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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par x-Key 2010-12-11T00:38:12+01:00

Zakhor, Al Tich kah. (Souviens-toi. N'oublie jamais.)

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par x-Key 2010-12-11T00:38:12+01:00

Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 Juifs furent arrêtés dans Paris et sa banlieue, déportés et assassinés à Auschwitz. Dans le Vélodrome d'Hiver qui s'élevait ici, 4 115 enfants, 2 916 femmes, 1 129 hommes furent parqués dans des conditions inhumaines par la police du gouvernement de Vichy par ordre des occupants nazis. Que ceux qui ont tenté de leur venir en aide soient remerciés. Passant, souviens-toi !

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par Charlie18 2013-04-07T10:39:42+02:00

Sarah sortit rapidement la clef de sa poche et, d’une pression de la main, révéla la serrure dissimulée.

Elle entendit sonner, des voix basses et inquiètes se rapprochaient. La voix de Jules, de Geneviève et d’un inconnu.

Faire vite, elle devait faire vite à présent. Elle murmurait le nom de son frère sans arrêt. Michel, Michel, Michel, c’est moi, Sirka… Ses doigts tremblaient tellement qu’elle lâcha la clef

Le garçon arriva en courant. Il était essoufflé.

« Que faites-vous ? Que faites-vous dans ma chambre ? »

Elle l’ignora, ramassa la clef, l’introduisit dans la serrure. Elle était trop nerveuse, trop impatiente. Cela prit du temps. La serrure finit par céder. Et la porte du placard secret s’ouvrit.

Une odeur de pourriture la frappa comme un coup de poing. Elle s’écarta. Le garçon recula, effrayé. Sarah tomba à genoux.

Un grand homme aux cheveux poivre et sel surgit dans la pièce, suivi de Jules et Geneviève.

Sarah était incapable de dire un mot. Elle ne faisait que trembler, les mains plaquées sur les yeux et le nez pour couvrir l’odeur.

Jules s’approcha. Il mit la main sur son épaule et jeta un coup d’œil dans le placard. Puis il la prit dans ses bras et essaya de l’éloigner.

Il lui murmura à l’oreille :

« Viens, Sarah, viens avec moi… »

Elle se débattit de toutes ses forces, bec et ongles, griffant, donnant des coups de pied, et réussit à revenir devant la porte ouverte.

Au fond de la cachette, elle aperçut un petit corps immobile et recroquevillé, puis le visage chéri, bleui, méconnaissable.

Elle s’effondra en criant. Elle appela dans un hurlement de désespoir, sa mère, son père. Michel.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par Looryn 2012-05-03T11:41:00+02:00

— Papa, dit-elle, combien de temps allons-nous rester ici ?

— Je ne sais pas, ma chérie.

— Pourquoi sommes-nous là ?

Elle posa sa main sur l'étoile jaune cousue sur sa poitrine.

— C'est à cause de ça, n'est-ce pas ? dit-elle. Tout le monde ici en porte une.

Son père sourit tristement.

— Oui, dit-il. C'est à cause de ça.

La fillette fronça les sourcils.

— Ce n'est pas juste, Papa, dit-elle les dents serrées. Ce n'est pas juste !

Il la prit dans ses bras et murmura tendrement son prénom.

— Oui, mon amour, tu as raison, ce n'est pas juste.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par x-Key 2010-12-11T00:38:12+01:00

"Oui, la guerre est finie, enfin finie, mais pour ton père et moi, rien n'est plus pareil. Et plus rien ne sera jamais pareil. La paix a un goût amer. Et le futur est inquiétant. Les évènements qui ont eu lieu ont changé la face du monde. Celle de la France aussi. Notre pays n'est pas encore remis de ces sombres années. Cela arrivera-t-il un jour ? Ce n'est plus la France que j'ai connue lorsque j'étais enfant. C'est une autre France que je ne reconnais pas. Je suis vieille désormais et je sais que les jours me sont comptés. Mais Sarah, Gaspard et Nicolas sont encore jeunes. Ils vont vivre dans cette nouvelle France. J'ai de la peine pour eux car j'ai peur de ce qu'il adviendra.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par x-Key 2010-12-11T00:38:12+01:00

Elle se débattit de toutes ses forces, bec et ongles, griffant, donnant des coups de pied, et réussit à revenir devant la porte ouverte. Au fond de la cachette, elle aperçut un petit corps immobile et recroquevillé, puis le visage chéri, bleui, méconnaissable.

Elle s’effondra en criant. Elle appela dans un hurlement de désespoir, sa mère, son père, Michel.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par x-Key 2010-12-11T00:38:12+01:00

Opération vent printanier, murmurais-je

- Un nom charmant, n'est-ce pas, pour une chose aussi horrible, dit-il. La Gestapo avait demandé un certain nombre de Juifs entre seize et cinquante ans. La police française s'était montrée zélée, bien décidée à déporter un maximum de Juifs et pour cela avait aussi arrêté de petits enfants, ceux nés en France. Des enfants français.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par Looryn 2012-05-02T15:35:40+02:00

La femme qui me regardait avait atteint la zone rouge, celle qui se situe entre quarante-cinq et cinquante ans, ce no man's land du relâchement cutané, de la ride profonde et de l'approche inéluctable de la ménopause.

"Moi aussi, je déteste cet ascenseur", dis-je d'un air sombre.

Zoë sourit en me pinçant la joue.

"Maman, même Gwyneth Paltrow aurait l'air d'un zombie dans ce miroir."

Je ne pus me retenir de sourire. C'était typiquement une remarque à la Zoë.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par camillel54 2011-02-19T17:44:29+01:00

La nuit commençait à tomber et à mesure, son désespoir, et celui des milliers de gens enfermés avec elle, se mettait à grandir, comme une créature monstrueuse, hors de contrôle.

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Extrait de Elle s'appelait Sarah ajouté par ab0428 2015-03-18T11:47:38+01:00

PARIS, JUILLET 1942

La fillette fut la première à entendre le coup puissant contre la porte.

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