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Diamant

Apocalyptique !!

Sandrine Collette fidèle à elle-même, dépeint avec emphase et réalité ombrageuse la survie d’un homme et d’une femme. Une immersion sans limite dans l’obscurantisme névrotique qui court après une vie anéantie.

Une histoire en noir et blanc où l’âme humaine se perd dans les confins de la recherche haletante et obsessionnelle d’une lumière vaine. Une histoire débordante d’énergie où les sentiments deviennent quelque chose de dérisoire. Une histoire où l’image même de l’homme est cloisonnée à celle d’un objet programmé pour effectuer les tâches. Se lever, couper du bois, regarder la désolation du monde, manger, effectuer quelques menus travaux, se réchauffer, regarder la désolation du monde, imaginer, rêver, se souvenir et faire des enfants. Un quotidien robotisé, dénué d’un certain plaisir et confort. Faire avant de disparaître, dompter la mort, dompter le silence, dompter le néant, dompter le rien du tout pour se sentir vivre, pour se sentir survivre et ne pas oublier que quelque part l’espoir puisse exister, pour ne pas oublier que la vie ne doit pas être abstraite. Que peut-il sortir du néant ?

Dévastateur !!

Ambiance et atmosphère noires. Écriture sans fioriture où le sombre et le mauvais se côtoient dans une splendeur désuète. Personnage livide, personnage angoissé, personnage rêveur, personnage bouleversant. Qui sommes-nous ? Que devenons-nous ? Cris silencieux, colère sourde sur cette incompréhension, hargne désespérée, sont les moteurs de cette vie fantomatique.

Sandrine Collette signe un nouveau roman explosif ! Un roman intransigeant qui met inévitablement le lecteur mal à l’aise. Un roman sombre, noir et nauséabond où le néant règne. Balade cruelle sur les terres noires, tableau machiavélique où chaque respiration rappelle la perte totale. Chaque page avalée fait souffrir. Chaque ligne lue sème un peu d’espoir. Chaque chapitre catapulte dans un autre monde.

Une lecture difficile dans le sens où le thème touche tout le monde. Un sujet duquel il est impossible de se défiler. Une histoire fortement impressionnante. Une lecture à la limite de la folie. Une lecture où l’intérêt morbide me pousse à tourner les pages. Sandrine Collette frappe fort et bien !

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Commentaire ajouté par francesca21 2020-02-13T11:41:27+01:00
Argent

Dans ce récit post-apocalyptique, Sandrine Collette nous plonge dans un monde sans couleur où le héros va tenter de survivre et de recréer un cocon familial plein d'amour, tout en se heurtant aux rares survivants transformés en bêtes sauvages..On est emporté par ce roman noir aux phrases courtes, au style haché qui décrit à merveille cette ambiance de fin du monde. Cela nous amène à réfléchir sur les dangers qui menacent notre terre et m'a fait souvent penser au très beau livre de Mc Carthy"La route".

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Commentaire ajouté par soizig 2020-02-13T18:00:20+01:00
Argent

Enfant non désiré, Corentin a passé son enfance balloté d'un foyer à un autre avant d'être définitivement abandonné par sa mère à son arrière-grand-mère Augustine. Avec d’elle, dans des lieux isolés, les Forêts, le garçon trouve un équilibre, la part d'amour qui lui a été refusée. Parti à la Ville pour poursuivre ses études, Corentin découvre une vie d'insouciances jusqu'à la catastrophe où il survit miraculeusement. Avec l'espoir insensé de retrouver Augustine, il prend le chemin des Forêts accompagné d’un chiot aveugle. Commence une lutte de tous les instants face à une nature hostile. Humains ou bêtes : « il ne reste rien ». Augustine est vivante ainsi que Mathilde, sa camarade d’enfance. L’auteur dépeint la survie d’un homme et d’une femme dont l’existence se résume à un quotidien robotisé, sans plaisirs : couper du bois, chercher de la nourriture, faire des enfants... Corentin va devoir apprendre à découvrir qui il est réellement. Un tourbillon d'émotions, d'espoirs et surtout de réflexions sur notre attitude face à Dame Nature.

Sandrine Collette ne donne aucune explication sur « la chose » laissant ainsi beaucoup de place à l'imaginaire. Elle n'invente rien, son livre fait parfois penser à La route de Cormac McCarthy. C’est un roman glaçant de vraisemblance et d’humanité. Peu de dialogues, tout passe par les actes et les ressentis. Elle signe ici un roman qui prend aux tripes, l'un de ses plus noirs avec Des nœuds d’acier.

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Commentaire ajouté par Granny-1 2020-02-16T06:58:47+01:00
Lu aussi

" Et toujours les forêts" de Sandrine Collette (334p)

Ed. JC Lattès.

Bonjour les fous de lectures....

C'est toujours un vrai moment de bonheur et d'effroi lorsqu'on se plonge dans un livre de Sandrine Collette.

Corentin, abandonné par sa mère instable, a été élevé au milieu de la forêt par son arrière grand-mère.

Une enfance pas trop malheureuse, mais Corentin rêvait de la ville.

Il partira pour la capitale où il vivra passionnément et aura vite fait d'oublier la forêt, reportant toujours à plus tard la visite à celle qui l'a élevé.

C'est lors d'une soirée interdite dan les catacombes que la catastrophe arrive.

Tout est anéanti, seuls ceux qui étaient sous la surface ont survécu.

Dès lors, Corentin n'a plus qu'un désir: retourner aux forêts et retrouver son arrière grand-mère.

Le parcours sera éprouvant, remettant en question les valeurs du jeune homme.

Dans ce monde post apocalyptique, une renaissance est-elle possible ?

Voici un conte de fin du monde avec des accents d'espoir.

Voici un conte qui pourrait bien se révéler réalité.

Comme toujours, avec cette auteure, dès les premières pages, on s'engouffre dans le coeur du sujet.

L'intrigue est bien ficelée et la lecture addictive.

C'est noir, cela bouscule, cela interpelle.

Cela ne peut laisser indifférent ( comme à chaque fois)

Décidément l'imagination de Sandrine Collette ne faiblit pas et parvient à nous passionner toujours autant.

Si vous suivez cette auteure, foncez tête baissée... pour les autres, et bien il serait temps de vous y mettre et de la découvrir

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2020-02-06T20:24:18+01:00
Or

Ça commence comme dans un rural noir…

Une fille, enceinte, ne veut pas du gosse, nommé Corentin.

Elle le confie à gauche, à droite, le gamin est ballotté, pas aimé par sa mère et puis, comme mue par une décision soudaine de se débarrasser du mioche encombrant, elle le balance chez l'arrière-grand-mère du pauvre moutard et basta, elle se casse.

Le gamin grandit au bled, auprès d'une vieille femme.

Oui, ça commençait comme un bon vieux rural noir et puis boum, la Chose a eu lieu. La Chose ? L'apocalypse, rien de moins.

De ce qui a généré l'apocalypse, nous n'en saurons rien, mais les conséquences nous serons divulguées : Paris s'éveille sans personne de vivant, ou si peu. À la Vilette, on ne on tranchera plus le lard et les boulangers ne feront plus des bâtards…

Tous les gens sont morts, à Paris et ailleurs aussi. Ceux de la France d'en bas, de celle d'en haut, du milieu, le président, les politiciens, les touristes ne regagneront pas leurs cars… Les animaux sont morts, les arbres aussi, les plantes… Mais Corentin est vivant !

L'auteure s'est concentrée sur son personnage, sur sa longue marche pour retourner au bled, aux Forêts, près d'Augustine. À quoi bon perdre son temps à accuser l'un ou l'autre de la catastrophe, de toute façon, il n'y a plus personne ou presque à traîner en justice, alors…

Les signes étaient là, tout le monde les a entendu, vu, constaté, mais quand c'est trop tard, c'est trop tard. Comme Corentin, j'aurais pillé les magasins pour choper des conserves, de l'eau, des bottines de marche et j'aurais tracé la route.

Mais moi, j'aurais été faire un tour dans une armurerie pour prendre des armes… Oui, j'y ai pensé de suite en découvrant avec Corentin l'ampleur du désastre. Et oui, je m'en serais servie afin d'assurer ma survie. J'aurais sans doute descendu des innocents, donc, en cas d'apocalypse, évitez de croiser ma route…

Percutant, c'est le mot. J'ai commencé l'année en force, moi. Jusqu'à présent, l'auteure ne m'a jamais déçue et s'est toujours renouvelée, changeant ses romans tout en gardant ce qui fait leur âme : les personnages attachants et réalistes. Des récits forts, glaçants, prenants aux tripes.

Les phrases sont courtes, les dialogues parfois noyé dans le récit, sur la fin, lorsqu'on est redevenu un homme des bois, un survivant.

Ce n'est même pas dérangeant car ce style va comme un gant au récit, comme si on le vivait, comme si on nous le racontait avec l'urgence, au coin du feu, avant de reprendre la route.

Le récit est sombre, sans édulcorant, sans une larmiche de crème pour adoucir l'affaire. Impossible de lâcher le récit car si les romans post-apocalypses sont légions, celui est différent des autres. Je pense même qu'il n'y en aura jamais deux pareils, même si le fond est semblable : résilience, survie et retour à l'ère de nos ancêtres qui n'avaient pas l'électricité. Retour à l'âge des Bêtes Humaines.

Un huis-clos angoissant, un retour aux âges sombres, comme après l'extinction des Dinosaures (pour ceux qui s'en souviennent), un ciel si bas qu'un canal s'est pendu, une Nature si carbonisée qu'on ne pourrait plus se pendre à une branche, un paysage qui donne envie de se flinguer (si on a fait un tour à l'armurerie), mais toujours cette envie de vivre, de survivre, parce que c'est plus fort que nous.

Bon, on ne pourra pas dire après qu'on n'a pas été prévenu…

Prochain roman de l'auteure pour surprendre ses lecteurs ? Un Oui-Oui ? Un Martine ? La vie sexuelle d'un président normal ? Moi, je suis impatiente de voir parce qu'après ça… Oufti, ça déchire sa race !

♫ La tour Eiffel a fondu sur pied

L'Arc de Triomphe est liquéfié ♪

♪ Et l'Obélisque est liquidée ♪

Pas différence entre la nuit et la journée

Il est cinq heures

Paris s'éveille

Paris s'éveille ♪ (1)

(1) Mes excuses à Jacques Dutronc, la Vielle Canaille, pour l'emprunt et le traficotage de sa chanson.

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Commentaire ajouté par Sylvie-332 2020-02-05T15:59:08+01:00
Or

Sombre et lourd comme du plomb, "Et toujours les forêts " est pourtant une histoire sur l'étincelle, la petite lumière qui brûle en chacun nous quand tout est irrémédiablement perdu. Sandrine Collette nous emmène au bout de nous, au fond de notre humanité. C'est parfois douloureux d'explorer nos ténèbres, mais c'est aussi extrêmement rassurant et agréable de comprendre de quoi nous sommes capables pour résister et renaître. L'écriture de Sandrine Collette est forte, si forte. Elle est bouleversante. Je sors de cette lecture en pleine réflexion sur l'humanité, et surtout sur moi, sur ma capacité à survivre. À lire, pour la façon profondément puissante dont est traité le sujet du devenir des humains dans un monde post-apocalyptique.

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Commentaire ajouté par Severine-22 2020-01-25T18:40:44+01:00
Diamant

J’ai la gorge nouée après cette lecture en apnée, oppressante, obsédante de réalité.

Dans un monde apocalyptique où la terre a tout balayé, un jeune homme doit réapprendre à vivre, renouer avec ses premiers instincts, survivre.

Des phrases courtes, justes, une écriture ciselée, j’ai ressenti la peur, cette impression que tout est fini, une ambiance sombre, froide où tout espoir semble perdu.

Que j’aime l’écriture de Sandrine Collette, chaque histoire est un voyage dont on ne ressort pas indemne, une histoire déchirante d’amour.

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Commentaire ajouté par sagweste 2020-01-26T15:53:43+01:00
Diamant

http://saginlibrio.over-blog.com/2020/01/et-toujours-les-forets-de-sandrine-collette.html

C'est la première fois que je note Coup de Foudre sur mon blog... ce livre va au-délà de tout ce que j'ai pu ressentir depuis plus de 10 ans. Il est magnifique de beauté et pourtant il ne reste plus grand chose de la vie sur Terre....

J'ai découvert l'auteure l'année dernière avec "Animal", j'ai adhéré à la construction très particulière de sa plume, et je l'ai retrouvée aujourd'hui d'une manière magistrale.... je crois que ce roman n'aurait jamais pu être écrit autrement. Il embrasse tout ce qui reste d'humain dans les échanges, la survie, l'horreur et l'espoir.

Il m'a plongée au cœur de l'Homme, sa presque métaphysique disséquée, analysée mais surtout vécue, au jour le jour, au long des mois.... sans relâchement. D'une poésie à couper le souffle alors que tout s'éteint, un chien aveugle sauvera sa lignée, la nature est ainsi faite qu'elle renait.... mais sous quelle forme?

Les saisons... disparues, les villes... désertes, pour autant, Corentin peut il compter sur des rencontres fortuites? Comment les envisager?

J'étais à côté de lui, je l'ai pris en pitié pour son enfance, il m'a énervée comme jeune adulte un peu crétin, il m'a subjuguée par sa force. Il a pu être un presque "salaud", bien malgré lui quoiqu'on en pense. Mais son amour le carapace, le fait avancer alors que d'autres aurait tout laissé d’effondrer.

Je n'ai pu que faire un parallèle avec un autre roman post-apocalyptique que j'avais adoré aussi, celui de "La route" de Cormac McCarthy. Même si l'auteure a pris un prisme différent, l'émotion perçue reste aussi vive.

Une des plus belles histoires lues depuis une décennie, je vous remercie Sandrine Collette pour cette passion ressentie, celle qui fait battre les pulsions de mon cœur de lectrice plus vite que de coutume. Un roman que je qualifierai de chef d’œuvre, à mon petit niveau de blogueuse.

Enjoy!

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Diamant

Voici un roman post-apocalyptique étrange et original, qui se passe dans un futur proche et qui nous projette, comme ses personnages, dans un monde qui a perdu tous ses repères. Tout a été brûlé sur terre par « la chose », un cataclysme d’une telle ampleur que le protagoniste, Corentin, ne veut pas le nommer.

Nous sommes, malgré la narration à la troisième personne, bien dans les pensées du (puis des) personnage(s), ce qui intensifie les émotions ressenties à la lecture de ce roman glaçant de vraisemblance et d’humanité.

Une humanité qui justement doit se reconstruire à partir de rien à part des cendres, des morts par millions, des pluies toxiques, et un environnement dangereux, sans compter le péril de la rencontre d’autres êtres humains encore vivants sans loi ni foi.

Un monde gris qui donne des frissons dans le dos.

Un texte direct, dur, froid, qui allie forme et fond, et un style parfois elliptique qui nous rappelle quelque peu Hemingway.

Une très belle réussite pour un roman d’anticipation maîtrisé.

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