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Bibliothèque de Emrys98 : Mes envies

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Ken Grimwood   
Une histoire géniale et facile à lire. Un suspense intense au début, puis par la suite. Sommes nous acteurs ou seulement spectateurs du cours des choses malgré nos efforts? Excellent livre.
On se demande effectivement ce qu'on ferait, je me suis demandé si je ne devais pas m'intéresser d'avantage aux grands évènements, au cas où une telle histoire m'arriverait, afin de parier dessus. :)

par Titouan
L'homme dans le labyrinthe L'homme dans le labyrinthe
Robert Silverberg   
L'Homme dans le Labyrinthe...

Un titre qui claque et un résumé qui promet du rêve, ce livre ne pouvait que faire envie.
Et pourtant... je finis sur un "mouais, bof". Pour expliquer ce sentiment, je vais commencer chronologiquement : le début du roman est bien. Genre, très bien. On a une situation initiale, un vaisseaux géant qui vient se poser sur une planète à la recherche d'un homme s'étant retranché dans le Labyrinthe, une ancienne citée fortifiée (et piégé) d'une civilisation disparut. De fait, je résumerais la première moitié du livre à l'art du teasing : on nous fait envie. Concrètement, la narration prend son temps, s'applique à poser ses personnages (ils ne sont que trois à être développés) et le contexte (en évitant des incohérences grossières par rapport aux moyen-technologique pour entrer dans le Labyrinthe, ce qui n'était pas gagné gagné) ; et il se trouve que j'aime beaucoup ça : les livres qui prennent leur temps, ça me fait kiffer et ça ne m’ennuie pas, au contraire je trouve qu'un rythme lent est plus passionnant qu'un rythme effréné (lisez Le Nom du Vent, putain ! ça c'est de la bombe qui prend son temps et se laisse savourer !).
Le problème, c'est l'écart entre le teasing fait et la réalité qu'on découvre. (à partir de là on passe dans du spoiler : je dis pas explicitement ce qui se passe, mais comme je décortique la narration ça gâchera forcément le plaisir de lecture à ceux qui ne l'ont pas lu) [spoiler]On nous vend Muller comme un héro sombre et taciturne, retranché sur lui-même, qui n'aime pas les hommes et ne veut rien avoir à faire avec eux... et on découvre à la moitié du livre que c'est une vrai pipelette qui n'attend que de recevoir une excuse pour quitter son labyrinthe et arrêter son numéro de collégien dépressif (c'est le livre lui-même qui emploi ce terme !). On nous vend le Labyrinthe comme un lieu de mort de masse où Muller et le seul à avoir (mystiquement) réussit à survivre et au final on nous avoue sans honte qu'en fait il y avait que six pèquenots qui avaient essayés et que, bon, juste avec des robots c'est grandement faisable, et que Mulle il a juste eu... de la chance.[/spoiler] Ces deux exemples vont suffire, non ? Car c'est ainsi tout le livre ! Ce qui se passe c'est que l'auteur fait du teasing pendant la moitié de son œuvre, mais reste hyper évasif, ce qui pousse le lecteur à raisonner à partir d’archétype de ce qu'il estime être en droit de s'attendre. Concrètement, [spoiler]jamais l'auteur n'a présenté Muller comme un mec super balaise ou un héro badass : c'est le lecteur qui, à partir des brides que nous laisse l'auteur pendant la moitié de l’œuvre, ce construit une image badass du mec. Résultat, quand on se rend compte que c'est juste un ancien diplomate qui fait sa dépression dans son coin en mode "personne ne rentre dans ma chambre, je vous boude !"... ben le lecteur est déçu.[/spoiler] Je pourrais prendre encore plein d'autres exemples, mais le propos est là : Silverberg n'a jamais eu l'intention de livrer un récit épique, il nous fait croire que c'est le cas (volontairement ou non, ça reste ouvert au débat), alors qu'en réalité son but est tout autre : il faut voir l'homme dans le labyrinthe en regard de la morale finale, soit comme une métaphore géante de la vie d'un homme qu'on va nous livrer en filigramme : [spoiler]l'émerveillement par la recherche du défi, la blessure dans le défi personnel (on se fait mal en voulant aller trop loin), l'isolement, puis la prise de conscience et la réouverture au monde avant de trouver la paix par un retour aux sources[/spoiler] => on tient là la trame principale de l'homme dans le labyrinthe. Le fait de ne se focaliser que sur [spoiler]l'isolement et l'arrivée de la prise de conscience (la période du labyrinthe et la tentative de l'en faire sortir)[/spoiler] ne répond qu'à un besoin narratif (et surement l'envie de l'auteur qui ne voulait pas écrire un livre entière sur la vie Muller) et tout son parcourt nous sera livré par des flash-back successif qui vont nous raconter l'histoire.
Ce qui est fascinant c'est de se rendre compte que si le livre possède du suspense c'est presque uniquement sur des éléments qui sont connus des personnages depuis le début mais qu'on ne découvrir qu'à la fin : si on continue de lire, c'est qu'on veut en savoir plus sur les Extra-galactiques (qui sont évoqués très brièvement au début), sur ce qui est arrivé à Muller sur la planète des Hydriens (qui est évoqué au début), etc., etc. L'auteur fait non seulement du teasing en nous faisant fantasmer sur ce qui va arriver, mais en plus la seule façon de rendre son récit intéressant c'est en faisant de la rétention d'information pendant tout le livre ! Ned et Charles (surtout Charles) savent tout de chaque enjeux depuis le début et pourtant l'auteur nous le cache ! Si vous voulez tout savoir, c'est une façon d'écrire que je déteste, car elle implique un rapport biaisé avec le narrateur : il peut exister des narrateurs omniscient très bien géré (comme dans les livres d'Agatha Christie par exemple) où le rapport avec le narrateur relève du jeu macabre (on sait que le narrateur sait, et il joue avec nous, nous défiant de trouver par nous-même avec les indices qu'il nous donne) mais dans le cas de l'homme du labyrinthe le teasing et l’omission sont tellement assumées que lorsqu'on découvre ce que l'auteur nous cachait et que ceci s'avère décevant (il nous pousse à le fantasmer depuis le début : ça ne pouvait être que décevant évidement !) que la démarche relève plus du cache-misère.
Il y a cependant des éléments très intéressant dans l'univers (moment spoil, encore, désolé) [spoiler]et si le labyrinthe était bien trop sur-vendu (il n'a tué que six mecs dont un seul avait un semblant de personnalité... déception) j'ai beaucoup aimé le concept du fond diffus de l'âme humaine qui s'avère insupportable dont "souffre Muller" : ça pour le coup ça m'a agréablement surpris, et j'aime bien cette comparaison de Ned qui dit (à peu près, je n'ai pas marqué la page) que c'est comme un micro branché trop fort : les grattements et grincements font mal et on n'entend plus la musique fine jouée en fond. Les extra-galactiques aussi étaient un poil original (même s'ils découlaient d'un processus simple de création : penser l'opposé de l'homme, au niveau de la vision, de l'environnement, etc.)[/spoiler] mais la fin souffre d'une accélération du rythme de narration qui fait perdre totalement le charme du rythme lent qui s'était installé (voir mon premier parragraphe). A noter en plus quelque chose qui m'a particulièrement énervé : (spoil) [spoiler]le fait que Muller ne vérifie jamais si les mecs qui squattent son labyrinthe soient bien des archéologues ! Ça devrait pas être compliqué à vérifié pourtant : il a des caméras et connait plein de recoin pour les observer... et même il a Ned sous la main et ne se rend jamais compte que ce se dernier ne pige absolument rien à l'archéologie ![/spoiler]
Plus que ça, il manque à mon goût un élément de taille dans l'homme dans le labyrinthe : la surprise. On est jamais surpris et (à la semi-exeption de la fin, et encore) la totalité de leurs plan vont se passer sans accros, sans surprise. [spoiler]Il perdent exactement le nombre de personnes prévus dans le labyrinthe, Muller a plutôt bon caractère (contrairement aux remarques de Ned : il est très prévisible justement), aucun piège retord ne leur joue de tour imprévus, etc.[/spoiler] Sachant que j'ai passé la totalité de la première moitié du livre à attendre le moment où la situation allait leur échappé, j'ai été passablement déçu. Car tout roule beaucoup trop bien, et ça nuit à la cohérence : la seule "véritable" épreuve que traverse un personnage c'est le passage de la cage (et encore, avec un flingue à visée automatique on peut pas dire qu'il y ait eu danger). Aucun imprévus, et quand on sait que je viens de finir les Mass Effect en jeux vidéo où il y a constamment des imprévus bien scénarisés pour relancer l'intrigue, autant que la lecture de l'homme dans le labyrinthe semblait être un fleuve désespérément trop tranquille...

Au final, un livre avec un teasing monstrueux qui se révèlent être presque volontairement décevant puis-ce que le personnage de Muller n'est pas mythifié comme on pourrait s'y attendre. Je n'ai pas aimé la narration en cache-misère qui crée artificiellement son suspense, même si je reconnais quelques trouvailles dans l'aspect SF. Les trois personnages semblent être construit sur trois déclinaisons de ce que Silverberg croit être l'humain et au final cette œuvre est plus à voir comme une métaphore de la vie des hommes. Le problème, c'est que je n'aime pas non plus cette vision de la vie des hommes (où l'aventure est forcément un appel irrésistible qui blessera, où la femme est une juste une plaisante compagnie mais n'a aucun rôle à jouer, où le devoir est une nécessité reconstructrice, etc.). Donc, sachant tout cela, je peux conclure en disant sobrement que c'était pas déplaisant au début mais que la suite s'avère décevante bien que justifiant la morale finale. Le fait que je n'ai pas aimé cette morale finale m'empêchant par-là-même de réhabilité ce livre avec le recul.
La démarche pas si inintéressante, mais tout le reste pèche atrocement.

Mouais, bof bof. (pas un mauvais livre, mais bonne déception quand même)
Le Pays sans adultes Le Pays sans adultes
Ondine Khayat   
Un très très beau roman.
L’histoire d’un jeune garçon à la vie difficile. Vie dans un HLM. Mère battue par son père. Père alcoolique. [spoiler]Frère qui se suicide.[/spoiler]
Un livre très touchant. Je pleure rarement en lisant ou en regardant un film, mais là, les larmes n’ont pas pu s’empêcher de couler… C’est peut-être dû à la narration, faite par le jeune héros : on voit par ses yeux, on ressent par ses sentiments et sensations. C’est aussi dû à la justesse de l’écriture, qui reflète une réalité. La réalité d’une détresse sans nom. Mais après les moments les plus noirs, l’espoir revient, et c’est la force de ce roman. Comment croire à la vie, après avoir vécu si jeune de si banales atrocités. Grâce à l’amitié et la foi.
Flûte, flûte et flûtes ! Flûte, flûte et flûtes !
Isaac Asimov   
Je pars très subjective : j'adore Asimov. J'ai commencé par le découvrir en lisant le premier tome de Fondation, que j'ai beaucoup aimé. Mais c'est avec ses recueils de nouvelles, que je trouve que la personnalité et le génie de l'auteur sont le mieux représentés.

Flûte, flûte et flûtes, n'échappe pas à la règle, c'est du Asimov tout craché ! Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié le recueil. Même si les nouvelles ne sont pas toutes du même niveau et que certaines marquent plus que d'autres.

La nouvelle qui donne son titre au roman, "Flûte, flûte et flûtes", par exemple, et un monument d'ironie, comme il sait si bien le faire (je me souviens avoir beaucoup aimé l'aspect sarcastique de certaines de ses nouvelles dans Histoires mystérieuses). J'ai adoré la tournure qu'elle prend ainsi que sa chute. "Tous des explorateurs" m'a également plu, j'ai aimé la façon dont l'histoire évolue, jusqu'à nous révéler le véritable but de toute cette mascarade.
Les différents formats sont sympas également, il y a des nouvelles longues et des plus courtes, j'aime bien en général les nouvelles courtes et percutantes comme "Everest" ou "Blanc !".

En revanche, j'ai trouvé que certaines manquaient un peu de folie et d'aboutissement. "Shah Guido G.", m'a semblé tiré par les cheveux (même si j'ai trouvé l'explication de l'auteur qui la suivait très amusante) et "Le billard darwinien" un peu trop alambiqué. D'ailleurs, il est dommage que ce soit la première nouvelle du recueil, j'avoue qu'elle m'a un peu refroidie, heureusement que la suite se révèle plus entraînante.

La particularité des recueils d'Asimov se situe également dans les commentaires de celui-ci. Je trouve très sympa d'en apprendre sur l'auteur, sur sa vie et sur les contextes qui ont amené l'écriture de ses nouvelles.

par x-Key
Lettres du père Noël Lettres du père Noël
John Ronald Reuel Tolkien   
Une fois encore, JRR Tolkien ne déçoit pas.

C’est une lecture réellement divertissante, qui fait rêver et sourire. On s’attache très rapidement au Père Noël et à l’Ours Polaire -en dépit (ou grâce à ?) de ses nombreuses bêtises… Les histoires racontées au fil des lettres paraissent totalement crédibles du fait des écritures très différentes du Père Noël, de l’Ours Polaire et de l’elfe dont le nom m’échappe, mais aussi grâce aux timbres spéciaux sur les enveloppes. Sans parler des dessins qui illustrent parfaitement les aventures au Pôle Nord.

par Isallya
Into the Wild Into the Wild
Jon Krakauer   
L'ouvrage est le complément du film. J'ai adoré le film et j'ai apprécié l'ouvrage. Car il prouve à quel point nous sommes dépendants de la civilisation, à quel point la société de consommation nous rend servile. Aujourd'hui nous sommes quasi-déconnecté à la nature. Il est grand temps de se reconnecter à notre belle terre, afin de vivre une relation faite de liberté, de respect et de relative autonomie spirituelle.
Au-delà du mal Au-delà du mal
Shane Stevens   
Alors… que dire de ce roman précurseur sur les tueurs en séries… 888 pages d’impressions à résumer va être difficile.
Partant sur un ouvrage policier basique, j’ai été très surprise. On est bien loin des clichés que l’on retrouve dans tous les livres du genre. Ici, nous ne sommes pas dans la tête d’un quelconque policier ou protagoniste mais… dans celle du tueur, au plus près du mal…

Les passages peuvent parfois en devenir choquants. Non pas par les faits mais surtout parce qu’abordés du côté de Bishop, les meurtres ne sont pas critiqués en eux-mêmes sur le moment mais considérés comme normaux, voire justiciables et surtout, avec plaisir…
Curieusement pourtant, ce tueur à la fois sexy et sanglant devient fascinant pour le lecteur. De la même manière que Kenton, le journaliste, on finit par penser un peu de la même manière que Chess Man. On en vient à espérer que la traque des policiers sera vaine, en ne montrant absolument aucune empathie pour les femmes massacrées. Si on ne peut toutefois excuser Bishop, on lui laissera le bénéfice de sa non éducation et de son traumatisme (avec réserves).

Vous l’aurez compris, ce roman est bien loin de Mary Higgins Clark et, s’il n’est pas d’un suspense palpitant (puisque nous savons où se trouve le tueur et qui il est, contrairement aux autorités) on ne peut le lâcher pour autant.
Spécial donc mais très intéressant au niveau du point de vu meurtrier abordé ici.

Si j’ai également trouvé les passages sur Kenton captivants, certains autres m’ont paru très longs, notamment ceux avec les politiciens. Magouilles, sexe, corruption… ça fait parfois beaucoup. Surtout lorsque les descriptions s’éternisent… Ces longueurs m’ont parfois perdue, et si je me serais bien passée de certaines d’entre elles, il s’agit toutefois de faits réels pour la plupart. Chessman fut bel et bien exécuté en 1960, posa la question de la peine de mort et créa polémique aux USA. Peut-on aborder ce sujet en évitant la politique… pas sûr.
Politiciens cyniques, police incompétente, journalistes prêts à tout, quoi qu’il en soit, le mal est partout !
On se demandera tout de même si l’auteur n’est pas lui-même quelque peu misogyne… en effet aucune des femmes rencontrée dans le roman ne tient de place de choix. Elles restent décrites comme naïves ou manipulatrices et aucune ne sort du lot tout au long du récit…

La fin m’a laissée assez perplexe… [spoiler]l’auteur laisse planer le doute d’un échange de bébés à la maternité et je me suis demandé s’il ne cherchait pas également à induire la possibilité de deux tueurs ayant évolués en parallèle (comme cela avait été envisagé par les enquêteurs). Quoi qu’il en soit, pour moi, si une telle idée est à se poser, elle arrive comme un cheveu sur la soupe et je préfère laisser cette partie de la fin de côté. [/spoiler]Cela ne me convainc pas du tout.

En conclusion, Au-delà du mal est d’un réalisme cru, parfois dérangeant comportant quelques longueurs et je vous le recommande fortement. Si vous êtes une femme, évitez toutefois de le lire avant de vous rendre dans un bar où vous risqueriez de rencontrer un beau jeune homme…


par dadotiste
Le maître des rêves Le maître des rêves
Roger Zelazny   
Excellent livre sur le thème de la plongé et de la vie dans l'univers des rêves (thème réutilisé récemment dans "Inception" au cinéma).

Si vous aimez l'idée que l'on puisse façonné et créer de toute pièce un environnement vital dans nos rêves, ce livre est pour vous. Vous y découvrirez le métier hors du commun et fascinant de Charles Render, neuroparticipant, ainsi que la relation passionnelle qui va naître entre lui et sa patiente aveugle Eileen Shallot.


par Deniador
La Ballade de l'impossible La Ballade de l'impossible
Haruki Murakami   
Murakamienne un jour, Murakamienne toujours ! Tel pourrait être ma devise ;-)
Cette ballade de l’impossible est mon 8ème roman de l’auteur, et sans doute mon préféré jusqu’à ce jour.
Impossible à décrire ou à comparer..., impossible à exprimer ou à faire partager à sa juste valeur..., impossible à oublier tout simplement…
Plus je me pose la question de savoir pourquoi je l’ai tant aimé ? Moins je trouve de réponses concrètes.
Peut-être ai-je tout simplement peur de mal formuler ma pensée ou les sentiments suscités en moi ?
Mais je me dois tout de même d’essayer, ne serait-ce que pour vous donner envie de le lire à votre tour :)
Quand on parle d’immersion totale, je peux dire que c’est l’effet que j’ai ressenti puisque je suis sortie de là un peu désorientée, comme si je quittais une bulle.
Une bulle dans laquelle j’étais blottie durant toute ma lecture, et même quasiment en apnée durant certains passages, notamment celui du premier séjour de Watanabe à la « Maison des amis » pour rendre visite à Naoko.
J’avais parfois l’impression que les bruits extérieurs me parvenaient de loin, et que la réalité s’était effacée pour laisser place à ce Japon des années 70.
Alors je vous laisse imaginer le vide que j’ai ressenti lorsque cette bulle a subitement éclaté en refermant le livre
J’ai retrouvé des thèmes récurrents de l’œuvre de Murakami, comme par exemple : la distorsion des êtres et leur perception du monde, la recherche et le droit au bonheur, et cette solitude comme éternelle toile de fond.…
Et pourtant, il ne se répète jamais puisqu’il les aborde toujours sous un angle différent.
Un des grands atouts de ses personnages, c’est qu’ils ne sont pas envahissants. Comment dire… ?
Ils laissent la place aux lecteurs de s’immiscer à leur côté, au cœur de l’histoire.
D’aucuns diront peut-être qu’ils sont trop fades, mais pas du tout !
Leurs traits ne sont pas forcés mais esquissés tout en finesse justement pour permettre à chacun d’entre nous d’y trouver ses propres repères, de s’identifier afin de ressentir les émotions encore plus intensément.
La musique nous accompagne de chapitre en chapitre, telle une brume magique et apaisante, pour mieux nous rappeler le pouvoir qu’elle peut avoir sur les blessures de l’âme.
Le rythme est lent, et même idéalement allongé pour nous happer et nous faire complètement perdre la notion du temps.
Si toute la littérature japonaise est comme ça, alors je signe tout de suite !

par Lupa
Les Lieux sombres Les Lieux sombres
Gillian Flynn   
L’histoire est assez intéressante surtout dans sa construction.
Gillian Flynn nous raconte une histoire poignante et en même temps touchante.
J’avais lu le livre il n’y a pas longtemps, mais j’ai eu envie de vous faire découvrir ce livre qui mérite vraiment d’être lu et connu, et d’en faire la chronique.
Le fait que ce soit une femme qui ait écrit l’histoire donne, je trouve, un plus. Il y a, je pense, une sensibilité qui nous fait nous sentir plus proche du personnage principal féminin.

On entre doucement dans l’histoire mais ce qui n’est pas habituel c’est que les meurtres se sont déroulés des années auparavant.
Du coup Gillian Flynn alterne un chapitre dont l’histoire se passe aujourd’hui et un chapitre nous expliquant ce qui s’est passé ce jour dramatique à travers divers points de vue.
J’aime beaucoup le concept, ça change vraiment d’une histoire qui commence par des meurtres.
Tous les personnages sont importants, et ne sont pas là par hasard, ça nous permet de réfléchir aux différents rôles que peuvent avoir les personnages pour la suite de l’histoire.
Les descriptions sont assez bonnes, certaines pourraient être plus approfondies et creusées mais dans l’ensemble on arrive assez facilement à entrer dans l’histoire.
Ce que j’ai trouvé un peu dommage c’est que Gillian Flynn indique précisément, parfois à la minute près ce qui s’est passé dans la journée des meurtres mais quand on revient à l’instant présent il n’y a plus ces informations.

Gillian Flynn nous met parfois dans de fausses pistes, ce qui fait que petit à petit elle va aussi casser ou effriter les solutions qu’on pourrait mettre en place concernant le meurtrier.
Dans les chapitres concernant l’histoire au présent ce qui est intéressant c’est que le personnage principal tâtonne autant que nous, on ne sait rien de plus que les quelques personnages qui l'aident à résoudre l’affaire.
Ce qui est un peu dommage par contre c’est que lorsque l’histoire est au présent Gillian Flynn ne met pas d’autres points de vue, ça aurait pourtant pu être utile de mettre par exemple celui de Lyle Wirth.

On ne connaît vraiment la solution que dans les quarante dernières pages. Et je trouve ça vraiment intéressant.
La fin est bonne, mais ce que j’ai trouvé un peu frustrant c’est que l’histoire s’arrête comme ça, j’aurais aimé en savoir plus sur les personnages.

Attention quand même, je préfère prévenir il y a quelques passages de torture et de morts sur des animaux. Personnellement je suis assez sensible à ce genre de scène (étant végétarienne et pour la protection des animaux…), donc je préfère prévenir. Mais vous pouvez ne pas les lire, ça n’a aucune importance pour l’histoire…

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/search/label/affaire%20n%C2%B0005

par manue14