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Bibliothèque de Emmanuel-Tschitschmann : Liste de bronze

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La Maîtresse de Guerre La Maîtresse de Guerre
Gabriel Katz   
Que voilà une lecture passionnante ! Après avoir fort apprécié la plume de l’auteur dans Le puits des mémoires, je me suis lancée avec plaisir dans les aventures de Kaëlyn.

Je ne suis pas très calée dans ce genre, mais il me semble que ce récit n’est pas de la "fantasy classique". Point de dragon en tout cas, si je compare avec Chroniques des Mondes émergés, autre titre de fantasy jeunesse que j’avais apprécié et comparable (une héroïne qui veut à tout prix devenir un guerrier également). Il s’agit d’un destin extraordinaire dans un monde à peine irréel. Mais effectivement la magie à bien cours, comme on le constatera avec l’intervention d’un nécromant, qui tombe a point nommé.

La scène d’introduction est très drôle, au second degré, et nous installe dans un univers d’inspiration médiévale, tout ce qu’il y a de plus misogyne. Le parti pris de choisir une héroïne sonne comme un challenge. Il est vrai que dans Le Puits (en tout cas le premier tome), les femmes ne servaient pas à grand chose. Pari relevé M. Katz ?

Le côté "guerre et batailles" m’inquiétait un peu je l’avoue, les scènes du gouffre de Helm ou de la bataille de Minas Tirith étant ce que m’a le plus fait bailler dans l’œuvre géniale de Tolkien. Mais non, La Maîtresse de guerre évoque sans cesse la guerre, mais sans aucune longueur dans une description de bataille. Ouf ! J’ai trouvé la première scène, Kaëlys à peine débarquée, hyperviolente mais surtout déroutante. Elle introduit le personnage du Maître de guerre, mais nous coupe aussi l’herbe sous le pied car rien ne semble prendre la direction attendue. Et finalement celle qui rêve d’être une grande guerrière, l’égale d’un homme, ne combat pas et ne doit sa survie qu’au fait d’être femme (et donc servante potentielle).

Du fait du développement de l’histoire, la plupart des combats auxquels on assiste sont des duels, qui servent à aguerrir Kaelyn pendant sa formation. L’écriture, très visuelle permet vraiment de s’imaginer ces affrontements. Et un duel est beaucoup plus intéressant à décrire ou à lire, à mon avis, qu’une scène de bataille. Nous y aurons tout de même droit avec la prise du fort, mais celle-ci sera rondement menée ce qui allège l’écriture.

L’univers d’Azman, notamment Damnas, qui se déploie peu à peu, au rythme où notre héroïne le découvre, est riche et intrigant. Il est fort agréable d’apprendre peu à peu les us et coutumes de ce royaume du Sud. On rêve de se balader sur ces marchés qui ont sans doute les senteurs de l’Orient. Un des élément clé du roman est le jeu sur le renversement de point de vue de Kaëlyn. Venue pour combattre des barbares, elle découvre une culture raffinée qui finira par lui paraître plus juste et plus belle, au point de combattre pour sa sauvegarde.

Ce roman apparait certes comme un écho des croisades, mais peut être est-il plus proche qu’on ne le croit de notre actualité. Observons : un occident arrogant et sûr de sa supériorité prétend au nom de la liberté, valeur universelle, aller faire sa loi dans un lointain pays oriental. Cela étant, en réalité, prétexte à faire main basse sur des ressources… Sans qu’il y ait forcément un message dans l’œuvre, on sent chez l’auteur une volonté d’ouvrir les esprits à plusieurs manières d’appréhender le monde.

Parlons à présent un peu des personnages. Le couple des héros ne sont pas les personnages les plus fascinants à mon sens : Hadrian parce qu’on sait trop peu de choses sur son compte pour s’y attacher (encore que la scène où il est ivre le rende plus humain), Kaëlyn parce qu’elle subit beaucoup son destin et ressemble trop à "une fille parfaite". Là où Gabriel Katz excelle, c’est pour camper les personnages de méchants, de fourbes, de fous ! Un personnage très fort est celui de Dikaon, amoureux fou qui deviendra un Waerg, bestial et primaire. Sa passion repoussée, il est aveuglé, et le différent ne pourra se régler que dans le sang. Le meilleur personnage à mon sens est la terrible Fenia, la jalouse, la manipulatrice. Femme d’Hadrian elle ne peut que pressentir ce qui va arriver et est prête à tout pour se venger. Sa manipulation du sultan même reste géniale. J’en profite pour noter un petit bémol dans ma lecture : la scène finale m’a glacée. La vengeance de Kaëlyn m’a semblé lâche et très "mesquine", j’aurais préféré qu’en bonne guerrière qu’elle est devenue, elle lui tranche le cou proprement.

En conclusion, je vous recommande ce livre certes "young adult" mais prenant ; n’ayez pas d’a priori même si vous ne lisez jamais de fantaisie, c’est une super roman d’aventure. Ce livre à toute sa place sur les étagères des CDI de lycée et même de collège (je suis plus réservé pour Le Puits) ! La difficulté peut consister à attirer les élèves vers ce livre : les garçons risquent d’être repoussés par une héroïne fille (et oui 12 ans et déjà macho), et les filles méfiantes devant le genre fantasy et le mot "guerre" dans le titre. Donc un livre a proposer à des élèves que l’on connait et à promouvoir en club lecture par exemple. Ne serait-ce que pour leur faire lire du bon français !
Le chant des épines, Tome 1 : Le Royaume Rêvé Le chant des épines, Tome 1 : Le Royaume Rêvé
Adrien Tomas   
Voici ce que j'appelle une excellente découverte. Avant de recevoir ce livre, je n'avais jamais entendu parler de cette série, ni même de son auteur. Je me suis donc engagée dans cette lecture l'esprit libéré de toute attente.
Au niveau de la structure du roman, je n'ai pu m'empêcher de faire un lien avec la manière dont sont séparés les chapitres dans les romans de la série Game of Thrones. Chaque chapitre est focalisé sur un personnage et le nom de ce dernier donne à chaque fois le titre du chapitre le concernant. Cette manière de procéder donne une certaine dynamique au récit et maintient certaines parts de suspens.
Les personnages sont tous attachants à leur manière, malgré la part sombre qu'ils ont tous et que l'on a pas encore totalement découverte. J'ai personnellement aussi beaucoup aimé les créatures qui sont présentes dans cet univers. [spoiler]Certaines m'ont particulièrement plues et intriguées, comme l'Ange de Fer, même si on en sait encore très peu à son sujet. Le personnage du Chroniqueur est aussi très original et il semble qu'il aura une importance primordiale dans les tomes à venir.[/spoiler]
Ce tome étant une sorte d'introduction, l'intrigue se complexifie progressivement tout en restant facile à saisir. La suite semble en tout cas prometteuse, et je me permettrai de donner mon avis plus précisément lorsque j'aurai lu la suite. En attendant, je conseille ce livre à tous les amateurs de Fantasy, car j'ai réellement été surprise en bien !

par Alyss31
Amatka Amatka
Karin Tidbeck   
Une fable politique, dans la lignée de 1984, sur le contrôle social, la peur du changement et la plus insensée des révolutions.

« Bienvenue à Amatka… où chacun joue un rôle, où le langage possède d’étranges propriétés et où rien – pas même la texture de la réalité – ne peut être garanti.»

Ainsi se présente Amatka, cette austère colonie antarctique aux ambiances post-soviétiques. Amatka, lieu interdit à la dissidence et aux sentiments, espace exigu où la liberté niche dans les recoins obscurs du langage, est une communauté heureuse mais totalement figée. Lorsque Vanja, une « assistante d’information », est envoyée en mission là-bas pour y collecter de l’intelligence à des fins gouvernementales, elle comprend rapidement que son séjour qu’elle prévoyait expéditif sera moins routinier qu’envisagé. Et pour cause, le point de bascule n’est jamais très loin dans cette colonie d’hiver, de sorte que Vanja sera amenée à enquêter parmi les ombres d’Amatka, celles qui revendiquent l’insurrection…

Jeff Vandermeer, anthologiste du Big Book of Science-Fiction et du recueil The Weird, a considéré ce roman dès le premier instant, louant cette « exploration époustouflante et véritablement originale des mystères du réel et de ce que signifie être humain ». Fille par les lettres de Margaret Atwood et d’Ursula K. Le Guin (pour son approche sociale des Dépossédés), la suédoise Karin Tidbeck dresse avec Amatka une fable d’anticipation aussi réflexive qu’inventive, s’intéressant davantage aux mécanismes du changement qu’à ses seuls effets. Par son style concis et efficace, elle nous offre le portrait d’une société où les mots, dépouillés jusqu’à l’os de leur polysémie, deviennent à la fois un objet de répression et une arme, et où la communication est au cœur des rapports de force.

par Nausicaah
L'insondable profondeur de la solitude L'insondable profondeur de la solitude
Hao Jingfang   
J'ai eu un intérêt en dents de scie pour ce recueil de science-fiction chinoise, avec plutôt des bas que des hauts au final. Il n'y a que la première nouvelle (Pékin Origami, dans lequel la ville se plie et se déplie par tranches d'heures pour laisser ses trop nombreux habitants y vivre tous) qui m'ait vraiment plu et comme l'auteure l'écrit dans sa préface, cela fait davantage penser à un début de roman qu'à une nouvelle à part entière.

Hao Jingfang explore de nombreux concepts intéressants dans ses textes, mais j'ai eu l'impression que trop souvent elle ne faisait que les effleurer, qu'elle aurait pu mieux les exploiter, parce que ça finissait par s'essouffler et perdre son intérêt avant la fin du récit.

Son écriture est fluide et légère à lire mais laisse peu filtrer les émotions des personnages. Cela correspond bien d'un côté au titre du recueil, L'insondable profondeur de la solitude, mais de l'autre ça m'a souvent empêchée de ressentir l'empathie qui m'aurait sans doute aidée à davantage m'immerger dans les nouvelles.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/l-insondable-profondeur-de-la-solitude

par Miney
Les Loups chantants Les Loups chantants
Aurélie Wellenstein   
Un beau livre mais, je dois le dire, il m' a foutu la cagne comme pas possible! Tout est noir, sombre, froid, sans issues et sans espoirs. Un univers glacial bien qu'en y repensant peut être pas assez développé.
Vraiment j'ai trouvé cette lecture difficile non pas pour le style (très beau ) de l' auteur. Mais par l' histoire en elle même.
Un livre que je relirai avec plaisir à un autre moment de ma vie.
Je le conseille fortement!
Grand siècle, tome 2 : L'Envol du Soleil Grand siècle, tome 2 : L'Envol du Soleil
Johan Heliot   
Merci infiniment aux éditions Mnémos de m’avoir envoyé ce second tome !

J’avais beaucoup aimé ma lecture du premier volume et celle-ci était tout aussi réjouissante !

La plume de Johan Heliot est toujours aussi belle et travaillée, infusée de vocabulaire de l’époque ! Il tourne ses phrases à la façon de Molière et Dumas tout en décrivant des machines et des concepts censés être incompatibles avec l’ère des Mousquetaires. Or cela fonctionne à merveille ! Le résultat n’est ni pesant ni guindé, les mots coulent très aisément et les pages se tournent vite. Et moi, je crois à ce Paris effluvique, aux appareils de luxovision et aux voyages dans « la Sphère » car l’auteur réussi son pari en entrelaçant roman historique et science-fiction.

J’aime toujours autant la façon dont il manipule les personnages renommés du 17ème siècle (Vauban, Colbert, Blaise Pascal, Molière, Fénelon,…) : il leur donne un rôle dans cette aventure spatiale tout en gardant les traits de leur personnalité qui les ont fait entrer dans l’Histoire. Ainsi, ce n’est pas à cause de ses campagnes guerrières que Louis XIV affame la France à coup d’impôts mais pour étendre son royaume jusqu’aux étoiles : dans cette réalité alternative aussi, il sera connu comme le Roi Soleil, fin stratège mégalomane !

Grâce à cela, les répercussions de ces nouvelles technologies sur les plans politique et religieux (…donc politique aussi, vu l’époque ! ) sont à la fois crédibles et tout à fait intrigantes ! Complots, trahisons, mensonges, tout est fait pour nous mettre en haleine ! Mais je ne peux en dire plus sans spoiler ! J’ai juste hâte de lire la suite !

par Keikana
La compagnie des glaces, Intégrale 2 La compagnie des glaces, Intégrale 2
Georges-Jean Arnaud   
Dans lacontinuité du volume précédent, toujours aussi prenant et bien écrit.

par Jdlagarde
La compagnie des glaces, Intégrale 1 La compagnie des glaces, Intégrale 1
Georges-Jean Arnaud   
Une énorme saga de 62 livres et peut-être plus, réédités en volumes omnibus il y a quelques années.
De la science-fiction écrite dans l'esprit des romans-feuilletons du XIXème siècle, ou des "romans de gare".

Les personnages ne sont pas forcément d'une profondeur psychologique remarquable, mais ils servent une histoire assez efficace où les rebondissements s'enchaînent à bon rythme, traçant au cours de leurs périples l'image d'une humanité semblable à elle-même malgré son environnement devenu presque méconnaissable, avec ses héros et ses monstres dans un monde recouvert par les glaces et où les voies ferrées font figure d'artères vitales.

par Aude
Grand siècle, tome 1: L'Académie de l'éther Grand siècle, tome 1: L'Académie de l'éther
Johan Heliot   
Un millier de mercis aux éditions Mnémos pour ce partenariat! J’avais adoré La Trilogie de la Lune du même auteur et j’ai été heureuse comme à Noël de recevoir L’Académie de l’Ether!

Et je vous avoue que ce sentiment à perdurer jusqu’à la dernière page de ce nouvel opus! Je l’ai dévoré en trois jours! Heliot nous embarque de nouveau dans une aventure qui promet d’être grandiose!

On repart sur l’idée d’une rencontre entre une intelligence extra-terrestre et les terriens mais cette fois à l’époque du Roi-Soleil où la science-fiction n’existe pas du tout. Et ce choix est tout à fait pertinent de la part de l’auteur car c’est au XVIIème siècle que la religion et les sciences se dissocient vraiment. Cette époque est celle de l’astronomie et de la physique moderne: un terrain de jeux infini pour un auteur qui manipule l’uchronie! Mais c’est aussi un choix jubilatoire pour le lecteur qui se retrouve à imaginer le Paris des Mousquetaires traversé par des machines nées de l’hybridation d’un savoir venu d’ailleurs et de la technologie disponible à cette époque.

S’il est plus sombre que dans la Triologie de la Lune, le style de Johan Heliot est toujours aussi poétique: un vocabulaire riche, des phrases mélodieuses et fluides, c’est aussi pour cela qu’on lit ce roman très vite: les pages se tournent toutes seules.

Fidèle à lui-même, l’auteur met de nouveau en scène des personnages illustres, réels ou imaginaires, qu’il est très agréable de voir interagir. Mais on nous raconte aussi la vie des petites gens, des ouvriers ordinaires, des brigands de la Cours des Miracles: un équilibre très bien pensé. De plus, le mélange des références littéraires, scientifiques et historiques donnent une vraie densité au récit et confirme la qualité du travail de l’auteur et mon affection pour son oeuvre.

Vous l’avez compris, ce premier tome m’a enchantée et il me tarde de continuer cette trilogie qui promet d’offrir une vision de l’Histoire et de l’Homme inédite que seule l’uchronie est capable de créer.

par Keikana
Le Grand Amant Le Grand Amant
Dan Simmons   
Mais il faut que je couche sur le papier ce qui m'a poussé à commencer ce nouveau journal intime.
Je sais que je vais mourir ici, dans la Somme. J'en suis certain.
Et je sais maintenant que je suis un lâche.
Pendant les derniers mois d'instruction à Auxi-le-Château, ou durant mon cantonnement précédent, à Hannescamps, j'ai eu le sentiment que ma tendance à la nervosité et mon penchant pour la poésie révélaient un certain manque de courage. Maais je me disais que je n'étais qu'un bleu, qu'il s'agissait seulement d'une sorte de trac, qu'il était normal qu'un jeune officier subalterne ait la frousse en découvrant le front pour la première fois.
Mais maintenant, je sais.
Je suis un lâche. Je ne veux pas mourir et j'ai l'impression que ruen ne mérite qu'on lui sacrifie sa vie - ni le roi, ni ma patrie, ni même le fait de sauver ma famille et la civilisation occidentale des Huns esclavagistes.