou et Sonia continuent de nous toucher, d’autant plus qu’il s’agit de personnages qu’on a suivi pendant trois tomes et qu’on a vu grandir. Autrement, l’identification aux personnages se fait facilement grâce aux nombreuses références qui parsèment le récit (L’assassin royal, Game of Thrones) ou par les sujets d’actualité évoqués (partiels, youtube, …).
En parallèle, Samantha Bailly continue de traiter de sujets qui lui tiennent à coeur. J’ai beaucoup apprécié la dénonciation des demandes exigées pour être accepté en stage …

La conclusion n’est pas aussi marquante que je l’aurais souhaité mais ça reste une bonne conclusion. Je suis heureuse d’avoir découvert la trilogie de Nos âmes jumelles qui nous fait passer d’agréables moments et traite de sujets importants qui sont encore trop peu abordés (ou sous-exploités) dans une oeuvre jeunesse. J’ai énormément apprécié le fait que la création et l’amitié soient au coeur de la trilogie, ce qui permet à celle-ci de se distinguer des autres. J’ai beaucoup apprécié cette aventure aux côtés de Sonia et Lou mais il est temps de dire au revoir. Il me tarde désormais de lire d’autres récits de l’autrice.
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date : 04-07-2019
Nos âmes rebelles content les nouvelles aventures de Lou et Sonia, terminant cette fois-ci leurs années de lycée et se concentrant sur l’obtention de leur Bac et leurs objectifs d’avenir. En parallèle, elles continuent leur projet de blog BD et la question de la création reste au coeur du récit, bien que les interrogations concernant leur avenir et leurs histoires amoureuses aient leur importance.

J’ai retrouvé leur quotidien avec plaisir. L’écriture de Samantha Bailly me plait toujours autant, mêlant poésie et douceur. Nos âmes rebelles est un délice à dévorer, cependant, je dois avouer que cette lecture s’est révélée plus délicate que le précédent tome. Si j’apprécie beaucoup le personnage de Lou, il en est tout autrement de celui de Sonia. Elle m’agaçait légèrement dans le premier tome, mais dans Nos mes rebelles c’est nettement pire. Elle est tellement ingrate ! Elle ose dire à ses parents qu’ils n’ont rien prévu pour elle car ils n’ont pas suffisamment d’argent pour l’envoyer étudier à Paris, ce qui est injuste, déplacé et culotté. D’autant plus qu’elle insiste pour y aller seulement à cause d’un garçon … Elle fait preuve d'une telle immaturité. Je sais hélas que c'est représentatif de la réalité dans certains cas ...

Fort heureusement Lou (l’adorable et censée Lou) intervient, en parlant des loyers exorbitants et de la nécessité de prendre un job à côté, ce qui risque de ternir son temps pour les révisions et le reste. J’ai adoré le fait que Lou la mette devant ses contradictions et son discours idiot, en arguant notamment que son amie n’a pas à baser sa vie sur un mec rencontré depuis deux mois.
Je n’ai pas non plus apprécié la comparaison avec la mère de Lou de la part de Sonia. Penser à son orientation, à soi, avec sérieux, ne veut pas dire être rabat-joie ...

Pour terminer, les choses s’améliorent du côté de Sonia (enfin) et je suis globalement satisfaite de cette conclusion, bien que j’ai été déçue pour Lou vis à vis de Vittore … Bien que ça arrive dans la réalité. Malgré tout, j'ai passé un agréable moment et je n'ai pas vu le temps passer. Il ne manque plus que le troisième et dernier tome de cette saga.
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Le premier tome du Noir est ma couleur sert d’introduction à l’univers créé par Olivier Gay. Si j’étais curieuse de découvrir un ouvrage de l’auteur, j’étais également intriguée par l’idée de cet univers centré autour de la magie des couleurs. Pour être honnête, j’ai passé un agréable moment de lecture.

Pour autant, le début s’est révélé compliqué. En effet, le lecteur a droit à la scène la plus clichée possible : celle où le garçon arrive où l’héroïne le décrit comme sortant des magasines, mais au final ne le trouve pas si attirant que ça, avec la meilleure amie à côté craque totalement pour lui en faisant un petit speech pour expliquer combien il est craquant et que c’est évidemment le garçon que toutes les filles veulent avoir. Je ne saurais décrire toute mon irritation en lisant cette scène. Cependant, j’ai voulu persévéré et j’ai bien fait.

Il est vrai que les personnages ne brillent pas du tout par leur originalité. On retrouve Alexandre dans le rôle du garçon beau arrogant et Manon dans celui de l’intello timide. Le lecteur en vient cependant à passer au-dessus de ça et à dévorer le récit. Les péripéties s’enchaînent rapidement, d’autant plus que le roman n’est pas bien épais. Le style d’écriture d’Olivier Gay est fluide et efficace, avec tout ce qu’il faut pour être plongé dans son histoire. L’idée de base n’est pas non des plus originales - l’idée du pari est loin d’être une nouveauté, mais c’est tout ce que l’auteur crée autour de son univers fantastique qui fait la différence. Le système de magie est intéressant et l’auteur laisse entendre que l’univers réserve encore bien des surprises dans les prochains tomes. C’est pourquoi, une fois arrivé à la dernière page, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la suite et ce qui va se passer ensuite. En ce sens, le premier tome du Noir est ma couleur a rempli sa mission.
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J’entends parler de ce roman depuis des années avec le plus grand bien. Lorsque l’occasion s’est présentée, j’ai saisi l’opportunité de découvrir cet ouvrage à mon tour. Hélas, le résultat se révèle moins bon que ce que j’espérais.

Dans l’ensemble, le récit se révèle fluide et addictif. Le style d’écriture de l’autrice aide à ce constat par sa simplicité. Toutefois, je dois reconnaître que l’histoire souffre d’un manque de description. Je suis la première à détester les longues descriptions mais à certains moments, celles-ci s’avèrent nécessaires pour mieux comprendre l’histoire. Qui plus est, j’ai également été déroutée par la grossièreté présente tout au fil du récit. J’ai trouvé que c’était gratuit à certains moments, ce qui m’a distancé de l’histoire de Camryn et Andrew.

Pour autant, ça ne m’a pas empêché de dévorer le roman tant je voulais suivre les péripéties de nos personnages. Leur relation est touchante et les personnages sont suffisamment attachants pour donner envie au lecteur de les suivre. Le lecteur a de quoi se régaler avec les nombreuses scènes qu’ils partagent ensemble, néanmoins, je dois avouer que je n’aurais pas été contre que l’autrice se concentre davantage sur le road-trip. Les personnages passent un certain temps dans des endroits clos et ne sortent guère pour découvrir le monde extérieur - alors que c’est ce qu’ils souhaitent.

Vers la fin, les choses se sont gâtées pour moi. J’ai été énervée par le fait que l’héroïne se fasse la réflexion qu’elle n’était pas amoureuse de son ex et que ce qu’elle vivait avec Andrew était mille fois pire, ce qui m’a énormément gêné … Je veux bien que l’histoire se concentre sur eux et leur relation, mais je ne vois pas l’utilité de nier le passé des personnages. J’ai trouvé ça maladroit et incohérent. Par la suite, l’insistance sur leur attachement m’a laissée perplexe. La meilleure amie va jusqu’à dire qu’ils sont faits pour être ensemble alors qu’ils ne se connaissent que depuis deux semaines …

Pour terminer, la fin m’a déroutée. Pas dans le sens où elle est surprenante, mais dans le sens où je l’ai trouvée incohérente avec tout ce que l’autrice nous a rabâché tout au long du récit à propos des personnages. Elle n’a cessé de les décrire comme atypiques, refusant les conventions, voulant sortir des sentiers battus … pour au final terminer dans le cliché absolu. Je regrette que le roman se soit terminé sur cette note car il avait bien commencé mais c’est ainsi fait.
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L’amour et tout ce qui va avec est le premier roman de Kristan Higgins que j’ai eu l’occasion de découvrir. N’étant pas une friande de romance, je m’attendais à être déçue mais je dois avouer que ça a été une jolie surprise.

On fait la connaissance du personnage de Callie, jeune trentenaire qui subit un chagrin d’amour plutôt incongru : en effet, celui-ci n’est autre que son patron. Notre héroïne est plongée dans une situation particulière au début de l’histoire et le lecteur suit donc son parcours. Callie est un personnage que j’ai relativement apprécié. Par certains aspects, elle m’a rappelé Lou, l'héroïne d’Avant toi de Jojo Moyes. Il est vrai que je n’ai pas eu un aussi gros coup de coeur pour son personnage mais j’ai apprécié suivre ses péripéties.

Pour ce qui est du personnage principal masculin, Ian, ce dernier a le mérite de sortir du lot par son caractère asocial, sa timidité et son malaise en présence d’un grand nombre de personnes. Il se révèle vite attachant au fil des pages, au contraire de Marc, le patron de Callie, qui a un comportement déplorable de plus en plus accentué au fil des pages. Les personnages secondaires ont également leur importance, en particulier la famille de Callie.

L’humour est distillé à travers le récit de façon équilibrée. J’ai souris à plusieurs reprises et le roman m’a fait passer un agréable moment. La seule chose que je regrette est liée au passé de Ian. Un personnage est supposé homosexuel à partir de certains faits ; or il n’est jamais question de bisexualité, ce qui était pourtant probable. Les personnages en viennent à cette conclusion immédiatement, comme si la bisexualité n’existait pas. Ce n’est pas la première fois dans un récit que je constate une invisibilisation de la bisexualité, mais dans ce passage c’est très flagrant. Hormis cet élément, j’ai relativement apprécié ma lecture de l’Amour et tout ce qui va avec et si vous cherchez une romance détente pour vous changer les idées, celle-ci peut tout à fait convenir.
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Le premier tome de la Meute du Phénix me faisait de l’oeil depuis un moment. Profitant d’une occasion, je l’ai acheté et… je dois avouer que j’en suis ressortie déçue.

Dans les premiers temps, cette lecture s’annonçait pas trop mal. En effet, j’étais contente que l’héroïne ne songe pas seulement au physique du personnage principal (bien qu’elle y fasse allusion) mais surtout à sa réputation de personne dangereuse et s’en méfie. Certes, elle le décrit comme un dieu mais ses descriptions sont allégées par son ton ironique. Hélas, les éléments négatifs n’ont pas cessé de pleuvoir au fil de ma lecture. Tout d’abord, l’attirance très intense entre eux m’a vraiment semblé exagéré, si bien qu’au bout d’un moment, j’étais franchement agacée. J’ai également été perplexe en voyant que Trey était excité en découvrant Taryn furieuse et non pas apeurée par lui … ce passage m’a mis légèrement mal à l’aise.

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de bit-lit et j’ai retrouvé ce qui me déplaisait … A savoir, les scènes du sexe exagérées (que ce soit ce qu'ils ressentent ou l'étrange faculté du héros à avoir des érections systématiquement ...). Si on ajoute à ça toutes les exagérations liées à leur attirance, tout ça devenait vraiment lourd. En plus de ça, c’est vite devenu répétitif et beaucoup trop vulgaire pour moi. D’ordinaire ça ne me dérange pas du moment que ce soit dosé, ici c’était vraiment abusif. Mais le pire reste le rapport homme/femme. Taryn ne peut pas sortir avec une amie sans que Trey veuille l’accompagner. Il use du chantage affectif pour qu’elle cède. De plus, j’ai vraiment été énervée par le fait que l’héroïne se fasse attaquer lorsqu’elle se risque à sortir sans l’accord de Trey, ce qui justifie après le comportement de ce dernier et le fait qu’elle soit interdite de sortie … Ce genre de relation abusive romantisée m’écoeure plus qu’autre chose.

Pour ne rien arranger, à l’annonce d’une grossesse, tous les personnages veulent que ce soit un fils et non une fille. Ils en parlent comme si c’était absurde, en regardant la concernée avec pitié … Ce sexisme (que ce soit par rapport à la grossesse ou au comportement de Trey) justifié par leur nature de loup-garou m’a dérangée. Pour cette raison, je ne compte pas lire la suite et je ne recommande pas spécialement la lecture de la Meute du Phénix.
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Ce premier tome de Lara Jean se révèle être la lecture doudou par excellence. Si elle ne brille pas par son originalité (après tout, on retrouve le cliché de la fausse relation, avec un garçon populaire et une fille plus effacée, …), elle a le mérite de se démarquer par la touche de Jenny Han. Tout d’abord, je trouve l’idée de base géniale : cette fille qui en vient à écrire des lettres à des garçons qu’elle aime pour pouvoir faire son deuil et qui voit ces lettres divulguées au grand jour contre son gré. On ajoute à ça le talent de Jenny Han, des personnages bien écrits avec un cadre familial qui sort de l’ordinaire, des messages féministes … Il n’en faut pas plus pour se retrouver avec un premier tome extrêmement réussi.

Il faut savoir que je ne suis pas une grande adepte des romances et que je suis assez frileuse avec la mièvrerie, c’est pourquoi le charme a totalement opéré avec Les Amours de Lara Jean. J’avais déjà lu des ouvrages de Jenny Han auparavant et j’ai retrouvé sa plume si fluide et agréable. L’histoire se concentre sur une famille américaine d’origine coréenne, ce qui apporte une touche d'originalité non négligeable au récit. Les romans ayant des personnages principaux asiatiques écrits par des auteurs concernés sont encore trop rares en France, notamment en littérature jeunesse. Ne serait-ce que par cet aspect, Les Amours de Lara Jean se distingue des autres ouvrages du même genre. Le lecteur fait donc la rencontre de cette famille qui se révèle vite attachante. Famille composée de trois filles, Margot, Lara Jean et Kitty et de leur père. La famille de Lara Jean tient une grande place dans sa vie et ça se ressent dans le récit, ce qui est à la fois rafraîchissant et nouveau. Dans plusieurs des romances que j’ai lu, les familles ne font office que de toile de fond et ne sont pas vraiment exploitées. Le fait que la famille de Lara Jean ne soit pas sous-exploitée est un gros point positif à mes yeux car ça apporte de l’authenticité au récit.

Si les personnages secondaires ne sont pas lésés, le traitement des personnages principaux est tout aussi réussi. On s’attache à Lara Jean et on tombe amoureux(se) de Peter. J’ai été ravie de découvrir un personnage masculin certes populaire mais qui se distingue par sa gentillesse et son caractère attentionné, ce qui tranche totalement avec les personnages toxiques qui peuplent bon nombre de romances. Au lieu de ça, le charme de Peter opère totalement et leur relation est des plus adorables. J’avais le sourire aux lèvres à chacun de leurs échanges. Qui plus est, les références à la pop-culture (Harry Potter, Game of Thrones) et les messages féministes m’ont également plu. Jenny Han aborde la sexualité et les préjugés qui entourent les femmes au sujet du sexe et les dénonce.

En résumé, c’est le genre de romance que j’aurais adoré découvrir adolescente. Pour autant, ça ne m’a pas empêché de l’adorer aujourd’hui, en tant que jeune adulte. Je ne peux que vous recommander de découvrir cette histoire. Pour ma part, je suis heureuse d’avoir deux suites à disposition qui vont me permettre de rester dans l’univers de Lara Jean, histoire d’attendre la sortie du deuxième film.
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date : 02-07-2019
Butterfly de Yusra Mardini m’a interpellée dès sa sortie. Etant une passionnée de natation et une lectrice de témoignages, j’étais curieuse de le découvrir. Butterfly a su remplir toutes ses promesses.

Le lecteur fait donc la rencontre de Yusra, jeune fille syrienne, qui se découvre une passion pour la natation grâce à son père. Il s’agit d’un sport familial apprécié de toute sa famille. Si elle l’a commencé par obligation, la jeune fille a fini par développer une passion pour ce sport. On suit donc son évolution, de son jeune âge jusqu’à son adolescence en parallèle de l’agravement de la situation en Syrie, son pays natal. Je ne m’attendais pas à autant de détails sur sa vie mais avec le recul, je comprend ce choix. On développe de l’attachement pour elle, on a l’impression de la connaître et de la suivre pendant une grande partie de sa vie, si bien qu’on se retrouve impliqué dans le récit. J’ai été ravie du fait que la natation ne soit pas un sous-thème et que l’autrice en parle vraiment. Sa passion se lit à chaque page et c’était extrêmement intéressant.

L’histoire prend un tournant à partir du moment où Yusra et sa soeur partent dans leur périple pour quitter la Syrie. Je ne pouvais pas lâcher le récit des yeux. Je devais absolument savoir ce qui allait se passer ensuite. J’ai ressenti tout un tas d’émotions, que ce soit la peur, l’indignation, la colère, l’horreur. Le récit de Yusra Mardini ne m’a pas laissée indemne et m’a obligée à m’interroger sur certaines choses et par extension, à m’intéresser à la situation. J’étais contente que l’autrice ne s’arrête pas là et choisisse de parler de son arrivée en Allemagne et des complications sur place. En définitive, j’ai adoré Butterfly qui a su me transporter et à me faire ressentir une panoplie d’émotions fortes. L’histoire de Yusra ne m’a pas laissée indifférente et je compte bien suivre son parcours pour les JO de près.
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date : 02-07-2019
Le Faiseur de Rêves, roman de Laini Taylor, a beaucoup fait parler de lui dès sa publication chez les éditions Lumen. Les nombreux avis positifs à son encontre ont attisé ma curiosité, bien que j’ai mis un certain temps avant de me décider à me lancer dans l’aventure. Autant avouer tout de suite que je ne regrette nullement l’expérience.

Le premier chapitre a le mérite d’accrocher le lecteur. Que ce soit au niveau de la plume de Laini Taylor qui est l’une des plus belles que j’ai eu l’occasion de lire, ou du déroulement du chapitre qui marque l’esprit par sa brutalité et son originalité. Si j’ai été marquée par cette entrée en matière, les débuts du point de vue de Lazlor se sont révélés plus compliqués. Pour cette raison, j’ai mis un peu de temps à m’immerger dans le récit mais lorsque je suis arrivée au premier chapitre voué Sarai, c’était terminé. J’étais plongée dans l’histoire et je voulais absolument connaître le fin mot de l’histoire et découvrir tous les mystères disséminés au fil du récit. Il faut dire que l’univers créé par l’autrice a de quoi susciter toute la curiosité du monde. Il ne ressemble à aucun autre et il est sublimé par le style d’écriture de Laini Taylor qui participe à le rendre aussi intrigant que merveilleux et impitoyable (un drôle de mélange mais qui fonctionne).

En dehors de la plume de Laini Taylor et de son univers, j’ai énormément apprécié qu’elle ose aborder certains sujets qui ne sont que rarement évoqués dans la littérature. Elle parle de sexualité et de menstruation sans tabou. Ca peut paraître idiot mais j’ai rarement vu ça dans d’autres ouvrages. Il est également question d’homosexualité féminine, ce qui est, encore une fois, trop peu abordé. Plus encore, j’ai été ébahie par le traitement qu’elle fait du viol utilisé comme crime de guerre et les traumatismes qui en découlent, aussi bien physique que psychique, chez des femmes comme chez des hommes. Elle aborde cette thématique en profondeur, sans se contenter de rester en surface et le traite efficacement. Il s’agit d’un thème encore rare de nos jours alors je salue le travail de l’autrice. Ses personnages sont également bien travaillés et développés. Ils sont tous nuancés. Aucun n’est gentil, ni méchant. Ils ont tous des objectifs compréhensibles et des comportements logiques et cohérents. J’ai rarement rencontré une panoplie de personnages aussi humains. J’ai également apprécié le fait que notre héros principal, à savoir Lazlo Lestrange, soit décrit comme pas beau. Encore une fois, ça peut paraître idiot, mais les personnages principaux ont toujours tendance à être beaux, il est rare de croiser des personnages plus communs. Ce n’est qu’un détail mais je l’ai apprécié.

A vrai dire, j’étais tellement plongée dans le récit que j’en avais oublié le début … et les événements si marquants qui y sont décrits. Hélas, le fil de l’intrigue m’a obligée à y repenser et j’étais captivée de bout en bout par ce qui se passait … jusqu’au grand final qui, certes, ne m’a pas surprise autant que je l’aurais souhaité, mais qui a eu le mérite de me faire verser quelques larmes et qui m’a pris aux tripes. Il me tarde donc de connaître le second et terminer opus de la duologie de Laini Taylor. Mon instinct me souffle que l’autrice n’a pas fini de nous malmener, nous, lecteurs ...
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Je crois que c’est la première fois dans ma vie de lectrice que je me suis sentie trahie par un résumé. En effet, si j’étais curieuse de découvrir un ouvrage de Fiona McIntosh, autrice reconnue dans le domaine de la fantasy, c’est surtout son synopsis qui m’a interpellée : une jeune fille qui entre dans une cour cernée par les complots et les trahisons qui va devoir faire de son mieux pour survivre et s’imposer. Je suis friande de ce type de récit et c’était ce que je cherchais en commençant le premier tome de Percheron.

… Qu’elle ne fut pas ma déception en découvrant que l’héroïne principale, à savoir Ana, qui déclenche tout un tas de péripéties dans l’histoire, n’a jamais de voix. Au départ, on découvre différents points de vue - ceux de Lazar, Pez et du nouveau roi. Si j’ai trouvé ce choix intéressant et judicieux dans la mesure où cela permet d’avoir une meilleure appréhension de la situation et de l’univers, j’ai vite déchanté en comprenant que ce serait toujours ainsi et qu’Ana n’aurait jamais voix au chapitre. Je ne sais pas quoi penser du fait que l’héroïne principale n’ait même pas droit à des chapitres de son point de vue au cours de sa propre histoire, alors que tous les autres personnages masculins bénéficient de chapitres ...

A partir de ce constant, il m’était difficile de surmonter cette déception. J’ai également été gênée par toutes les remarques dont Ana faisaient l’objet, vantant tous ses mérites avec une exagération qui m’a souvent irritée. Toutefois, ce n’était rien comparaison de ma gêne en lisant les chapitres du point de vue de Lazar … J’ai trouvé que ses pensées et les descriptions qu’il faisait du personnage d’Ana gênantes. Je me sentais mal à l’aise à la lecture de ses chapitres. Au final, tous ces éléments combinés ont fait que j’ai abandonné ma lecture avant d’en connaître la fin. Les personnages n’ont pas su capter mon attention et l’univers, bien que prometteur, n’a pas suffi à me donner envie de poursuivre l’aventure.
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date : 01-07-2019
J’ai commis l’erreur de me fier aux commentaires extrêmement positifs à l’égard du premier tome de la trilogie d’Ena L. Au moins, cette expérience m’a appris deux choses : ne plus me fier aux avis d’autres lecteurs et la publication d'ouvrages malgré leur caractère problématique. J’ignore s’il s’agit de maladresse ou de quelque chose d’autrement plus grave de la part de l’autrice ...

Tout d’abord, j’ai été gênée par l’insistance de l’autrice sur son personnage principal : trop de rappels sur son apparence dite “fragile” et son caractère “fort”. J’ai trouvé ça particulièrement maladroit. De la même façon, l’engagement de Sydney est vraiment précipité compte tenu des circonstances. La raison évoquée par l’autrice n’était pas suffisante à mes yeux. A partir de là, cela s’annonçait compliqué cependant, une fois arrivé à l’entraînement, le récit s’est révélé addictif et prenant. Hélas, des problèmes m’ont sautée aux yeux.

Premièrement, le traitement de la sexualité. Pour expliquer l’absence de Stephen, un personnage aborde l’éventualité que Stephen aime un homme et Sharon refuse catégoriquement cette idée sous prétexte qu’il a aimé des filles. Un exemple flagrant d’invisibilisation de la bisexualité, en plus d’être un exemple de l’étroitesse d’esprit du personnage et de sa bêtise … Pour ne rien arranger survient l’homophobie du lieutenant Parker, qui n’est autre que le protagoniste masculin principal du récit. En effet, il ne trouve rien de mieux que de trouver “dégueulasse” qu’un homme veuille le “manger tout cru”. Charmant le monsieur. Si on ajoute à ça ses insultes à coup de “pédé” et “taffiole”, on est face à un personnage masculin de qualité (non). La suite du récit ne joue pas non plus en sa faveur (en même temps, difficile de se rattraper après ça).

Vient le point le plus problématique de l’ouvrage, à savoir, le traitement du viol. Ça se voit que l’autrice n’a pas pris soin de s’y intéresser un minimum. Elle s’en sert comme d’un outil scénaristique et le traitement qu’elle en fait est horrible et révoltant. En plus de ça, le viol n’est même pas reconnu comme tel : ni par l’héroïne, ni par les autres personnages, ni par l’autrice. On se retrouve donc avec une héroïne qui vit une situation particulièrement traumatisante mais elle n’a aucune pensée pour ce qui lui est arrivé, pas de pensées vis à vis du fait qu’elle doit supporter les responsables, pas de sentiment quand ces derniers veulent lui parler de nouveau. Sharon est juste un robot. Elle ne ressent rien. Sa réaction est incompréhensible. L’autrice justifie ça par la “force” de l’héroïne, ce qui est tout aussi stupide qu’incompréhensible et incohérent, voire insultant. Ca veut dire quoi, que les personnes qui vivent ça comme un traumatisme sont faibles ? Quel beau message !
La façon dont les autres personnages appréhendent la situation est tout aussi désastreuse. Quand les supérieurs comprennent ce qui s’est passé, ils ne font qu’en rire et parlent du fait que Sharon est une “teigneuse”, sans penser à comment la situation a pu dégénérer à ce point et trouvent ça drôle. Lorsque Parker retrouve Sharon après ça, il en vient à sourire face à une réplique de sa part, malgré la situation, et j’ai trouvé ça ahurissant. Pire, il songe à son attirance pour elle, malgré la situation et son état …

Le traitement de l’affaire via le personnage de Sharon est catastrophique. Elle arrive à avoir des pensées sensuelles à l’égard de son lieutenant 5 jours après son agression … Je n’ai pas de mot pour décrire mon désarroi face à tous ces éléments. Je ne trouve qu’une explication : Sharon est un robot, sans sentiment et émotions, qui n’a pour vocation que d’exister au gré de l’autrice et d’être “forte” (et d'avoir une romance, basée sur rien au passage). Evidemment, le personnage veut reprendre la mission après seulement 3 jours de convalescence, évidemment elle fait craquer le médecin pour la première fois de sa vie … Ce sont des éléments qui n’ont fait que me faire lever les yeux au ciel et aggraver mon avis, déjà très négatif.

Par compléter le tableau, on n’hésite pas à rabaisser les tâches dites “d’intérieur”, considérées comme “nulles” par l’héroïne car madame se considère comme femme d’action et voit ces tâches comme indignes à sa valeur … L’autrice ne remet jamais ce jugement en question, ce qui, encore une fois, laisse planer un doute légitime sur les opinions de l’autrice.
Alors si celle-ci ne cesse de répéter à tort et à travers que Sharon a un caractère marqué et qu’elle est “forte”, elle ne cesse de répéter que le lieutenant Parker est beau de toutes les façons différentes. Je pense qu’au bout de la troisième fois, le lecteur a compris. Mais on sait jamais, si celui-ci est atteint de perte de mémoire …

Le traitement des sentiments est également catastrophique. L’autrice essaye de faire penser que ce qui lie Sharon et Parker est une affaire de sentiments - alors qu’il est davantage question d’attirance sexuelle. Ils ne voient que leur sale caractère et leur apparence avantageuse - je crois qu’il en faut un peu plus pour nourrir des sentiments si grands à l’encontre de quelqu’un, mais peut-être que j’ai une vision erronée de la chose. Les scènes de sexe sont tout aussi peu réalistes. Pour en revenir au traitement des sentiments, malgré les dires de l’autrice et du personnage principal, Sharon ne ressent aucune culpabilité vis à vis de Billy. Ce qui détrompe un peu ses grands discours sur l’affection qu’elle lui porte, mais passons - on est plus à un élément incompréhensible près. Pour finir, Sharon ne ressent pas non plus grand chose à l’annonce de la mort d’un proche à elle, malgré tous ses beaux discours … Celle-ci ne songe qu’à une seule personne : Parker.
Encore une fois, quel beau traitement des personnages, de leurs relations et de leurs sentiments.

Je suis choquée qu’un tel livre ait pu recevoir autant de commentaires élogieux. Je suis écœurée par ce qui a été écrit. Sincèrement, j’ai rarement été aussi indignée et ahurie par un ouvrage. Je n’ai jamais trouvé aucun autre roman aussi problématique que celui-ci et j’espère que ce sera le dernier que j’aurais l’occasion de lire.
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Nos vies suspendues n’a pas été la lecture bouleversante que j’aurais aimé. Si Nos vies suspendues a le mérite de parler d’un sujet important encore trop peu abordé, à savoir, la culture du viol et les conséquences sur les victimes, je n’ai pas été aussi embarquée dans le récit que j’aurais souhaité.

Je dois reconnaître que je me suis plongée dans le récit facilement. On fait donc la connaissance des différents personnages, Anis et Nora, meilleures amies qui se sont éloignées suite à l’épreuve qu’elles ont traversé, ainsi que Milan, ami policier des deux jeunes filles et Steven, ex petit ami de Nora. J’ai aimé la diversification des points de vue, d’autant plus que l’autrice fait intervenir d’autres acteurs dans le récit. Cela nous permet d’avoir une meilleure vision d’ensemble sur la situation et de présenter divers profils. De la même façon, j’ai apprécié le fait qu’il y ait plusieurs personnages concernés par l’affaire - à savoir Nora et Anis car ça permet de voir que tout le monde ne réagit pas de la même manière à un événement similaire. L’autrice aborde la reconstruction sous diverses formes mais prouve bien que celle-ci se révèle toujours difficile.

Il est également question des affaires de ce genre portées par la justice, des jugements qui sont faits et des résultats des plaintes qui s’avèrent le plus souvent insuffisants. Tout est abordé avec un langage cru, sans artifice, ce qui met en lumière toute l’atrocité de la situation. Le compte rendu du procès est particulièrement répugnant mais en ce qui me concerne, rien qui ne m’ait surpris. C’est un récit empreint de vérité, doté de situations et de paroles qui font écho à celles que de vraies personnes vivent/entendent aujourd’hui. Pour être au courant de ce genre de choses, l’histoire m’a moins révoltée que d’autres lecteurs. Pour autant, ce type de récit s’avère important et nécessaire. Je salue le travail de l’autrice pour cette raison. Il va permettre à des personnes non concernées d’être confrontées à la réalité et de prendre conscience de ce qui se passe encore à l’heure actuelle.

Cependant, il y a une autre raison qui fait que j’ai moins apprécié Nos vies suspendues. L’autrice fait le choix d’insérer une dimension fantastique qui, à mon sens, diminue l’impact du récit et qui n’était pas nécessaire. C’est ce qui fait que j’ai reposé l’ouvrage avec un sentiment de déception. Je ne pense pas que ce sera l’ouvrage que je recommanderais sur ce sujet, néanmoins, je reconnais qu’il mérite d’être lu pour l’importance des sujets qu’il aborde.
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