Livres
381 005
Comms
1 332 486
Membres
265 996

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

« Ton odeur me rend fou, ta peau, ton sourire, ta maladresse, ta façon de rire... Quand je t'ai vue au bal, j'ai ressenti quelque chose que je n'avais pas senti depuis une éternité.

J'ai eu tellement peur de ce sentiment que j'ai tourné mes agissements envers toi en prédateur.

Je voulais te chasser pour que tu aies peur de moi et que tu ne t'approches pas.

Je ne voulais surtout pas ressentir quelque chose, mais j'ai creusé ma propre tombe.

La curiosité s'est transformée en obsession. »

Afficher en entier

« Petite créature, ne bouge pas d’un pas. » Le souffle haletant, je me retourne pour voir mon interlocuteur, mais la pièce est toujours vide.

. « Je ne suis pas une petite créature », dis-je incertaine et complètement abasourdie par ma propre audace.

. «Oh, mais bien sûr que oui... Lou Mills. »

La voix est si pénétrante, qu’on croirait qu’elle vient d’outre-tombe. Je n’ose penser à l’apparence de son propriétaire.

« Co... comment connaissez-vous mon nom ? »

«TSSsss... C’est moi qui pose les questions ici. Je suis le bienfaiteur de l’Académie, ne crois-tu pas que je m’informe des personnes qui utiliseront mon argent à leurs propres fins ? »

Je ne sais trop quoi répondre à ceci, je reste donc muette.

«Je sens ta peur, tu es si... fragile... si... humaine. Je pourrais te briser en morceaux, petite chose. »

Son aveu me tétanise. « Vous m’avez appelée ici pour me détruire », dis-je, un peu inquiète de sa réponse.

«Oh non ! Du moins pas pour l’instant. Je n’ai pas de respect pour les humains et mon enquête sur toi m’indique que tu as été élevée par cette vermine, ce qui te donne la même valeur qu’eux à mes yeux. »

La furie s’empare de moi : « Je me fous de ce que vous pensez savoir des humains ou de moi, mais il ne s’agit pas de vermine. Pour l’instant, ils sont tout ce que je connais, et si devenir une magique signifie avoir un cœur de glace comme le vôtre, eh bien, je préfère mon côté humain. »

Afficher en entier

« Crée une pluie...Lou », me dit-il plus doucement qu’un souffle. Je m’exécute avec une pluie chaude qui envahit tout l’espace. Black semble tellement sérieux, il est si difficile à saisir. Il prend mon chignon et le défait délicatement, passant ses doigts dans chacune de mes mèches, doucement et jusqu’aux pointes, comme s’il ne voulait pas se libérer de ce contact, puis il expire profondément. Il continue la course de ses doigts sur mon cou, puis doucement sur mon bras, jusqu’à ma main qu’il saisit dans la sienne. Il dirige ensuite ma main sur son visage, puis il se caresse de son revers, respirant l’odeur de ma peau. Je ne comprends pas du tout ce qui se passe, mais je suis hypnotisée par lui et je ne veux pas que ça s’arrête. Il caresse ma main avec ses lèvres comme si elles étaient l’extension de ses doigts et y dépose un baiser doux et long. Si c’est le seul que j’aurai de lui, j’en apprécie chaque instant. Il relève les yeux et me fixe, probablement pour avoir mon consentement. Je me mords les lèvres à nouveau, en réponse à la tension apparente, et aussitôt, il me pousse contre le mur, saisissant le bas de mon dos et passant l’autre main derrière mon cou. Nos corps mouillés et son chandail collé contre sa peau enlèvent toute la logique de mon cerveau qui aurait pu me commander d’arrêter ce petit jeu dangereux. D’un mouvement possessif, Black passe son nez sur le côté de mon visage, en explorant chaque recoin. Je saisis le collet de son chandail pour le rapprocher de moi et le garder en position, et au même moment, je sens son corps et sa main appuyer plus fort sur moi. Nous sommes vêtus, mais j’ai l’impression d’être complètement nue, tellement je suis vulnérable à son toucher. Jamais quelqu’un ne m’avait fait autant vibrer. Il cesse de bouger et colle son front sur le mien, me fixant de plus près que jamais. J’ai l’impression de sentir son âme, comme si nous étions connectés par un fil invisible.

Afficher en entier

Je te libère. Un oiseau en cage n'est plus un oiseau, alors envole-toi.

Afficher en entier

Mon corps tout entier se sent en parfaite communion avec le décor. Comme si j'avais toujours été ici, comme si je revenais chez moi.

Afficher en entier

« Va voir le lac de plus près si tu veux, Lou. »

Je ne me fais pas prier et je cours vers les rives du lac. Le spectacle est fantastique, la pleine lune fait briller l’eau comme si un millier de lucioles dansaient à sa surface. Le vent frais caresse mes joues, on dirait un tableau, tellement tout est parfait. Je comprends son propriétaire de laisser le chemin si peu praticable, il n’a certainement pas envie que tout le monde trouve son petit coin de paradis. On est si loin de la ville, que malgré la pleine lune, on peut apercevoir les milliers d’étoiles dans le ciel. Mon corps tout entier se sent en parfaite communion avec le décor. Comme si j’avais toujours été ici, comme si je revenais chez moi.

Gertrude s’approche et me met une main sur l’épaule, doucement elle colle les lèvres près de mon oreille et me murmure doucement :

« C’est ici que tu as été créée, Lou, dans ce lac, avec cette lune. »

Afficher en entier