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Epouse ou aventurière



Description ajoutée par Underworld 2016-12-31T23:01:09+01:00

Résumé

1850, Angleterre.

Lorsqu'elle apprend que son mari, Stephen Chesterfield, vient d'être gravement blessé, Emily, comtesse de Whitmore, se précipite à son chevet. N'est-ce pas l'occasion inespérée de lui prouver que, pour elle, leur mariage est bien plus qu'une union de convenance ? Et cela même si Stephen, lui, croit ne l'avoir épousée que pour provoquer un père trop exigeant ? Car Emily ne peut s'en défendre : elle aime Stephen en dépit de tout et veut conquérir son coeur. Hélas, à peine la comtesse est-elle arrivée auprès de son mari que sa belle détermination se heurte à un défi inattendu : dans l'accident, Stephen a perdu la mémoire et soupçonne tout de suite Emily de n'être qu'une aventurière...

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Classement en biblio - 29 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Underworld 2020-01-09T08:36:35+01:00

** Extrait offert par Michelle Willingham **

Chapitre 2

En cuisine, une épouse doit garder les lieux propres et ordonnés en permanence. Les maris devraient être traités de la même façon.

Livre de cuisine d’Emily Barrow

Plus tard ce soir-là, le violent mal de tête de Stephen s’intensifia pour se transformer en un terrible lancement. Il ne pourrait pas trouver le sommeil. Les yeux secs et les nerfs à vif, il repoussa les couvertures. Il traversa le tapis d’Aubusson, les pieds nus, et son genou heurta un coffre en acajou au pied de son lit. En jurant, il se fraya un chemin à tâtons vers la cheminée.

Là, un grand miroir surmontait une table de toilette. Il pouvait à peine distinguer ses traits dans l’obscurité. Allumant une bougie, il étudia l’homme qui le fixait des yeux. A une certaine époque, il avait une vie bien ordonnée, prévisible. Maintenant, son expression était hagarde. Une vilaine cicatrice rouge dessinait une ligne irrégulière sur son torse nu, sûrement due à une entaille au couteau dont il ne se souvenait pas. Le coup porté à sa tête était une blessure récente, pouvant lui avoir été infligée par des voleurs ou pire encore. Néanmoins, quelqu’un lui avait sauvé la vie et l’avait envoyé ici.

Il ne se reconnaissait plus lui-même.

L’incertitude le troublait. Chaque fois qu’il fouillait sa mémoire en quête d’un fragment des derniers événements, son esprit se fermait. Il ne se rappelait pas son mariage supposé, ni ce qui l’avait provoqué. C’était comme si un mur invisible le séparait de la vérité.

Il allait battre en retraite quand son regard tomba sur un symbole noir à l’arrière de son cou. Il se tourna pour essayer de distinguer ce que c’était. Même s’il ne pouvait voir tout le dessin, il reconnaissait un tatouage.

Pourquoi ? Quand lui avait-on fait cela ? Jamais, de sa vie, il n’aurait envisagé une chose pareille. Voilà qui indiquait une nouvelle facette de son mystérieux passé.

Il tenta d’en voir plus, mais le dessin était placé de façon qu’il ne pouvait le distinguer dans sa totalité. Il s’écarta du miroir. Il finirait bien par trouver les réponses qui lui manquaient. En tout cas, il ne ménagerait pas ses efforts pour y parvenir.

Emily détenait quelques-unes de ces réponses. Elle se méfiait de lui, et elle avait raison. Elle lui avait probablement menti afin de protéger les enfants, se servant de lui pour trouver un abri.

Il ne pouvait tout simplement pas croire qu’il l’avait épousée, même s’ils avaient été amis d’enfance. Ils avaient été plus que cela, s’il voulait être honnête avec lui-même. Telle Eve, elle l’avait tenté avec la douceur d’un premier amour. Puis son père, le marquis, l’avait découvert et lui avait interdit de la revoir.

Comment leurs chemins s’étaient-ils croisés de nouveau après tant d’années ? Et pourquoi était-il incapable de s’en souvenir ?

Soudain, il marqua une pause. Une sorte de plainte lui parvenait du couloir. Il ouvrit la porte, et les gémissements diminuèrent, avant de cesser. Etait-ce un animal ? Il fronça les sourcils, se demandant quoi d’autre avait été amené chez lui sans sa permission.

Tandis qu’il longeait le couloir, le son se fit de nouveau entendre derrière la porte de l’une des chambres. Lorsqu’il l’ouvrit, il découvrit une forme blottie sous les couvertures. Elle était trop petite pour être Emily, et lorsque sa vision s’ajusta à l’obscurité, il reconnut le petit garçon qu’il avait rencontré plus tôt. Comment s’appelait-il ? Ralph ? Roger ? Le visage de l’enfant était enfoui dans l’oreiller, ses minces épaules secouées par ses sanglots.

La gorge de Stephen se serra, mais il ne s’avança pas pour consoler le petit garçon. C’était comme si ses pieds étaient rivés sur place. Il n’était pas son père, ni son tuteur, quoi qu’en dise Emily. Ce n’était pas à lui d’intervenir. Et il valait mieux pour le garçon qu’il n’attende pas de réconfort des autres, ou qu’il n’espère pas être dorloté.

Son propre père lui avait répété cette leçon jusqu’à ce qu’il apprenne à réprimer ses larmes. Le futur héritier ne pouvait pas pleurer ou montrer ses émotions. Le marquis le lui avait appris en le battant jusqu’à ce qu’il devienne un modèle de maîtrise.

Quand les sanglots de l’enfant furent remplacés par la respiration régulière du sommeil, Stephen s’avança d’un pas. Il ramena la couverture sur la petite forme, puis repartit aussi silencieusement qu’il était venu.

***

Le jour n’était pas encore levé et une pluie diluvienne s’était abattue sur la maison de pierres. Le bruit des trombes d’eau frappant les murs et le toit de la maison paraissait réconfortant à Emily. La fille de cuisine, Lizbeth, alluma le feu, et une chaleur vacillante envahit la pièce pendant qu’Emily préparait la pâte à pain.

Elle savait que les domestiques la regardaient avec un mélange de curiosité et de gêne. La fille d’un baron ne devrait jamais venir dans une cuisine pour y travailler. Mais elle avait absolument besoin de se rendre utile. Donner des ordres au personnel la mettait mal à l’aise, car elle avait pratiquement été une domestique elle-même jusqu’à récemment.

Elle avait fait de son mieux pour que la famille reste soudée après la mort de leur père. Les échecs de son frère Daniel dans les affaires avaient été une source constante d’anxiété, mais elle avait appris à réprimer ses critiques. Leur famille ne les avait pas aidés, pas après qu’ils…

Elle se força à revenir au présent, ne voulant pas se souvenir du scandale dévastateur. Elle avait fait ce qu’elle devait, marchandant avec les commerçants pour acheter leur nourriture lorsque Daniel avait perdu leurs finances au jeu. Après la mort de sa femme, il avait été éploré, et n’avait plus toute sa tête. Emily lui avait pardonné, même si cela signifiait sacrifier ses propres perspectives de mariage.

Mais maintenant elle était mariée.

Elle pétrissait la pâte à pain, laissant ce rythme régulier balayer ses craintes et ses ennuis. L’odeur familière de la levure atténuait sa tension, et elle laissa la tâche machinale lui donner le temps de réfléchir.

Whitmore allait se débarrasser d’elle. Elle était déchirée et furieuse contre lui. Elle ne pourrait lui pardonner son infidélité et sa trahison qui avait coûté la vie à Daniel. Et pourtant, elle avait besoin de sa protection pour les enfants. Elle appuya son front sur sa main enfarinée. D’une manière ou d’une autre, elle devait tirer le meilleur parti de la situation.

En silence, la fille de cuisine se mit à faire frire des saucisses pour le petit déjeuner. Dotée d’un visage ordinaire et d’une silhouette de la taille d’un tonneau, Lizbeth avait toujours un sourire enjoué. Elle avait plu à Emily dès leur première rencontre.

– Vous l’avez horrifié, vous savez, remarqua Lizbeth en séparant les saucisses. M. le Grand Seigneur.

– Le comte ?

– Non, milady.

Lizbeth rougit.

– Je veux dire Farnsworth, le majordome. Il a dit au maître que vous aviez renvoyé Henri.

– Bien.

Elle se moquait que Stephen sache qu’elle avait renvoyé le cuisinier. Cet homme avait très mauvais caractère et ne s’était pas gardé de voler la maison au cours des derniers mois, alléguant des coûts exorbitants pour la nourriture. Bon débarras !

– Et vous n’avez pas à vous inquiéter pour la cuisine, milady, ajouta Lizbeth. Mme Deepford et moi nous en occuperons jusqu’à l’arrivée du nouveau cuisinier.

– Merci, Lizbeth.

Emily se détendit légèrement. Son offre hâtive de cuisiner pour la maisonnée ne pouvait pas tenir, elle le savait, même si elle avait savouré l’expression horrifiée de Farnsworth à cette annonce.

– Je suis navrée de vous avoir donné plus de travail à toutes les deux.

– Oh, non, nous vous en sommes reconnaissantes. Henri aurait dû être renvoyé depuis longtemps.

Une part d’elle-même s’inquiétait d’avoir outrepassé ses attributions. Le comte n’apprécierait peut-être pas qu’elle intervienne dans les affaires du personnel, pas dans la précarité de sa propre position. Il fallait qu’elle s’excuse pour ses paroles coléreuses.

– Avez-vous entendu dire autre chose ? demanda-t–elle à Lizbeth. Du comte, je veux dire. S’est-il rappelé quelque chose ?

– Non, milady. Je ne l’ai pas entendu dire.

La clochette tinta, et Lizbeth sursauta.

– C’est M. le comte. Il va vouloir le plateau de son petit déjeuner.

– Je vais le lui porter, offrit Emily.

Elle voulait lui parler, au sujet des enfants. Le plat de délicieuse nourriture pourrait améliorer son humeur pendant qu’elle lui expliquerait pourquoi jeter leur famille à la rue serait une très mauvaise idée.

Son estomac gargouilla, mais elle l’ignora. Elle avait pris un toast grillé et une tasse de thé, ce qui était amplement suffisant pour elle.

Lorsqu’elle eut gravi l’escalier de service qui menait à la chambre du comte, elle était hors d’haleine. Le lourd plateau lui faisait mal aux bras, mais elle alla de l’avant. Frappant légèrement à la porte, elle l’entendit répondre :

– Entrez !

Il était assis dans un fauteuil à oreillettes, lisant le Times. Il portait un pantalon anthracite, une redingote bleu foncé, un gilet rayé et une chemise blanche. Sa cravate sombre était nouée d’un simple nœud. Une ombre de barbe soulignait ses joues, et son regard intense se posa sur elle avec intérêt.

Ses cheveux étaient mouillés, des gouttes d’eau brillant sur ses tempes. Il avait pris un bain, se dit-elle.

Un léger frisson la parcourut à la pensée de son mari plongé dans une baignoire, ses bras musclés posés sur le rebord. Elle avait vu par elle-même les durs aplats de son ventre, la cicatrice rouge entaillant ses pectoraux.

Une image coquine lui vint à l’esprit, celle d’un savon glissant sur ces muscles, et elle se demanda ce que ce serait de le toucher. Ce que ce serait s’il abaissait son corps sur le sien jusqu’à ce qu’elle se livre à lui.

Comme cette nuit…

Une solitude insupportable s’empara d’elle. Le soir où il était parti, il l’avait embrassée comme s’il ne l’abandonnerait jamais. Maintenant, c’était comme si elle n’avait jamais existé pour lui.

Un poing invisible la frappa à l’estomac, accentuant encore sa douleur. Quand il était revenu à Falkirk, son premier instinct avait été de courir à lui, de le serrer dans ses bras et de remercier le ciel qu’il soit vivant.

Mais il ne la connaissait plus. Il avait rompu ses promesses et l’avait trahie avec une autre femme. Elle ne pouvait laisser passer cela.

Elle battit des cils pour repousser les émotions qui menaçaient de la submerger. Whitmore ne ressentait plus rien pour elle, et elle ignorait si cela reviendrait.

– Comptez-vous poser ceci, ou allez-vous continuer à me dévisager ?

Son visage s’enflamma tandis qu’elle posait le plateau.

– Votre petit déjeuner, sire.

Elle fit une révérence moqueuse.

– Je préférerais « milord ».

Elle avait voulu se montrer sarcastique, mais visiblement il ne s’en était pas aperçu. Son irritation flamba.

– Y aura-t–il autre chose ? Dois-je m’incliner devant vous et lécher vos bottes ?

– Plus tard, peut-être.

L’intérêt qui perçait dans sa voix semblait indiquer qu’il n’y verrait pas d’inconvénient. Elle tournoya et se dirigea au pas de charge vers la porte.

– Je n’en ai pas fini avec vous, dit-il.

Elle lui décocha un regard venimeux, mais il gardait son attention fixée sur son journal. Il mit des lorgnons sur son nez. Elle ne les avait jamais vus et ignorait même qu’il en portait pour lire. Son air déterminé lui rappela qu’il n’était pas un homme que l’on pouvait duper aisément.

Convenable, raide, ferme dans ses convictions, il était devenu en tout point l’ombre de son père le marquis. L’estomac d’Emily se crispa à cette pensée.

– Aimeriez-vous prendre votre thé ? demanda-t–elle, luttant pour garder une voix posée.

Il abaissa le journal et la regarda fixement.

– Est-il empoisonné ?

Son attitude arrogante lui fit considérer l’idée de lui renverser la théière sur la tête.

– Vous ne le saurez pas avant d’être mort, n’est-ce pas ?

Elle sourit suavement en versant le thé dans une tasse en porcelaine.

– Du sucre et du lait ?

– Je prends mon thé sans rien. Ainsi, il y a moins de risque que vous y ajoutiez quelque chose.

– Sauf si je l’ai déjà fait, rétorqua-t–elle en lui tendant la tasse.

Peut-être s’étranglerait-il en buvant.

Son expression resta neutre, et il refusa de prendre la tasse.

– Buvez d’abord.

– Je ne l’ai pas empoisonné.

– Buvez.

Son ton impérieux agaça Emily, mais elle obéit. Le thé brûlant avait une riche saveur épicée et un parfum entêtant.

– Voilà. Etes-vous satisfait, maintenant ?

– Pas tout à fait.

Il mit le journal de côté et désigna la nourriture.

– Je veux que vous goûtiez tout ce qui se trouve sur ce plateau.

– Je n’ai pas faim.

A ces mots, il lui jeta un regard indiquant qu’il savait qu’elle mentait.

– A vous voir, on croirait que vous n’avez pas mangé correctement depuis des semaines. Vous êtes beaucoup trop mince. Je ne veux pas que les domestiques pensent que je ne nourris pas ma propre épouse. Si c’est ce que vous êtes.

– Je ne me soucie pas de ce qu’ils pensent.

– Mais moi, si. Et si vous voulez rester dans cette maison avec vos neveux, vous exaucerez mes souhaits.

Voilà. La menace était proférée. Il pouvait réellement aggraver les choses pour elle, en la forçant à partir avec les enfants. Et alors, dans quelle situation serait-elle ? Elle ne pouvait pas entretenir Royce et Victoria, ni leur donner un toit.

Ses joues s’échauffèrent, mais elle planta la fourchette dans une saucisse avec réticence.

Le son d’une clochette s’immisça dans ce moment divin. Elle rouvrit les yeux, mais le comte ne donna aucun indice sur la raison pour laquelle il avait appelé la soubrette.

– Je n’ai pas craché dans votre nourriture, dit-elle.

Les yeux gris de son mari ne contenaient pas une trace d’humour.

– Je n’ai jamais dit que vous l’aviez fait.

Elle poussa l’assiette vers lui, mais l’embarras persista, lui faisant se demander ce qu’il voulait encore.

– Vous pouvez manger, déclara-t–elle. Comme vous pouvez le voir, je suis toujours vivante.

Il ne fit aucun geste vers la nourriture. Il l’observait, le regard interrogateur. Ses yeux avaient le gris doux d’un matin londonien, sa bouche était ferme et stoïque. Elle avait pensé qu’il était un bel homme, à une époque. Ses traits étaient bien dessinés, comme sculptés dans de la pierre.

Maintenant, il évoquait une statue. Un homme dénué de sentiments, qui ne révélait jamais ce qu’il pensait.

Pourquoi s’était-elle laissé prendre à ses promesses ? Il l’avait sauvée d’un domaine en ruines, grevé par les dettes. Il avait juré qu’il retrouverait son écervelé de frère et paierait les dettes de Daniel. Elle avait été si amoureuse qu’elle ne s’était pas arrêtée à se demander pourquoi.

On frappa à la porte, mais au lieu d’une soubrette, ce furent les yeux réprobateurs de Farnsworth qui se posèrent sur elle, sous des sourcils froncés. Il désapprouvait silencieusement sa toilette et ses manières. Elle était censée se conduire comme une comtesse, pas comme une domestique. Elle se redressa, sachant que cela ne changerait pas l’opinion que Farnsworth avait d’elle.

– Apportez une assiette pour lady Whitmore, dit le comte. Et un supplément de thé.

– Non, vraiment, je n’ai besoin de rien.

Son regard sombre la fit taire. Quand le majordome fut sorti, il croisa les bras sur sa poitrine.

– Nous devons nous entendre sur certaines choses. Je donne les ordres, et vous devez obéir.

Se prenait-il pour le roi d’Angleterre ?

– Oui, Votre Majesté.

Il ne parut pas amusé par sa moquerie.

– En outre, quand Farnsworth apportera le plateau, vous devrez tout manger.

– Et si je ne le fais pas ?

– Vous voulez que les enfants soient nourris, n’est-ce pas ?

Il osait insinuer qu’il les priverait de nourriture ! La fureur d’Emily explosa.

– Vous n’oseriez pas faire mourir de faim des enfants innocents pour satisfaire un de vos caprices ridicules.

– Ce ne sont pas mes enfants, fit-il remarquer. Et si vous voulez que je les loge, les habille et les nourrisse, vous obéirez.

Stephen vit la peur dans ses yeux et éprouva une légère pointe de culpabilité nuancée par le constat qu’Emily n’avait pas mangé un repas complet depuis beaucoup trop longtemps. Si une fausse insinuation pouvait l’encourager à se nourrir, il n’avait pas de scrupules avoir.

Ses pommettes ressortaient sur son visage si délicat qu’il aurait pu être en cristal. Ses yeux étaient grands, d’un ambre fascinant qui évoquait du whisky. Une mèche de cheveux dorés reposait sur sa joue, là où de la farine tachait sa peau.

– Ils sont sous votre responsabilité, dit-elle.

Le majordome revint peu après avec le plateau. Emily mangea, le regard étincelant et meurtrier. Et cependant, Stephen pouvait voir le désespoir dans son appétit soigneusement contrôlé.

– J’ai quelques questions auxquelles je veux que vous répondiez, reprit-il. A commencer par le jour de notre mariage.

Elle accorda toute son attention à ses œufs, se comportant comme si elle ne l’avait pas entendu. Stephen tendit le bras et lui prit la main gauche. A son annulaire était passée la bague de famille : un gros rubis sur une monture en or. Il passa son pouce sur la pierre, les doigts frais d’Emily serrés dans sa paume.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Pouine 2018-07-28T10:09:57+02:00
Or

C'est toujours un plaisir de lire les livres de Michelle Willingham, je suis une fan des livres Historique d'Harlequin surtout de la saga des MacEgan et ce livre de m'a pas déçus.

SATISFAITE..

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Bronze

Je n'avais aucune attente particulière, si ce n'est de me détendre...

L'histoire est somme toute classique, mais il y a une véritable intrigue, une héroïne courageuse et des répliques bien sentis !

Bref, j'ai passé un bon moment de lecture.

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Diamant

très bon livre, basé sur la confiance de l'autre ... par contre les matrones sont très vache dans l'aristocratie londonienne lol ^^

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Date de sortie

Epouse ou aventurière

  • France : 2011-02-01 (Français)

Activité récente

Pouine le place en liste or
2017-10-28T15:32:44+02:00

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 29
Commentaires 3
Extraits 2
Evaluations 9
Note globale 7.67 / 10

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