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Extrait ajouté par Fnitter 2020-02-18T08:30:56+01:00

L'histoire ne juge que les résultats, non les intentions.

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Extrait ajouté par Fnitter 2020-02-18T08:30:48+01:00

Les tyrans et les sots despotes disparaissent dans la fumée du vrai danger.

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Extrait ajouté par Fnitter 2020-02-18T08:30:39+01:00

Trouver du réconfort dans le malheur des autres, même s'il s'agissait de frères d'armes, était somme toute un sentiment humain, surtout quand ce malheur vous met vous-même à l'abri.

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Extrait ajouté par Fnitter 2020-02-18T08:30:29+01:00

La discipline est une chose particulièrement importante à bord d'un navire de guerre. Sans elle, il n'y a ni ordre ni commandement possible à l'heure décisive.

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Extrait ajouté par Fnitter 2020-02-18T08:30:21+01:00

Il n'y a pas de honte à avoir peur, mon gars, mais il ne fait jamais bon de le montrer.

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Extrait ajouté par Fnitter 2020-02-18T08:30:08+01:00

Aucun capitaine ne saurait être à mauvaise besogne, dès lors qu'il a réussi à ranger son navire contre le bord de l'ennemi.

Horatio Nelson.

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Extrait ajouté par feedesneige 2015-07-16T16:03:00+02:00

I

SÉPARATION

L’auberge du Lion d’Or était orientée plein sud vers le Sound de Plymouth ; une nouvelle rafale fit trembler sous sa violence la grande fenêtre, fouettant la vitre de bruine et d’embruns.

Le capitaine de vaisseau Richard Bolitho se tenait le dos au feu de bûches brasillantes, les mains croisées derrière lui, perdu dans sa contemplation du tapis de la chambre. La brutale giflée de vent lui fit lever les yeux, mais son esprit restait ailleurs, tiraillé entre l’urgence du départ et un sentiment, étrange et nouveau pour lui, de peur à l’instant de reprendre la mer.

Il se dirigea d’un pas vif vers la fenêtre et son regard balaya la chaussée déserte, les pavés brillants et, plus loin, l’étendue des flots agités. Il était huit heures du matin, mais en ce premier jour de novembre, il faisait encore trop sombre pour que l’on pût distinguer autre chose qu’un paysage gris et flou par la fenêtre battue de pluie. Des voix lui parvenaient à travers la porte, et des bruits de chevaux et de carrosses retentissaient dans la cour en bas. Il sut que le moment de la séparation allait sonner. Il se pencha sur le long télescope de laiton monté sur un trépied, devant la fenêtre ; sans aucun doute placé là à l’intention des clients de l’auberge, pour le plaisir de ceux qui ne voyaient en ces navires de guerre que de beaux objets de divertissement. Il était étrange de penser que 1794 tirait à sa fin, que l’Angleterre était en guerre contre la France révolutionnaire depuis bientôt deux ans, et que tant de gens persistaient dans l’indifférence ou dans l’inconscience du danger. Peut-être les nouvelles avaient-elles été trop bonnes, pensa-t-il. En effet, cette année, la guerre en mer s’était certainement bien déroulée. Le triomphe de Howe en ce Glorieux Premier Juin, selon l’expression désormais consacrée, la soumission des Antilles françaises par Jarvis, et même de la Corse par la flotte de Méditerranée, auraient pu laisser croire que la victoire totale était proche. Mais Bolitho avait trop d’expérience pour céder à ces idées reçues. La guerre faisait tache d’huile, à tel point qu’on avait l’impression qu’elle allait finir par embraser le monde entier. Et l’Angleterre, malgré sa flotte, devait mieux que jamais ne compter que sur ses forces propres.

D’un geste précis, il pointa le télescope de biais et se mit à observer la mer moutonneuse du Sound, l’extrémité du promontoire, la fuite rapide des nuages plombés, filant en rangs serrés. Le vent de noroît fraîchissait et il y avait comme une promesse de neige dans l’air. Il retint sa respiration et dirigea la lunette vers un navire isolé au large, apparemment immobile, unique tache de couleur sur la mer grise.

Son bâtiment, l’Hyperion, l’attendait. Il était difficile, impossible même, d’imaginer que le navire qu’il avait là sous les yeux n’était autre que ce deux-ponts délabré, criblé de boulets, qu’il avait ramené à Plymouth six mois auparavant à la suite d’un combat désespéré en Méditerranée, après la vaine tentative de Hood contre Toulon. Six mois passés à prier, à soudoyer et rudoyer les ouvriers du chantier naval, à surveiller chaque phase des réparations et de la remise en état du vieux navire. Car vieux, il l’était. Vingt-deux années s’étaient écoulées depuis le jour où sa coque, en bon chêne du Kent, avait pour la première fois goûté l’eau salée. Il avait presque toujours été en service : des eaux glacées de l’Atlantique aux calmes exaspérants des Indes occidentales, des canonnades en Méditerranée aux longues missions de blocus dans les parages de quelque port ennemi.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-08-14T16:39:29+02:00

Dès que sa tête apparut au-dessus du surbau, des sifflets aigus fusèrent, et son œil perçut aussitôt le vif mouvement des mousquets de la garde de fusiliers marins qui présentait les armes. Inch était là, en proie à une fébrilité anxieuse. Son uniforme était trempé par la pluie et Bolitho devina qu’il n’avait pas quitté le gaillard d’arrière depuis les premières lueurs de l’aube. Le bruit d’armes cessa et Inch le salua : — Bienvenue à bord, commandant

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-08-14T16:39:22+02:00

Quand Bolitho avait pris le commandement du vieux soixante-quatorze canons, Inch était cinquième lieutenant et le plus jeune officier du bord. Le service en mer, souvent loin de la flotte, avait permis au garçon de gravir un à un les échelons de la hiérarchie, à mesure que ses supérieurs se trouvaient frappés à leur poste. Quand le premier lieutenant s’était donné la mort, Thomas Herrick, l’ami de Bolitho, avait pris la relève ; mais à présent, même lui avait quitté le navire, avec le grade de capitaine de vaisseau, pour commander son propre bâtiment. C’est ainsi que le lieutenant Francis Inch, un grand échalas au profil chevalin, au tempérament plein d’impatience, avait eu sa chance. Pour certaines raisons que Bolitho arrivait mal à saisir, il avait pu conserver son poste. Mais la perspective d’embarquer pour la toute première fois en tant qu’officier en second avait de quoi lui inspirer crainte et anxiété

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-08-14T16:39:12+02:00

Le balancement du canot s’accentuait tandis qu’on s’éloignait du rivage. Bolitho observait son navire qui émergeait de la brume ; bientôt l’imposante mâture avec ses vergues et ses voiles impeccablement ferlées sembla emplir tout l’horizon. Autrefois, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, lorsqu’il lui avait fallu rallier son premier bâtiment, un vaisseau de même taille que l’Hyperion, il lui avait paru gigantesque et même terrifiant. Un sentiment identique devait habiter les nouvelles recrues, les volontaires comme les hommes enrôlés de force

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