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Commentaires de livres faits par Elhyandra

Extraits de livres par Elhyandra

Commentaires de livres appréciés par Elhyandra

Extraits de livres appréciés par Elhyandra

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 04-08
L’intrigue :
Emi et Numa sont amoureux. Numa est un jeune garçon solitaire et abandonné qui vit dans un foyer, sa passion est l’origami et Emi lui fournit du beau papier noir. Un jour d’orage, un temps qui effraie affreusement Numa car c’est la façon dont ses parents sont morts, Emi fait une mauvaise chute et tombe sur la tête, les parents de la jeune fille auront des mots affreusement durs vers ce jeune garçon étrange et il s’enfuira dans la forêt. Après une rencontre digne du Chat de Cheshire, Numa va rencontrer plusieurs personnes qui vont l’aider à se trouver et à retrouver une bonne estime de lui-même.

Le thème :
Dame Résilience et Dame Mélancolie sont soeurs et comme deux faces de la même pièce. Dans la Demeure sens dessus dessous, les adolescents vont apprendre par eux mêmes, doucement guidés par Dame Résilience mais ils devront faire leur propre choix et cheminement vers l’équilibre de leur humeur. Les ado sont là pour apprendre à reconnaitre les mauvaises pensées et trouver au fond d’eux-même comment se sortir la tête de l’eau. C’est vraiment un beau sujet qui est traité par Mina, celui du mal-être, de la dépression et en filigrane le risque de suicide pour ceux qui plongent au plus profond de la Mélancolie. Je suis certaine que ça parlera à nombre de jeunes.

On sent une forte inspiration d’Alice au pays des merveilles avec ce monde curieux qui fonctionne au-delà de toute logique.

« – C’est la Demeure sans dessus dessous, comme l’esprit des personnes qui l’habitent ! Tu te demandes comment nous allons y accéder, j’imagine ? Tu n’auras aucun effort à fournir, il suffit de lui demander si elle consent à nous hisser en son sein.

– Comment pourrait-elle nous entendre et nous répondre ? demanda Numa, encore une fois contrarié par ce manque de repères stables. Je ne comprends vraiment pas cette architecture qui semble renier les lois de la gravités ! »
En bref, encore une belle histoire qui vient étoffer la collection Chatons hantés dont je suis absolument fan. Une jolie plume, un thème qui parlera à énormément de jeunes ado et même les plus vieux, j’ai hâte de découvrir le prochain titre.
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date : 04-08
Recueil de nouvelles, présentation des textes :
La Forteresse : Cette nouvelle prend racine dans un fait historique lors d’une énième guerre entre l’empire russe et la Suède ainsi que la Finlande. La forteresse Sveaborg se trouve sur six îles d’Helsinki et cette endroit stratégique est prisé par les russes. Cet endroit qui avait tout pour tenir bon contre un siège n’a pas tenu lors de l’invasion de 1808 faute de renforts et on suit donc les dissensions politiques et patriotiques entre ceux comme le Colonel Anttonen qui veulent défendre leur patrie ou mourir en essayant et de plus hauts gradés qui décident une reddition rapidement, il est question de traitrise.
Et la mort est son héritage… : Un Prophète parcourt les Etats-Unis avec des idées nauséabondes sur la guerre et les immigrés. Il soulève sur son passage la colère des ouvriers exploités et sait quoi dire pour s’attirer l’adhésion des foules contre les anarchistes soixante-huitards. Maximilian de Laurier est un tueur à gage, il a une tumeur qui le ronge et l’emportera bientôt, son geste pour la planète, débarrasser le monde des patriotes haineux.
Week-end en zone de guerre : Là quand même il y va fort, la télé-réalité dans la vraie vie. Tu peux payer un max pour passer ton week-end dans des zones spéciales où tu dois affronter un camp ennemi, gagner des points au nombre de tués ou mourir…j’avais vu la fin venir de loin mais c’était bien fait, dans le genre exploitation de la masculinité toxique on est bon. Qu’est-ce qu’on ferait pas pour briller aux yeux du patron et obtenir enfin cette augmentation…
Une affaire périphérique : Après un temps de guerre certain pour la domination de l’espace entre Humains et KwanDelliens, le fait de se trouver mutuellement des valeurs marchandes a permis de créer une alliance et une bonne entente. Un jour, l’un des vaisseaux de patrouille cesse d’émettre, mais comme le matériel est récupéré ce ne peut-être une attaque. Question : Comment on fait pour voler un vaisseau dans l’espace ?
Vaisseau de guerre : Cette nouvelle a essuyé à elle seule 42 refus des maisons d’édition, jeunes auteurs, gardez espoir ^^. L’Alecto est un vaisseau entièrement informatisé, entièrement équipé pour la guerre il est inviolable…son équipage meurt d’un virus à son bord, quel est-il et qui est responsable ?
Variations douteuses : Saviez-vous que Sieur Martin était un grand joueur d’échecs ? Sa passion est retranscrite dans cette nouvelle, un rendez-vous de 4 copains 10 ans après, des règlements de compte, une affaire de voyage dans le temps, le tout autour d’une obsession sur une partie de jeu d’échecs. L’une de mes préférées. Cette nouvelle a un temps de lecture d’environ 2h, on peut dire que c’est une novella ^^
Assiégés : L’auteur a même réécrit une nouvelle 15 ans plus tard. Vous vous souvenez de la toute première qui se déroulait dans la forteresse imprenable de Sveaborg ? Il l’a repris en ajoutant une touche de science-fiction avec des humains mutants dans un monde fini cloisonné dans des sortes de bunkers pour éviter au maximum les radiations. La technologie a suffisamment avancé pour envoyer les consciences de certains mutants dans le passé pour influencer les évènements clés de l’Histoire et tenter d’éviter la catastrophe qu’est devenue la vie sur Terre. Beaucoup aimé aussi.
En bref, ce que j’apprécie le plus c’est que chaque début de nouvelle présente le moment d’écriture du Sieur Martin et le thème abordé ce qui nous permet de suivre son évolution. Même si plusieurs chutes étaient prévisibles le voyage est intéressant et les 2 dernières clôturent parfaitement bien ce recueil, elles sont de loin les plus abouties.
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date : 04-08
L’intrigue :
A force de déconner avec la planète il fallait bien que ça arrive, la Vie a disparu d’un coup et c’est donc tous les morts sous toutes leurs formes, zombies, squelettes, momies, nuages de cendres pour ceux qui sont passés par la case crématorium, qui vont tenter de la ramener sur notre belle planète. Joseph, embaumé, va remettre tous ses souvenirs et ce qu’il pensait de lui en question et nous offrir un petit traité philosophique déjanté.

Une belle galerie de personnage :
Joseph, c’est vraiment le type lambda. Il pense avoir raté sa vie et quand il se réveille dans le noir, totalement incapable de bouger, il pense avoir également raté sa mort, petit coup de flippe quand il se demande s’il allait se réincarner, plutôt mourir s’il ne l’était pas déjà. Il se retrouve rapidement propulsé dans un monde de dingue ou des squelettes lui parlent de vive voix ou sur des ardoises selon s’ils sont équipés d’un petit appareil vocal ou pas.

« Ça y est, pensa-t-il, je me réincarne ou je vais droit au paradis. Autant dire que quand il vit un crâne grimaçant se pencher au-dessus de lui, il se sentit envahi d’une grande perplexité. Surtout que le crâne était prolongé par un corps tout aussi squelettique, qui tenait une lanterne et qui, attachée par une ficelle autour du cou, enfin autour des vertèbres cervicales, portait une ardoise. »

Si Joseph a été choisi pour représenter le monde des morts, c’est parce qu’il ressemble à un être encore en vie, il sera donc leur négociateur pour apaiser la foule potentiellement nerveuse des vivants. Les squelettes sont en train de creuser un tunnel vers la surface car ils s’ennuient pas mal dans leur souterrain. Joseph se rend compte que la terre est bizarrement sèche et friable, aucune trace de vie, quand ils débouchent à la surface, c’est la déconfiture, le monde vient a disparu.

Le personnage de la Mort est complètement loufoque et elle est très nerveuse de la faux ^^, son problème c’est que sans personne à faucher ben elle est au chômage technique, d’où la mission qu’elle donne au monde des morts, ramener la vie sur Terre et pour ce faire on rencontre plein de monde intéressant, pour diriger les équipes, Abraham Lincoln, Charles (de Gaulle ?) et Winston Churchill, rien de moins. Pour ramener la vie sur Terre, Albert Einstein propose d’ouvrir une porte vers des mondes parallèles, Jules Verne et ses inventions sont également de la partie.

« Non, ma proposition est bien d’aller sur d’autres Terres… des Terres parallèles. D’ouvrir des passages vers d’autres univers et d’en rapporter la vie !

La déclaration d’Albert suscita une nouvelle vague de silence, mais cette fois-ci, les squelettes avaient tous la mandibule légèrement pendante.

– What ? s’exclama Winston. How faire ce que vious dites ? »
Morte ou vivante, l’humanité toujours :
On peut dire que ce roman sous ses aspects loufoques nous pointe tout de même les travers de nos sociétés, les Hommes restent les mêmes. Les momies ne veulent pas se mêler à ces squelettes impudiques, Karl Marx cherche à équarrir Joseph de toute cette chair pour que tout le monde se ressemble afin que plus aucune différence ne subsiste et que tous soient au même niveau, les femmes du MLF avec Olympe de Gouges et d’autres font un esclandre car aux postes de prises de décision aucune femme n’est présente.

En bref, une petite lecture de plage qui fera rigoler en même temps que réfléchir avec une fin aussi amusante que touchante. Les morts parviendront-ils à recréer la Vie ?
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date : 04-08
L’intrigue :
Dans un monde ultra-violent, on rencontre Faolan, esclave et souffre-douleur de Torok du clan du Bras de fer. Dans une semaine auront lieu les sélectifs pour déterminer quel clan dominera tous les autres pour les 10 ans à venir. Torok est certain qu’il sera le champion du Bras de fer et promet depuis 10 ans à Faolan d’en faire son sacrifice, autant dire que l’esclave est déterminé à renverser la vapeur et souhaite stopper cette tradition barbare du banquet qui consiste à dévorer les guerriers adversaires. Les dieux seront-ils favorables ?

Le monde & les personnages :
Dans ce monde, Aurélie Wellenstein utilise la culture et les croyances du peuple aztèque on retrouve tout cela dans les sacrifices humains notamment quand les champions de clan doivent arracher le coeur de leur sacrifice encore battant et le manger, les noms des dieux comme la déesse-lune Coyaulxauhqui, la calendrier avec les Nemontemi ou « jours sans vie » qui durent 5 jours en fin d’année et où l’utilisation du feu est strictement interdite en souvenir des ténèbres du début du monde.

Faolan est un jeune homme qui a vu sa famille massacrée lors des derniers sélectifs quand le banquet s’est déroulé dans son clan de la Horgne. Sa mère violée, son père tourné à la broche avant d’être dévoré, Faolan ne doit la vie qu’à Torok, 11 ans à l’époque, qui l’a réclamé comme esclave à cause de ses yeux clairs. Il lui doit la vie mais une vie passée dans la souffrance physique autant que psychologique, pour se protéger Faolan se renferme de plus en plus profondément en lui-même pour ne plus ressentir et fonctionner en pilote automatique, mais ses sentiments pour son bourreau sont assez ambivalents, il n’a que lui depuis 10 ans, Torok est son monde et Faolan a besoin d’attention comme n’importe quel être humain. Torok, lui, est un jeune homme fort, très sportif, qui s’entraine depuis 10 ans pour remporter la Quête de l’homme-oiseau. Il ne s’épanouit que dans la destruction et de l’anéantissement de l’autre, il a un immense talent dans le tatouage où il fait des dessins à couper le souffle.

Il y a d’autres personnages bien sûr qui seront croisés par Faolan mais ils sont moins travaillés étant surtout présents pour faire avancer l’aventure et amener des pistes de réflexion pour notre héros et pour nous également, sur des thèmes très actuels tels que la nature humaine et notre impact écologique (un thème de prédilection de l’autrice j’ai l’impression).

Qui de Torok ou Faolan va représenter le Bras de fer ? Et quelles réponses se trouvent sur l’île où se passe la Quête ?

En bref, j’ai bien aimé ce roman car la psychologie du personnage principal est très travaillée, on le suit avancer lentement sur le fil entre raison et folie, l’amour/haine qu’il ressent pour son maître façon syndrome de Stockholm. L’une de mes meilleures lectures pour le Plib jusqu’à présent avec Rouille, il me reste encore une lecture à effectuer avant le vote.
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L’intrigue :
Dans un monde rappelant fortement le nôtre et qui se nomme Mirar, il existe des mages pouvant maîtriser les éléments mais user de la magie crée une brume toxique qui est stockée faute de pouvoir être éliminée. Un jour, la brume a été libérée de son contenant et a submergé le monde, ne laissant que quelques sanctuaires aux mains des survivants. Les magies restantes dans ce monde de brume est la magie de l’eau et celle du feu mais les mages de l’une et l’autre faction s’ignorent superbement. Héra et Intyssar vont bouleverser les codes et s’allier pour s’opposer à leur ennemi à tous.

La construction du récit & les personnages :
Chaque chapitre commence par le prénom de l’héroïne qui nous raconte l’histoire de son point de vue avec son ressenti et chaque partie débute par des extraits de journaux de survivants datant d’avant le Bouleversement nous faisant comprendre que l’histoire se passe dans notre monde ou en tout cas très proche selon les descriptions, la magie en plus et également une forte utilisation de la mythologie grecque notamment avec le Mont Olympus.

Héra est une adolescente noire qui apprend à maîtriser la magie de l’eau et à entrer dans la caste des guerriers. Intyssar est une apprentie de la magie du feu qui peut entrer en contact avec le monde des esprits. Les autres personnages sont principalement nommés et peu développés à part Pylos qui a une place à part dans la vie de Héra.

Cela fait un moment que je croise le nom de Cindy Van Wilder très présente sur les réseaux sociaux et sur les salons, des sorties littéraires très relayées sur la blogosphère. Je ne m’étais jamais penchée sur ses écrits car aucun synopsis ne m’avait encore charmé et sans le PLIB j’aurais tout autant laissé passer Terre de Brume. Au moins là je devais le sortir, à part une intrigue trop rapide, le style reste simple et efficace et le texte se lit bien mais écrire cette chronique quelques semaines après la fin de ma lecture a été assez difficile, il ne me reste pas grand chose de ma lecture.

En bref, un roman qui fait son job de divertissement mais je n’ai pas été touchée par les personnages principaux et l’intrigue est trop rapide à mon goût, je ne lirai pas la suite. Par contre, le style est sympa.
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L’intrigue :
On retourne donc dans la sinistre petite ville de Grisaille la bien nommée pour une nouvelle aventure. Après les péripéties concernant Merryvère puis celles de Tristabelle, on suit la petite dernière des sœurs, la jeune Dolorine. Son aventure, c’est d’aller à l’école pour la première fois de sa vie et pour parvenir au pensionnat de Mme Boggartine, il y a 2h de voyage tout de même. Entre des enfants trop gentils pour être honnêtes, des adultes plus que bizarres et des fées plus atroces que sympathiquement pailletées, cette rentrée sera mouvementée.

En parallèle, on suit une légère trame avec Tristabelle qui est dame de compagnie de la Reine mais il se pourrait que ses rêves de grandeur ne soient toujours pas repus.

Dans ce tome :
Sur le trajet vers sa nouvelle vie de petite fille, Dolorine compte les vaches pour passer le temps, comme elles ont deux têtes c’est difficile de ne pas perdre le compte et sa sœur Merryvère est perchée sur le toit du fiacre avec une arbalète au cas où, les Laments sont un lieu où il ne fait pas bon s’aventurer. En quelques lignes, le décor extérieur à Grisaille est planté et ça m’a bien l’air pire ^^

Pour une petite fille qui va à l’école, Dolorine a évidemment un cartable fort bien fourni bien qu’il soit lui-même en étrange matière… :

» Tout était là : une bouteille d’encre de pieuvre géante ; un plumier en argent (offert par Merry, et qui pouvait aussi servir de poignard coupe-papier) ; des cahiers tout neufs, sentant bon le parchemin frais ; du sirop pour la toux, le scorbut et le choléra ; beaucoup de chaussettes… «
La petite est tout de même anxieuse après avoir été longuement briefée par Monsieur Nyx :

» Monsieur Nyx l’avait prévenue : l’école était un monde impitoyable, où les gros mangeaient les goûters des petits, où les forts écrasaient les faibles aux échecs ou à la balle tueuse, où le moindre regard de travers, le moindre signe de faiblesse étaient fatalement un peu embêtants… »
Effectivement, y a de quoi avoir peur ^^

Malgré tout, Dolorine va tomber de haut, les élèves sont adorables et la supplient même d’être la chef de la classe…même à nous lecteurs ça parait louche et on a bien raison de se méfier…la nouvelle institutrice Mlle Elizabeth Tourmente est également très particulière, on apprend que des élèves qui souhaitent devenir plus tard, assassins ou empoisonneurs ne fait pas lever le plus petit sourcil au contraire d’une Dolorine qui veut écrire, quelle idée farfelue vraiment ^^ C’est sûr que ça fait plutôt tâche quant aux matières qui vont être étudiées au cours des années comme les principes de la nécromancie, les bases de l’espionnage et de l’assassinat, l’alchimie, etc.

Le sujet inquiétant pour la petite fille, c’est qu’il n’y a pas un fantôme à l’horizon dans cette gigantesque bâtisse ce qui est totalement anormal, Dolorine va donc mener l’enquête et rencontrer pas mal de problèmes ce faisant. On entendra de nouveau parler de cette mystérieuse 8ème maison qui a disparu, l’Âmécrin et de ce que ce pouvoir de Maison peut valoir pour une scientifique obsédée par la vie éternelle.

En bref, Tristabelle restera à jamais la sœur que je préfère par son cynisme et le fait de ne reculer devant rien sans jamais donner l’air d’y toucher. Dolorine avec son côté très naïf est un cocktail assez détonnant dans ce contexte sombre et violent, Monsieur Nyx est fidèle à lui-même et est très amusant quand on a l’humour noir. Vivement de prochaines aventures dans ce monde que ce soit avec Nyx ou bébé Dram.
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date : 17-07
L’intrigue :
Dans la petite ville de Corne-Brune, un orphelin, Syffe, apprend avec ses camarades d’infortune que le roi est mort. Dans leur petit monde, cette nouvelle ne parait absolument pas importante et ils continuent leur vie entre rapines et petites corvées au jour le jour. Pour tenter d’attiser l’intérêt de Brindille, Syffe se met à voler pour faire des cadeaux à sa belle, il se fait prendre par le Première-lame Hesse qui va l’employer à être ses yeux et ses oreilles dans la Basse ville et la Cuvette pour l’aider dans ses enquêtes. De fil en aiguille, Syffe va tour à tour devenir serviteur, espion et apprenti maître-chirurgien, enfant-soldat à chaque souffle du vent de la trahison.

La narration & construction du texte :
Le roman est divisé en quatre parties, chacune représentée par une carte pour suivre le héros à la trace. Ces parties sont également accompagnées d’extraits d’archives ou de journaux de voyages qui nous donne des indications sur les moeurs et la politique du royaume. Le narrateur est Syffe mais quand il est plus vieux, dans ce premier tome il nous raconte ses souvenirs d’enfance avec son regard d’adulte ce qui lui permet d’ajouter des réflexions et avoir un certain recul sur ses actions d’enfant qu’il pensait anodines sur le moment mais qui avaient été graves de conséquences. Chaque partie est également présentée avec l’année en cours et son moment comme par exemple : Milieu de l’an 621, été, Lune tranquille.

Le prologue nous raconte comme le synopsis les différents « métiers » que Syffe va exercer, en gros c’est un résumé de tout le livre étant donné qu’il est enfant-soldat en dernière partie, le roman sert à nous exposer un monde, des personnages, une situation politique, et développe toutes les péripéties qui ont amené à tel moment puis à tel autre dans la vie de Syffe.

Le monde et les personnages :
Corne-Brune est une petite ville fortifiée bordée par une rivière qui permet un accès à la mer, une forêt où il n’est pas franchement recommandé de se rendre et une plaine appelée la Cuvette où se réunit une partie de l’année le peuple nomade des Clans. Les vieilles familles nobles s’agitent, parle de « teinté » en se référant aux étrangers et se revendiquent de « souche », hum ça vous dit quelque chose ?

Le peule des Clans est pragmatique, il n’y a pas de filiation préférentielle avec les garçons par rapport aux filles, si la fille est plus douée à la chasse alors c’est elle qui héritera des armes de la famille et le garçon sera en apprentissage pour un autre corps de métier sans se trouver humilié pour autant.

Le peuple des guerriers Vars est également très intéressant, au vu des sonorités des patronymes on pense tout de suite à des guerriers germaniques ou vikings et se sont des mercenaires de luxe, leur crédo : pas de pillage, pas de viol, pas de massacre, leur métier est la guerre et ils la font avec un code d’honneur strict. Après, la guerre ça reste moche faut pas rêver mais la ligne de conduite est exemplaire. Pour créer ce peuple j’ai vu une interview de l’auteur chez Just a word qui raconte s’être inspiré d’une armée anarchiste qui a combattu les rangs franquistes en Espagne, je vous laisse aller le lire si vous souhaitez de plus amples renseignements, en tout cas j’ai appris un truc sur l’Histoire espagnole en prime ^^

On entend le mot Syffe, qui désigne également un peuple mais dont on ne saura pas grand chose dans ce livre, le terme est mal employé par les habitants de Corne-Brune qui appellent Syffe tous les étrangers. Sachant cela, on se rend compte que le prénom de notre héros n’en est même pas un ce qui l’a beaucoup blessé lui-même.

Oh, avant que j’oublie, on entend parler de magie et de créatures mais à part un énorme scolopendre qui va leur fiche une sacrée frousse, on ne voit pas grand chose autre que les étranges rêves de Syffe dont on n’a pas encore les explications, dons de voyance ou autre, mystère. On se trouve dans un roman très terre à terre de ce côté-là.

En bref, j’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a accompagné dans mon long voyage en train vers Saint Raphaël. Une briquette lue en numérique histoire de ne pas se charger plus avec un style très abordable. J’ai aimé les peuples Vars et celui des Clans, leurs différentes moeurs, la dénonciation du racisme certes peu subtile mais a-t-elle besoin de l’être. Syffe est un enfant qui va être manipulé par plusieurs adultes et mis en danger, l’apprentissage de la vie va lui être prodigué de la façon la plus rude qui soit, la trahison est le fil rouge, mon petit coeur s’est pincé à la fin alors forcément je continuerai cette série.
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date : 22-06
Le contexte historique :
Frankenstein a été écrit une nuit d’orage lors d’un séjour entre amis autour du Lac Léman à l’été 1816. Lord Byron lance le défi à ses amis d’écrire une histoire d’épouvante, son propre brouillon sera repris par Polidori qui le publiera sous le nom de Le vampire initiant par là la littérature vampirique. Mary Godwin, amante de Percy Shelley à cette époque, écrit Frankenstein catalogué dans le roman gothique, ce livre est également vu comme le précurseur de la science-fiction.

Pour en apprendre plus sur Mary Shelley, je vous recommande le podcast de France Culture

L’intrigue :
Le jeune Victor Frankenstein étudie les vieux traités alchimiques puis les sciences et la philosophie plus modernes. A force de s’instruire il finit par trouver un moyen de donner la vie et tente une expérience, il parvient à réveiller la chair morte qu’il a façonné en être humanoïde gigantesque et perd pied face à l’horreur de la situation, il s’enfuit loin de sa création. Victor finit par reprendre le cours de sa vie mais sera finalement rattrapé par sa Créature qui de bienveillante deviendra malsaine et son pire cauchemar.

La construction du texte et les messages :
Le récit démarre sous forme épistolaire, Robert Walton, marin de son état qui explore les glaciers du Nord, écrit à sa soeur Margaret pour la tenir au courant de ses avancées. Un jour, il découvre un homme transit de froid qu’il fait remorquer à bord de son navire et qu’il va ranimer grâce à son équipage. Suite à sa convalescence, l’homme entame son récit qui l’a amené dans ce milieu inhospitalier, Robert Walton rapporte donc le récit de Victor Frankenstein dans son journal et s’y trouve également intriqué le récit de sa Créature.

Ce qui frappe c’est la frénésie scientifique de Victor Frankenstein totalement hermétique à l’horreur qu’il est en train de commettre, c’est quand la Créature créée commence à se mouvoir qu’il atterri enfin et…s’enfuit plutôt que de tout stopper/réparer cette erreur et tout supprimer. Suite à cette frénésie, on se trouve confronté à l’égoïsme et la lâcheté du scientifique, il tombe malade et se considère comme un être pauvre, abandonné. En recouvrant la santé il apprend que son plus jeune frère été tué et que le servante est accusée du crime. Victor se rend compte que sa Créature est derrière ce meurtre mais…pense à lui et se tait laissant la malheureuse être condamnée à mort. Même avec un sursaut de volonté face au chantage de sa Créature, il pense encore et toujours à lui entrainant d’autres morts dans son sillage là où c’était franchement prévisible.

Quand est venue la partie du récit consacrée à la Créature, j’étais beaucoup plus intéressée, du moins au départ. On avait un être vierge de malice, qui commence sa vie comme un nouveau-né, qui voit flou puis nettement, viennent ensuite les sons et le désir de socialiser. Malheureusement, les gens s’arrêtent à son aspect affreux et prennent peur ou deviennent violents. Pris d’affection pour une paisible famille, il fera tout pour apprendre la langue, les aide en secret tel un bon génie et prend confiance pour tenter une approche qui se révèlera catastrophique. J’ai été mitigée par la transformation de la Créature en monstre véritable mais en même temps, vu que personne ne lui donnait sa chance, n’est-il pas plus simple de devenir ce que les autres veulent de vous ? Je suis quand même surprise que d’un être naïf on se retrouve avec un être plein de malice et se vautrant dans la violence et l’horreur. Qu’il s’en prenne à son créateur encore, c’est compréhensible, mais de là à tuer les proches pour faire souffrir l’autre, il y a une forme de sadisme dont je ne suis pas certaine qu’elle soit aussi simple à atteindre.

Les trucs un peu (beaucoup) craignos :
Bon, il faut se remettre dans le contexte, un texte écrit au tout début du XIXème siècle ne va pas sans réflexions qui pour anodines à l’époque, grattent bien fort maintenant ^^

Le petit truc classique du mec qui pourrait te dire la même chose de nos jours, « je l’ai vu, je suis tombé amoureux », non mec tu veux juste la ken, tu ne la connais pas. A cet endroit, on nous relate la rencontre du père de Safie avec sa mère, esclave à ce moment-là (bon gros rapport de domination en plus).

On reste avec le père de Safie, musulman. Il est enfermé à la prison en attente d’exécution et Félix fait tout pour le faire évader par engagement politique. Le père promet sa fille en mariage si le jeune homme parvient à ses fins. Pendant leur fuite, Felix apprend que sa famille a été enfermée en prison pour complicité et a tout perdu de son statut de noble. On sent le bon petit relent islamophobe du musulman perfide qui ne tient pas parole contre les bons chrétiens qui payent le prix mais restent dignes dans la pauvreté huhu.

Le couple Frankenstein adopte une petite Elisabeth, très blonde et adorable, magnifique petite poupée. Elle sera la compagne de jeux du jeune Victor et les parents espèrent un mariage quand ils seront grands. Les mariages arrangés à cette époque étaient légions donc j’imagine qu’à l’époque lire ce livre n’avait rien de choquant, avec mon regard du XXIème siècle, j’avais l’impression qu’on tatait la cuisse des enfançons jusqu’à ce qu’ils soient mûrs à point, beurk.

En bref, je suis contente d’avoir lu ce classique même si je pensais que l’autrice dénonçait le monstre à visage humain vs la bonté à visage monstrueux mais pas du tout, tout le monde est détestable, j’ai été plus que mitigée dans cette lecture sur ce point, mais au moins, le fameux classique est découvert ^^
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L’intrigue :
Alors que Griffont est pressenti pour devenir l’un des nouveaux élus du Cercle Cyan aux élections du Parlement des Fées, il est mêlé à une affaire d’honneur. Son ami Troisville, également du Cercle Cyan, lui demande d’être son témoin dans son duel contre Dalmas du Cercle Incarnat. Problème, Victor Dalmas ne se présente jamais au rendez-vous et il est porté disparu, tout accuse Troisville et Griffont va mener l’enquête envers et contre tout. En parallèle, un groupe terroriste cherche à semer la terreur dans Paris pour protester contre l’alliance politique avec les fées. Isabel est rapidement mêlée à cette enquête.

Fin de la trilogie :
Le Royaume immobile ne fait pas partie de la première édition du Paris des merveilles, il a été écrit 10 plus tard lors de la réédition des premiers tomes par Bragelonne ce qui ne se ressent absolument pas à la lecture. Je rejoins complètement l’avis d’Apophis, Le Royaume immobile est dans la continuité des deux premiers autant dans le style que dans la noirceur qui s’accroît encore un peu plus. On retrouve avec plaisir le duo Isabel/Griffont et leurs dialogues bien piquants et c’est avec plaisir que j’ai appris tout récemment que l’auteur retournait dans ce monde avec un recueil de nouvelles prévu pour le mois de septembre, 2 nouvelles sont de sa main et les 4 autres ont été écrites sous sa supervision.

En bref, une trilogie que j’ai énormément apprécié, cela faisait des années que je l’avais dans ma PAL et sa découverte fut un plaisir, ce dont je ne doutais pas un instant. C’est avec plaisir que je découvrirai la suite en septembre. Plus qu’à continuer Haut Royaume et découvrir Les lames du Cardinal ^^
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L’intrigue :
Quelques mois après les évènements du premier tome, on retrouve notre mage Griffont pour une nouvelle aventure.

Apolline du peuple des Minimets est victime d’un poison violent qui se trouvait dans le verre d’un vieil homme antiquaire. Griffont va donc enquêter sur ce décès et se rend compte que la Baronne de Saint-Gil et La Brescieux sont également de la partie, un mage noir très dangereux, Giacomo Nero, est au centre de cette affaire et le passé va rattraper notre héros.

Un monde qui s’étoffe :
Les Minimets sont des petits êtres qui ont inspirés les Lilliputiens dans le Voyage de Gulliver, ils vivent dans nos maisons et l’entretiennent à notre insu, en échange ils prélèvent un paiement dans notre garde-manger.

Dans ce deuxième tome, le récit se déroule entre 1909 et 1750 et le passé rattrape le présent pour résoudre l’affaire, où comment ce qu’on pensait avoir résolu nous explose à la tronche 2 siècles plus tard. C’est également un bon moyen de creuser sur la formation des Cercles de mages et la rencontre entre Griffont et Isabel.

En bref, une bonne lecture dans la lignée du premier tome avec l’approfondissement du monde imaginé en prime, il y a même un petit coucou à Merlin et Arsène Lupin, je poursuis l’aventure avec le même plaisir.
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L’intrigue :
Dans une banlieue de Londres, plusieurs personnages ont de curieuses activités nocturnes et tout ceci nous est rapporté par…un chien. Snuff, notre narrateur est le compagnon de Jack qui garde des Choses dans divers endroits de sa maison et qui récolte des « ingrédients » chaque soir du mois d’octobre comme ses comparses pour le Jeu afin d’accomplir un rite la nuit de Samhain au moment de la pleine lune. Chaque joueur a un compagnon et ils se renseignent entre eux pour savoir de quel camp sont chacun des joueurs, on rencontrera donc un hibou, une chatte, un serpent, une chauve-souris, un rat, un loup-garou etc et ce joyeux petit monde nous emmène dans un jeu de piste plein de références de la pop culture anglaise.

— Va chercher, Snuff !

Au ton de sa voix, j’ai compris qu’il réclamait son poignard. Je suis allé le chercher et nous sommes partis. La chance n’était pas avec nous. Du moins, pas complètement. Il a bien trouvé les ingrédients qu’il recherchait, mais les choses ont failli tourner à la catastrophe. Nous avons été découverts.
Qui est qui ?
Les personnages ne sont jamais nommés clairement dans le récit mais des indices permettent de les situer plus ou moins facilement selon votre érudition dans le genre fantastique littéraire et cinématographique. Ainsi, Jack qui zone dans les bas-quartiers de Londres à la recherche d’ingrédients est assez facile à situer de même que le Comte (Dracula) et le Bon Docteur (Frankenstein). D’autres nous donnent un peu plus de fil à retordre, le Grand Détective sera démasqué si vous connaissez l’amour de Sherlock Holmes pour le violon et son sens aigu de l’observation, Jill la folle est peut-être Floppy le Redoux ? Pour Morris et MacCab par contre je donne ma langue au chat. N’oublions pas les Anciens Dieux dont une tentacule nous fera penser au Ctulhu de Lovecraft.

En bref, j’ai bien aimé découvrir l’histoire racontée par les animaux c’est un angle original par contre j’ai trouvé qu’il y avait un peu de longueur en milieu de récit avant que les choses se mettent bien en place et que le rythme reprenne. Les clins d’oeil divers sur les personnages connus sont un moyen astucieux pour faire participer le lecteur façon petit quizz culturel, sauras-tu retrouver de qui on parle ???
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L’intrigue :
On rencontre Griffont, dont le patronyme complet est Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage et détective. Il est embauché par Mr Carrard, directeur d’un casino, pour confondre un joueur drôlement chanceux dont ses employés et lui-même n’arrivent pas à prendre en flagrant délit, l’identité de notre tricheur, Jérôme Sébrier. En résolvant cette affaire, Griffont découvre qu’il y a un trafic d’objets magiques et il se retrouvera embrigadé dans cette affaire avec une personne qui le fait tourner en bourrique.

Le monde :
Ou devrais-je dire les 3 mondes ? Notre monde a été doucement colonisé par la féérie suite au coming-out des fées et autres créatures après les campagnes napoléoniennes. La Tour Eiffel a été construite grâce à des gnomes dans un bois d’OutreMonde et est une attraction pour beaucoup de touristes, c’est un emblème pour la Belle Epoque qui s’anime autour. L’OutreMonde dont la capitale est Ambremer, est gouvernée par Méliane la reine des fées et l’Onirie est le royaume des rêves.

Les mages vivent plusieurs siècles et sont divisés en trois maisons appelées des Cercles, Cyan, Incarnat et Doré. La magie existe sous trois formes, la magie instinctives surtout utilisées par les animaux féériques qui ne nécessitent aucun apprentissage et est limitée, la magie innée qui ne nécessite pas non plus d’apprentissage mais qui a besoin d’être travaillée pour croître et la Haute magie, celle des sortilèges et qui demande des études.

Il y a bien sûr tout un bestiaire avec des dragons qui se transforment en humains pour passer inaperçus, des fées, des enchanteresses (fées déchues), des licornes, des gargouilles, des elfes, des chênes centenaires. Il existe aussi des chats ailés qui parlent, Azincourt est le petit snob qui vit avec Griffont, je l’aime beaucoup surtout qu’à sa description il ressemble beaucoup à ma petite Blue, ces chats sont des savants car ils s’imprègnent des connaissances du monde en dormant sur les livres, journaux etc.

En bref, une lecture extra comme je m’y attendais et la suite est déjà dans les oreilles.
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date : 03-06
Le contexte historique :
Dans l’avant-propos, l’auteur nous présente son monde, un Japon fantasmé et un personnage très renommé qui lui a servi d’inspiration, Miyamoto Musashi. Dans l’Histoire japonaise, Miyamoto Musashi, né en 1584 et mort en 1645, est tout simplement le meilleur escrimeur de tous les temps pour ce royaume, il a d’ailleurs créé une technique d’escrime avec deux sabres qui l’a rendu célèbre, allez faire un tour sur sa page Wikipédia, on apprend plein de truc. Pendant sa période de gloire, la guerre avait commencé à prendre un autre tournant avec l’introduction par les Portugais des armes à mousquet, c’est avec l’évolution de la manière de guerroyer que l’art guerrier est devenu l’art martial tel qu’on le connait aujourd’hui, la maîtrise de soi-même.

L’intrigue :
Un rônin apparu un jour dans le clan du seigneur Nakamura. Cet être crasseux et dépenaillé est moqué par les gens et les samouraïs qui le voient. Pas vexé pour un sou il prend même les paris, son superbe sabre à celui qui réussira à le désarmer ou le tuer, à la grande stupeur de tous, il s’en sort brillamment et est servi par la famille Nakamura. Le seigneur du clan, Nakamura Ito, impressionné par la dextérité du rônin, souhaite connaître son secret mais pour apprendre la Voie du sabre, il faut un esprit vierge, c’est de cette façon que le seigneur offrira son fils Mikédi en apprentissage à ce talentueux escrimeur, Miyamoto Musashi. On va donc accompagner Mikédi sur plusieurs années dans les traces de son maître…dans les pas de sa haine….

Le monde & la construction de l’histoire :
Dans un Japon fantasmé donc, règne une famille rendue quasi immortelle grâce à l’encre de Shô, l’Empereur-Dragon Tokugawa Oshone et l’Impératrice-Fille Nâga. Les îles japonaises sont appelées Poisson-Chat + nom qu’on leur connaît, Kyushu, Hokkaido etc. C’est également l’occasion de revenir sur quelques points culturels comme la cérémonie du thé qui symbolise la purification qui lave l’esprit des poussières du monde, la cérémonie du Seppuku qui consiste à laver son honneur en se suicidant d’une façon particulière, se trancher le ventre en croix, faut le vouloir ^^

Mikédi raconte ses mémoires, à cet instant il a 30 ans et il commence son récit par l’épisode que je vous narre dans l’intrigue, quand Musashi arrive dans le clan Nakamura. Mikédi a alors 12 ans, son monde se réduit à l’indifférence de son père et sa vie auprès des concubines.

L’intrigue est entrecoupée également de plusieurs histoires racontées à Mikédi par différents personnages pour nous apporter des précisions sur Musashi, son sabre, comment la famille impériale est devenue immortelle avec des écailles et d’où vient l’encre de Shô.

Le personnage principal :
Notre personnage principal est Nakamura Mikédi enfant, adolescent puis adulte. Ce personnage n’est pas un héros, c’est même tout le contraire. Par ses yeux on verra agir Musashi mais le jugement du gamin est à prendre avec des pincettes, il hait son maître.

Cette haine de deux natures, l’inavouable, seulement due à un excès d’égo d’un fils de seigneur qui a appris à obéir et a dû mal à comprendre cette liberté que lui offre le rônin, Mikédi se sent humilié dans sa docilité remise en question. De l’autre côté, elle est plus compréhensible, Musashi a tué le père spirituel de Mikédi pour l’honneur d’une tisserande, mais là encore il y a un petit relent de petit con égocentrique faut avouer.

En bref, la Voie du sabre est un roman qui se lit de manière fluide, pour autant avec Lupa on n’était pas à fond en cause un héros détestable, les points sur la culture japonaise étaient tout de même un gros plus mais on reste toutes les deux d’accord, y a un coup de sabre qui s’est perdu, oui oui, on aurait bien décollé la tête des épaules de Mikédi, na !
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L’intrigue :
On se trouve avec Orphée qui raconte sa vie à son fils, Musée. C’est son dernier chant mais aussi le premier, une histoire d’éternel recommencement, le cercle de l’éternité. En tant que demi-dieu, le temps n’a pas de signification pour Orphée, il va donc faire son récit dans l’ordre chronologique de ses aventures à commencer d’abord par la mort d’Eurydice, sa visite de l’Egypte, son règne sur Thrace et son voyage avec Jason et les Argonautes.

Une réécriture mythologique :
J’avais pris ce livre appâtée par la mythologie grecque et le côté réécriture. Je ne m’attendais pas à autant de mythologie peut-être, et je pensais à quelque chose de plus moderne sûrement. Finalement, c’est un texte au ton classique comme tout bon livre de mythologie que n’aurait pas renié Homère et collant de trop près au mythe à mon goût, je n’ai pas l’impression que l’auteur se soit approprié le texte mais il y a très longtemps que je n’ai plus ouvert un livre de mythologie il se pourrait donc que je me trompe quant au manque d’originalité et de personnalisation. Dans ce livre, il est question de réincarnation et de création musicale en résonance avec l’équilibre cosmique.

A la fin du livre, vous trouverez une interview de l’auteur.

En bref, je n’ai pas été embarquée dans l’histoire et j’ai même réussi à trouver le temps long dans ce livre pourtant tout petit, je cherche encore le côté réécriture en fait, beaucoup trop léger à mon goût même s’il y avait quelques touches personnalisant le récit donnant accès aux réflexions d’Orphée.
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L’intrigue :
Eliott est un jeune garçon passionné par la lecture, c’est d’ailleurs son refuge car sa vie est devenue un enfer à l’école, Charlie le persécute et se trouve être très ingénieuse pour trouver les pires crasses possibles à la récré. Lors d’une énième sortie de l’école au pas de course pour échapper à ses poursuivants, Eliott se réfugie à la bibliothèque dans une petite salle isolée le temps que ses persécuteurs se lassent, lové dans les coussins avec un bon livre, Eliott…s’endort. Son réveil est des plus étranges, un chat noir avec une étoile blanche sur un oeil lui parle, il est en état d’arrestation, ficelé et emmené par une horde de rats mécaniques, Eliott est arrêté par la BRB, Brigade des Rats de bibliothèque. Pour avoir surpris l’existence de cette organisation secrète, Maaaow le condamne à l’effacement de sa mémoire mais cette peine se trouve muer après concertation en trois missions à accomplir pour la BRB au grand soulagement d’Eliott.

Modernité toujours :
Ce que j’apprécie chez Pascaline Nolot, c’est ses personnages toujours bien traités de manière très moderne. Dans ses 2 premiers romans Les Larmes de l’Araignée et Les Orphelins du sommeil, les bandes d’amis étaient mixtes et les personnages se sortaient de leurs aventures avec des compétences complémentaires sans qu’il n’y ait jamais de chef de bande avec ses faire-valoir obéissants, chacun avait un rôle et tout roulait de manière naturelle.

Pour cette fois, le sujet traité est celui du harcèlement scolaire, et la Nolot-touch c’est que ce n’est pas un énième garçon plus costaud et grand que les autres, un tantinet bas du front (pour ne pas dire pire ^^), non, la harceleuse est une fille type petite fille modèle qui fait de la danse classique, chouchoute de la maîtresse, tellement insoupçonnable avec son apparence de poupée…Donner le rôle de méchant à un petit tyran en jupon est plutôt rare (du moins du haut de ma trentaine qui ne lis que très rarement du jeunesse, j’imagine qu’avec le XXIè les choses ont un peu changé j’espère ^^).

Lors de ses missions, Eliott va se trouver avec un livre magique qui le nargue pour lui échapper in extremis à chaque fois, l’Indispensable guide de survie du souffre-douleur, il en est sûr ce guide lui donnera la solution pour que cesse l’enfer avec Charlie, sa harceleuse. Ses efforts finiront récompensées…mais pas du tout comme il le pensait, Eliott passera par des phases d’espoir, de deuil, de colère et de défaitisme mais ce qu’il a découvert dans ce livre pourrait tout de même être le premier pas vers l’espoir…L’union fait la force.

Ce livre est parsemé de jeux de mots autour du livre c’est vraiment amusant et si l’enfant est un lecteur je pense que cette touche sera également très appréciée. Et ce chat, si ces boules de poil pouvaient parler ils serait sûrement comme Maaaow, hautains à souhait mais tout de même attachants ^^

En bref, à nouveau, je me révèle totalement séduite par ce livre jeunesse, j’ai ri avec Basile le fantôme complètement loufoque ou les rats mécaniques qui se comportent comme des enfants devant un spectacle lors du procès par exemple. J’ai eu de la peine pour Eliott avant d’avoir comme lui une bouffée d’espoir face à cet avenir qui commence à s’éclaircir. Le message surtout est important et c’est bel et bien le premier pas vers la délivrance, ce livre touche juste, il ne donne pas de recette magique mais pointera LA solution pertinente qui aiguillera l’enfant victime de harcèlement et c’est bien ce qui est important.
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Vu tout l’engouement autour de ce livre je n’avais qu’une hâte, le lire, l’adorer et en faire mon prochain podcast en m’enfilant la suite….j’ai dû revoir mes ambitions à la baisse, j’ai trainé tel un petit escargot asthénique tellement cette lecture est complexe et clairement le T2 devra attendre (il est encore plus gros et le T3 est pire ^^) :

Préface à lire absolument avant de commencer :
Dès la préface, l’auteur nous met dans le bain, son monde est complexe, il a énormément eu de mal à le vendre à un éditeur, beaucoup lui ont proposé de revoir sa copie en faisant moins ambitieux et Steven Erikson a tenu bon dans ses idées, oui sa saga est ambitieuse et le restera. Il nous prévient d’emblée, soit on déteste et le livre nous tombera des mains au premier tiers, soit on adore et on le suivra jusqu’au bout. Voilà voilà ^^ J’étais prévenue, le premier tiers est ardu et pas qu’un peu…Pour la simple et bonne raison que tu es jeté dans l’arène sans aucune mise en situation, paf, comme ça, tu sais pas nager pas grave c’est comme ça qu’on apprend, donc oui tu t’accroches à ton slip de bain mais…ça vaut le coup ^^

L’intrigue :
A part un léger prologue qui nous introduit l’ambition du jeune Ganoes Paran, on se retrouve rapidement à Pale, après 3 ans de siège par l’armée Malazéenne au bord de la mutinerie. Malaz est un empire gourmand, il vole de conquête en conquête et continue de s’étendre dans la guerre et la soumission de pays de plus en plus lointains. L’armée est épuisée et plus les frontières s’étendent plus elles deviennent fragiles, les opprimés grondent également.

Bref, quand on démarre on se retrouve avec plusieurs personnages du même bord car faisant partie de l’empire mais on se rend rapidement compte qu’il y a des dissensions internes et que l’ennemi n’est pas forcément en face.

Voilà 9 ans que l’Impératrice Laseen a pris le pouvoir en tuant l’ancien empereur et pour obtenir le contrôle total de son armée, elle intrigue pour faire mourir plusieurs de nos héros, anciens compagnons de l’Empereur qui pourraient bien toujours lui être fidèles. C’est de cette façon qu’on suit les aventures des Brûleurs de Ponts, de la Cadre de Mages Loquevoile et du Commandant Dujek Unbras. On suivra également les intrigues politiques de la dernière ville libre de Genabackis, attirant la convoitise de l’Impératrice Laseen, le Darujhistan.

Les personnages :
Au niveau des personnages il y a foule certes mais certains personnages tirent tout de même leur épingle du jeu :

Du côté de l’Empire Malazéen :

Nous avons les Brûleurs de Ponts qui ont pour rôle de saper les fondations des remparts, quand ils apparaissent à Pale cela faisait 3 ans qu’ils étaient dans les tunnels pour fragiliser ses murs, ils étaient les favoris de l’ancien Empereur. Malgré la taille de l’équipe, 4 sont à retenir, le Sergent Mésangeai, Kalam l’ancien guerrier de la Griffe, le mage Ben le Vif qui est très puissant et maîtrise de curieux pouvoirs et la recrue qui met tout le monde mal à l’aise à commencer par ses équipiers, Mes Regrets, on sait qu’elle est possédée par une Voyante puis par un dieu, c’est un pion. Ils sont toujours envoyés dans les pires situations et se doutent des intentions de Laseen à leur encontre.

Loquevoile et Toupet font partie du Cadre de mages, Lo est la cheffe du Cadre, elle se méfiera du Grand Mage Tayschreen envoyé à Pale pour les aider à vaincre la cité mais les méthodes employées vont décimer les rangs de l’armée de l’Unbras ainsi que du Cadre, Lo et Toupet seront les seuls survivants, quoi que pour la survie de Toupet, Ben le Vif se servira d’une magie oubliée depuis 1 000 ans, le transfert d’âme. Toupet habitera un pantin de bois et son esprit déjà au bord de la folie deviendra effrayant même pour son créateur.

Dujek Unbras, commandant de l’armée malazéenne était pressenti comme héritier par l’ancien Empereur et son armée de 10 000 soldats lui est entièrement dévouée, il n’a qu’un mot à dire pour que la mutinerie soit effective. Laseen le sait, son Adjointe, Lorn est envoyée à Pale avec le Commandant Paran qui devra diriger les Brûleurs de Ponts et neutraliser Mes Regrets. Quand Dujek apprend par la bouche de Lorn quels seront les renforts et où, il sait qu’il y a anguille sous roche.

Du côté du Darujhistan :

Dans cette ville, la pègre règne en maître ainsi que les nobles du Conseil. Le repaire du menu fretin s’appelle l’Auberge du Phénix et on y retrouve régulièrement nos héros, Crokus Jeunemain un adolescent cambrioleur et pickpocket, Kruppe un intrigant petit homme rond qui parle de lui à la 3ème personne du singulier et dont le secret sera éventé en fin de tome, Rallick Nom un assassin de la Guilde qui cherche à venger l’honneur bafoué de son ami Coll avec l’aide de Murillio un courtisan. On suit également les rencontres de l’alchimiste Baruk qui cherche à sauvegarder la paix et s’allie au Seigneur Sangdelune, Anomander Rake.

Il y a également des dieux et pleins de races différentes qui sont évoquées ou qui ont un rôle plus ou moins important au fur et à mesure de l’intrigue.

Une lecture ardue :
On ne se lance pas dans Les jardins de la Lune sans avoir un bon bagage fantasy derrière soi, autrement bon courage. Pour une oeuvre ambitieuse on est dans le haut du panier. Le fait d’être balancé directement dans l’intrigue sans rien savoir des tenants et aboutissants, les personnages ne sont jamais présentés directement ni même la situation politique, tout est installé au fur et à mesure des conversations entre les protagonistes et leurs souvenirs d’un passé plus ou moins lointain. Alors ce n’est pas un procédé innovant mais il y a énormément d’informations à assimiler, des questions qu’il faudra savoir soulever car ne sont pas forcément traiter dans ce tome. Il y a une fin pour l’intrigue qui concerne le Darujhistan et une ouverture avec une lointaine guerre sainte qui se profile.

L’âge des personnages est peu commun, certains ont 100 ans, 1 000 ans et même 100 000 ans pour Anomander Rake. Les dieux viennent mettre leur grain de sel dans l’échiquier du monde histoire de rajouter un peu de bazar sous différentes formes, directement incarnés dans le monde, par possession ou par le truchement d’un artéfact.

L’armée d’Unbras est alliée avec un peuple volant, les Moranths. Ils sont toujours couverts d’une armure, le visage invisible plongé dans les ombres et chevauchent des créatures volantes, ils me font penser aux Nazguls dans le Seigneur des anneaux. Il y a également les T’lan Imass des guerriers zombies qui ont l’air d’avoir une sacrée importance mais je pense qu’ils auront plus de place dans un autre livre.

Le système magique par Garenne comprendre des lignes d’énergie maitrisées par les mages est très riche. Les Garennes peuvent servir à lancer des sorts extrêmement puissants, à se protéger mais aussi à se téléporter d’un point à un autre pour couvrir un maximum de distance en peu de temps mais certaines Garennes anciennes proches du Chaos sont à éviter au risque de s’y brûler les ailes et surtout l’esprit comme Toupet.

Si une saga qui met en avant des créatures humanoïdes et des dieux vous intéresse tout en étant abordable aux novices, je vous conseille La Belgariade de David et Leigh Eddings.

En bref, j’ai peiné sur cette lecture et même si je n’étais pas à fond pendant un moment, arrivée au Darujhistan j’étais déjà plus intéressée et Kruppe m’a beaucoup amusé, apportant une touche de légèreté bienvenue dans toute cette noirceur. Cette saga compte 10 tomes, le 3ème vient de sortir et le 4ème est déjà prévu pour cette année, c’est une affaire rondement menée. Je lirai forcément la suite mais j’ai besoin de me remettre en lisant plus léger d’abord, on verra cet été.
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date : 12-04
L’intrigue :
Il était une fois dans le Nordland, un couple qui avait du mal à avoir un enfant, un jour, après 15 ans d’attente, l’heureux évènement vint, mais quand le maître d’armes trouva le village avec la mine sombre à son arrivée une angoisse lui monta à la gorge, l’enfant ou la mère étaient-ils morts ? Non, pire selon ses concitoyens, l’héritier tant attendu…était une fille, Kaelyn.

Ambiance.

Heureusement, Horn, le cher papa n’avait rien à fiche du sexe de l’enfant, garçon ou fille, c’était son gosse et il lui apprendrait son métier, point. Kaelyn appris donc le métier de maître d’armes mais avant que sa formation soit terminée, son père cassa sa pipe (décidément on se croirait chez Disney ^^), son sexe lui fut donc renvoyé à la figure et toutes les portes se fermèrent. Qu’à cela ne tienne, soldat elle veut être, soldat elle serait et part s’enroler dans l’armée des Libérateurs, direction Azman, territoire de l’esclavage et du cannibalisme.

A peine un orteil posé sur ce continent que son escouade est décimée et Kaelyn embarquée en tant qu’esclave du Maître de guerre, Hadrian. Elle va rapidement se rendre compte que les barbares ne sont pas forcément ceux qu’elle croyait.

Un monde que l’on connait bien :
Gabriel Katz a créé un monde de fantasy dans lequel il aime faire vivre ses personnages et nous montrer mine de rien la politique des différentes régions qu’il nous dévoile au fur et à mesure de ses romans avec leurs cultures et leurs religions.

A Azman, on est dans un monde clairement oriental autant dans la vêture que dans les noms des personnages, les titres et l’armement ainsi que l’architecture. Si vous êtes familiers des livres de Gabriel Katz, vous ne serez donc pas dépaysés et saurez remettre les noms évoqués de la Goranie, Woltan et Les Communes.

La guerre c’est moche :
Lors de son embarquement, Kaelyn avait rejoint l’armée des Libérateurs pour les idéaux véhiculés, l’arrêt définitif de l’esclavage et apporter la civilisation à un peuple barbare pratiquant le cannibalisme.

Lors de son arrivée Kaelyn va se retrouver confronter à un véritable choc des cultures et une remise en question profonde de ses convictions. Certes l’esclavage est bel et bien pratiqué à Azman mais le cannibalisme ? Rien à l’horizon. L’architecture du pays est très raffiné, son maître est riche et marié à la nièce du Sultan alors qu’il est étranger comme elle, pas vraiment ce qu’elle attendait d’un peuple barbare ou n’importe qui peut avoir sa chance quelque soit son origine. Lors d’un attentat contre sa maîtresse, elle sera la seule à affronter les mercenaires ce qui lui vaudra sa liberté mais comme tout le monde l’avait rejeté dans son pays d’origine, elle propose au maître de guerre de la prendre pour élève, il refuse d’abord mais Kaelyn saura le persuader.

En parallèle, les massacres des « Libérateurs » la font pâlir d’horreur, les barbares clairement ne sont pas dans Azman avec elle. Viols, meurtres, pillages, les Rouges comme les appellent les autochtones dévalisent et détruisent tout sur leur passage. Ils sont accompagnés par un peuple extrêmement primitif et guerrier, les Waegs, des tueurs qui se liment les dents en pointe et se battent entre eux pour de la nourriture, un vrai cauchemar.

Le sexisme par contre, Kaelyn y sera confronté dans les deux pays tout n’est pas parfait à Azman non plus avec l’esclavage. Et pour toucher un mot sur Hadrian, bon il est pas mal comme maître d’apprentissage mais un coup de poing dans la gueule lui aurait été bénéfique à un moment donné surtout avec l’explication fumeuse qu’il a sorti ^^ voilà voilà, comprendra qui aura lu…

En bref, si vous cherchez un livre de fantasy simple et direct c’est chez Gaby qu’il faut piocher, toujours efficace dans le rythme et le scénario, chaque roman se lit rapidement (d’ailleurs, j’ai dit LC avec Lutin mais en réalité elle m’a laissé sur place lol j’avais un lointain panache de fumée difficile à suivre ^^). On a toutes les deux adoré la fin qui conclut parfaitement ce one-shot avec humour (noir) ^^.
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date : 12-04
L’intrigue :
Quatre jeunes banlieusards défavorisés rêvent de la belle vie, le gros lot pour sortir la tête de l’eau une bonne fois pour toute et se casser de cette cité de béton. L’occasion se présente d’arracher le pactole à un bijoutier véreux qui ne pourra pas porter plainte lui-même au vu de la transaction suspecte, tout est prêt et devrait rouler sans accro…Sauf que…absolument rien ne se passe comme prévu et dans leur fuite éperdue, la voiture percute violemment une petite fille, Valentine, qui n’était pas l’enfant de n’importe qui, l’enfer se déchaine et les cadavres vont se multiplier sur le sillage du Slender Man, le croque mitaine des légendes urbaines.

En parallèle, on a quelques flashbacks d’un groupe de militaires créé pour tuer les cellules de Daesh en Orient et en Afrique, ils seront transformés en machines de guerre, on point de déranger les hautes sphères qui commencent à avoir du mal avec les méthodes employées…

Les personnages :
Audrey, Damien, Driss et Elie sont quatre jeunes paumés de banlieue. Audrey fuit une famille où règne la violence et l’alcool et trouve refuge chez Damien, qui lui-même aide sa mère célibataire à joindre les deux bouts avec un petit boulot alimentaire, il veille également sur son petit frère et leur espère à tous un avenir meilleur. Driss est le chauffeur de la folle équipée, grand type musculeux à la peau noire et métalleux comme son pote Elie, il soulève une question intéressante sur le racisme institutionnel. Elie a obtenu le tuyau pour un casse facile d’un bijoutier véreux, Jean Varenne, qui ne pourra pas se retourner contre eux sans se mettre les flics à dos lui-même, l’affaire parait aisée mais nos braqueurs amateurs vont tout foirer dans les grandes largeurs, l’ennemi qui va les traquer est vraiment ce qui pouvait exister de pire…

Olivier Salva, petit flic ripou et camé au cannabis, se trouve devant une bijouterie avec son collègue Marcus Fleurot dans un fourgon. Ils sont relégués tous les deux au service de surveillance, autant dire la mise au placard, suite à des affaires louches dans lesquelles ils ont trempé, c’est leur dernière chance de faire leur travail avant d’être viré de la police au moindre écart suivant. Pourtant Salva sent qu’il se prépare un truc louche avec ces 4 jeunes qui repassent plusieurs fois en voiture devant la bijouterie, son collègue lui dit de laisser couler et de faire strictement le travail prévu, surveiller la transaction entre Richard Antignac un avocat que beaucoup rêvent de coincer et Jean Varenne, le bijoutier connu pour faire un peu de trafic. L’accident va énormément culpabiliser Olivier qui va tenter de se racheter auprès de la mère de la victime en trouvant les criminels.

Le Slender Man est un personnage de légende, grand type maigre au crâne chauve et des yeux sans âme, on se doute qu’il a un lien avec les flashbacks des épisodes militaires et on se pose la question de son lien avec la petite victime, est-il le père ? Un protecteur ?

Marie Drevoski est la mère de Valentine, autrice de livres pour enfants, elle est dévastée par la mort de sa fille. On va suivre toutes ses démarches pour disposer du corps et se rendre qu’elle est incroyablement seule. Cette femme est perdue et cache également un secret sur son identité, fuit-elle un ex-conjoint violent ? Pourquoi a-t-elle toujours refusé de dire à sa fille qui était son père ? Que sait-elle ?

Une attente qui vaut le coup :
Quelque soit le sens dont on prononce son nom de plume (si vous utilisez la façon hérétique je vous regarderai mal ^^), on retrouve la patte de Sire Cé avec des chapitres très courts amenant un rythme de lecture effréné ainsi qu’une alternance entre les divers points de vue : les victimes, l’assassin et les enquêteurs. Quelques touches de gore sont également présentes, je préviens les Brigitte Bardot sensibles, le chapitre 40 est à sauter, il est dégueu, même moi j’ai grimacé. Le suspense est savamment distillé et j’ai eu mon coup de pelle derrière la tête avec l’identité de l’assassin ce qui démontre une bonne maîtrise du thriller, efficace et qui fait son job. Le livre s’ouvre sur une chanson d’Alice Cooper et vous donne une bonne idée du thème développé, la Vengeance.

Pour le plaisir de vos petites oreilles : Vengeance is mine – Alice Cooper

En bref, s’il y a bien une chose que j’aime dans les romans, c’est quand ils me font interagir avec leur contenu, j’ai grimacé, j’ai suivi les pérégrinations d’Olivier, d’Audrey et surtout du Slender Man, fascinée. Un mot : Encore !
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L’intrigue :
Au début ce n’est pas hyper clair, on va dans le présent puis on retourne un peu dans le passé et ainsi de suite au niveau des allers-retours temporels jusqu’à retourner à la mort de Grand-père racontée par Elisa ce qui survient assez rapidement tout de même je vous rassure.

On comprend qu’il y a eu une catastrophe entrainant la fin de la civilisation, les survivants au-dehors sont retournés à l’état primitif et pendant que les sociétés humaines se refondent peu à peu au fil des siècles, un autre genre de société élitiste vit en autarcie à l’intérieur de Cités souterraines, celle-ci est très avancée au plan de la technologie et de la science et ceux des Cités vivent plus longtemps que les humains de base grâce à des procédés chimiques de rajeunissement sauf que ce qui fonctionne un temps sur le plan physique est un peu moins probant sur le plan mental et ces habitants ont l’air d’être plus ou moins dingues en plus de jouer à Dieu.

Avec les histoires racontées par Grand-Père sur l’Extérieur, Elisa se rend compte qu’elle a été préparée à fuir la Cité pour se plonger dans la société humaine mais les choses ne seront pas évidentes.

Les personnages :
Dans cette Cité, il y a les vraies machines et les ommachs ou autrement appelés hommes-machines qui sont soit des humains trop vieux pour se mouvoir, soit des humains qui sortent Dehors en toute sécurité. Les ommachs sont mobilisés grâce à la conscience des personnes branchées sur des ordinateurs et qui pilotent les robots à distance.

Paul est pratiquement le dernier scientifique en vie dans la Cité de manière physique, il crée une espèce humaine qui aura une forte capacité de régénération, le bébé qu’il sort du ventre artificiel est une petite fille qu’il nommera Elisa, c’est un miracle de technogénétique qu’il va mutiler très régulièrement pour mesurer la capacité de réparation de la petite fille, n’ayant connu que cela Elisa n’y voit rien d’étrange.

Elisa vit entre les machines plus ou moins humaines et Paul, considérant celui-ci tantôt comme son père puis comme son amant (manque cruel d’autre protagoniste amenant des choses bien glauques). Elisa est une mutante, en plus de régénérer de façon instantanée elle peut également changer de sexe et se reproduire de cette façon, l’Extérieur étant hostile aux femmes, c’est naturellement qu’elle prendra l’identité de Hanse pendant les 4 années où elle parcourra l’Extérieur.

Au moment d’affronter son passé et d’avancer, Elisa continuera le Projet de Paul et créera plusieurs enfants comme elle, cette situation amènera énormément de remises en question sur ses a priori qu’elle ne pensait pas avoir sur le genre.

L’antiféminisme érigé en religion :
Cette nouvelle religion est contre l’Abomination, c’est un dérivé de la religion catholique pour qui le temps de l’Abomination était cette époque (la nôtre) où les femmes voulaient bousculer les codes et se revendiquaient égales des hommes. Les nouveaux évangiles mettent donc la femme dans un statut d’esclave et de reproductrice jusqu’à ce que mort s’en suive et les hommes, denrées rares, sont donc les chefs et ont plusieurs femmes.

Mais Judith sera une pionnière et le lever de bouclier pour le combat des femmes pour leur liberté est un éternel recommencement. Dans ce livre aura lieu les prémices de la guerre des sexes.

En bref, j’ai beaucoup aimé les questions soulevées sur les genres et les droits humains, l’incapacité de l’humain de tirer les leçons de son passé et réitérer les mêmes erreurs, un éternel recommencement pour les mêmes luttes. Je suis curieuse désormais de découvrir Chroniques au pays des mères après ce préquelle qui pose les bases, la fin sous-entend que l’histoire reprendra à plusieurs siècles d’intervalle.
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L’intrigue :
Dans l’empire des Rauthans, un petit pays est très riche et attire les convoitises, Alsybeen. Cette richesse vient de son emplacement idéal qui permet l’extraction du Réalah-chaad dans l’océan permettant la fabrication du Cristal, un matériau aussi solide que léger permettant beaucoup de choses. dont faire voler les vaisseaux tirés par des dragons. L’ordre du Denaia de Valenz est un établissement formant les femmes au pouvoir politique et à la magie, les Initiées seront stratégiquement placées auprès des hommes les plus importants des divers pays et seront autant leurs conseillères que leurs concubines, on comprend d’ailleurs que le Denaia est peut-être bien le pouvoir dans l’ombre.

On commence avec le retour de l’héritière d’Alsybeen après 10 ans d’absence, Alia Shanine de Messaline, confiée au Denaia après le meurtre de sa mère et qui revient la vengeance au coeur. La première tentative de meurtre à son encontre se déroule à peine le pied posé sur le sol de son royaume ce qui donne le ton. En tant qu’Initiée elle sera difficile à abattre mais les tentatives vont se multiplier.

Le monde parait plutôt oriental dans le choix des noms et patronymes ainsi que l’habillement et l’armement. Les créatures sont toutes munies de plus ou moins d’écailles bien que les dragons ne soient pas les créatures principales.

Les personnages :
Les dirigeants :

Soth Shoddam est le roi d’Alsybeen, Alia est le fruit illégitime de son union avec une Initiée, Galah, empoisonnée par le Denaia car elle a désobéit aux ordres et s’est mariée par amour plutôt que de suivre les ordres, c’est pour cette raison qu’Alia est considérée comme bâtarde par le Denaia. Soth Shoddam de la Maison Trajei est à la tête du pays le plus riche de l’empire grâce à l’exploitation du Cristal mais il sait qu’une insurrection anormale couve au sein de la capitale.

Dvorak Prim, est l’empereur. Toutes les maisons Aristas doivent allégeance au dirigeant de l’empire des Rauthans. C’est un homme mou et obèse qui n’a d’empereur que le titre car la Mère du Denaia est sa conseillère et les intérêts qu’elle protège ont l’air plus que troubles.

Pour finir, l’ordre du Denaia de Valenz, lieu de pouvoir strictement féminin est dirigé par la Mère Mircea Karach Wee. On peut dire qu’il y règne une grande sororité…du moment que les Initiées obéissent. La règle de cette institution : tout ordre doit être exécuté sous peine de sanction.

Les héritiers :

Alia Nahai, autrement appelée Alia Shanine de Messaline de son nom complet, héritière de la Maison Tarjei et du trône d’Alsybeen a 16 ans. Elle sait que le Denaia est derrière la mort de sa mère et ne comprend pas pourquoi son père l’abandonné aux mains de ces femmes. Elle arrive à Alsybeen bien décidée à se venger.

Rémo Than des Rauthans est le cousin de l’empereur et héritier du trône en seconde position. Il est l’homme éconduit par Galah il y a 20 ans et pour prix de son aide dans les plans du Denaia, il exige Alia, portrait craché de sa mère dont le refus de l’épouser lui est toujours resté en travers de la gorge.

Haslet Jorka est l’héritier du trône des Rauthans, à 20 ans, il a perdu sa mère à 9 ans et rêve de fonder une famille. Carotte que le Denaia va s’empresser de lui agiter sous le nez quand il va tenter de contrecarrer les plans de Mircea et proposer de demander la main de Alia Nahai là où le Denaia cherche la destruction pure et simple de la Maison Tarjei.

Des scènes quelque peu déstabilisantes :
Pour une lecture prévue pour les jeunes ados, on peut dire qu’ils ne sont pas pris pour de pauvres petites choses fragiles ce qui est une bonne nouvelle, les scènes de complots se succèdent avec des détails violents. Ce qui m’a interloquée par contre c’est qu’il y a entre 2 scènes sombres des accès de guimauve à paillettes quand les jeunots de l’histoire pensent aux sentiments, est-ce qu’un ado est vraiment incapable de mettre ce genre de futilité de côté alors que sa vie est en danger ? Y pense-t-il seulement ? Je suis plutôt mitigée mais je suis plutôt connue pour mon côté bourrin niveau romantisme donc voilà ^^ je pense notamment à une scène avec Haslet qui sachant pertinemment que la jeunette envoyée dans sa chambre vient du Denaia qu’il hait se laisse tout de même attendrir au moment où il apprend que la mission de la minette c’est de lui faire des bébés…mouais…heureusement une flèche bienvenue vient le sortir de cette situation embarrassante (sadique je suis j’ai dit ^^). Si vous êtes romantique par contre ça devrait le faire je suppose.

Attention, ça gratte :
L’ordre du Denaia se maintient à la tête du pouvoir grâce à ses Initiées envoyées auprès de chaque homme influents. Elles sont belles, maîtrise l’art du sexe autant que fines politiques et n’hésitent pas à tuer ou ensorceler ceux qui se mettent en travers de leur chemin. Ces femmes sont dépeintes de la même façon que les hommes de pouvoir qui écrasent les autres pour parvenir et rester au sommet. Votre âme féministe risque de pas apprécier ^^ mais d’un autre côté c’est une piste de réflexion peu commune qui est bien venue, on nie très souvent la violence des femmes mais si elles en avaient les moyens seraient-elles vraiment meilleures que les hommes ou seraient-elles aussi capable d’atrocités permises par le statut social et le pouvoir ? Hé ouais ça pique ^^

En bref, j’ai bien aimé le côté politique c’est d’ailleurs ce que je préfère dans la fantasy avec les complots à gogo, mais beaucoup moins les scènes dégoulinantes de bons sentiments même si ce n’est pas le principal et vu comment se termine le premier tome je pense qu’on ne sera pas gêné par ce genre de scènes dans le deuxième tome qui ne s’y prêtera sûrement pas ^^ et bien sûr j’aime beaucoup les pistes de réflexion ouvertes par cet ordre féminin qui rendent plutôt mal à l’aise…
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date : 22-03
L’intrigue :
Valentine Ziegler est une journaliste indépendante, politiquement de gauche et venant de Suisse.
Son voyage a été financé par le crowdfunding pour lui permettre de réaliser un reportage dans un camp de migrants Frontex à Araies, en Tunisie.
Elle doit réaliser un article sur les cadres supérieurs en « vacances humanitaires » pour le journal Zürcher Zeitung et un autre article pour les écoles polytechniques fédérales qui veulent un point sur le programme Sofar diplômant les étudiants bloqués dans les centres de réfugiés qui étudient l’informatique.
Lors d’une réunion, Valentine est interpellée par une information, il y a un extraterrestre dans le camp Frontex d’Araies. Elle va se retrouver à enquêter sur cette histoire et finira par flirter avec l’illégalité.

Les extraterrestres sont-ils parmi nous ?
Il y a ceux qui y croient…
Le premier Elohim s’appelle Noïm et est vénéré tel un nouveau Jésus par des adeptes ayant créé la secte d’Aion. Ils ont un signe de rassemblement appelé sign of three pour accueillir les Elohims, main droite sur la poitrine, auriculaire et annulaire pliés, les autres doigts dressés avec l’extraterrestre supposé qui répond en miroir avec la main gauche. Autour des Elohims il y a tout un mystère, ils sont invisibles sur les photos et disparaissent des vidéos après quelques temps, ils peuvent de manière totalement aléatoire « swapper » c’est-à-dire disparaître soudainement avec ses habits qui tombent au sol et ils est retrouvés plus ou moins perturbés et nus quelques minutes plus tard dans les environs proches.

Il y a ceux qui doutent…
Dans le cas d’Issa, ses empreintes ne sont pas dans la base de données du camp certes, mais il est également connu que beaucoup de migrants trichent espérant avoir plus de chances d’obtenir leur demande d’asile, car s’ils sont attrapés sur un autre territoire et que leurs empreintes ont été enregistrés dans tel ou tel camp, c’est retour à l’envoyeur. Les clichés sont également étudiés pour voir s’il y a des retouches expliquant le vide laissé par la présence de l’Elohim. Les disparitions-apparitions peuvent être expliquées par une technique de prestidigitation car les témoins directs sont rares.

Et Valentine dans tout ça ?
Valentine se prend au jeu et surtout elle est extrêmement touchée par Issa, elle lui veut tout de suite du bien de manière « illimitée » comme elle le dit elle-même. C’est la narratrice principale, elle raconte cette histoire alors que plusieurs années se sont écoulées depuis les faits. Elle revient sur ses difficultés à approcher Issa dans le cadre de la crise autour de la libre circulation des personnes dans l’espace européen, le côté irréel de sa façon d’être, de remplir les gens qui l’approchent de bonnes intentions à son égard, sa volonté de ne jamais abandonner ses amis qui l’ont découvert dans le désert et ce côté très troublant qu’il a de leur ressembler, comme né de chacun d’eux, comme tous les Elohims ressemblent à ceux qui l’ont vu apparaitre.

En bref, en refermant ce livre qui colle de manière troublante à l’actualité, on ne peut s’empêcher de se demander « alors, c’est vraiment un extraterrestre ? Ou un gamin extrêmement attachant qui mène bien son jeu pour s’en sortir ? » A vous de vous faire votre propre idée avec cette lecture…
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date : 22-03
J’ai l’ambition au fur et à mesure des années de découvrir les classiques de la SFFF et même les classiques tout court même si cette deuxième catégorie sera encore plus rare que la 1ère car on a bien remarqué je pense que j’étais peu branchée littérature blanche (c’est l’euphémisme du siècle hein ^^) :

L’intrigue :
Bienvenue dans l’Etat Mondial où tout le monde espionne tout le monde, la police a des yeux et des oreilles partout jusqu’à la chambre à coucher parentale et il ne faut surtout pas parler seul à seul avec quelqu’un sous peine d’être suspect. La vie en communauté est obligatoire, être asocial est vu comme dangereux et les individus de ce genre sont extraits de la société, comprendre tués. Toute la société est standardisée, logement, alimentation, habillement sont identiques pour tout le monde, les temps de loisirs sont également planifiés tout autant que les exercices militaires et policiers chaque jour après le travail, autant dire que la population est totalement aliénée. Notre héros malgré lui, Léo Kall, reproduit une sorte de sérum de vérité qu’il appellera Kallocaïne et qui permettra de dévoiler les pensées intimes des gens, tout sera su, plus aucun jardin secret individuel ne subsistera.

La terminologie des citoyens appelés Camarades-soldats, l’obligation de vie communautaire, et les traits typés des personnages, me font penser que cette dystopie dénonce le communisme d’une Chine qui au temps de Mao était fermée sur elle-même mais ça ne colle pas trop sur les dates même si assez proche vu que le Parti Communiste Chinois est apparu en 1949, par contre le communisme soviétique est probablement l’influence de Karin Boye (c’est peut-être dit dans une pré ou postface, mea culpa je ne m’en souviens plus ^^).

Le personnage :
Notre ingénieur chimiste nous rapporte son histoire sur un journal intime, on sait qu’il est aux arrêts et n’a aucune nouvelle de ses proches depuis des années, on apprend quels évènements ont causé sa perte, il revient donc sur son passé.

Léo Kall, le chimiste qui met au point la Kallocaïne, est un pur produit de la société qui ne remet rien en question, il est même fier de sa trouvaille qui va sûrement lui permettre de grimper de nouveaux échelons. Avant la mise sur le marché il faut tester le produit, il aura donc à sa disposition du « matériel humain » ou autrement appelé Sacrifices volontaires qui après une bonne campagne de propagande sont prêts à faire avancer la science. On apprend qu’il est marié avec 3 enfants et le plus âgé de 8 ans est déjà embrigadé dans un camp de jeunesse. Le temps des tests se fait sous la supervision de son chef Rissen, Léo va de plus en plus le suspecter ainsi que sa femme et sa paranoïa ne sera pas sans conséquence.

En bref, clairement je n’ai pas envie de vivre dans une telle société de toute façon il y a longtemps que j’aurais passé l’arme à gauche les asociaux ne sont pas bienvenus ^^ entre les sociétés hyper individualistes et hyper communautarismes, il y a un juste milieu à trouver. Ce livre fait partie des références du XXème siècle avec 1984, Le meilleur des mondes et Fahrenheit 451 à part ce dernier j’en ai aucun dans ma PAL mais petit à petit je complèterai mon éducation dystopique.
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Depuis le temps que je devais lire la suite, c’est maintenant chose faite et c’était bien chouette ^^ :

Retour à Grisaille :
Ce que j’avais aimé dans le premier tome c’était l’ambiance Tim Burton qui se dégageait du décor et on y replonge dès les premières lignes une ouvrant ce tome. C’est l’hiver, tout est toujours gris sale dû aux cendres qui retombent avec la neige venant des hauts fourneaux de Forge-Rage et des crématoriums.

L’intrigue reprend 3 mois après la fin de l’aventure de Merryvère dans Le complot des corbeaux, on voit comment Lady Carmine a sauvé la mise de sa cadette et les raisons pour lesquelles Tristabelle va prendre un thé chez une personne qu’elle n’apprécie pas, afin de prendre le pouls de la bourgeoisie après avoir perdu la face auprès de la reine de Grisaille à cause de la maladresse de sa soeur. Elle apprend au cours de ce thé que la reine organise un bal qui aura lieu dans 3 semaines, que des invitations se trouvent au marché noir et qu’une boutique de pompe funèbre cherche un.e assistant.e pour maquiller les morts. Tristabelle quitte les lieux forte d’un plan pour devenir la prochaine dame de compagnie de la reine.

Tristabelle :
Dans le premier tome, on avait eu un léger aperçu du caractère de cette magnifique jeune femme rousse, de tempérament froid et à la langue acérée, c’est une belle pimbêche qui me fait mourir de rire, bienvenue dans la tête de cette délicieuse psychopathe. Elle a un rapport quasi sensuel avec les armes blanches, elle manipule comme elle respire et méprise à tour de bras, son aplomb est tellement désarmant qu’elle s’auto-embauche face à un pauvre patron qui en reste comme deux ronds de flanc. Mais la belle a une cohorte de morts sur son chemin et un lieutenant de police curieusement intègre l’a à l’oeil, Eldritch Creusombre. Sûre d’elle, Tristabelle va tout de même tomber sur une rivale à sa mesure, Cassandra Terne. Ce qui est marrant également c’est que narrateur se fait couper le sifflet par la belle qui nous raconte elle-même car elle fait forcément mieux, voyez plutôt :

Elle marchait comme elle respirait, parlait, vivait : avec l’arrogance d’un prédateur sur son territoire de chasse, la cruauté d’un félin au royaume des souris, le mépris du serpent pour…

Un « serpent », maintenant ?! Bon, ça suffit ! Vous croyez que je n’entends pas vos persiflages ? Ce n’est pas parce que vous êtes une voix dans MA tête que cela vous donne le droit de m’insulter ! Ni de raconter n’importe quoi à mon sujet ! Qui vous a appris les bonnes manières ?! Je reprends les choses en main.
Et une autre citation pour la route parce que c’est trop bon ^^

Non, franchement, pour leur apprendre les rudiments de la haute couture, mieux vaudrait les écorcher vives et faire de leur peau des manteaux distingués. En toute simplicité.
Délicieuse n’est-ce pas ? ^^

Quelques mystères et un peu de nouvelles :
On va également poursuivre l’histoire de Merryvère en parallèle, par contre Dolorine sera entièrement muette ou presque dans ce tome, c’est à la fin seulement qu’elle claironne dans son journal qu’à la rentrée prochaine elle ira à l’école, ouvrant donc la voie pour le tome 3. Merryvère a quitté le manoir familial car elle se sent fautive pour son amie qui a rejoint les rangs de la Maison Vermeil, on a également des explications sur ce qu’était devenue Lady Carmine avant de revenir dans son foyer avec un nouveau bébé et Tristabelle se trouve face à une génétique…embarrassante…l’occasion de rencontrer son paternel pour la première fois. Entre Merry et le prince Blaise il y a des étincelles et quelques mystères comme l’évocation d’une huitième Maison qui a été détruite par les autres car elle avait des valeurs stupides comme l’honneur, la compassion, etc…

En bref, j’adore Tristabelle, on apprend beaucoup sur elle dans cette histoire et il faut savoir lire entre les lignes, elle est bien plus fragile qu’il n’y parait ou plutôt les épreuves vont la faire grandir et elle en devient très touchante, avec la petite Dolorine c’est la soeur que je préfère.
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Dragon écrit par Thomas Day
date : 10-02
Mon avis :

Troisième essai pour la collection Une Heure Lumière chez Le Bélial’ qui propose des novellas et j’ai apprécié également ma lecture :

Bienvenue au Pays du sourire…et du tourisme sexuel :
Ah la Thaïlande, ses cocotiers, ses belles plages avec bobos européens et retraites de yoga, cocktails à volonté, la douceur de vivre et si tu t’ennuies une bouche de petite fille ou un anus de petit garçon….formidable non ? Ah, vous êtes mal à l’aise ? TANT MIEUX parce que ce texte va vous remuer les tripes mes enfants, dans ce joli petit paradis il y a des choses pas jolies jolies qui se passent, les gosses n’ont pas d’étoiles dans les yeux, on y voit au contraire leur âme brisée.

Dragon a décidé de régler le problème, il part en guerre contre ces proxénètes sauf que…ses méthodes ne sont pas légales et il va autant jouer avec la pègre qu’avec la police, surtout celui qui est lâché à ses trousses, le lieutenant Tann Ruedpokanon, celui-ci a été choisi par sa hiérarchie pour arrêter l’assassin car il est très familier des quartiers chauds de Bangkok où dansent les ladyboys et où se passent les tueries.

Une construction peu commune :
Cette novella est construite de façon curieuse mais c’est ce qui rend le récit brutal et efficace, les chapitres ne sont pas dans l’ordre chronologique ce qui n’empêche pas une bonne immersion, tout est fluide et pour un premier essai avec la plume de l’auteur j’en ressort enchantée, je pense que son roman La voie du sabre sortira de ma PAL cette année.

On commence donc par le Chapitre 17 qui sert un peu de prologue avec une phrase qui donne le ton, la naissance de Dragon :

» Apichatpong Khomsiri ? Je suis allé dans la jungle et je l’ai tué. «
On peut dire que le ton est donné ^^

On va se trouver à suivre alternativement Dragon et Tann ce qui rend le tout dynamique et permet de nous donner un aperçu de leur psychologie.

Science-fiction ou polar ?
Il est annoncé sur la quatrième de couverture qu’on se situe dans un Bangkok futuriste avec les conséquences climatiques que l’on nous a promis, des dérèglements à foison et une partie de la ville constamment immergée ce qui rend nécessaire l’utilisation de passerelles, jet-ski, bateaux-taxis. Personnellement, je dirais que tout est dans le décor mais n’est pas vraiment exploité, on est surtout dans un polar je trouve avec une tension constante et de la brutalité avec Dragon qui est un personnage intéressant.

En bref, peut-on dire qu’on a aimé un roman qui parle de pédophilie sans passer pour un dingue ? J‘ai beaucoup aimé la plume très fluide de l’auteur et je vais rapidement lire le roman que j’ai dans ma PAL, j’ai apprécié le sujet utilisé et apprendre pourquoi la pédophilie est si prégnante dans la culture de l’Asie du Sud-Est, j’aime également ce personnage qui est prêt à tout pour mettre un terme à la corruption thaïlandaise avec son mantra « Combattre le Mal par le Mal ».
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Depuis le temps que j’entends parler de ce classique de la fantasy, j’ai profité de mon abonnement Audible pour l’écouter :

L’intrigue et les personnages :
Pug est notre jeune héros, il est orphelin et est plus ou moins élevé par toute la population de Crydee mais c’est surtout avec la famille de son ami Thomas qu’il a créé le plus de liens. Un rituel a lieu à l’équinoxe d’été au 14 ans des jeunes qui deviennent apprentis, ce rituel est appelé le Jour du choix. Pug va tomber de haut, lui qui espérait être dans les métiers d’arme ou avec Martin l’archer…il se trouve apprenti du mage Culgane, il sera initié à la magie. Un jour, Pug et Thomas vont tomber sur les vestiges d’un vaisseaux de guerre inconnus avec des hommes aux armures et armes composés d’étranges matériaux. L’esprit d’un survivant sera fouillé dévoilant une armée ennemie en marche pour conquérir le royaume de Krondor, l’alerte est donnée pour tenter de rassembler les armées du royaume…c’était sans compter sur les bas désirs de pouvoir des Hommes…

Dans ce premier tome, l’intrigue couvre plusieurs années. On a le temps de découvrir Pug et ses amis, on les voit grandir et changer. Thomas est son plus proche ami, il est l’apprenti du maître d’arme et sera présent lors de l’expédition qui doit les conduire à Krondor. Thomas découvrira une armure magique qui aura de curieux impacts sur sa morphologie et sa psychologie. Pug a un pouvoir magique mais c’est une véritable énigme pour Culgane qui n’arrive pas à le faire fonctionner par la voie d’apprentissage classique. On verra également la famille régnante de Crydee, tous on la tête sur les épaules et la princesse Carline ne sera pas du genre à attendre son chevalier la bouche en coeur, ouf (même si l’enfance en fait une petite garce gâtée elle s’émancipe agréablement et est beaucoup plus profonde que le premier abord le laissait supposer).

Un personnage qui m’intrigue est Martin, l’archer du duché de Crydee. On apprend qu’il était orphelin et qu’il a passé de nombreuses années avec les elfes et qu’il se fond parfaitement dans la Nature….je ne peux m’empêcher de penser à Aragorn.

Au niveau du synopsis je trouve que c’est pire que du spoile à la dernière phrase, ça ne fait carrément pas partie du bouquin ^^ Mais laissez nous du suspense zut…

Un hommage à Tolkien ?
Des elfes à la taille élancée, l’air éthéré ? Check, des nains barbus et bourrus ? Check, une bataille dans des mines avec tellement de galeries qu’on ne sait plus où elles mènent et avec une grosse bagarre à la clé ? Check, une cité elfique incroyable magnifiquement intriquée à la Nature ? Check, des Hommes plus intéressés par le pouvoir que la sauvegarde du royaume ? Check, un simili-Aragorn ? Check.

On peut dire que si tu as lu Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien les ressemblances sont pour le moins troublantes mais il y a tout de même quelques petites particularités qui font que Raymond E. Feist s’est approprié son monde avec cette histoire de monde parallèle d’où surviennent les envahisseurs à travers un portail, des elfes noirs et un cas de possession.

En bref, une écoute que j’ai apprécié, pour le moment je ne peux télécharger la suite car je n’ai plus de place dispo sur mon téléphone ^^ mais j’ai acheté les 3 tomes suivants pour poursuivre mes aventures auditives dans La Guerre de la faille. Je vous recommande ce livre audio avec un bon narrateur.

Bonne lecture !

Plus de chroniques par ici : https://lemondedelhyandra.com
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Ce dernier tome est une suite immédiate au Marteau des sorcières contrairement aux deux premiers volumes qui avaient chacun une intrigue plus ou moins distincte :

L’intrigue du XIVè siècle :
On poursuit donc notre périple dans Saint empire romain germanique en 1341 aux côtés de la Compagnie des loups. Pierre Cordwain de Kosigan, notre bâtard, a réussi sa mission de délivrer Yannia Königin des griffes de l’Inquisition et l’a remise aux sorcières qui le mène seul dans une cité souterraine. Le testament d’involution est une prophétie (ben oui on est dans un roman de fantasy ^^) et tout est quasiment prêt sauf que le cénacle du Mondkreises n’est pas le seul à convoiter les pouvoirs quasi divins promis et il va y avoir du grabuge.
En parallèle, on suit les aventures du chevalier Gunthar von Weisshaupt, l’homme-lion qui surveille les mercenaires en pays de Saxe décimant les convoyeurs de métaux et détournant la marchandise, il va mettre au jour la trahison de plusieurs hauts personnages contre la famille régnante de Köln (Cologne), il faut réussir à les arrêter…plus ou moins légalement.

L’intrigue du XIXè siècle :
Bon en fait on est passé au tout début du XXè par ici (mars 1900) en suivant une toute nouvelle protagoniste parmi les membres les plus éminents de la société secrète amie, l’Arche en pleine infiltration de l’ennemie, les Antagonistes, à l’intérieur de la Tour de Londres, on a la surprise de revoir un pouvoir magique utilisé par un des personnages du XIVè siècle. C’est l’occasion d’en apprendre beaucoup plus sur les deux sectes car tout le long de cet ouvrage elles auront tour à tour la parole. Je ne dévoile aucun nom pour laisser la surprise à ceux qui ne sont pas encore rendu à la fin de cette série (ou qui ne l’ont toujours pas commencé !!! N’est-ce pas Lutin ^^).
Après la disparition de Kergaël, on suit ses amis qui s’interrogent, notamment son légataire Charles Chevais Deighton qui se rend compte qu’il manque une énorme somme d’argent, et ils vont chercher à dénicher qu’elle est cette société qui en est bénéficiaire.
Dans la dernière partie, les deux intrigues vont enfin se télescoper pour se joindre et nous offrir une version historique que j’affectionne tout particulièrement, je veux y croire. Il est également à signaler un soupçon de science-fiction venant saupoudrer la fantasy de cette saga et relève le tout ^^

Adieu Bâtard et à bientôt :
Ah ça, on peut dire qu’il le mérite son surnom hein, déjà dans le tome 2 face à ses machinations je m’amusais comme une petite folle en rigolant (oh oh oh le bâtard) mais là, dans ce dernier tome, quand j’ai appris pour qui il roulait en réalité mais mais MAIS le Bâtaaaaaaaard quoi, punaise je ne l’avais pas vu venir celle-là, une lecture qui me retourne comme une crêpe j’adore et on voit que l’auteur s’est bien amélioré pour nous mener par le bout du nez dans ce tome alors que dans les autres je déplorais tout de même quelques facilités scénaristiques pour sortir le héros de son merdier même si je l’aimais beaucoup ce Pierre ^^
Je lui dis à bientôt car il n’est un secret pour personne désormais que l’auteur travaille à un prochain cycle, il a également réalisé quelques nouvelles dans ce monde et envisage un jeu RPG pour continuer de l’exploiter, je me demande si c’est un jeu vidéo qui est prévu ou un jeu sur table, sûrement une bonne raison de s’y mettre moi qui ne connais pas grand chose à tout ça.

En bref, un dernier tome signifie également des réponses à nos questions et mon coeur accro au merveilleux se plait à imaginer que notre Histoire pourrait être cette piste ouverte par l’auteur. J’ai énormément apprécié ce Bâtard, mes voisins ardennais auraient été des elfes ? Mais j’achète direct cette vision du Moyen-Âge voyons ^^ j’ai hâte d’y replonger.
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