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Extrait ajouté par MarinaRose 2018-09-14T22:37:11+02:00

« Je me noie dans mes propres ténèbres…

Merde ! Où est planqué ce putain d’interrupteur ? »

Nathan

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Extrait ajouté par MarinaRose 2018-09-14T22:36:55+02:00

« Je ne crois pas au coup de foudre. Je crois au coup de cœur… »

Nathan

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Extrait ajouté par MarinaRose 2018-09-14T22:36:40+02:00

Je suis du genre tête en l’air.

Perdue dans mes pensées, il m’arrive souvent de ne pas prêter attention à ce qui m’entoure. Généralement, j’essaye d’être concentrée, mais parfois, j’ai des ratés. Comme ce matin quand j’ouvre la porte de la salle de bains en grand. Et que je demeure pétrifiée, comme une potiche.

Nathan est devant moi.

Rien de dramatique en soi…

Sauf qu’il est complètement nu.

La serviette qu’il utilise pour frictionner ses cheveux s’agite frénétiquement sur son crâne. Il ne m’a pas entendue entrer. Je sais que je dois quitter la pièce. Mais, pour une raison que j’ignore (mais pas ma psyché sans doute), je me tiens, campée là, comme la plus parfaite des idiotes. Mes yeux, eux, ne restent pas immobiles. Ils contemplent avec une avidité impudente les épaules larges, le torse musclé et les abdominaux dessinés. Et plus bas aussi…

— Jess ?

La voix étonnée de mon colocataire me sort de ma rêverie. Je pousse un hurlement, prise en plein flagrant délit éhonté de « reluquage ». En réponse à mon cri, Nathan sursaute et se couvre l’entrejambe dans un geste dérisoire.

Enfin, mon corps se remet à fonctionner. Je suis certaine de passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Je bafouille, je recule, et sans savoir comment, je rabats la porte, abandonnant dans la salle de bains un Nathan encore plus ahuri que moi.

Je ne peux m’empêcher de rougir quand j’entends un rire provenant de la pièce que je viens de quitter en trombe. C’est fini, je vais aller chercher une pelle et m’auto-enterrer dans un coin tranquille, là où personne ne pourra me retrouver. Je suis morte de honte. Il n’y a que moi pour faire des trucs pareils.

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Extrait ajouté par MarinaRose 2018-09-14T22:36:09+02:00

— Nous désespérions de te rencontrer, reprend Marion. Nathan ne voulait pas te partager.

— Ah ! Euh… non…

Bravo pour l’élocution !

— C’est la première fois qu’il nous présente quelqu’un, donc tu penses si nous sommes impatients de te connaître !

— Ah bon ?

— Alors, il n’est pas trop dur avec toi ? demande Mattéo sans préambule.

— Non…

Construis une phrase, Jess !

— S’il te fait des misères, dis-le-nous et on le remettra dans le droit chemin tout de suite.

Il m’adresse un clin d’œil éloquent et si peu discret que tous les autres ne peuvent s’empêcher de rire. Nathan également. Sous ce déluge de questions, je suis intimidée, incapable de sortir une répartie spirituelle. Je sens que je vais rentrer dans ma coquille comme un escargot. Mais il est près de moi. Avec lui, je sais que je ne risque rien. Et je dois bien avouer que je suis curieuse de rencontrer ses amis. Même si leur côté expansif m’effraie un peu.

— La ferme, Mat ! lance Nathan avec un sourire.

Je secoue la tête.

— Pas besoin. Il est charmant. Il cuisine parfois pour moi.

Je suis fière de moi. Après une bonne inspiration, j’ai pu faire deux phrases complètes. Ce à quoi je ne m’attendais pas, ce sont les réactions qu’elles provoquent. Marion écarquille les yeux tandis que Julien manque de s’étrangler avec sa bière. Véro et Mattéo ne bougent plus. Je hausse les sourcils. Ils ont tous l’air plus ou moins surpris de ma déclaration. J’assiste à des échanges de regards qui ne me disent rien qui vaille.

— Quoi ? Ai-je proféré quelque chose d’incongru ?

— Non, non, me rassure Marion. Nous sommes heureux que tu survives à ses repas. De mémoire, ce n’est pas ce que j’appellerais un cordon-bleu…

— Dixit la fille qui ne savait même pas qu’il fallait enlever le carton de la pizza avant de la mettre au four, réplique Nathan du tac au tac.

Un fou rire général secoue l’assemblée.

— L’erreur est humaine.

— Non, l’erreur est de te laisser seule dans une cuisine.

— Méchant !

— Réaliste.

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