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Commentaires de livres faits par Ellea

Extraits de livres par Ellea

Commentaires de livres appréciés par Ellea

Extraits de livres appréciés par Ellea

- Un an après la mort de Papa, Maman a rencontré Franck. Je n’ai jamais compris ce qu’elle avait bien pu lui trouver, mais toujours est-il que, six mois plus tard, ils étaient mariés, pour le meilleur et pour le pire.
- À t’entendre, mon ange, Franck m’a l’air d’un sale type.
- Non, mon chéri, il n’était pas un sale type… Franck était un monstre…
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- Je serais incapable de définir ce que tu fais naître en moi, Cassandra.
- Noah…
- Non. Laisse-moi finir, s’il te plaît. Dès que je suis dans ton sillage, j’ai l’impression que quelque chose me pousse vers toi. Je ne suis pas de taille à lutter contre elle. J’éprouve le besoin irrépressible de te protéger et de te guérir de tes blessures…

Il s’arrête, déglutit difficilement, et se rapproche doucement de moi. Je suis suspendue à ses lèvres, mon regard plongé dans le sien.

- Quoi que tu aies traversé par le passé, je veux être celui qui t’aide à te reconstruire, l’épaule sur laquelle tu puisses enfin te reposer.

Il lâche ma main et, délicatement, caresse mon visage du bout des doigts.

- Ne me repousse pas, Cassandra, laisse-moi entrer…

Noah est sincère, et je suis à ce point bouleversée par ses paroles que je ne peux prononcer un mot. Nous laissons place au silence. À ce stade, les mots deviennent superflus. Je vois dans les yeux de Noah qu’il me comprend. Il caresse affectueusement mes cheveux, puis pose sa main sur ma joue, et je love mon visage contre elle.
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Elle éveille en moi kyrielle de sentiments dont certains m’étaient encore inconnus. Cette fille m’ensorcelle. Elle est douce, spontanée, intelligente, drôle et magnifiquement belle, de surcroît. Je me sens happé dans ses filets dès que je suis en sa présence…
Elle cache des secrets, j’en suis convaincu. Elle semble brisée par la vie et terrifiée dès qu’elle est coincée dans une pièce, seule avec un homme. Je ne sais pas qui est l’enfoiré qui lui a fait du mal, mais je jure que si je l’avais devant moi à cet instant, il en baverait tant qu’il appellerait sa mère !
Je décide de la laisser dormir encore un peu, et vais prendre une douche pour détendre mes muscles endoloris par notre voyage.
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- Je sais, tu as raison. C’est exceptionnel ce qui t’arrive, Cassie. Je suis extrêmement fier de toi, ma puce. Mais je suis ton grand frère et, avec ton passé, tes cauchemars. Je m’inquiète, c’est tout.

Je me lève du canapé et je me jette dans les bras musclés de mon grand frère qui manque de renverser sa bière. Il éclate de rire et me rend mon étreinte.

- Il va falloir qu’un jour, tu arrêtes de porter mon fardeau à ma place, Matt. Tu ne peux pas changer le passé et t’en vouloir pour des événements dont tu ignorais l’existence. Je crois qu’il est temps pour moi de me reconstruire, et pour toi… de te trouver une amoureuse ! dis-je en lui pinçant le bras et en m’écartant de lui.

- Aïe ! dit-il en riant. Allez, viens, allons regarder la fin de ta série.

Dans des moments comme ceux-là, j’ai besoin de faire diversion en sortant une bêtise, ou en taquinant mon frère. Je ne veux pas encore pleurer dans ses bras. Je le fais déjà bien assez souvent en le réveillant chaque nuit avec mes hurlements…
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Barbara me rejoint en courant, les yeux écarquillés :

- Tu ne devineras jamais ce qui vient de se passer pendant que tu faisais tes photocopies ?
- Ben, accouche ! Je ne vais pas me tuer à chercher si tu penses que je ne trouverai pas !
- Pffff ! Parfois, t’es vraiment nulle comme copine. Enfin, c’est un tel scoop que je ne pouvais pas attendre une seconde de plus pour te le dire.
- Vas-y raconte, tu m’intéresses !
- Beckham vient de virer Madame Pimbêche !
- Quoi ?!?
- Je ne sais ce qu’ils se sont dit, toujours est-il que Madame Pimbêche est en train de ranger ses affaires dans un carton et que Beckham est remonté un max ! Mince, le voilà. Je file reprendre mon poste. Je ne veux pas être la prochaine à dégager !

Barbara repart aussi vite qu’elle est arrivée. Noah Beckham passe devant moi, me sourit, puis disparaît dans le couloir. Pour quelqu’un d’énervé, il me semble plutôt cool. Ce type est vraiment une énigme…
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Soudain, je sens un regard posé sur moi. Je tourne la tête, mais je ne distingue personne en train de m’observer. Je m’attaque au deuxième dossier quand une main se pose sur mon épaule et me fait crier de surprise.

— Vous êtes toujours aussi stressée, Mademoiselle Lacour ? me demande Noah Beckham.
— Euh… Non, mais vous avez le chic pour me surprendre quand je suis plongée dans mes pensées.
— Ah oui ? Vous êtes plongée dans vos pensées plutôt que dans votre travail ?

Je m’empourpre immédiatement. Je veux lui répondre quelque chose, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je suis parfaitement ridicule !

— Rassurez-vous, Cassandra, je vous taquine. Je sais très bien que faire les photocopies pour Cathy n’est pas vraiment gratifiant, mais ne vous inquiétez pas, bientôt tout cela va changer.

Et sans me laisser le temps de lui répondre quoi que ce soit, il dépose ma tasse de café à côté de la photocopieuse et se dirige vers le bureau de ma chef… Mais c’est quoi, ce délire ?!?
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***
Pourquoi maman ne vient-elle pas m’aider ? Elle n’entend pas que je pleure ? Que j’ai besoin d’elle ? Pourtant, les mamans sont censées protéger leur enfant, non ? Alors pourquoi maman ne vient pas ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
***
— Chut, calme-toi, ma puce. Tu as encore fait un cauchemar.
Je lève les yeux vers mon frère, Mattéo, qui s’occupe de moi depuis maintenant douze ans. Presque toutes les nuits, je le réveille avec mes cauchemars, et, à chaque fois, il me prend tout contre lui et me berce jusqu’à ce que je me calme.
— Je suis désolée, Matt. Je t’ai encore réveillé, dis-je tristement.
— Tu n’as pas à être désolée, ma puce. C’est moi qui le suis
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Les arbres étaient en fleurs, on se serait cru en été. Rien de tel pour donner à ma mère l’envie de se remarier.

Elle en était à son quatrième essai, le cinquième avec mon père. Moi, je ne le compte pas. Peut-on considérer qu’avoir été unis au milieu du désert, par un quasi-inconnu rencontré sur une aire de repos, est un vrai mariage ? Aux yeux de ma mère, oui. Mais ma mère change de mari comme d’autres changent de couleur de cheveux. Par ennui, par paresse ou parce qu’elle s’imagine que le prochain va enfin lui apporter ce qu’elle cherche. Quand j’étais petite et que j’étais encore curieuse, je lui avais demandé comment ils s’étaient rencontrés. Ma mère avait soupiré, puis avait balayé la question d’un petit geste de la main : « Oh, Julie, c’étaient les années 1970, tu sais... »
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– Nan. Parce qu’une part de toi voulait trouver l’amour. Pour te prouver à toi-même que tu avais tort. Tu avais cet espoir. Et tu le sais très bien.

– Tu te trompes. Ça fait longtemps que je l’ai perdu.

Elle me regarda, une expression de compréhension tranquille sur le visage.

– Peut-être pas, malgré tout, déclara-t-elle doucement.

– Lisa...

– Non, écoute-moi !

Elle fixa la route un instant, puis se tourna de nouveau vers moi.

– Peut-être que tu l’as enfoui très profondément, tu vois ? Si profondément que, quand tu l’as cherché, tu ne l’as pas trouvé. Perdu, c’est pour toujours, mais enfoui... C’est toujours là, quelque part. Mais pas où tu le crois.

Je vis alors, dans une sorte de brume, les visages des mecs que j’avais eus, au propre ou au figuré. Ils défilaient les uns après les autres, comme les pages de mon vieux carnet de rendez-vous Barbie, et leurs traits flous se fondaient les uns aux autres. Je réalisai qu’ils se ressemblaient tous. Ils avaient tous de jolis visages, de beaux corps et un certain nombre des qualités que j’avais listées dans ma tête. Je les avais toujours approchés avec méthode, histoire d’être sûre, avant de faire le moindre pas, qu’ils correspondaient bien au profil.

– À part, bien sûr...
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– Moi, je crois que ç’aurait été pire de rester seule. Oui, je me serais peutêtre épargné quelques souffrances. Mais ne rien tenter, par peur que ça ne dure pas toujours, est-ce mieux ?

– Si, rétorquai-je en grattant le bord de la table. Parce qu’au moins, tu ne te mets pas en danger. C’est toi qui décides de ton cœur, et personne d’autre.

Elle prit le temps de réfléchir sérieusement, puis répondit :

– C’est vrai que j’ai souffert. Assez souvent. Mais j’ai aimé et j’ai été aimée. Et ça, ce n’est pas rien. C’est même l’essentiel, à mon avis. C’est ce que je te disais, tout à l’heure. Au final, l’amour aura eu la première place dans ma vie. Les problèmes, les divorces, la tristesse... Oui, aussi, mais ce sont des détails, ça ne compte pas...

– Moi, je pense qu’il faut se protéger, rétorquai-je. On ne peut pas s’exposer, rester sans défense !

– Non, reconnut-elle d’un air grave. Mais tenir les gens à distance et se priver d’amour, ça ne rend pas fort. Au contraire. Parce que c’est de la peur.

– Peur de quoi ?

– De prendre un risque, répondit-elle simplement. Le risque que des choses arrivent, le risque de se laisser emporter... Mais le risque, c’est la vie. Refuser d’essayer, par peur, c’est du gaspillage. D’accord, j’ai fait des erreurs, beaucoup même, mais je n’ai pas de regrets. Parce qu’au moins, je ne suis pas restée sur le bord de la route, à me demander ce que vivre veut dire.
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– Si tu veux savoir si je me suis demandé si oui ou non, je voulais tomber amoureux d’elle, la réponse, c’est non. Pas du tout. C’est arrivé, c’est tout. Je ne me suis pas posé de question. Le temps que je comprenne ce qui se passait, c’était déjà trop tard.

Je restai figée sur la deuxième marche.

– Je ne comprends pas.

– Qu’est-ce que tu ne comprends pas ?

– Tout.

Il haussa les épaules, éteignit la dernière lumière de la cuisine, puis me frôla en montant l’escalier.

– Ne t’inquiète pas. Un jour, tu comprendras.
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Un grand silence se fît. Je ressentis envers ma mère un élan de protection comme je n’en avais pas ressenti depuis des années : d’ordinaire, c’était moi qui lui criais après ou, plus souvent, regrettais de ne pouvoir le faire. Mais, quelle qu’ait été ma colère envers elle, il y avait toujours eu une ligne claire, pour moi du moins, qui séparait la famille des hommes qui partageaient sa vie. Cette ligne, Roger ne la voyait peut-être pas, mais moi, si.

– Ho ! lançai-je à Roger, tu ne lui parles pas comme ça !

– Julie, chérie, donne-moi tes clefs, déclara ma mère en me touchant le bras. D’accord ?

– Toi... commença Roger en pointant le doigt vers moi.

Je fixai son gros doigt. Tout le reste (Lisa, ma mère en train de supplier, l’odeur de cette nuit d’été) disparut.

– ... tu as besoin d’apprendre le respect, ma petite !

– Julie... murmura Lisa dans un souffle.

– Et toi, répliquai-je, tu as besoin d’apprendre à respecter ma mère. Tout est de ta faute et tu le sais très bien. Tu as oublié tes clefs, tu t’es retrouvé bloqué dehors. Point final.
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– Ma Julie, murmura-t-elle, tu es la seule à me comprendre...

Je n’étais pas vraiment sûre de ce qu’elle voulait dire. Certes, j’avais beaucoup de points communs avec elle, mais rien qui puisse me rendre fière. Si mes parents avaient vieilli ensemble, qu’ils soient devenus, avec le temps, de vieux hippies qui font la vaisselle en chantant des chansons contestataires, j’aurais sans doute été différente. Si j’avais eu, sous mes yeux, la preuve vivante que l’amour existe, et ce dont il est capable, peut-être aurais-je pu y croire. Mais j’avais passé trop de temps de ma vie à observer des couples se faire et se défaire. Alors, oui, je comprenais. Mais j’aurais parfois aimé ne pas comprendre. Ne pas du tout comprendre.
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Il passa le bras autour de ma taille et je me serrai contre lui. C’était une de ses spécialités : il n’était pas démonstratif comme Jonathan, mais il avait de ces petits gestes, très personnels, que j’aimais beaucoup. La main sur ma taille en était un mais il avait, surtout, une certaine façon de poser la main autour de mon cou, à l’endroit précis où on peut sentir le pouls, qui me faisait chaque fois frissonner. C’était incroyable.

J’avais l’impression qu’il posait la main sur mon cœur.
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De toute façon, notre histoire ne pouvait pas durer. Damien était bourré de défauts. Les fêlures de sa personnalité étaient déjà visibles, donc ne parlons pas des fissures qui devaient saper les fondations. Et malgré tout, quand il m’embrassait, j’avais du mal à garder la tête froide. Mais bon. Je me sentais bien, j’avais l’impression d’avoir tout mon temps.

– La question, commença Marion, c’est : lui as-tu déjà sorti Le Discours ?

– Non, rétorqua Chloé. La question, c’est : as-tu déjà couché avec lui ?

Elles se tournèrent vers moi. Leur curiosité n’avait rien d’indiscret : on se confiait toujours ce genre de choses, ou alors on les devinait. Mais là, j’hésitais. Ce qui était troublant.

– Non, dis-je finalement.

Quelqu’un retint sa respiration (sous le choc), puis ce fut le silence.

– Ouah ! s’exclama Lisa. T’es vraiment mordue !

– Tu parles, dis-je, sans la contredire vraiment (ce qui provoqua un nouveau silence, et un nouvel échange de regards).
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– Je ne suis pas un cadeau, dis-je. Vraiment pas.

Il se releva en grimaçant et vint s’asseoir sur le lit, puis il passa le bras autour de mes épaules et m’attira vers lui. On resta un instant sans rien faire, sans rien dire, les yeux dans les yeux. Et soudain, dans un flash, une bribe de souvenir me revint. C’était comme une photo, un instantané : une fille et un garçon debout devant une cabine téléphonique. La fille se cachait les yeux avec la main. Le garçon se tenait près d’elle et la regardait. Il lui parlait doucement. Soudain, la fille faisait un pas en avant et s’effondrait contre sa poitrine. Il lui caressait les cheveux.

Donc, c’était moi. Peut-être l’avais-je toujours su et peut-être était-ce pour cela que j’avais fui. Je ne montre jamais ma faiblesse, je n’ai pas besoin qu’on m’aide. Et s’il avait été comme les autres, s’il m’avait laissée partir, tout aurait été plus simple. J’aurais pu l’oublier, le garder au fond de mon cœur, bien caché, là où personne ne pouvait l’y trouver.
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Je secouai la tête. Pourquoi ce serait différent, cette fois ? L’histoire pouvait recommencer : je suis soûle dans un lieu désert, quelqu’un s’approche de moi... C’est déjà arrivé. Qui peut me reprocher d’avoir un cœur froid et dur ?

Ce fut la goutte de trop. Je me mis à pleurer. J’étais furieuse contre moimême, mais je ne pouvais plus m’arrêter. Les seules fois où je m’autorisais à me montrer si faible, c’était chez moi, dans mon dressing, quand je regardais les étoiles et que j’écoutais la voix de mon père. J’aurais tellement aimé qu’il soit là. Je savais, pourtant, que c’était stupide, qu’il ne pouvait pas me sauver, puisqu’il ne me connaissait même pas. Et puis, il l’avait dit lui-même, dans la chanson : Je t’abandonnerai.

– Julie, reprit Damien de sa voix calme.

Il ne me touchait pas, mais sa voix était très proche, très douce.

– Tout va bien. Ne pleure pas.
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– C’est quoi, ton problème ? je rugis en me frottant le coude.

– Mon problème ?

– Tu m’as envoyée dans le mur, connard !

Il cligna des yeux.

– Mon Dieu, quel langage...

Je le dévisageai. Toi, mon pote, tu ne tombes vraiment pas le bon jour...

– En fait, reprit-il, comme si on était en train de discuter météo ou politique internationale, je t’ai vue dans le hall. J’étais à côté du présentoir de pneus...

Mon regard devait être chargé comme une mitraillette. Mais il continua.

– Et alors, tout à coup, j’ai pensé qu’on avait quelque chose en commun. Une sorte de chimie naturelle, si tu veux. Et j’ai senti qu’il allait nous arriver quelque chose de fou. A tous les deux. Qu’on était faits l’un pour l’autre, d’une certaine façon.
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Les arbres étaient en fleurs, on se serait cru en été. Rien de tel pour donner à ma mère l’envie de se remarier.

Elle en était à son quatrième essai, le cinquième avec mon père. Moi, je ne le compte pas. Peut-on considérer qu’avoir été unis au milieu du désert, par un quasi-inconnu rencontré sur une aire de repos, est un vrai mariage ? Aux yeux de ma mère, oui. Mais ma mère change de mari comme d’autres changent de couleur de cheveux. Par ennui, par paresse ou parce qu’elle s’imagine que le prochain va enfin lui apporter ce qu’elle cherche. Quand j’étais petite et que j’étais encore curieuse, je lui avais demandé comment ils s’étaient rencontrés. Ma mère avait soupiré, puis avait balayé la question d’un petit geste de la main : « Oh, Julie, c’étaient les années 1970, tu sais... »
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With a chuckle, he dropped my waffle onto a clean plate and then sat down across from me at the table. “ 'Jerkface' ? Shouldn't we be saving all these terms of endearment for when Kylie and Jeffrey are around?”
With a huff, I turned back to Trish. “Please tell your brother that if he doesn't give me my waffle back, I'm going to tell Kylie he's terrible in bed.”
I was pleased when Jase nearly choked on his mouthful of waffle at my words. Trish almost choked as well on her juice, but that was because she was laughing.
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But then I thought, oh, what the hell. This was it. Kylie was watching, and I had assured Jase that we would go all out with our charade tonight, so I figured we might as well just get it all over with then and there, since it was already happening. Jase must have been thinking the same thing too because he was suddenly pressing his lips harder against mine, as he reached up and dug his fingers into my hair, tilting my head, bringing my face closer to his to allow him more access.
When he took one step closer to me and my back was suddenly pressed up against the wall once more, that's when I knew things were getting a little out of hand. We weren't supposed to be going this far. I mean, that wasn't exactly the plan, was it? I couldn't remember if it was or not, because my brain had gone numb right along with my body.
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I wasn't expecting that. “Why would you feel sorry for me?”
“Because.” There was no longer any trace of humor anywhere on his face. “That loser is the only boyfriend you've ever had and he's given you this false idea of what a real boyfriend is.”
“Real boyfriend?” I echoed.
“Yeah, a real boyfriend. A real boyfriend pays for dates. A real boyfriend doesn't ignore you at school and hang out with his friends instead. A real boyfriend gives you compliments and tells you that you're beautiful. A real boyfriend doesn't dump you for some girl he doesn't even know, after you've given him three years of your life. You let that guy get away with too much, and he never once thought it would be a good idea to show you how grateful he was to have you. And that's why I feel sorry for you.”
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“Come on, Trish, you are my total BFF. I cannot go to this party alone, I need you there. I mean, what if Jase ends up ditching me soon after we get there because some drunk, hot blonde starts coming on to him? I will be all by myself. I will have no ride home. I'll end up drunk, and probably sleeping with some guy I've never spoken to, whose name I will never know. And then I'll wind up pregnant.” I paused for a moment. “You'll be my kid's godmother, right?”
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“You want me to take you home?”
I blinked up at Jase, who still had his hands on my shoulders, and shook my head. “Trish can drive me.”
“Are you kidding?” He let go of me and stepped back. “It would probably ruin her newly manicured nails. Let me take you. You are, after all, my girlfriend.”
I snorted as I made my way over to the passenger side of Jase’s car. “You know, we don’t need to pretend when there’s no one around to witness it.”
“Maybe I like to stay in character, even when the cameras aren’t rolling,” he said as we climbed into the car.
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“So,” he said in a cool voice, staring down at me. “Jase?”
“Yeah,” I said, in a voice as equally cool as his. “What of it?”
His demeanor suddenly softened and he sighed. “He has a new girlfriend every other week. Doesn’t that worry you? Doesn’t that make you wonder how long you’ll last?”
I blinked up at him in surprise. Was that concern I detected in his voice? “No, I’m not worried. What Jase and I have is special.” Fake-special, sure. But special nonetheless.
He studied my face for a moment before saying, “It’s just that after the whole Jeffrey thing, I’m inclined to hate any guy you bring over here. Even if that guy has an incredibly hot sister.”
I refrained from bursting out in laughter. “Aaron—”
“I mean,” he interjected, “do you have any idea how badly I want to punch that creep in the face every time he walks by with that new skank of his?”
He was talking about Jeffrey now, and he actually looked angry. My heart began to swell in my chest. My little brother was going into protective-brother mode.
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“Well,” Mom said, “this is certainly wonderful news. I have to admit, I always hoped this day would come. How long have you two had feelings for one another?”
Resting my elbows on the table, I buried my face in my hands.
Jase sat up in his chair. “I can’t speak for Lexi here, but I know I’ve had these feelings the whole time she’s been with Jeffrey. It’s been a tortuous three years, let me tell you.”
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