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Bibliothèque de Ewilana : Liste d'argent

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Tirez sur le pianiste ! Tirez sur le pianiste !
David Goodis   
Une figure sympathique, sans lignes dures, sans ombres. Les yeux d’un gris doux, la bouche tendre et calme, les cheveux châtain clair, négligemment rejetés, comme s’il les avait peignés avec ses doigts. Il portait le col de sa chemise ouvert, sans cravate. Sa veste et son pantalon étaient fripés, rapiécés. Ses vêtements paraissaient sans âge et trahissaient son indifférence pour les indications du calendrier et les impératifs de la mode. Il s’appelait Edward Webster Lynn et gagnait sa vie en jouant du piano au « Hut » six jours sur sept, de neuf heures du soir à deux heures du matin. Son salaire était de trente dollars; pourboires compris, il devait gagner trente-cinq à quarante dollars par semaine. Ça lui suffisait amplement. Il n’avait ni femme, ni voiture, pas de dettes, ni de charges. — Bon, en tout cas, c’est pas la police, répéta Turley. Si c’était elle, je t’aurais jamais foutu dans le coup. — C’est pour ça que t’es là ? Fit doucement Eddie. Pour me foutre dans le coup ? Turley ne répondit pas; il détourna légèrement la tête, dérobant son regard. La perplexité avait assombri sa figure. On aurait dit que, tout en sachant la réponse à la question, il ne parvenait pas à la formuler. — Je ne marche pas, déclara Eddie. Turley poussa un soupir. Mais le soupir à peine exhalé, il se remit à sourire

par wizbiz06
Sur la route Sur la route
Jack Kerouac   
Le sujet tourne autour de l'aventure. Celle de l'amitié (partage de pureté et naïveté mêlées) entre Sal Paradise et Dean Moriarty, de la jeunesse, de la liberté, du jazz, de la consommation de drogue et d’alcool, de l'adolescence et du sexe.
Aucun suspens hitchcockien ici, mais une seule dynamique : la route. Elle happe les héros beatnik qui se rejoignent, se séparent, se retrouvent encore et philosophient sur le monde pourri des Etats-Unis des années 50. C'est d'ailleurs une bonne critique sociale de l'époque : contestation des valeurs, des manières de vivre normatives et des limites imposées, ce livre reste toutefois optimiste (ayant foi en la nature humaine et en un monde idéaliste sans contraintes).
Passé imparfait Passé imparfait
Julian Fellowes   
Un livre très intéressant pour sa réflexion sur les changements qui se sont produits en Angleterre depuis les années 70. Julian Fellowes qui était déjà pour moi un des meilleurs scénaristes au monde pour le film« Gosford Park » et la série « Dowton Abbey » dévoile une autre face de sa personnalité : il peut être écrivain et un excellent écrivain.
L’histoire est passionnante de bout en bout (3 jours pour lire 600 pages !!!). Et la fin…cette chute surprenante, j’adore. Cependant, on ne va pas forcément s’attacher aux personnages, c’est vraiment leur psychologie qui compte plus que tout.
Fellowes nous montre qu’être riche ne veut pas dire être heureux mais surtout ne veut pas dire malheureux non plus (contrairement à ce que beaucoup de gens pensent). Néanmoins, c’est vrai que leur vie n’est vraiment pas exaltante.
L’auteur a réussi à trouver cinq raisons pour lesquelles chaque femme ne pouvait pas être la mère de l’enfant de Damian et certaines de ces raisons sont très bien trouvées mais assez étonnantes…qui serait allé chercher cela ?
Mon personnage féminin préféré est sans doute Dagmar c’est la plus gentille selon moi et la plus douce. Je comprends l’amour du narrateur pour Serena mais je la trouve trop froide, vraiment antipathique. A propos du narrateur justement, je trouve ça génial qu’on ne sache jamais son nom. La vie la plus ennuyeuse est pour moi celle de Lucy. Certaines de ces femmes on su vivre (Serena, Terry et même Dagmar de mon point de vue) et d’autres non (Lucy et Joanna). Peut-être qu’au fond vivre c’est aussi accepter les bouleversements qu’amènent chaque décennie. Damian a une personnalité très complexe, et on continue à se demander ce qu’il recherchait vraiment quand il a réussi à rentrer dans le cercle très fermé de la haute société.
J’adore la différence qu’on peut observer entre ces très riches : les filles issues de bonnes familles anglaises très conservatrices, les filles américaines dont la fortune est plus récente et qui ont tout de même une vision plus moderne du monde qui les entoure et les filles de familles princières déchues.
J’aime beaucoup la manière qu’a Fellowes d’amener les analepses et certaines anecdotes sur les bals sont tellement drôles ! (cf bal de Terry au musée Madame Tussaud). Pendant plus de 500 pages, tout se rapporte à un évènement précis, les vacances au Portugal et Fellowes nous tient vraiment en haleine jusqu’au récit qu’il nous fait de cette soirée qui a complètement changé la vie de certaines personnes.
J’ai appris que la présentation des jeunes filles à la reine existait encore en 1968 ! Et nombre d’autres choses…J’ai vraiment eu l’impression que la fin des années 60 ressemblait à la fin des années 10 par exemple, parce qu’au fond les riches continuaient leurs pratiques assidues d’aller aux bals, d’organiser des tea parties et ce malgré la société qui avait totalement changée. Ce changement radical était sensé élargir le cercle des fréquentations des riches aussi mais ceux-ci ont continué pendant un bout de temps à rester entre eux.
L’originalité du roman est également un de ses points forts. Je pense qu’on peut qualifier ce roman de roman d’apprentissage dans le sens où à chaque analepse le narrateur apprend des choses et évolue mais ce qui est super, c’est qu’en fait cela est raconté de son point de vue mais 40 ans plus tard, avec énormément de recul, ce qui lui permet je crois de juger avec plus de justesse les évènements et les personnes.
L’utilisation du « nous » est également très intéressante car cela englobe tous ses « amis »riches.
Les descriptions des lieux sont assez incroyables ; on comprend tout de suite ce que l’auteur veut dire/exprimer. Parfois, dans certains romans, je suis obligée de calquer un lieu que je connais sur une description parce que je n’arrive pas à imaginer telle maison, tel paysage mais là, des images ont tout de suite jailli de mon imagination. Mes lieux préférés sont le manoir des Gresham et la maison au Portugal.
La plume de Fellowes est donc une belle plume, pas d’une originalité extraordinaire mais il aurait fallu que je lise ce roman en anglais pour être parfaitement apte à juger la qualité de l’écriture.
C’est bien que Fellowes ait choisi de s’exprimer (deux pages à la fin) sur ce roman et de souligner que c’est vraiment un roman sur le temps qui passe.
La couverture que l’éditeur (Sonatine) a choisi donne à réfléchir. Un labyrinthe…cela peut représenter l’écheveau complexe des relations que l’on entretien avec les autres ou plus vraisemblablement le chemin que l’on parcourt en une vie avec ses tournants décisifs ou encore l’impression d’être un peu perdu dans ce monde de riches où les attentes de la haute société sont grandes.
Enfin pour moi, un bon livre est un livre dont on se souvient. Et je pense sincèrement que je ne vais pas l’oublier de sitôt !


par Tara99
L'homme programmé L'homme programmé
Robert Silverberg   
"Les arbres dépouillés de leurs feuilles tels des fagots de bois mort, hurlant en silence, je suis un chêne, je suis un érable, je suis un tulipier, et personne n'écoute parce qu'ils se ressemblent tous".

par Caroline
Chocolat Chocolat
Joanne Harris   
J'ai découvert le livre après le film. L'histoire diffère un peu, mais j'ai eu plaisir à retrouver les personnages qui sont extrêmement attachants.

Les descriptions nous plongent dans un univers hors du temps et dans une chocolaterie magique. Je rêve de trouver un jour une Céleste praline sur mon chemin ! Un livre qui invite à prendre son temps et à s'accorder de petits plaisirs.

par Beliskie
Est-ce que les aveugles sont plus malheureux que les sourds Est-ce que les aveugles sont plus malheureux que les sourds
Alain Gagnol   
Franck est torse nu. Il me tourne le dos. Je m'approche de lui et j'vois que ses omoplates font des ombres quand il se dandine. Il me dit :
- Tu veux pas dégrafer mon soutien-gorge ?
Alors je me jette sur lui et je lui tranche la gorge avec le couteau. Et là, il me dit :
- Putain, merde ! T'es con!
Je lui dis :
- Qu'est ce qu'il y a ?
Et je ne bouge plus, le couteau dans la main, qui pendouille, tordu, froissé, plié en quatre pour faire une lame qui n'est même pas pointue ; parce qu'on n'a pas trouvé de papier pointu.
Franck se tourne vers moi. Il regarde le bout de ses doigts et je me rends compte qu'avec le morceau de papier je l'ai coupé un petit peu au niveau du coup.
- C'est pas vrai, ça ! Tu m'as coupé, connard !
- T'énerve pas, juste un peu.
Il regarde la petite goutte de sang sur ses doigts comme s'il n'avait jamais vu ce truc rouge et mouillé de sa vie. Franck me dit :
- Je sais plus quoi faire, moi ! D'abord je te donne un bout de bois, un truc de rien du tout, une cuillère en bois de merde pour remuer la salade, et tu m'étrangles avec. Après je te donne...
- J'ai pas fait exprès...
-...Après je te donne un bout de papier, carré, tu remarqueras, il est même pas pointu le papier, et il faut que tu me coupes avec ça ! Putain !

par Ewilana
La Mémoire des embruns La Mémoire des embruns
Karen Viggers   
C’est par la lettre déposée un matin par un homme que tout commence.
Mary est âgée et malade. Contre la volonté de sa fille aînée, elle ne veut pas se retrouver enfermée dans une structure médicale, elle qui a toujours apprécié le vent et la nature sauvage de l’île Bruny en Tasmanie. C’est d’ailleurs là-bas qu’elle se rendra, seule, dans un cottage au bord de la mer, pas très loin du phare où elle a longtemps vécu avec son mari et ses enfants. Elle part pour y mourir et auparavant, pour y retrouver ses souvenirs - un long et lent cheminement. Un pèlerinage en quelque sorte qui la mènera vers l’absolution et les retrouvailles définitives auprès de son défunt mari, dans les embruns, au bord de la plage.
Que dire de plus... Si les descriptions des paysages (l’île, l’Antarctique, le vent, le vol des oiseaux, les dunes...) sont attrayantes, les personnages sont plats. Je n’en parlerai pas car il n’y a rien à dire qui ne soit convenu.
Le secret ? Est-il vraiment un secret tant il semble évident dès que la porte se referme sur le “mystérieux messager” ?
La grandeur n’est pas au rendez-vous, moi qui pensait, à la vue de la couverture, avoir trouvé un nouveau tourbillon qui m’emmènerait vers un autre “grand marin”. Peine perdue. Le temps m’a semblé long, trop long.
Abduction Abduction
Varian Krylov   
For years, college student Devan Astor has penned erotic stories based on her dark fantasies, but when she's abducted, she is faced with the real terror of being at the mercy of a cruel stranger. She flees, but in the remote cabin where she takes refuge, will she encounter a danger even more frightening than the kidnapper who is still hunting her? At the end of her ordeal, will she be left scarred by the experiences that so closely match her own fantasies, or will she discover fulfillment she never imagined?

par Gkone
Expiation Expiation
Ian McEwan   
J'ai vu l'adaptation par Joe Wright avant de lire le livre et j'ai retrouvé dans ce dernier toutes les sensations que j'ai éprouvées en voyant le film : une sorte d'émerveillement devant la beauté de ce qui est décrit, la flamboyance des sentiments, l'horreur de l'histoire. Le destin des héros tient de la tragédie et le style de McEwan appuie tout cela : le fait d'être tout à tour dans la tête des différents personnages permet de comprendre leurs réelles motivations et leurs sentiments. Comme le dit le titre, c'est un roman sur la culpabilité et sur l'expiation : toutes les erreurs sont-elles pardonnables ?

par Lyra27
Promise, Tome 3 : Conquise Promise, Tome 3 : Conquise
Ally Condie   
J'avais d'abord craqué sur cette série car je trouvais les couvertures magnifique ! J'aime aussi beaucoup l'univers futuriste dans lequel on est plongé dès le début de l'histoire. Mais malgré tout ; j'avais trouvé qu'il manquait un tout petit quelque chose au 2ème tome mais le 3ème l'a rattrapé.
Bref n'hésitez pas.

par Ewilana