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En attendant d'être grande - Partie 3 - Apprentissage pas sage

| 3 extraits


Description ajoutée par theo-kosma 2016-06-04T12:23:14+02:00

Résumé

Depuis qu’il a débarqué dans l’existence de maman, Carl, bien malgré lui, passionne davantage la fille que la mère. Chloé sait qu’un tel attachement est lié à un rêve impossible, et sans doute très éphémère… Les amours d’adultes étant encore plus infidèles que les amours d’enfants. La présence du bel homme et de son fils pourrait toutefois être l’occasion de mûrir quelque peu.

Au-delà des tracas et bonheurs du quotidien, les vacances d’été approchent, puis surviennent enfin. Il y a un dieu pour les petites aventurières espiègles : cette année, les deux mois se passeront avec tata Marthe, la grande cousine Estelle, sans oublier Clarisse, la meilleure copine de toujours.

Surtout, un séjour a été prévu au cœur d’une communauté autogérée dans laquelle les deux amies vont vivre l’été le plus incroyable de leur vie. Avec toute leur imagination, elles ne se doutent pas des découvertes qu’elles vont y faire…

Les souvenirs d’une femme libérée, dont le récit jongle entre trois époques : vie adulte, adolescence, mais aussi et surtout : enfance. Trois périodes troublantes et troublées, qui se croisent sans s’entremêler.

« En attendant d’être grande », saga littéraire à l’écriture insolente et sans tabou, conte moderne d’une éducation à la sensualité. La vie d’un personnage résolument hors-norme, de sa naissance jusqu’à ses quarante ans, dont chaque tome explore un fragment.

Page Amazon : http://www.amazon.fr/-/e/B00J24BSXI

Site de l'auteur : plume-interdite.com

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Extrait

Extrait ajouté par theo-kosma 2016-06-04T12:27:11+02:00

Un soir que Clarisse était allée se coucher avant nous, je profitai d'un moment de cabine avec Estelle. Je lui fis part de mon admiration pour son apparence et de ma jalousie bienveillante. Ma cousine cessa de se sécher, surprise.

– T'es bébête ma Clo. Tu voudrais avoir mes seins, mes jambes, mes poils ? À ton âge ? Mais tu serais difforme mon pauvre enfant ! Dit-elle en riant.

– C'est ta finesse qui me crampe. Ton charme, ton élégance. Moi je suis toute pataude, puis j'ai un tout petit corps d'enfant qui ressemble à rien.

– Viens voir ! Je vais te montrer ce qu'il y a de joli chez une fille, et chez toi en particulier.

Elle me prit la main et m'amena devant le miroir de la cabine, assez grand pour que l'on puisse s'y considérer en pied. Elle me retira la serviette avec laquelle je me séchais, fit de même pour elle. Me mettant de profil, elle passa doucement son majeur le long de mon corps en me parlant, comme un peintre traçant un coup de pinceau. Son doigt m'effleurait à peine, ce fut un instant de grande douceur.

– Là, les cheveux. Ils doivent être doux et soyeux. Il faut qu'un garçon puisse y passer ses doigts sans se les coincer et sans que ça tire. Les tiens, même s'ils sont un peu ondulés je peux passer et repasser mes mains sans jamais faire le moindre nœud. Ils mettent ta bouille en valeur et harmonisent ton corps, qu'ils soient attachés ou détachés.

– C'est mieux détaché ou attaché ?

– Les deux sont bien. Le garçon aime bien les voir détachés dans certaines situations, attachés dans d'autres, ou parfois ils te les tiennent à... heu, certains moments. Avantage des cheveux attachés : on voit ta nuque, et elle est adorable. Pareil pour tes oreilles, trop mignonnes. Le garçon gentleman et sensible convoitera de te dévorer la nuque et les oreilles, au moins du regard, si pas des lèvres et de la langue.

– Quoi !? La nuque et les oreilles ?!

– Et même le cou tout entier.

– Trop bizarres les garçons.

– Si tu savais l'effet que ça fait tu trouverais pas ça si bizarre. Nous, on n’est pas en reste non plus. Tu verras, un jour toi-même tu lécheras un cou masculin.

– Pourquoi c'est que les « djaine tleu mane » qui nous font ça ?

– Parce que les goujats ne font qu'aller à l'essentiel. Les belles âmes sont rares ! J'ai des copines qui ont dû attendre leur douzième petit copain pour se rendre compte à quel point cet endroit était magique.

– Elles avaient qu'à les guider, ces cruches.

– On peut guider que vers les endroits qu'on a expérimentés. Mêmes les filles contorsionnistes arrivent pas à explorer leur cou ou leurs oreilles.

– Évidemment.

– Poursuivons, on va attraper froid. Je passe sur ton visage, tu sais faire de très beaux sourires, des mines boudeuses et de petits airs mutins trop choux. Là, le dos. autre élément très important qui désigne la grâce. La légère courbure, là, tu vois ? Tu as même pas besoin de forcer, tu te tiens naturellement cambrée juste ce qu'il faut. Pas trop, ni trop peu. Sans un dos lisse, fin et courbé comme celui-là, même un beau derrière aurait peu de valeur. Le corps est ainsi : chaque membre joue en fonction des autres. Une oreille fine met en valeur la nuque, qui met en valeur les cheveux, qui met en valeur le visage… et ainsi de suite. Tout est interconnecté, comme dans la vie.

Le dos, les oreilles... je tombais de Charybde en Scylla. Pourquoi pas l’intestin grêle tant qu'on y était. Voyant mon air décidément perplexe, Estelle me donna quelques précisions tout en continuant à me dessiner de son majeur.

– Le corps humain est une merveille, Clo ! Son moindre centimètre carré renferme une vraie beauté. Tu dois apprendre à l'aimer. Surtout tu dois apprendre à le voir dans son ensemble, en te regardant avec un œil plus avisé. Quand tu connais ta vraie beauté et que tu sais l'utiliser, tu construis ta légende. Idem quand tu connais ton esprit et que tu sais l'utiliser aussi. Quand tu sauras te voir vraiment, tu comprendras que n'importe quelle partie du corps forme un tout avec le reste, que tu ne peux rien détacher.

Sur le moment, j'enregistrai sans bien comprendre. Ces paroles allaient se graver en moi, et m’être fortement utiles par la suite.

– Bon, d'accord. Tu continues ?

– Là, on arrive au cul. Plus court que le dos, il en prend une courbure inverse et plus appuyée.

– Eh ben, c'est calé.

– À ton âge j'en avais pas un comme ça. Entre lui, tes jambes et ton dos, il y a une ligne ondulante terriblement sexy et à la fois discrète. Ça te donne aussi l'avantage d'être un peu moins remarquée par les idiots qui n'en ont qu'après les fesses super voyantes et les nibards démesurés, et ainsi attirer des garçons plus subtils. Ton cul est d'une rondeur, waouh ! On a envie de croquer dedans. C'est plutôt moi qui devrais être jalouse.

Je pensais qu'elle se moquait, et croisai son regard à travers le miroir. Non, ces yeux que je connaissais si bien ne mentaient pas. Ses paroles firent rosir mes joues d'émotion.

– Là, les cuisses et les mollets. Les jambes de ta tranche d'âge sont souvent trop maigres. Les tiennes sont légères, toutes en finesse. T'as pas la peau sur les os, et pas le moindre embonpoint. Tout en bas il y a les pieds, et je sens que tu vas me refaire encore ton air étonné, mais oui, ça compte aussi les pieds. Bien proportionnés avec le reste, petits, légers, certains garçons se jetteraient à tes pieds pour en faire des objets d'adoration.

– Les pieds, des objets d'adoration ?

– Oui, il y a un côté ballerine, figurine, danseuse étoile. On a l'impression que tu pourrais presque t'envoler en te mettant sur les pointes. Celui qui observera jusqu'à tes orteils sera de l'ordre du super-gentleman.

– Et jusqu’à la plante ?

– Naturellement.

– Mais enfin qu'est-ce qu'on peut bien faire, à la fin, avec des pieds.

– Oh, des tas de chouettes trucs. On peut les embrasser, les caresser, les masser, les lécher, on peut même en sucer les doigts. Tu peux rire, tu verras ! C'est totalement extatique.

– J'ai déjà un peu essayé toute seule, c'est pas si extatique que ça.

– Quand on te le fait et quand tu te le fais à toi-même, ça n'a rien à voir. Vraiment rien.

– Pareil pour les caresses alors ? Entre celles qu’un garçon me fera et celles que… je me fais moi-même ?

– Pareil, pour peu que tu sois avec un garçon qui sache y faire. Quels que soient tes plaisirs de masturbation, je t’assure que ce n’est rien comparé à ce qui t’attend avec un garçon.

Estelle ! Souhaitais-tu faire de ta petite cousine la dernière des dévergondées ? Si maman et papa t’entendaient, Seigneur… Il n’y avait rien de mieux à entendre pour avoir envie de sexe. Ou rien de pire, selon le point de vue. D’autant qu’elle me complimentait tant sur mon corps que ça me donnait le désir d’en profiter maintenant, en tout cas le plus tôt possible, ayant encore en tête le « Quand vous serez bien vieille » de Ronsard, qu’on avait appris en français. Pourtant, je sais que là n’était pas le but de ma grande cousine. Là-dessus la naïve, c’était elle.

Elle me mit de nouveau de face. C'est vrai je commençais à avoir froid : je ne voulais que ça s'arrête pour autant. Elle, elle s'était rhabillée tout en me parlant. Pas folle la guêpe !

Son majeur, toujours aussi technique, traça les différentes parties de mon corps tel un boucher s'apprêtant à découper une vachette.

– Là, les épaules. Heureusement pas larges, larges c'est joli pour un garçon, pas pour une fille. Elles sont dessinées sans être osseuses. Aucune partie de toi ne fait « squelette ». Ici la poitrine, avec bien sûr les seins. Les tiens pointent adorablement, bien sûr ils sont encore un peu timides, et continuent leur croissance peu à peu. On devine déjà qu'ils deviendront encore plus beaux. Tes tétons sont comme des boutons de rose, et ont pile la bonne taille pour qu'un doigt masculin s'y pose. Ou le bout d'une langue, ou… autre chose encore. Là, le ventre, tout rond lui aussi. Pour finir, le pubis et les lèvres du bas. Tes poils sont pas sauvages, comme s'ils se disciplinaient d'eux-mêmes. Parfaitement rangés, on dirait comme une petite flèche qui montrerait la direction à suivre. Ils cachent un peu ton vagin tout en laissant apparaître une partie de la vulve. Espérons qu'ils continueront à pousser tout aussi joliment. Quant à tes hanches, elles sont en train de s'élargir doucement, en te sculptant finement.

– Fiouuuu... ça c'est causé. M'étonne pas que tu sois une littéraire.

– J'espère au moins que t'as compris plus de deux mots ?

– J'ai pas tout saisis. Quand même un peu plus de deux mots.

– En résumé t'as des hanches de princesse, un cul super bien moulé, un cou tout fin, des jambes légères et une poitrine de rêve. Ça te va comme ça ?

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