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Bibliothèque de Emixxam : Liste de bronze

Les Naufragés de l'autocar Les Naufragés de l'autocar
John Steinbeck   
C'est une relecture et j'avoue y avoir pris moins de plaisir que la première fois, il y a au moins trente ans de cela. Pourtant, étant aujourd'hui une adulte rassise, je comprends mieux les portraits que Steinbeck a peint de ces personnages très ordinaires, révélant leur vie intérieure et les fragiles édifices de leur place dans la société. L'auteur n'est pas tendre avec ces américains bon teint et il finit par donner le rôle le plus fort, celui de "Sauveur-Conquérant" au personnage de l'étranger, du métis mexicain par une sorte de retournement de l'échelle sociale. L'écriture est parfaite. Un très bon roman que je me rappelle avoir lu pour lire autre chose que les oeuvres les plus connues de l'auteur. Pourquoi ai-je moins apprécié cette relecture, malgré l'aspect cinématographique du style et tout le talent de l'auteur pour croquer ses personnages ? Peut-être parce que les personnages, justement, me semblent trop familiers, trop stéréotypés, mais je crois que c'était le propos même de l'auteur de s'emparer de ces vies ordinaires et de les disséquer. Je dois dire qu'il les a bien disséquées...

par Fiametta
Cosmétique de l'ennemi Cosmétique de l'ennemi
Amélie Nothomb   
J'adore l'humour noir d'Amélie Nothomb ainsi que sa folie naturelle. Je suis tombée sur le derrière en lisant la fin de l'histoire. J'aime beaucoup les roman d'Amélie Nothomb en général, d'ailleur. Simples et à la fois perplexes, ils se lisent d'une traite et sont toujours d'une exclusivité rare, d'un humour acerbe et d'un sarcasme étonnant. Le prochain Nothomb devrait sortir d'ici peu... j'ai hâte!

par marjolen7
Vernon Subutex, tome 3 Vernon Subutex, tome 3
Virginie Despentes   
Que dire?
J'écris ces mots à chaud, juste après avoir lu ce dernier tome.
J'ai personnellement était emporté par les aventures de Subutex et ses camarades. L'introduction de chaque personnage, dans le détail, était une véritable gourmandise que je dévorais et pourrais volontiers regoûter. C'est une trilogie qui surprend, qui révolte, qui fait plaisir, et qui peint avec une sévérité révolatante notre réalité.
C'est bien pour cela que réside une part d'incompréhension dans un virage suréaliste.
[spoiler]Les convergences qui démarre dans le deux prenaient sens: dans l'esprit de "secte", l'univers de Vernon après ce qu'il a vécu, ça coulait tout seul. Le reste de l'histoire étant magnifiquement terre à terre, le dernier chapitre me laisse un goût amer. J'aurai presque aimer ne pas le lire, l'avant dernier concluant très bien l'histoire pour moi. Cet épilogue qui s'envole dans un futur étrange, sans musique, à peine décrit, donnant des faux airs de documentaires aux bouquins n'a pour moi strictement aucun intérêt et détonne complètement avec l'esprit immersif du livre.[/spoiler]
Cela ne reste que mon avis.
D'autant plus que je conserve pour cette trilogie une affection toute particulière et ces quelques pages troublantes ne pourraient pas me faire oublier l'incroyable qualité de ma lecture.

par MarieHymn
Hygiène de l'assassin Hygiène de l'assassin
Amélie Nothomb   
C'est encore une nouvelle joute verbale monstrueusement intelligente, philosophiquement à vomir et d'une intensité verbale « dégueulasse ». Du grand art Nothombien !
Très rapidement, nous sommes projetés dans le vif du sujet où il est question de manipulation, de mauvaise fois, de perception, de problèmes de conscience, de mensonge, sous couvert de jolis termes tels que la pudeur, l'amour, l'humilité, l'esprit, et bla bla bla...
La construction du texte superficielle des premières pages qui amène la 5ème rencontre est délectable et rend magistrale la rencontre finale.
Le style corrosif littéraire et théâtral d'Amélie Nothomb semble naître dans ce premier ouvrage et malgré ma préférence pour d'autres ouvrages, je ne peux que penser au talent certain de cette auteure.
Le Livre sans nom Le Livre sans nom
Anonyme (Bourbon Kid)   
Alors voila, je viens de le finir, et bien... Franchement, je m'attendais à mieux. Là à nouveau, le résumé n'y est pas pour rien. Encore un résumé racoleur, bien appétissant, laissant entendre des merveilles... uniquement pour appâter le lecteur potentiel. Alors soit, l'auteur aime parler de films. Mais il n'y a rien de cinéphile là-dedans, juste pas mal de box-office cités ou pris pour exemples, une fois dans le roman, pour des détails, ça ne justifie pas une remarque dans le 4e de couverture. Mais enfin bref.
Ce résumé est donc approximatif, ressemble plus à une énumération de ce pourquoi "ce livre va plaire au plus grand nombre", sans vraiment parler de l'intrigue.
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L'intrigue est la suivante :
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Une mystérieuse pierre précieuse a été dérobée à ses protecteurs ; un joyaux qui semble attirer les convoitises. Dans la ville de Santa Mondega, le calme cède peu à peu à une angoisse lourde et muette, à mesure que ses habitants voient se profiler à l'horizon une réitération des horreurs parvenues cinq années auparavant, lorsque le Bourbon Kid est passé. Peu à peu, les acteurs entrent en scène, ici, pas de place pour les lâches ou les pieds-tendres. Cette ville n'a jamais fait de cadeaux aux faibles, et ce qui va s'y dérouler, jusqu'à la prochaine éclipse, aura l'odeur du sang et des tripes.
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Alors, j'ai trouvé donc, comme le laisse entendre le 4e de couverture, que c'était bien trash et violent. Mais pas dans le bon sens du terme. Rien à voir avec Robert Rodriguez, ou Tarantino. Non, la beauté de la mise en scène, ou l'illustration de la caricature, n'est pas présente. L'écriture est très médiocre, parfois vulgaire sans intérêt, à tel point qu'on a l'impression que cette façon de narrer est inhérente à l'auteur, qui parle comme ça couramment.
Alors le scénario, certes, est d'enfer. On reste accroché, et on n'est pas déçu (sauf par la fin, pour ma part, un peu...) ; le mystère est là, et il y reste jusqu'à la fin. On patauge, on se pose des questions, on réfléchis...
Mais hélas, les personnages sont trop identiques dans leur caricatures, tellement saturés par la coloration de leurs traits de caractère qu'ils en deviennent ridicules. Le réalisme est pourtant là, parfois, et on sent que le récit pourrait être bien mieux rendu. Mais cette envie de donner du sang, de la violence, et du méchant avant tout gâche un peu le plaisir.
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En bref, rien qui ne soit vraiment exceptionnel. Original, ça oui, très. On ne voit pas un livre comme ça tous les jours, et rien que pour ça, ça vaut le détour. Mais l'intérêt n'est que là ; dans l'exagération caricaturale de tarantinoïsme, et dans le scénario polar-fantastique peu profond, mais bien caché.

(EDIT : le début est clairement pompé sur le film "Desperado")
Un singe en hiver Un singe en hiver
Antoine Blondin   
Albert Quentin ne descendra plus le Yang-Tsé-Kiang une nuit sur deux.
Il a commencé à sucer des bonbons, quelques temps après qu'il eut décidé de cesser de boire, et a dû, les premiers temps se cramponner à son bureau de la réception, surtout quand l'heure de l'apéritif ramenait les hommes au Stella, l'hôtel-restaurant qu'il tient avec Suzanne, sa femme.
A la suite d'un bombardement meurtrier, en 1944, sur la petite ville normande de Tigreville, il a joué sa destinée dans un serment d'ivrogne : "Si je rentre dans mon hôtel, si Suzanne à la tombée du jour rallume l'enseigne..."
Lorsque dix ans plus tard, sa soif calmée, le café a périclité, les affaires de l'hôtel marchent plutôt bien.
Gabriel Fouquet vient de Paris et s'installe à l'hôtel.
Il est venu voir sa fille, en pension à Tigreville, qu'il veut ramener à Paris et, chaque soir, boit plus que mesure, noyant sa détresse d'avoir manqué son mariage et sa vie de père, d'avoir gâché irrémédiablement son destin.
Le couple d'hôteliers le prend en amitié et s'inquiète pour lui, jusqu'à ce moment où Albert, oubliant son fameux serment, prenne avec lui une cuite fameuse dont Tigreville se souviendra toujours...
Ce roman est une fiction puissante et délicate à la fois, truculente et fine. Le talent d'Antoine Blondin fait de ce récit une histoire sensible et humaine où se rencontrent deux colosses pleins de trop de vie et qui pourtant, fragiles, sont égarés dans la vie, comme ces singes qui en Orient, désemparés par les grands froids, descendent jusqu'à la ville....

par Giles
Cercueils sur mesure Cercueils sur mesure
Truman Capote   
L’histoire est intéressante. J’ai bien aimé l’idée que des victimes reçoivent des cercueils juste avant de mourir.
Ce qui est par contre dommage c’est que j’aurais souhaité plus de descriptions… Et là il n’y en a pas vraiment… j’ai été déçue de ce manque parce que pour moi les descriptions sont importantes !
J’aurais apprécié que Truman Capote nous décrive ses personnages, les lieux mais aussi qu’on lui raconte les scènes de crimes plus précisément.

L’histoire aurait pu être beaucoup plus intéressante si elle n’avait pas été racontée et si on assistait vraiment aux différents meurtres aux réactions des proches et des enquêteurs. Dans cette histoire j’ai vraiment ressenti un manque de beaucoup de choses et la sensation que l’histoire n’était pas assez aboutie ou que l’auteur voulait aller à l’essentiel.

Ce que j’ai apprécié c’est le fait qu’on rapporte à l’auteur les faits, c’est original. Par contre même si on lui raconte les choses ce n’est pas pour autant que l’on doit oublier les détails.
Le style est agréable et le roman se lit donc assez rapidement surtout qu’il n’est pas très long.
Ce qui m’a un peu déstabilisée au début c’est le fait que les dialogues soient du style théâtral. C’est assez surprenant pour un roman. De plus, il y a aussi entre parenthèses les actions des personnages ou certaines petites notes. Par contre je n’ai pas compris pourquoi l’auteur n’avait pas utilisé la même structure concernant les dialogues pour la dernière scène…

L’histoire progresse bien et ne va pas trop vite.
Ce qui est intéressant c’est que l’on ne sait pas tout de suite qui est le meurtrier. On peut donc essayer nous-même de le découvrir.
Les personnages auraient pu être attachants s’il y avait eu plus de descriptions autant dans leur physique que dans leurs ressentis.

La fin m’a déstabilisée et m’a laissée sur une note un peu décevante. J’ai eu l’impression que l’histoire n’était pas finie et qu’il manquait par exemple un épilogue ou un passage pour que l’enquête soit vraiment terminée.

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2016/01/affaire-n-cercueils-sur-mesure-de.html

par manue14
Les Gens de Smiley Les Gens de Smiley
John Le Carré   
Dernier tome de la trilogie ''Karla'', entamée avec ''la Taupe'' et ''comme un collégien''. Tout le savoir faire et la force tranquille de John le Carré, tout dans la finesse, jamais dans le tape à l'oeil. Une écriture toujours aussi riche, une psychologie des personnages qui fait mouche et une intrigue prenante de bout en bout: un finale grandiose qui fait entrer George Smiley dans le panthéon des grands espions de la littérature du genre.

Toute la trilogie est à découvrir !

par Cyclope
Les morts ont tous la même peau Les morts ont tous la même peau
Boris Vian   
Vernon Sullivan - Boris Vian. Quand l'auteur de l'écume des jours ose se livrer au style policier américain cruel et morbide.

par NilsWorld
Kyôto Kyôto
Yasunari Kawabata   
Connaissant Kawabata et sa prédilection pour les situations scabreuses mettant en scène des vieillards lubriques lorgnant sur des charmes juvéniles, je lis les résumés avant de choisir un de ses romans. Ici on reste dans une parfaite décence, Monsieur Sata se contente de flirter à la maison de thé. Ouf ! Alors, que trouvera-t-on dans « Kyoto » ?
La ville de Kyoto tout simplement, ses temples, ses allées ombragées d’arbres, propices aux ballades et aux confidences amicales, ses maisons traditionnelles, ses fêtes et cérémonies, même si notre héroïne déplore qu’elles soient désormais bâclées et ne visent qu’à la distraction des touristes. Petit mouvement d’humeur de Chieko. Kawabata, quant à lui, se plait à jalonner le récit des nombreuses fêtes de commémoration du Japon historique et des cérémonies saisonnières de remerciements et vœux qui se célèbrent en privé. Il note simplement les restrictions budgétaires liées aux mauvaises récoltes qui forcent une certaine simplification. Nous sommes en 1961 – Yoshii Isamu est décédé l’année précédente - et le Japon a commencé à s’imprégner des influences occidentales. Le père de Chieko s’inspire désormais des peintres occidentaux, comme Klee, pour créer des motifs de tissus destinés aux vêtements traditionnels. La jeune fille porte toujours le kimono, mais sa mère s’habille à l’occidentale. Les canons de la beauté asiatique ont évolué, et le bronzage estival est admis chez les femmes des milieux aisés ; on devinera par déduction que ce petit détail permettra que l’on confonde Chieko avec sa sœur Naeko qui vit et travaille au grand air. Parlons de mentalité : malgré l’influence de l’occident, le Japon est conservateur et on continue d’observer la suprématie masculine, citadine et bourgeoise. On est loin de la lutte des classes qui nous est chère. Pas de lutte au Japon, chacun connaît sa place et joue son rôle jusqu’à une humilité qui frise la servilité pour certains. Souci de préserver le Wa : harmonie, unité, Japon. L’intrigue concoctée par Kawabata nous parle aussi du mystère de la gémellité et de l’instinct qui aimante les jumeaux l’un vers l’autre quand ils sont séparés. Ce qu’il y a de délicieusement nippon dans ce roman a trait à la nature et à l’amour que lui portent les habitants, qui partent en excursion, en famille ou entre jeunes amis, pour simplement admirer les arbres à certains moments de l’année. C’est une attitude que j’ai trouvée admirable et très inspirante, et qui montre le romantisme imprégnant la culture japonaise. On découvre le travail des forestiers qui entretiennent les futaies de cryptomères destinés à devenir de solides piliers à la silhouette parfaitement droite. Tout cela sous la plume habile de Kawabata, parfois directe, parfois allusive, toujours très poétique. L’image des violettes poussant sur le vieil érable nous envoute dès le départ ; nous savons dès lors que les émotions et la réflexion des personnages seront exprimés à travers le regard qu’ils portent sur la nature. Là encore, c’est très romantique. Les dialogues ont la particularité d’être ponctués de silences, questions ou affirmations ne recevant pas toujours de réponse. On est loin, là encore, de notre crainte du silence, toute occidentale. Voilà ce que j’ai saisi, pour l’instant de ce roman que je relirai sans doute, tout comme « première neige sur le mont Fuji » du même auteur. Juste un dernier mot pour admirer le soin apporté par l’auteur à la logique, à la cohérence de son roman. Pas d’à-peu-près ici, pas de détail qui cloche, tout est impeccablement ficelé et le style est magnifique. Et la neige enfin, la délicate neige japonaise de Kawabata ! Tout ce que j’aime...

par Fiametta
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