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En attendant d'être grande, Partie 1 : Vêtue de regards



Description ajoutée par theo-kosma 2016-01-17T23:02:32+01:00

Résumé

Mais que peut-il bien se passer dans l’esprit d’une fille ?

Que trame-t-elle et à quoi songe-t-elle lorsque personne n’est là pour voir ?

« Ceci est le récit de mon enfance.

Attention lecteur. Prends garde, lectrice !

Tu t’apprêtes à faire ton entrée dans un univers troublant. Ton esprit, tes émotions, tes sentiments… tout cela va être titillé, chatouillé, dérangé.

Au cours de ces lignes, je ne me suis jamais censurée. Pas même une seule fois. Tu pourrais m’en vouloir, ou au contraire m’en être reconnaissant(e).

Il t’est conseillé de lire cette histoire par petits bouts, à tête reposée. Une lecture trop intensive risquerait de te faire perdre certaines notions, de t’échauffer.

Prends quelques grandes inspirations, cramponne-toi et embarque avec moi dans cette aventure pour un saut sans filet… ».

Mille mots pourraient définir Chloé.

Dérangeante – Interrogative – Philosophe – Sauvage – Perturbante – Drôle – Sensible – Sensuelle – Pleine de vie – Délirante – Coquine – Poète – Charnelle – Cruelle – Intelligente – Touchante – Libertaire – Amoureuse – Observatrice…

Autant dire qu’avec elle, la vie est toute en couleurs et on ne sait jamais à quoi s’attendre.

Dans l’époque folle des Seventies, la petite Chloé s’interroge sur elle, les autres, le sens de l’existence… Son corps se transforme, son esprit évolue, et les frontières imposées par les parents sont décidément trop confinées. Qu’importe ! Elle les franchira coûte que coûte…

Les souvenirs d’une femme libérée, dont le récit jongle entre trois époques : vie adulte, adolescence, mais aussi et surtout : enfance. Trois périodes troublantes et troublées, qui se croisent sans s’entremêler.

« En attendant d’être grande », nouvelle saga littéraire à l’écriture insolente et sans tabou, conte moderne d’une éducation à la sensualité. La vie d’un personnage résolument hors-norme, de sa naissance jusqu’à ses quarante ans, dont chaque tome explore un fragment.

Page Amazon : http://www.amazon.fr/-/e/B00J24BSXI

Site de l'auteur : plume-interdite.com

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Classement en biblio - 3 lecteurs

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1 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par theo-kosma 2016-06-04T10:27:20+02:00

Ce soir, mes doigts s'égarent de nouveau et je me tortille sans qu'il n'y ait besoin de sable ou de soleil. Il y a encore peu, mon esprit restait vide, ou bien j'imaginais des couleurs, des odeurs, des sensations de chaud ou de froid. Il m'arrive aussi de me retrouver seule au milieu d'une plage. Ou au contraire sur cette même plage avec cent personnes autour de moi m'observant. Puis, cela devient beaucoup plus allégorique. Souvent, je songe à un dragon fort et puissant surgissant des entrailles de la terre. Il me saisit violemment, sans me blesser, puis m'emmène vers les cieux en rugissant. Parfois c'est un ogre qui me poursuit pour me dévorer. Parfois un chevalier venant me délivrer, et moi princesse prisonnière en haut d'un donjon. En somme je suis tantôt menacée, tantôt secourue. Malgré ces extrêmes se côtoyant, je ne me sens jamais véritablement en danger. Le dragon est à la fois féroce et doux. Les bras étrangleurs de l'ogre sont en même temps protecteurs.

Les griffes font mal mais caressent, les blessures sont telles des baisers. L'intensité me gagne, mes cuisses se frottent l'une contre l'autre de plus en plus fort, mes doigts s'agitent à ne plus avoir le temps d'être délicats. Alors le dragon monte plus haut dans le ciel et dépasse les nuages. Le cavalier galope plus loin et franchit l'horizon. L’ogre accélère sa course, me rattrape et me dévore. Quand ça va loin à m'en donner le vertige, mes joues chauffent et mes doigts se crispent. En moi, c'est comme un incendie. Au moment où ça explose, je me mords les lèvres pour rester silencieuse. Faut faire gaffe, maman n'est jamais loin. Lorsque j'en ai le temps, j’agrippe un oreiller et y enfouis mon visage, seul moyen d’y libérer un son étouffé. Ces moments magiques sont incompréhensibles. Et si c'est bien de la magie, peut-être en est-ce de la noire. J'espère que ce n'est pas me damner ou vendre mon âme au diable que de faire cela. Que Dieu me pardonne, j'y reviens presque tous les soirs. Surtout, je ne comprends pas comment tant de violence peut se mêler à tant de plaisir. Quand survient le point culminant, c'est comme si l'espace d'une seconde j'étais l'univers tout entier. Comme si je comprenais tout sur tout, que la vie n'avait plus aucun secret pour moi. Après quoi, ma respiration revient à la normale, le sommeil m'envahit et je redeviens une petite terrienne de rien du tout, limitée dans l'espace et le temps. C'est ainsi que j'ai connu mes premières extases, ou ce qui y ressemblait : toute seule, comme une grande. Et crois-moi ou non, toi lectrice, toi lecteur : sans penser un instant au sexe.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Poljack 2017-07-17T18:32:46+02:00
Pas apprécié

Mon avis :

Quand l’auteur m’a proposé son livre, je lui ai dit que je ne lisais plus de littérature érotique depuis longtemps, mais j’ai accepté de me pencher sur ses écrits… À vrai dire, je ne me souvenais pas exactement des raisons qui m’avaient éloigné de ce genre, mais je peux vous garantir que ce n’était ni excessive pruderie ni dégoût de « la chose ». Je n’ai rien contre une scène un peu osée, voire carrément crue dans un roman, si elle est bien écrite et apporte quelque chose à l’histoire. Par contre, tout un roman pour ne parler que de ça, je trouve que ça manque singulièrement de rebondissements… Et je ne parle pas des ressorts du sommier !

J’ai donc lu la première partie de En attendant d’être grande. Le problème, quand un auteur se met dans la peau d’un personnage qui raconte sa propre histoire, c’est qu’il n’intervient aucun élément pour contrebalancer les dires de ce dernier. Il est donc tentant de faire l’amalgame entre les paroles du personnage et les pensées de l’auteur. Ne connaissant pas personnellement celui-ci, je me garderai de lui prêter les pensées de Chloé !

Vous l’aurez compris, Chloé est ce personnage qui, aujourd’hui adulte, raconte son histoire en commençant depuis la plus tendre enfance. La science nous dit que les premiers souvenirs se forment vers trois ou quatre ans, pour elle, ça commence beaucoup plus tôt. Mais admettons, il s’agit d’un roman. Bizarrement, ce roman dit érotique m’a plutôt rappelé un autre que je venais de lire : Avoir un corps, de Brigitte Giraud… Du moins dans les premières pages, puisqu’on y suit la découverte de son corps et de ses sens d’une enfant. À la différence que chez Giraud, cette découverte se fait à travers des expériences variées que passe aussi par la maladie ou les blessures, par exemple, alors que dans ce livre, et bien que la Chloé adulte répète souvent que ce n’est pas sexuel, on en revient toujours sur ce point. Et ça dure… Même en suivant le conseil de lire par petits bouts (et ce n’était pas peur d’un quelconque échauffement), j’ai rapidement fini par m’ennuyer.

Je dois reconnaître qu’au niveau du style, c’est plutôt bien écrit… À part une remarque du personnage pour laquelle je me suis demandé si l’auteur n’avait pas privilégié la sonorité sur le sens, je n’ai rien remarqué de choquant. Ni dans le style ni dans les descriptions de scènes plus ou moins osées… En fait, dans cette première partie, ça n’ose pas grand-chose, et mis à part que la jeune Chloé (très jeune, puisque le récit couvre sa toute petite enfance jusqu’à ses dix ans) est un peu plus obsédée par ce qui touche la partie la plus intime de son anatomie qu’on pourrait s’y attendre de la part d’une gamine de son âge. Il est vrai que certains enfants sont précoces, mais le plus souvent, ce sont des enfants qui ont subi des attouchements de la part des adultes les plus proches… Bon, je ne vais pas rentrer dans des considérations psychanalytiques, Chloé n’aime pas ça et considère les psys comme des charlatans…

S’il n’y a rien de vraiment choquant dans le récit qu’elle nous offre de ses jeunes années, en tout cas en termes d’images suggérées, on s’aperçoit que malgré sa perversité apparente, cette jeune femme (je parle toujours de l’héroïne du roman) a les idées bien moins larges qu’on l’imagine, venant d’une libertine… On a un peu l’impression que sa vision des femmes se réduit à la maman et la putain, quant à sa vision du monde, ça sent fort la vieille France, côté cathos intégristes, ceux qui défile derrière Frigide Barjot la bien nommée. Il est vrai qu’on a souvent rencontré les pires pervers parmi ceux qui dénonçaient les déviances avec le plus de vigueurs…

Il reste la question que certains ne manqueront pas de se poser : ça ne serait pas un peu limite, de projeter ses fantasmes sur une enfant ? Comme je l’ai dit, même si Chloé dit d’elle-même qu’elle est une salope, cette première partie reste très « sage », alors chacun se fera son idée. Il reste quatre tomes, après celui-ci, et si l’on en croit les illustrations de couvertures, Chloé ne sort pas de l’enfance et de l’adolescence…

Personnellement, cette première partie ne pas donner envie de lire la suite ni d’autres romans du genre. Donnez-moi de l’érotisme, oui, mais avec une histoire autour qui n’est pas prétexte à ne parler que de ça. Même si le sexe est une occupation fort réjouissante, il y a d’autres jouissances… il serait dommage de passer à côté !

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Lecteurs 3
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Extraits 6
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