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Commentaires de livres faits par Emilie52

Extraits de livres par Emilie52

Commentaires de livres appréciés par Emilie52

Extraits de livres appréciés par Emilie52

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 16-04-2016
« Je ne me sens jamais dans la peau d’un otage quand on est seuls ensemble. » (Noah – NoahetJude)
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date : 13-12-2015
La routine quotidienne, passe encore.
Se réveiller sous le ciel, en plein air, passe aussi. Se retrouver menotté dans une cage, c’est autre chose. Surtout, ne pas laisser la cage te démoraliser. Certes, les chaînes te meurtrissent la chair, mais puisque tu cicatrises vite, de quoi tu te plains ?
D’ailleurs, maintenant qu’il y a des peaux de mouton, c’est mieux. Elles sont humides, mais elles te tiennent chaud. La bâche qui recouvre l’angle nord marque également un net progrès. Elle te protège du plus gros des averses du vent, et elle offre même un peu d’ombre en cas de soleil et de chaleur. Haha, la bonne blague. Oui, parce qu’il ne faut pas perdre le sens de l’humour, non plus.
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- Laisse-moi t'aimer éternellement, murmura Matthew en caressant de ses lèvres froides mon front ruisselant, alors que nous gisions enlacés.
- Je le veux, promis-je à nouveau en me blottissant contre lui.
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date : 24-10-2015
N’ayez pas peur. Je suis votre ami. J’étais venu vous voir dormir, cela ne vous fait pas de mal, n’est-ce pas, que je vous regarde dormir ? Qu’est-ce que cela vous fait que je sois là quand vous avez les yeux fermés ? Maintenant, je vais m’en aller. Tenez, je me suis mis derrière le mur. Vous pouvez rouvrir les yeux. 
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date : 24-10-2015
Il prenait au sérieux tous ces applaudissements ironiques, tous ces respects dérisoires (…). Car le bossu était robuste, car le bancal était agile, car le sourd était méchant ; trois qualités qui tempèrent le ridicule.
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date : 24-10-2015
C’était la première jouissance d’amour-propre qu’il eût jamais éprouvée. Il n’avait connu jusque là que l’humiliation, le dédain pour sa condition, le dégoût de sa personne. Aussi, tout sourd qu’il était, savourait-il en véritable pape les acclamations de la foule qu’il haïssait pour s’en sentir haï. 
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date : 24-10-2015
Je pense à Constantine, le jour où mes parents l’avaient emmenée à Memphis avec nous. La route avait presque disparu sous l’inondation, mais il avait fallu continuer coûte que coûte parce que nous savions qu’aucun hôtel ne voudrait l’accepter. Et je me souviens que personne, dans la voiture, ne s’était décidé à le dire. Nous connaissons tous ces lois, nous vivons ici, mais nous n’en parlons jamais. C’est la première fois que je les vois écrites.
Buffets de fête, foires, tables de billard, hôpitaux… Je dois lire deux fois l’article 47 tant il paraît absurde.
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date : 24-10-2015
Je suis revenue à la maison ce matin-là, après qu’on m’a renvoyée, et je suis restée dehors avec mes chaussures de travail toutes neuves. Les chaussures qui avaient coûté autant à ma mère qu’un mois d’électricité. C’est à ce moment, je crois, que j’ai compris ce qu’était la honte, et la couleur qu’elle avait. La honte n’est pas noire, comme la saleté, comme je l’avais toujours cru. La honte a la couleur de l’uniforme tout neuf quand votre mère a passé une nuit à repasser pour gagner de quoi vous l’acheter et que vous le lui rapportez sans une tache, sans une trace de travail.
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date : 24-10-2015
‘‘ Vous n’avez jamais envie de… changer les choses ? ’’ elle demande.
Et là, c’est plus fort que moi. Je la regarde bien en face. Parce que c’est une des questions les plus idiotes que j’ai jamais entendues. Elle a l’air perdue, dégoûtée, comme si elle avait mis du sel au lieu du sucre dans son café.
Je me remets à frotter, comme ça elle ne me voit pas lever les yeux au ciel.
‘‘ Oh, non, ma’am, tout va bien. ’’
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date : 24-10-2015
Il n’y a pas de donneur dans cette opération, personne n’a eu l’intention de faire un don, et de même il n’y a pas de donataire, puisqu’elle n’est pas en mesure de refuser l’organe, elle doit le recevoir si elle veut survivre, alors quoi, qu’est-ce que c’est ? La remise en circulation d’un organe qui pouvait faire encore usage, assurer son boulot de pompe ?
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date : 24-10-2015
Ils vont s’éloigner mais Marianne se retourne une dernière fois vers le lit et ce qui la fige sur place est la solitude qui émane de Simon, désormais aussi seul qu’un objet, comme s’il s’était délesté de sa part humaine, comme s’il n’était plus relié à une communauté, inséré dans un réseau d’intentions et d’émotions mais errait, métamorphosé en une chose absolue, Simon est mort, elle se prononce ces mots pour la première fois, épouvantée soudain, cherche Sean qu’elle ne voit pas, se précipite dans le couloir, le découvre prostré accroupi contre le mur, lui aussi irradié par la solitude de Simon, lui aussi certain de sa mort à présent. Elle s’accroupit devant lui, cherche à soulever sa tête en plaçant ses mains en coupe sous sa mâchoire, viens, viens, partons d’ici – ce qu’elle voudrait lui dire c’est : c’est fini, viens, Simon n’existe plus.
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date : 24-10-2015
Car ce corps que la vie a éclaté a retrouvé son unité sous la main qui le lave, dans le souffle de la voix qui chante ; ce corps qui a subi quelque chose hors du commun rallie maintenant la mort commune, la compagnie des hommes. Il devient un sujet de louanges, on l’embellit.
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date : 24-10-2015
Le corps de Simon Limbres est désormais une dépouille. Ce que la vie laisse derrière elle quand elle s’est retirée, ce que la mort dépose sur le champ de bataille. C’est un corps outragé. Châssis, carcasse, peau. Celle du garçon prend lentement la couleur de l’ivoire, elle semble se durcir, nimbée de cette lueur crue qui tombe du scialytique, elle semble devenir une carapace sèche, un plastron, une armure, et les cicatrices en travers de l’abdomen rappellent un coup mortel – la lance au flanc du Christ, le coup d’épée du guerrier, la lame du chevalier.
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date : 24-10-2015
Sans doute s’étaient-ils imaginé qu’une altération de l’apparence de Simon suivrait l’annonce de sa mort, ou du moins que quelque chose dans son aspect se serait modifié depuis la fois précédente – couleur de peau, texture, luisance, température. Mais non, rien. Simon est là, inchangé, les micromouvements de son corps soulèvent toujours faiblement le drap, si bien que ce qu’ils ont subi ne correspond à rien, ne trouve aucune réplique, et c’est un coup si violent que leur pensée se détraque, ils s’agitent et balbutient, un rodéo, parlent à Simon comme s’il pouvait les entendre, se parlent de lui comme s’il ne pouvait plus les entendre […]
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date : 24-10-2015
« […] et alors c’est elle qui serait à la place de Marianne en cette seconde, exactement à sa place, devant le même gouffre de malheur, mêmement défigurée, et à cette seule pensée elle est prise de vertige, ses jambes mollissent et ses yeux partent en arrière dans ses orbites, si bien que son mari la sentant qui flanche s’approche d’elle, passe un bras sous le sien pour la soutenir, et Marianne, observant cette femme qui se renverse, perçoit elle aussi ce gouffre entre elles deux, entre eux et elle, cet abîme, qui les sépare maintenant, merci, je dois y aller, on se donne des nouvelles plus tard. »
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date : 13-08-2015
Voilà ce que sont les aurores boréales. Toutes les vies que nous ne vivons pas. Pas juste celles de cette fille, non, celles de tout un chacun.
Selon la légende, la première fois que tu vois ces lumières qui dansent, elles te révèlent ta voie.
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date : 07-08-2015
Il y a une limite à ce que je peux lui demander en une fois, mais tu veux sans doute savoir si Xavier est enterré avec toi. Bien sûr qu’il l’est, Tess. Bien sûr. Dans tes bras.
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date : 26-07-2015
(Noah)

Papa place ses mains de chaque côté de l'encadrement de la porte, emplissant tout l'espace - voire les États-Unis entiers. Comment puis-je à la fois le détester et vouloir autant lui ressembler ?
Je n'ai pas toujours souhaité qu'un immeuble lui tombe dessus, cela dit. Quand on était petits, avec Jude, on s'asseyait sur la plage comme deux canetons, ses canetons, en attendant pendant des heures qu'il finisse de nager pour le voir jaillir des vagues tel Poséidon. Il se plantait devant nous, si colossal qu'il éclipsait le soleil, et il secouait la tête en nous éclaboussant comme une pluie salée. Il me tendait toujours la main en premier pour m'asseoir sur l'une de ses épaules, avant de hisser ma sœur de l'autre côté. On remontait toute la plage comme ça, et les autres gamins avec leurs pères maigrichons en étaient verts de jalousie.
Mais ça, c'était avant qu'il s'aperçoive que j'étais moi. Le jour où il a nagé en direction du rivage et où, au lieu de sortir de l'eau, il est reparti avec Jude et moi chacun sur une épaule, vers le large. L'océan était agité, couvert d'écume, et les vagues nous frappaient de toute part à mesure qu'on avançait. Je m'agrippais à son bras, qui m'entourait comme une ceinture d'acier, et je me sentais en sécurité parce que papa était là et que c'était sa main qui soulevait le soleil chaque matin et le descendait chaque soir.
Il nous a dit de sauter.
J'ai cru mal entendre mai Jude a bondi en l'air avec un hurlement de joie, un sourire extatique aux lèvres, avant de disparaître sous la surface pour remonter quelques secondes plus tard, hilare, et se laisser flotter comme un petit bouchon heureux, agitant les jambes et faisant tout bien comme on nous avait appris en cours de natation pendant que moi, sentant la pression du bras de papa se relâcher autour de moi, je m'étais cramponné à sa tête, à ses cheveux, à son oreille, à la pente glissante de son dos, sans rien trouver à quoi me raccrocher.
"Dans ce monde, on nage ou on coule, Noah", m'a-t-il déclaré avec gravité. La ceinture de sécurité de son bras est devenue une fronde qui m'a propulsé dans l'eau.
J'ai coulé.
Comme.
Une.
Pierre.
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date : 26-07-2015
(Jude)

Noah avait cessé de respirer. J'ai donc passé quelques secondes à vivre sans lui.
Pour la première fois. Même dans le ventre de notre mère, jamais nous n'avions été séparés. Terreur n'est pas un terme assez fort pour décrire ce que je ressentais. Fureur non plus. Chagrin - non. Aucun mot ne s'en approche.
Il n'était pas là. Il n'était plus avec moi.
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date : 05-07-2015
Le Papillon des Étoiles avait décollé.
Dans la zone de transit les 144 000 étaient fébriles.
Ce fut Gabriel Mac Namarra qui, en épongeant son front luisant de sueur d'angoisse, eut la phrase historique du moment :
- Bon, ça, c'est fait.
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date : 04-07-2015
- Un soleil artificiel. Une gravité artificielle. Un lac artificiel..., répétait le milliardaire, songeur.
- Pour une humanité artificielle, compléta Satine.
- Non, pour une humanité NOUVELLE, renchérit l'ingénieur.
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date : 04-07-2015
J'ai vu un papillon perdre ses ailes et redevenir chenille.
J'ai vu une chenille ramper.
J'ai vu une chenille œuvrer à redevenir le papillon qu'elle avait été.
J'ai vu ses ailes repousser.
Il y a toujours une métamorphose possible.
Il y a toujours un moyen de prendre son envol.
Bravo Élisabeth. YK.
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Quand Blondine fut entrée dans la forêt, elle se mit à cueillir de belles branches de lilas, se réjouissant d’en avoir autant et qui sentaient si bon. À mesure qu’elle en cueillait, elle en voyait de plus beaux ; alors elle vidait son tablier et son chapeau qui en étaient pleins, et elle les remplissait encore.

Il y avait plus d’une heure que Blondine était ainsi occupée ; elle avait chaud ; elle commençait à se sentir fatiguée ; les lilas étaient lourds à porter, et elle pensa qu’il était temps de retourner au palais. Elle se retourna et se vit entourée de lilas ; elle appela Gourmandinet : personne ne lui répondit.

« Il paraît que j’ai été plus loin que je ne croyais, dit Blondine : je vais retourner sur mes pas, quoique je sois un peu fatiguée, et Gourmandinet m’entendra et viendra au-devant de moi. »

Elle marcha pendant quelque temps, mais elle n’apercevait pas la fin de la forêt. Bien des fois elle appela Gourmandinet, personne ne lui répondait. Enfin elle commença à s’effrayer.

« Que vais-je devenir dans cette forêt toute seule ? Que va penser mon pauvre papa de ne pas me voir revenir ? et le pauvre Gourmandinet, comment osera-t-il rentrer au palais sans moi ? Il va être grondé, battu peut-être, et tout cela par ma faute, parce que j’ai voulu descendre et cueillir ces lilas ! Malheureuse que je suis ! je vais mourir de faim et de soif dans cette forêt, si encore les loups ne me mangent pas cette nuit. »

Et Blondine tomba par terre au pied d’un gros arbre et se mit à pleurer amèrement. Elle pleura longtemps ; enfin la fatigue l’emporta sur le chagrin ; elle posa sa tête sur sa botte de lilas et s’endormit.
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date : 23-06-2015
- Je déteste les moustiques.
Le Congolais lui donne une grande tape sur l'épaule.
- C'est la faute de Noé. Pourquoi dans les couples d'êtres vivants il a pensé à prendre un couple de moustiques, cet imbécile ?
Le chercheur français continue de frotter l'air de ses mains utilisées comme des battoirs.
- En plus j'ai l'impression que je les attire. Depuis que je suis enfant, ils commencent toujours par venir vers moi.
- Votre sang doit leur sembler plus sucré. Pour eux, les Blancs, ça n'a pas le même goût, c'est une gourmandise.
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Puisqu’il ne pouvait atteindre le téléphone à cause du volant, il m’empoigna le bras et me traîna littéralement hors de Misery. Je n’avais pas le choix. Je lui donnai un coup de pied dans le tibia pour détourner son attention, puis je lançai le téléphone de toutes mes forces. Garrett jura et leva la jambe pour me frapper à son tour mais, bizarrement, un « plouf » nous fit nous immobiliser tous les deux. On se tourna dans la direction du bruit tandis qu’un frisson glacé remontait le long de ma colonne vertébrale.
Je n’en revenais pas : il y avait une mare derrière les hautes herbes. On la contempla tous les deux pendant un long moment.
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date : 10-05-2015
La journée s'étira lentement sous un ciel sans nuages. Ils se baignèrent, ils lurent et ils dormirent tout l'après-midi. Lorsque la chaleur se fit moins forte et que la plage commença à se remplir de vacanciers, ce qui n'était qu'un phénomène isolé devint nettement plus massif. Dexter fut le premier à s'en apercevoir.
"Em ? Dis-moi que j'ai la berlue...
- De quoi tu parles ?
- Je me trompe, ou tout le monde est à poil sur cette plage ?"
Elle leva les yeux de son livre. "Ah. Effectivement. Arrête de les mater, Dexter. Ça se fait pas.
- Je ne mate pas, j'observe. Je te rappelle que je suis diplômé en anthropologie.
- Mention passable, c'est ça ?
- Assez bien, ma chère. Oh, regarde ! Nos amis sont là.
- Quels amis ?
- Ceux du ferry. Là-bas... Tu les vois ? En train de se préparer un barbecue."
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