Livres
554 168
Membres
599 084

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

« Cette femme âgée d’un peu plus de soixante ans était dotée d’une beauté et d’une élégance rares, d’un autre temps. Son carré brun et bouclé était laqué sans y paraître, et c’était beau. Son regard noisette ainsi que sa bouche rouge et généreuse donnaient de l’éclat à son teint de porcelaine. En la suivant dans un couloir, j’observai sa démarche digne de celle d’un mannequin ; la tête haute, le dos cambré les épaules en arrière, perchée sur de véritables talons aiguilles, elle dissimulait sa silhouette élancée sous une robe vaporeuse et sombre. » (Emplacement 404 format Kindle)

« Elle captura mon regard, impossible de lui échapper. Comment, en si peu de temps, cette femme pouvait-elle avoir pris autant d’influence sur moi ? Marthe était fascinante, troublante, je voulais apprendre d’elle, je voulais profiter de son expérience de femme, je voulais qu’elle soit mon guide. J’avais une chance incroyable de l’avoir rencontrée et qu’elle me fasse confiance. » (Emplacement 1010 format Kindle)

« J’avançai dans la pièce, écrasée par le poids de son regard. Je fis face au miroir. Marthe, silencieuse, se positionna derrière moi et m’observa de longues secondes. Elle mit sa main au creux de mes reins et me força d’une simple poussée à me tenir droite, les épaules en arrière et la poitrine en avant. Puis elle remonta la fermeture Éclair très lentement. Je sentis sa main suivre ma colonne, caresser légèrement mon cou, à la base des cheveux. J’eus des frissons. »

Afficher en entier

Comme tous les dimanches midi, je ne voulais pas y aller. Comme tous les dimanches midi, je traînais des pieds, je faisais tout pour gratter un peu de temps. Sauf que...

-Iris! Appela Pierre. Qu'est-ce que tu fais?

-C'est bon, j'arrive.

-Dépêche-toi un peu, on va être en retard. Pourquoi mon mari était-il si pressé d'aller déjeuner chez mes parents? Alors que moi, j'aurais donné n'importe quoi pour y échapper. Seul avantage ,cela me permettrait d'étrenner ma dernière robe. J'avais réussi à mettre la touche finale la veille au soir, et j'étais satisfaite du résultat. J'essayais tant bien que mal de ne pas perdre la main et d'entretenir mon doigté de couturière. Et puis, dans ces moments-là, j'oubliais tout : mon travail à la banque d'un ennui mortel, la routine de ma vie, le délitement de mon couple. Je n'avais plus l'impression de m'éteindre. Au contraire, j'étais vivante ; lorsque je faisais équipe avec ma machine à coudre ou que je dessinais des modèles, je palpitais.

Afficher en entier

C'était le cas ce soir-là. Il n'était pas loin de 22 heures et j'étais toujours derrière ma machine à coudre, enivrée par la chanteuse des K's Choice et leur Not an Addict. Soudain, j'eus la sensation d'être observée. P.106

Afficher en entier

Elle me toisa.

- Quel est le problème?

- Mon mari.

- Explique-moi.

- Il n'est pas intéressé par votre proposition.

- Serait-il devenu couturier durant le week-end?

- Je préférerais.

- Dis-moi, serait-ce lui qui décide à ta place? Serais-tu ce genre de femme, soumise à son mari?

- Non... euh.... je me suis mal exprimée, en fait, il... il ne voit pas l'intérêt pour quelques mois, et je crois que....

- Que?

- Qu'il ne me prend pas au sérieux avec la couture.

- Prouve-lui le contraire. Travaille. Existe pour et par toi-même. Ta réussite lui fera comprendre à quel point il a de la chance de t'avoir, et comme par magie, il s'occupera de toi. C'est ce que tu attends de lui, je ne me trompe pas?

J'acquiesçai.

Afficher en entier

Cinq minutes passèrent avant que je prenne le chemin de l'ascenseur en titubant. J'étais ivre de tristesse, le sentiment de gâchis, de culpabilité me donnait le vertige. Je resterais coupée en deux à vie. L'Iris de Pierre. L'Iris de Gabriel. Deux hommes, deux amours. Je rirais au nez de quiconque me dirait que l'on ne peut aimer deux personnes à la fois. Si, c'était tout à fait possible. Sauf qu'on n'aimait pas de la même façon. Avec Pierre, c'était un amour routinier, rassurant. Avec Gabriel, un amour explosif, sur le fil, un amour en terre inconnue. Ses lèvres n'avaient pas déclenché le sentiment de sécurité que ma procuraient celle de Pierre. Elles m'avaient fait vibrer comme j'ignorais que ce fût possible, et j'y avais à peine goûté.

Afficher en entier

J'ouvris la porte, lui jetai un dernier regard et pénétrai dans la cour. Une fois seule, je m'écroulai le dos contre la porte. Je venais de laisser une partie de moi sur le trottoir. Le bois trembla. Un coup venait d'être porté. Mon Dieu, faites qu'il s'en aille, pensai-je, sinon je ne tiendrai pas. Après ce qui me sembla une éternité, la moto démarra. Gabriel partit en trombe.

Afficher en entier

J'écarquillai les yeux. De grands rideaux de velours noir séparaient les cabines, un mur entier de miroirs, une méridienne et des poufs en velours pourpre meublaient cet étrange boudoir. Ensuite, je découvris le stock, une vraie caverne d'Ali Baba. Des rouleaux de soie, de coton, de satin, de brocart, de jersey, de lamé, de crêpe, de tissus tous plus soyeux les uns que les autres entraient en concurrence avec des boîtes débordant de boutons, de plumes, de dentelles, de perles, de rubans et de passementeries. Un salon attenant était dédié à la découpe. L'appartement avait été repensé pour l'atelier, tout en conservant son esprit typiquement parisien.

Afficher en entier

Avec mon mari, c'était le statu quo. Pas de disputes, mais pas de rapprochement notable. Pierre n'avait pas connaissance de mes tête-à-tête avec Gabriel. Je m'enfonçais dans le mensonge de peur de réveiller l'eau qui dort. Il n'avait pas montré de jalousie lorsque j'avais évoqué le premier dîner, mais on ne savait jamais, vu ce qu'il pensait du monde dans lequel j'évoluais.

Afficher en entier

Comme tous les dimanches midi, je ne voulais pas y aller. Comme tous les dimanches midi, je traînais des pieds, je faisais tout pour gratter un peu de temps. Sauf que...

- Iris! appela Pierre. Qu'est-ce que tu fais?

- C'est bon, j'arrive.

- Dépêche-toi un peu, on va être en retard.

Pourquoi mon mari était-il si pressé d'aller déjeuner chez mes parents? Alors que moi, j'aurais donné n'importe quoi pour y échapper. Seul avantage, cela me permettait d'étrenner ma dernière robe. J'avais réussi à mettre la touche finale la veille au soir, et j'étais satisfaite du résultat. J'essayais tant bien que mal de ne pas perdre la main et d'entretenir mon doigté de couturière. Et puis, dans ces moments-là, j'oubliais tout : mon travail à la banque d'un ennui mortel, la routine de ma vie, le délitement de mon couple. Je n'avais plus l'impression de m'éteindre. Au contraire, j'étais vivante; lorsque je faisais équipe avec ma machine à coudre ou que je dessinais des modèles, je palpitais.

Je me regardais dans le miroir une dernière fois et soupirai.

Afficher en entier

Je resterais coupée en deux à vie L’Iris de Pierre. L’Iris de Gabriel. Deux hommes, deux amours. Je rirais au nez de quiconque me dirait que l’on ne peut aimer deux personnes à la fois. Si, c’était tout à fait possible. Sauf qu’on n’aimait pas de la même façon. Avec Pierre, c’était un amour routinier, rassurant. Avec Gabriel, un amour explosif, sur le fil, un amour en terre inconnue.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode