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Bibliothèque de Ellea : Je suis en train de lire

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Pardon Pardon
Erika Boyer   
http://www.lmedml.fr/2019/06/28/pardon-erika-boyer/

PARDON… ERIKA A TOUCHE MON ÂME DE LECTRICE !
« Love is love. » – Harry Styles

A tous ceux qui célèbrent l’amour sous toutes ses formes.

Cette chronique ne sera définitivement pas comme les autres… J’avais ce roman dans ma bibliothèque depuis presque un an… Mais je n’avais pas encore sentir le « besoin » de le lire, comme si j’attendais « LE » moment propice pour le lire ! Et ce fut un déclic quand j’ai parlé du roman [Forbidden] sur mon compte instagram. Depuis quelques temps, j’essuie beaucoup de déceptions livresques et j’avais besoin d’une lecture qui me redonne cet amour de la lecture. J’aime bien les lectures légères surtout en cette saison, mais sur l’instant T j’avais besoin d’une histoire qui me touche au plus profond de moi. Et quoi de mieux qu’un roman d’Erika Boyer pour me rebooster et réanimer mon âme. Je vais commencer par vous parler du thème de ce roman qui est tabou. L’inceste consenti…

Erika Boyer a su offrir une note à ses lecteurs que je vais vous livrer comme ça les plus frileux d’entre vous en ce qui concerne ce thème aura peut-être envie de découvrir cette merveilleuse histoire.

Note

Il est important de rappeler qu’une relation incestueuse n’est pas illégale lorsqu’elle est consentie. Il ne faut pas confondre l’inceste avec un abus sexuel ou viol incestueux, l’un est légal tandis que les autres sont punis par la loi, l’un est consenti tandis que les autres sont des actes criminels. Si l’inceste reste un sujet tabou dans notre société, il n’est cependant pas illégal.

Inceste – nom masculin singulier : union illicite entre des personnes liées par un degré de parenté entraînant la prohibition du mariage, dans une société donnée.

Illicite – adjectif singulier invariant en genre : qui est défendu par la loi ou par la morale.

« le-dictionnaire-com »

« En France, l’inceste, c’est-à-dire le rapport sexuel entre deux personnes qui sont parents à un degré où le mariage est interdit, ne constitue pas une infraction spécifique. Si la relation est librement consentie et concerne deux personnes qui ont dépassé l’âge de la majorité sexuelle, fixé à quinze ans dans notre pays, elle ne tombe pas sous le coup du code pénal. »

« senat.fr »

Maintenant je vais pouvoir vous livrer mon ressenti sur cette histoire atypique. C’est le quatrième roman d’Erika Boyer que je lis et je peux maintenant vous avouer que j’ai un réel coup de coeur pour sa plume. Je suis amoureuse de sa manière d’écrire, de sa façon de voir la vie et ce qu’elle transmet à travers tous ses récits.

Depuis que je lis assidûment, j’ai pu constater que je suis plus ouverte d’esprit, moins limitée dans mes idées et j’apprécie davantage mon existence depuis que je lis des histoires telles que [Pardon].

DES PERSONNAGES PLUS VRAIS QUE NATURE !
Erika nous offre encore une palette de personnalités éclectiques dans ce roman. Si Will est notre narrateur et que j’ai vécu cette histoire à travers ses yeux, je me suis énormément attaché à tous les personnages de ce livre.

Will est un jeune homme sensible, tourmenté par ses sentiments qu’ils considère dans un premier temps comme « malsains ». Will aime totalement, inconditionnellement et d’un amour sincère et pur. Mais hélas cet amour est « tabou », « interdit »… Mais aux yeux de qui ? Will prend un décision déchirante, partir loin de sa sœur, loin de cet amour qui lui brise le cœur. Will est un personnage qui s’est emparé de mon cœur. Il est tellement touchant, humain et aux prises avec ses émotions. C’est notre personnage principal et il nous narre son histoire sans barrières, sans faux semblants ! Il se met à nu dans un récit qui nous démontre que l’amour, le vrai ne s’oublie jamais.

« Certains fous disent que le véritable amour c’est d’être heureux pour l’être aimé, même s’il est épris d’une autre personne. Ces gens n’ont sûrement jamais aimé avant. Il n’y a pas de pureté dans ce domaine, l’amour véritable c’est quand tu te bats et donnes tout ce que tu as pour avoir celui ou celle que tu aimes dans tes bras, tout près de toi. »

Sarah est une jeune femme touchante que vous découvrirez dans le récit de diverses manières, c’est davantage la vie de Will que l’on découvrir dans un premier temps, sa nouvelle vie à Bordeaux, ses nouveaux amis et son quotidien qui le mèneront à l’inéluctable. Les personnages de ce roman sont puissants, Erika Boyer a su leur donner vie de manière très réelle. Je me suis attaché à chacun d’entre eux.

UN RÉCIT QUI BOUSCULE LES PRÉJUGÉS !
Vous avez peut-être déjà votre avis sur l’inceste. Vous êtes peut-être même persuadés de vos convictions mais pensez-vous pouvoir les remettre en question ? Je crois que ces dernières années j’ai énormément évoluée. Je ne me laisse plus guider par la morale, par les qu’en dira-t-on… J’aime être bousculée, que l’on m’ouvre les yeux sur des sujets à débat.

L’inceste c’est tabou… Mais l’amour dans tout cela ?

Erika Boyer a su aborder cette thématique avec bienveillance, elle prend position et en même temps elle reste neutre car tous les personnages de ce récit ont leur propres convictions concernant l’histoire de Will et Sarah. On va vivre ce récit intensément, j’ai été complètement happée par cette histoire. J’étais tellement émue et je me suis sentie concernée par la relation de Will et Sarah. Notre héros va faire des choix et en assumer les conséquences.

Le récit a un cheminement captivant, Erika Boyer a su mettre l’accent sur les émotions, sur les difficultés d’adaptation de nos héros, sur leurs choix et leurs perspectives d’avenir. Cette tranche de vie m’a changé, elle a gonflé mon cœur d’amour. Les émotions m’ont dévastée, consumée et vraiment secouée.

« Tu manques à ma vie. »

J’ai particulièrement aimé la bienveillance et le fait que l’autrice ait choisi un axe non dramatique pour illustrer le thème de l’inceste. Attention, nos héros vont traverser des épreuves difficiles faites de manque, de frustration, de culpabilité et des remises en question qui ne manqueront pas de bouleverser leurs existences. Cette histoire m’a fait beaucoup de bien, elle m’a redonné foi en l’amour quel qu’il soit, foi en l’humanité et en la bienveillance.

« J’ai tellement peur qu’une autre personne prenne ma place dans ton cœur. Pire encore, j’ai peur que tu finisses par ressentir de l’amour pour quelqu’un qui n’est pas moi. »

UNE PLUME TOUJOURS AUSSI VIVANTE ET POÉTIQUE !
Erika Boyer n’hésite pas à nous offrir des récits très intenses tout en restant relativement légers et faciles à lire. Sa plume est vivante, douce et sincère. Elle se livre à 100% dans son écriture, elle affirme ses convictions, milite pour des sujets qui lui tiennent à cœur. Je suis tellement réceptive à son style et sa façon d’écrire.

Le récit est très bien construit, elle nous donne des éléments de compréhension, quelques retours en arrière qui nous permettent de bien comprendre notre héros. L’amour est naturellement évoqué, il est magnifié à chaque page que l’on tourne.

Ce roman n’est pas une romance classique. C’est une ode à l’amour sous toutes ses formes. On ne choisi pas qui l’on aime, l’amour nous tombe dessus… Ce n’est pas pour rien que l’on dit que l’on tombe amoureux de quelqu’un ou de quelque chose.

La psychologie de cette histoire d’amour est très bien abordée, progressivement on lutte avec Will, on affronte ses peurs en même temps que lui et on ressent tout l’amour qu’il porte à Sarah, sa sœur et j’ai trouvé cela libérateur de pouvoir vivre cet amour librement même s’il est tabou.

« Brise mon cœur si ça te plaît, cela ne m’empêchera pas de t’aimer. Je me fiche de ne pas être ta première fois si je peux être ta dernière. »

Il n’y a aucune précipitation dans cette histoire, elle se déroule sur un laps de temps assez important pour permettre à nos personnages d’appréhender leur éventuelle relation amoureuse. Erika Boyer a choisi un cheminement lent et captivant. J’ai été totalement séduite par les choix qu’elle a fait tout au long de l’histoire. Elle a abordé le thème avec tact, finesse et intelligence. Elle a su nous offrir divers points de vue en ce qui concerne l’histoire de Will et Sarah, ce qui permet au lecteur d’avoir sa propre réflexion sur le sujet de l’inceste consenti, je rappelle le fait que cela soit consenti dans le récit, c’est important.

« Je ne me souviens que du bon, de l’amour et de la joie que j’ai pu ressentir en toi. Le reste est mort dans mon esprit, tous ces souvenirs où je nous voyais, partageant le même sang, je les ai effacés. »

Il y a d’autres thèmes importants qui sont abordés dans l’histoire, comme la religion, la famille, et l’amitié. Toujours très bien représenté et mis en avant avec brio.

EN BREF :
[Pardon] est le tout premier roman d’Erika Boyer et je le trouve absolument parfait. Elle a su offrir à ses lecteurs une romance atypique qui aborde le thème de l’inceste consenti. L’histoire d’amour d’un frère et une sœur qui transcende n’importe quel amour. J’ai choisir de lire ce roman au moment propice, j’avais besoin de Will et Sarah, de leur histoire si touchante et bienveillante. J’avais besoin de ces émotions qui m’ont gonflé le cœur à bloc. Avec sa plume douce et poétique, Erika Boyer sort des sentiers battus avec un roman merveilleux qui nous prouve que l’amour est un sentiment pur. J’espère sincèrement que vous aurez envie de découvrir l’histoire magnifique de Will et Sarah !

A lire si vous aimez…

Les romances atypiques.
Les thèmes tabous tel que l’inceste consenti.
Les héros bienveillants, attachants et touchants.
Les récits poétiques qui transmettent de beaux messages.
À la dérive À la dérive
Jane Devreaux   
Je n’ai pas eu l’occasion de relire un roman de Jane Devreaux depuis qu’elle est publiée chez Hugo Roman, mais j’avais beaucoup apprécié Sinder donc à la lecture de la quatrième de couverture, j’avais très envie de replonger dans une histoire de l’auteure. En refermant ce livre, je suis ravie de l’évolution de la plume de l’auteure et la qualité de l’intrigue qui oscille entre ombre et lumière.

Léa a tout perdu en l’espace de quelques mois, sa famille, son insouciance et son foyer. Aujourd’hui sa vie n’a plus rien à voir et malgré les difficultés elle tente de maintenir la tête hors de l’eau. Désormais elle n’a plus rien de l’étudiante paisible, et elle exerce un travail qui lui permet tant bien que mal de subvenir à ses besoins. Adam est tout ce qu’il lui reste, mais son état léthargique le force à des soins constants dans un hôpital psychiatrique. Prête à tout pour retrouver le jeune homme, Léa participe à un programme de bénévolat lui permettant d’être en contact avec les patients. Persuadée de toucher au but, elle se retrouve face à Axel un homme fragile qui malgré ses blessures parvient à la toucher. Tant par son sarcasme, que par le désir qu’il lui inspire.

Au delà des thèmes poignants abordés, nous avons un décor particulier puisque l’histoire débute dans un hôpital psychiatrique, on sent immédiatement l’atmosphère pesant et la souffrance des personnages. Nous sommes dans un lieu clos et la promiscuité contribue à un rapprochement sans que ça soit voulu. On décerne les difficultés d’Axel à émerger et l’intérêt que Léa éprouve pour le jeune homme, bien que son but n’est jamais été de se rapprocher de lui, elle va rapidement éprouver une sorte de fascination pour son patient et bien qu’il soit parfois assommé par les médicaments, sa repartie va lui donner envie d’interagir avec lui de manière plus approfondie.

On ressent rapidement qu’un secret plane au dessus de nos héros et personnellement, j’ai commencé à me faire une idée assez clair des révélations à venir retirant l’élément de surprise. C’est peut-être le seul moment où j’ai trouvé que l’histoire perdait en crédibilité, mais à mon sens bien que ça soit un élément important, c’est principalement l’aspect psychologique qui est abordé et le développement de la romance est au centre de l’histoire. Jane Devreaux maîtrise son sujet et on attend avec impatience les interactions entre les personnages. J’ai peut-être été un peu frustrée de certaines ellipses qui m’ont donné l’impression d’être maintenues à distance dans l’évolution de la romance et bien que j’ai adoré ma lecture, ça m’a empêché de totalement adhérer à l’histoire.

En bref, l’auteure nous offre une romance atypique avec un fort potentiel psychologique, et même s’il m’a manqué quelque chose. Jane Devreaux nous embarque avec brio dans une histoire d’amour rempli d’espoir et malgré les souffrances psychologiques que vont subir ses personnages, il est impossible de rester insensible. Sans oublier un panel de personnages secondaires tout aussi attachants. Une bonne lecture qui se lit rapidement.

Ma chronique : https://wp.me/p4u7Dl-4Dm

par Luxnbooks
Au bois dormant Au bois dormant
Christine Féret-Fleury   
Une histoire sympathique avec un sujet plutôt original et qui se lit rapidement avec de courts chapitres mais qui manque de crédibilité. Je ne rentrerai pas dans le détail pour ne pas spoiler mais les ficelles sont grosses et les flics de ce roman des amateurs (le rouet sévit depuis 10 ans mais c'est Ariane, du haut de ses 16 ans qui, en quelques mois seulement, amène les policiers sur la piste du tueur... Humhum).
Bref. Une lecture plaisante mais qui ne restera pas pour ma part dans les annales. Les "routards" du thriller et les amateurs de réalisme peuvent passer leur chemin.