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Bibliothèque de Emmachaussette : Liste d'Or

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Lady Helen, Tome 3 : L'Ombre des mauvais jours Lady Helen, Tome 3 : L'Ombre des mauvais jours
Alison Goodman   
Ce tome 3, je l'ai adoré, je l'ai dévoré, je l'ai mangé tout entier, si j'avais pu le boire ou me l'injecter en intraveineuse, je l'aurais fait. Sauf qu'alors je l'aurais terminé trop vite à mon goût.

Le côté historique est vraiment très présent, c'était un vrai plaisir de me promener dans l'Angleterre des années 1800.
L'hébergement de Lady Helen dans un grand manoir donne au roman un petit goût de Downton Abbey. Cela ajoute encore une saveur supplémentaire à ce récit truffé de rebondissements et de suspense qui m'a poussée à lire bien trop tard le soir...

Lady Helen est un personnage que j'adore, ses doutes, ses passions, ses dilemmes, son courage, sa loyauté, tout nous donne envie de la suivre, de la soutenir, d'être son amie.
Et quand le carcan des conventions lui tombe dessus comme un couperet, on se sent emprisonné comme elle dans ses mailles trop étroites.

Un grand roman auquel je donne la note maximale.

par Dune_
La Cité des ténèbres, Tome 1 : La Coupe mortelle La Cité des ténèbres, Tome 1 : La Coupe mortelle
Cassandra Clare   
TROP BIEN
Clary, découvre sa véritable nature, c'est une chasseuse d'ombres(démons). Sa vie tranquille est complétement chamboulée. Le monde (vampires, fées, loup-garous, magie) auquel elle apartient se dévoile au fur et à mesure. Personnage central, elle est courageuse, forte et loyale. Elle rencontre Jace, chasseur d'ombre également, bad boy torturé au grand coeur. C'est un personnage "a tomber par terre". Clary va peu à peu faire tomber sa carapace. De révélations en découvertes, d'actions en surprises, le récit va s'enchainer sans temps mort et se révéler émouvant, captivant, palpitant. L'histoire est tellement prenante que vous enchainerait sur les tomes 2 et 3 sans vous en rendre compte.


par Adèle
Phobos, tome 3 Phobos, tome 3
Victor Dixen   
Sublime ! C'était Waouh ! Oh my god, c'était WAAHOUUH !!!
Je ne vais pas en faire un tas car vous l'aurez compris ce dernier opus est juste WAOUH :p Étant donné les éloges des autres commentaires, je suis rassurée de ne suis pas être la seule à être retournée ;)
Les petites bombes en fin de chapitre m'ont tué un petit peu plus chaque fois, j'ai même dû m’arrêter de lire quand [spoiler]Serena s'est fait tiré dessus pour réaliser et ne pas m'emballer et spoiler tout le monde autour de moi (j'étais dans le bus vous comprenez qu'il faut garder son self-control pour ne pas être vu comme une dingue .... ) [/spoiler]
Bref, j'ai AD-OR-E !! et pis [spoiler]Marcus sooooooo sad *grosses larmes de crocodiles* (je n'étais plus dans le bus heureusement, vous imaginez bien )[/spoiler]
Je m'adresse donc à toi qui lit ceci et je te dis "Vas toute suite lire c'te livre et n'attends pas Noël ou alors trouves la cachette du paquet ;)"
W

par Wanheda
La Trilogie des gemmes, Tome 3 : Vert émeraude La Trilogie des gemmes, Tome 3 : Vert émeraude
Kerstin Gier   
Je ne savais même pas que cela pouvait être possible...

J'ai le cœur qui cogne. Les mains moites et les yeux qui piquent.
Et pourtant, je viens seulement de finir le CHAPITRE 9. Et ces 250 pages m'ont déjà achevé...

J'ai toujours été du genre à finir les livres le plus vite possible. J'ai toujours voulu connaître la fin rapidement. Pourtant, avec Vert Émeraude, c'est différent. Je ne peux pas me résoudre à atteindre la fin.
En faite, j'ai horriblement peur. J'ai cette impression désagréable au fond du cœur, celle qui laisse une marque ineffaçable. Car je sais que, une fois ma lecture fini, ce sera la fin.
Et, je ne peux pas me résoudre à quitter Gideon et Gwendolyn...
Même si, c'est inévitable...

Alors, je prends mon temps, je relis les chapitres précédents. J'éloigne l'inévitable le plus que je peux...

Et pour en revenir aux neuf premiers chapitres Ô combien merveilleux, et surtout au chapitre neuf qui m'a juste ... brisé de l'intérieur.
Je n'en reviens toujours pas.
J'ai eu du mal à m'endormir, mes pensées vagabondées vers Gwendolyn et Gideon et au fond de moi résonnaient encore les dernières phrases.

Mon cœur bat encore à la simple pensée des dernières pages de ce chapitre. Et je dois me faire violence pour ne pas sauter sur mon livre et continuer sa lecture.

Je n'ai même pas encore fini la lecture de Vert Émeraude, mais je sais, au fond de moi, qu'elle sera plus que remarquable.

***

UPDATE (la dernière page a été tournée) :

Et voilà, après avoir repoussé pendant un mois, j'ai achevé ma lecture de ce troisième tome.

Je n'arrive pas vraiment à réfléchir. Mes mains tremblent. Mes yeux sont humides.
Je pleure pour cette magnifique fin. Je pleure parce que c'est fini.
Parce qu'on ne pourra plus jamais connaître de suite aux aventures de Gwendolyn et Gideon.

J'ai toujours appréhendé ces moments-là. Ceux où tu comprends que c'est fini. Ceux où ce terrible poids sur l'estomac apparaît.
Je n'arrive pas à quitter Gwendolyn.

Je ne pensais pas que ce troisième tome aller me bouleverser à ce point. Et je n'arrive toujours pas à croire que c'est fini.
Que Gwendolyn et Gideon sont à présent loin derrière moi...

Ce livre est un vrai bonheur, telle une bouffée d'air frais lord d'une journée d'été étouffante, qui permet le passage à différentes émotions à chaque page.
Parce que, qui n'a pas ri lors d'une fameuse réplique à la Xemerius ?
Qui ne sait pas attendrit en lisant une déclaration de Gideon ?
Qui n'a pas eu les yeux humides et piquants en croyant à la mort de quelqu'un ?
Qui n'a pas le cœur lourd de quitter ces personnages tellement exceptionnels ?

Ce livre ne m'a aucunement fait regretter l'attente de sa sortie. Et, je ne regrette en rien le fait que j'ai attendu aussi longtemps pour le finir.
Car, tout cela en valait la peine.

Toutes les questions en suspense, des deux premiers tomes, sont résolues. Et, on apprend même des choses qu'on ne pouvait même pas imaginer.
Ce troisième tome n'est qu'une explosion de révélations et de rebondissements.

Vert Émeraude est un vrai bijoux qui clore en beauté cette merveilleuse trilogie.

J'ai vécu une merveilleuse aventure avec Gwendolyn et je n'arrive pas à accepter qu'elle prend fin aujourd'hui...
Parce que, rien n'est plus douloureux que les aurevoirs...


PS : HAAAAAA !! Rouge Rubis ( Rubinrot ), Bleu Saphir ( Saphirblau ) & Vert Émeraude ( Smaragdgrün ) adaptés au cinéma ! OUIIII !!

par MissNaais
Le Parfum de la trahison Le Parfum de la trahison
Erin Beaty   
Vu que j'avais eu un vrai coup de coeur pour le tome 1 j’appréhendais un peu ce tome 2, je craignais qu'il ne soit pas à la hauteur du 1 et tâche le souvenir que j'avais du premier tome. Je me suis bien trompée!! Si vous avez aimé le premier tome courez acheter le deuxième!!
On retrouve une Sage pas si sage que ça, elle apprend le maniement de l'épée tout en étant préceptrice auprès des princesses. Elle est lasse d'Alex qu'elle n'a pas vu depuis de long mois et compte les jours avant leur possible union. Mais les événements du tome 1 ont eu des répercussions et c'est à partir de là que tout commence. Sage va plus que jamais être une espionne, son érudition et son intelligence son sa meilleure arme (même si elle se débrouille en combat). Elle joue donc l'espionne de la reine tout en étant auprès de son fiancé. Evidemment le double jeu des 2 protagonistes pèse sur leu relation qui se détériore de jour en jour. C'est assez frappant de voir que c'est le manque de communication et de partage d'information qui font que les 2 amoureux se mettent dans des positions inconfortables. Pourtant le premier tome leur avait déjà appris qu'ils ne sont doués qu'à 2! Là c'est Sage qui cache des informations à Alex et Alex qui réagit en fonction d’éléments extérieurs.
C'est impressionnant de voir une Sage si érudit et vraiment curieuse (il faut le dire) elle s'infiltre là où elle devrait pas, mais elle veut savoir à tout prix.
A la fin du livre on découvre une autre facette des personnages: une Sage revancharde [spoiler]quand elle veut faire assassiner sans autre forme de procès celui qu'elle prend pour l'assassin d'Alex juste par esprit de vengeance sans même chercher à entendre une justification, notamment si c’est lui qui l'a tué. Elle nous avait habitué à des actes plus réfléchit[/spoiler] mais aussi plus faible que jamais [spoiler]brulée et sous drogues... on va voir dans le troisième tome comment elle va faire pour se réapproprier son corps[/spoiler]. On découvre un Alex plus amoureux que jamais, près à mourir pour celle qu'il l'aime mais aussi près à accepter beaucoup de chose pour elle.
On découvre un autre peuple, la fin de ce tome 2 présage de nouvelles aventures pour Sage et Alex mais cette fois peut-être plus ensemble vu qu'Alex a prit en grade et en responsabilité et pareil pour Sage... Si avant ils avaient du mal à se voir là ça risque de devenir coton...

Un troisième tome qui s’annonce haut en couleur!! Il me tarde tellement de le lire! Dès qu'il sort je me jette dessus!! Je veux voir comment va évoluer la relation entre Sage et Alex, mais aussi Sage dans ses nouvelles fonctions ainsi qu'Alex, comment vont-ils réussir à faire tenir leur histoire et surtout l'amitié entre Sage va-t-elle réussir à accepter son corps!

par ninon64
Phobos, Tome 1 : Les Éphémères Phobos, Tome 1 : Les Éphémères
Victor Dixen   
PHOBOS fait parti de ces livres que vous commencez doucement en vous disant "ouais pas mal ...", et puis au fil des pages vous ne pouvez plus le poser, ça devient addictif, vous tournez les pages plus vite, votre impatience grandit pour arriver à la dernière ligne en vous disant "c'est déjà fini !".
Nous avons là une lecture qui vous renvoie dans l'univers de la télé-réalité et de la fiction. Mais pas que ! Ce n'est pas aussi simple qu'il n'y parait car derrière la recherche du grand amour et d'une nouvelle vie sur Mars, se cache des enjeux politiques et financiers.

En ce qui me concerne, avec PHOBOS je découvre la plume de Victor Dixen et c'est une belle découverte ! C'est clair, c'est précis, c'est riche, c'est détaillé mais sans être redondant, c'est recherché et c'est instructif.
C'est tellement juste et bien écrit que lorsque l'action se déroule dans le Cupido, on s'imagine parfaitement avec les candidats. Tout comme on se voit posé devant notre poste de télé en train de regarder la chaîne Genesis, comme on le ferait pour n'importe quelle émission de télé-réalité ! C'est totalement prenant et déroutant.
Très vite on découvre les dessous et le but de ce programme, mais notre impuissance à venir en aide aux douze candidats nous oppresse, nous stresse, et peu importe qu'on nous dévoile tout, on a quand même la curiosité de voir comment les candidats vont le découvrir et comment ils vont gérer cette nouvelle et cette situation.

La narration peut être déconcertante car nous suivons plusieurs personnages et/ où situations. Mais tout ceci est bien amené et à chaque fois on attend avec impatience de découvrir l'évolution de chacun. Que ce soit le point de vue de Léonor quand nous sommes dans Cupido, qui nous permet de suivre l'évolution des filles. Où que ce soit l'émission H24, qui nous permet de suivre les speed-dating et les aventures des candidats. Où encore Serena, la Directrice de production, et William, le fils de l'un des instructeurs. Tous ont de l'importance !
En résumé, ce Young Adult français fait parti des surprises et des belles découvertes. On peut dire sans risque qu'il n'a rien à envier à ses homologues étrangers.

par coco69
Le Songe d'une nuit d'été Le Songe d'une nuit d'été
William Shakespeare   
J'adore cette pièce. Je l'ai lue, vue et je ne m'en lasse pas. La féerie, l'histoire bien construite malgré la fluidité d'écriture... Premier Shakespeare : Bingo.

par Peili
Mers mortes Mers mortes
Aurélie Wellenstein   
Ce n’est plus un secret pour personne : je suis une grande adepte de la relecture. Régulièrement, l’envie me prend de me replonger dans une histoire qui m’a fait vibrer il y a quelques mois ou années de cela, de partir en quête de détails qui m’auraient échappé jusque-là, ou tout simplement de retrouver des personnages-chouchous comme on retrouve de vieux amis … Mais jamais jusqu‘à présent je n’avais ressenti le besoin viscéral et impérieux de recommencer un livre aussitôt après avoir tourné la dernière page, de relire plusieurs fois d’affilée certains passages éblouissants … C’est la toute première fois que j’éprouve tant de difficultés à m’extirper d’une histoire, la toute première fois que quitter des personnages est aussi douloureux …

Souillés par les rejets d’hydrocarbures et autres résidus chimiques, envahis par les sacs plastiques et autres déchets d’une humanité toujours plus meurtrière, asséchés par le réchauffement climatique, les mers et les océans ont rendu leur dernier souffle. Décimés par la surpêche et par la pollution de leur milieu de vie, victimes de la folie destructrice de l’humanité, les animaux marins se sont éteint un par un. Désormais, ce sont les hommes qui tremblent, tandis que se lèvent régulièrement les marées fantômes, habitées par les esprits vengeurs de ses milliards de poissons, requins, méduses, dauphins, baleines, pieuvres et autres créatures qui n’attendent qu’une chose : arracher les âmes des survivants, décider l’humanité en sursit. Oural, exorciste, veille farouchement sur les habitants de son bastion, affrontant marée après marée ces terribles mers mortes … Jusqu’au jour où il est kidnappé par Bengale, pirate de son état, qui se considère comme le dernier espoir de cette planète à bout de souffle …

Quiconque a déjà lu un roman d’Aurélie Wellenstein sait à quoi s’en tenir : âmes sensibles, abstenez-vous. C’est d’autant plus vrai qu’ici, elle nous plonge non pas dans un monde post-apocalyptique imaginaire, mais bien sur notre bonne vieille planète Terre, à l’agonie à cause de l’avidité et de la négligence de l’homme. Elle nous dépeint un futur cauchemardesque, un futur où les océans se sont taris, où la pluie ne tombe plus, où l’eau vint à manquer. Un futur où l’humanité paye à prix fort nos propres erreurs : nous avons « jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, conduit trois voitures, vidé les mines, mangé des fraises du bout du monde, voyagé en tous sens, éclairé les nuits, chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, mouillé le désert, acidifié la pluie », pour reprendre les mots de Fred Vargas, sans jamais réfléchir aux conséquences de nos actes, sans jamais avoir fait le moindre effort pour réduire notre impact écologique. Parce que c’est tellement plus simple de fermer les yeux ou de se hausser les épaules en se disant que « c’est trop tard, de toute façon, je peux rien faire », et de continuer à surconsommer allégrement, plutôt que de se priver d’un peu de notre confort.

Dans Mers mortes comme dans ses autres romans, Aurélie Wellenstein n’épargne ni ses personnages ni ses lecteurs : nuit après nuit, dans son sommeil, Oural revit l’agonie d’une tortue ayant avalé un sac plastique en pensant attraper un petit crustacé, d’un requin à qui on a coupé aileron et nageoires avant de le relâcher dans l’océan, d’un dauphin sauvagement poignardé par des hommes ivres de rire, d’un phoque cerné par une marée noire qui l’asphyxie … Et le lecteur cauchemarde avec lui. Ces passages sont d’une horreur sans nom, la monstruosité de l’homme qui se prétend civilisé et qui massacre tout sur son passage. De l’homme qui tue des baleines pour fabriquer des cosmétiques. De l’homme qui ne respecte rien, qui se croit tout permis et tout puissant. Au début, à l’instar d’Oural, nous voyons dans ces spectres marins des monstres qui dévastent tout sur leur passage, indifférents à la souffrance qu’ils engendrent … Mais rapidement, nous comprenons que les véritables monstres, dans l’histoire, ce sont les hommes. Qui dévastent tout sur leur passage, indifférents à la souffrance qu’ils engendrent. C’est un thème récurrent chez Aurélie Wellenstein : où commence la bestialité, où s’arrête l’humanité ?

Un roman sombre, dur, glaçant, qui ne « donne pas une image très reluisante de l’humanité », songe Oural … Au contact des pirates, notre jeune exorciste, jusqu’alors relativement préservé du fait de son statut, prend enfin pleinement conscience de la situation désespérée dans laquelle se trouve le monde. Lui qui se plaignait de sa morne existence, du fardeau de la responsabilité qui pesait sur ses épaules, voit toutes ses certitudes s’effondrer une à une. Oural n’a rien d’un héros : il a vécu dans un cocon, il a été habitué aux révérences et à la dévotion de ses sujets, il se morfond sans cesse. Il est plein de bonnes intentions, il est intimement convaincu d’agir au mieux, mais il va progressivement se rendre compte que les choses sont rarement toutes noires ou toutes blanches, que tout est au contraire un interminable camaïeu de gris. C’est un protagoniste incroyablement attachant, parce que profondément humain : il nous ressemble, il est proche de nous, il fait des erreurs, il agit contre ses principes par pur instinct de survie, et même si ça coute de l’admettre, on se doute qu’on en ferait autant à sa place.

Un autre personnage, secondaire du point de vue de la narration (celle-ci étant centrée sur Oural), mais indéniablement principal du point de vue de l’intrigue, est à mes yeux le personnage le plus intéressant de tout le roman. Bengale non plus n’a rien du héros sans tâche auxquels les épopées de fantasy nous ont habitués, mais je le considère toutefois comme le héros de cette histoire. Car j’ai toujours associé l’idée de « héros » à celui de « fardeau », et Bengale est indéniablement celui qui porte le plus lourd fardeau dans ce récit. Bengale a fait un choix, un choix terrible mais qu’il considère être celui qu’il fallait prendre. Derrière son arrogance et sa nonchalance, derrière son autorité et sa prestance, se cache finalement un homme torturé par cette décision, un homme hanté par toutes les morts dont il est l’unique responsable, directement ou indirectement, un homme qui accomplie sa sordide mission malgré la culpabilité toujours plus forte parce qu’il ne voit pas d’autre possibilité, parce qu’il n’est plus temps de tergiverser, parce que la vie est à deux doigts de disparaitre totalement de la surface de la Terre et qu’il ne peut pas rester sans rien faire. Il a pris ses responsabilités, même si cela signifie répandre la mort sur son passage et vivre un éternel tourment intérieur. J’ai beaucoup d’admiration pour lui, car je ne sais honnêtement pas si je serai capable de sacrifier ma bonne conscience au profit de l’humanité … si je serai capable de me salir les mains comme il le fait pour servir une cause qui me dépasse. Certains verront sans doute dans ce personnage un simple meurtrier illuminé, mais je préfère quant à moi le considérer comme le véritable héros de cette sombre histoire …

En bref, vous l’aurez bien compris, avec ce roman, Aurélie Wellenstein ne se contente pas de nous raconter une histoire de piraterie post-apocalyptico-fantastique, même si on peut tout à fait s’arrêter à cette première grille de lecture purement « romanesque ». A travers ce récit, elle lance un message d’alerte, elle se fait le porte-parole de ces milliards d’animaux marins morts à cause de l’homme, que ce soit du fait de la pêche intensive ou de celui de la pollution des océans ou du réchauffement climatique. A travers ces personnages, elle interroge la question de l’humanité, de la fragilité de cette humanité – à comprendre à la fois comme « l’ensemble des humains » et comme « nature humaine » –, la question des responsabilités et des fardeaux … Elle met sa magnifique plume au service de ce message, et offre à son lectorat un roman coup-de-poing, percutant, foudroyant, effrayant … mais pour ma part aussi, un roman coup-de-cœur, captivant, haletant, palpitant. A lire, à relire et à faire lire !

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/03/mers-mortes-aurelie-wellenstein.html

par Aryia
Le Dieu oiseau Le Dieu oiseau
Aurélie Wellenstein   
Cela fait un moment qu’un livre ne m’avait pas collé quelques petits frissons d’excitation (morbides). Ou ne m’avait fasciné par son aspect macabre. J’ai une sorte d’immunité étrange face à l’horreur.

Clairement inspiré de la civilisation aztèque, l’immersion dans ce récit sombre, violent, et original par certains aspects est très réussie. Oubliez toutes les règles de bienséance et d’humanité, nous sommes en plein cœur de la laideur des hommes et dans leurs sauvagerie.

Allant droit au but, j’ai beaucoup aimé l’écriture fluide et addictive de l’auteure. Elle décrit bien l’environnement du personnage, nous donne la sensation de voir et de sentir ce qu’il y a autour de lui, permettant à divers moments haletants de parfaitement faire effet. Ou encore aux émotions de nous percuter, voire de (me faire) jubiler.

Les personnages sont le plus bel atout du livre. Torok est l’un des êtres les plus abominables et tordus qu’il a été donné de découvrir. D’une perversion profondément malsaine, même les vers ne voudraient pas du cœur de ce jeune homme qui, lors d’un funeste banquet, alors que Faolan enfant, voyait sa famille se faire déchiqueter, a choisi de l’avoir auprès de lui à cause de la beauté de ses yeux bleus. Quand on lit tout ce qu’il lui a fait, il est clair qu’il aurait mieux fait de le laisser se faire tuer.

Dix ans à supporter un esclavagisme brisant le corps, l’âme et l’esprit, au delà de ce que l’on peut comprendre et imaginer et pourtant Faolan, durant ces pages, ne se lamente pas. D’une force mentale que j’ai trouvé incroyable, se reculant au plus profond de lui même pour tenir, son désir pur et brut de vengeance est implacable.

La colère gronde quand on lit les injustices qu’il subit, celles mentales aussi déchirantes que celles physiques, et il suffit d’être du genre revanchard pour prier (je dis bien prier), pour qu’il broie son tortionnaire et le foule comme la boue des rues.

La compétition se révélera intéressante et éreintante, les affrontements puissants et de toute beauté. Si vous êtes complètement immergés dans l’histoire, les coups cogneront juste à côté de vous. Par ailleurs, les autres personnages ne seront pas plus épargnés par l’auteure, ce que j’ai beaucoup aimé aussi. Et n’allant pas dans la facilité, elle étale la psychologie de Faolan pour nous faire douter, et nous interroger.

Sans en dire plus, j’ajouterai que ce livre est très appuyé sur l’aspect psychologique, et sur les croyances des hommes. Il suffit que tous croient durs comme fer en la colère de dieux terribles pour justifier des actes de barbaries sans nom (viol, cannibalisme, tueries, rites sacrificiels, plaisirs malsains). Et il suffit d’un homme si meurtri qu’il n’a plus rien de sain dans la chair, à part un soupçon de lucidité, pour que le voile tombe.

La fin pourra être jugée abrupte, mais je l’ai apprécié.

Sur le blog : https://letempodeslivres.wordpress.com/2019/04/08/le-dieu-oiseau/
Fangirl Fangirl
Rainbow Rowell   
Waouh, jamais je ne me serais attendu à une tel merveille !
Même si ma sœur, l'ayant lu et ayant eu les même préjugé que moi au début, m'avais bien dit qu'il ne fallait pas s'attarder sur résumé et sur la couverture peut accrocheurs, je n'ai pu m'en empêcher, et c'est vrai que ce n'est pas du tout le vrai reflet du livre.
En vérité ce livre est vraiment extra, et par dessus tout, peu commun.
J'ai presque immédiatement accroché avec Cath que je comprenais parfaitement. Même si elle est sur ses gardes, et qu'elle est loin d'être sociable il faut la comprendre : elle se retrouve dans un monde qui ne la comprend pas et qu'elle ne comprend pas non plus !
Elle a ses idées bien à elle et reste plantée sur ses positions, elle n'est donc pas naïve pour deux sous, et elle est très intelligente, a la même passion que moi (lire)....et est drôle ! Que dire de plus, une héroïne comme on en voit peut ! Ce qui m'a totalement fait tomber sous la charme c'est que quand il est question de Laura, elle ne lui pardonne pas et ne croit pas à une soudaine réconciliation, ça aurait signifié que son armure contenait une énorme faille (faille que beaucoup de héros dans les livres ont, et que je n'affectionne pas du tout), et elle serait redescendu dans mon estime.
Lévi que je n'appréciais pas particulièrement au début et devenu de plus en plus génial à mes yeux, ses sourires et sa douceur envers Cath m'ont fait fondre à mon tour. Et puis dans leur histoire d'amour pas de niaiserie (qui me donne de soudaine envie de suicides ou d’homicides) pas de "il m'effleura et je faillis défaillir" (petit clin d’œil à mon précédent commentaire), non tout se fait simplement ils se rapprochent, ils se plaisent, ils s'aiment. Sans confettis ni paillettes. J'ai adoré.
Reagan est devenu mon idole tout au fil des pages. Sa dureté, sa froideur et sa parfois méchanceté, m'ont conquis. Pourtant on voit bien qu'elle n'est pas sans cœur et n'essaie pas de jouer un jeu pour en donner l'impression, c'est juste que c'est son caractère.
Et Wren, un coup je l'adorais, un coup je la haïssait. Elle changeait de visage comme de chemise. Mais on découvre son véritable et définitif visage à la fin et je puis affirmer que désormais Wren fait également partie des personnages géniaux de ce livre.
Aussi j'ai vraiment aimé que le livre jongle entre la fanfiction de Cath et sa vie à elle. Cela permet de s'en détacher quelques instants pour découvrir un autre univers incroyable et addictif. Et ça permet également de nous faire découvrir de nouveaux personnages tous très attachants et agréables.
Et la fin bien qu'un peu conte de fée (mais je n'en veux pas à l'auteur car elle a écrit le livre d'une manière tellement réelle qu'un peu de "magie", (ça n'en est pas vraiment) ne fait de mal à personne) est splendide et je n'aurais pu concevoir une autre fin.
Vraiment c'est un roman qui fait du bien, beaucoup.
A lire sans se poser de questions.