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Bibliothèque de Emilie-337 : Je suis en train de lire

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Ne t'attache pas Ne t'attache pas
Morgane Bicail   
http://www.my-bo0ks.com/2017/11/ne-t-attache-pas-morgane-bicail.html

Déjà à la sortie de PhonePlay, l’autre roman de l’auteure, Morgane Bicail, j’avais très envie de découvrir sa plume. Pourtant, je n’avais pas franchi le pas. En revanche, avec Ne t’attache pas et sa quatrième de couverture très intrigante je n’ai pas hésité une seconde.

Ne t’attache pas c’est l’histoire d’Alexie, seize dont la vie est plus ou moins banale. Jusqu’au soir où un complot entre sa mère et sa voisine va la pousser à faire la rencontre du fils de cette dernière. Jérémy est mystérieux et ne tarde pas à l’entrainer dans des défis plus fous les uns que les autres.

Lorsque j’ai commencé Ne t’attache pas, j’ai plutôt bien accroché avec la plume de l’auteure. Le style est fluide et les pages défilent rapidement. Alexie, notre héroïne me semblait plutôt attachante et assez mature dans les premières lignes. Sa rencontre avec Jérémy, le sombre et secret voisin va nous intriguer dès les premières secondes.

Et c’est là que mes doutes ont commencé à prendre forme.

Ne t’attache pas m’a laissé totalement sur le cul. A vrai dire, je ne m’attendais vraiment pas à ce genre de lecture. Bête comme je suis, je m’attendais à quelque chose d’assez mignon et fleur bleu. Il faut dire qu’avec une si jolie couverture aux couleurs douces, je croyais dur comme fer à une romance bien sympa et qui fait rêver. Là était mon erreur.

Cette chronique sera donc en deux parties. La première avec ce qui m’a plu et la seconde, celle qui m’a complètement surprise (dans le mauvais sens).

Parlons points positifs. Comme je le disais plus haut, j’ai bien accroché à la plume de l’auteure. Le style est simple mais efficace. Des dialogues, des descriptions, le tout est assez équilibré. Globalement, l’histoire est prenante et je vous l’avoue ma curiosité m’a poussé à continuer ma lecture pour avoir le fin mot de l’histoire. Une intrigue bien menée par l’auteure donc puisque j’ai été suffisamment tenue en haleine pour persévérer. De plus, on ne peut pas dire que l’on s’ennuie au fil de notre lecture puisque les pages défilent assez rapidement.

Finalement, c’est plus l’histoire en elle-même qui m’a déplu. Ou devrais-je dire, les personnages.

Si au démarrage, j’avais de la sympathie pour l’héroïne que je trouvais relativement mature pour ses seize ans. Au fil des chapitres sa naïveté m’a fait plus d’une fois lever les yeux au ciel. J’avais vraiment envie de la secouer et lui dire de réfléchir. Quand « l’amour rend aveugle » prend son sens…

Le personnage masculin, lui, m’a totalement laissé de marbre et ce, dès le départ. Le bad boy mystérieux par excellence qui cache de lourds secrets ne m’a fait ni chaud ni froid. En fait, je me suis tout de suite rendu compte de son côté manipulateur à l’extrême. Si le côté défi est intéressant, on voit claire dans son jeu dès le départ.

Et c’est là le gros problème de ma lecture. La relation Alexie/Jérémy est basée sur une manipulation malsaine de la part de notre héros. Elle ne cesse de se dire qu’elle n’aime pas cette facette de lui pour finalement dire « amen » à tout. Bon sang mais qu’elle stupidité ! Je m’emporte un peu, mais tout au long de ma lecture je me suis vraiment posée des questions. Alexie espère de l’attention mais finalement n’a le droit qu’à du chantage… Enfin, la fin m’a paru totalement aberrante. Je ne vous dévoilerais rien ici, mais reste ouverte aux discussions en privé….

Vous l’aurez donc compris, je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire. Le côté malsain de la relation m’a totalement fait sortir de mes gonds. J’ai plus ou moins pensé à Panic de Lauren Oliver en écrivant cette chronique, car après deux jours pour remettre mes idées en place c’est le même ressenti que j’ai.

En relisant cette chronique, j’ai l’impression d’être très dure… Alors qu’il y avait tout de même du positif dans Ne t’attache pas. Vraisemblablement, cette lecture n’était pas pour moi.

par Carole94P
Vaste comme la nuit Vaste comme la nuit
Elena Piacentini   
Un thriller rural incandescent.

Si nous avons pléthore d’excellents auteurs de thrillers à travers le monde, il y en a aussi que nous gardons jalousement pour nous.

Parmi ces fabuleuses plumes françaises, celle d’Elena Piacentini se taille une place de choix.

Mathilde Sénéchal, flic à l’excellent flair (avec ou sans jeu de mot), est une jeune femme toute en contradictions. Pour dépasser le mal-être qui la ronge il lui faudra se rappeler ce qui l’a généré, et surtout l’accepter. Ce qu’elle n’imagine nullement possible.

Aussi quand son ancien chef lui force un peu la main pour l’amener à enquêter sur une ancienne affaire dans le petit bourg d’Arcourt, où se trouve justement sa maison de famille, Mathilde pense qu’elle arrivera à faire la part des choses.

Mais si Arcourt semble plaisant et paisible au touriste qui passe, celui qui s’attardera un peu comprendra vite qu’ici tout le monde se connaît, la majorité se déteste, et surtout personne ne parle vraiment.

Peut-être parce qu’il y a des démons qu’il vaut mieux ne pas nommer de peur de les voir ressortir du bois…

Si les Maugris, les Sénéchal et les Jobenne sont les trois principales familles de ce si joli coin de France, ce qui les lie entre eux n’apparaît pas dans le guide touristique.

Et pour cause.

Des secrets, du sang, une date, il n’en faut pas plus pour transformer le présent en passé, et le passé en présent.

Le lecteur et Mathilde devront aller au-delà de l’épais voile des apparences et replonger au cœur de souvenirs qui trouvent leur source dans les recoins les plus sombres de l’humanité.

Dans « Vaste Comme La Nuit », Elena Piacentini parvient à garder la juste note tout au long d’un thriller aussi mélodieux que diabolique.

Ses personnages sont profonds et attachants (avec une mention toute particulière pour la petite Adèle), la trame est souple, addictive, et le rythme, oscillant entre passé et présent, a un côté hypnotique particulièrement plaisant.

L’auteure nous offre ici un cold-case parfait, dans lequel illusions et superstitions s’entremêlent et ferrent le lecteur jusqu’à la fin.

Oui, vraiment, je vous conseille d’aller passer quelques jours à Arcourt, vous ne serez pas déçu !

À lire !