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Extrait ajouté par Clayoooh 2019-12-27T23:13:10+01:00

La flamme brûle plus fort juste avant de s'éteindre.

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Extrait ajouté par Cokatrix 2020-02-26T04:44:57+01:00

"Je t'aime !" articula Océrian, sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche, car il n'avait plus de souffle ni de voix.

Le visage d'Astréa disparut derrière des cristaux de givre , si semblables aux étoiles auxquels elle était destinée.

Océrian ferma alors les yeux, tout à la fois ébloui par les langues de feu et aveuglé par les tornades de cendre.

Il se laissa couler dans le sommeil, sans plus rien retenir, tandis que la tempête qui n'avait pas voulu l'emporter dans son enfance s'emparait enfin de lui.

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Extrait ajouté par Clayoooh 2019-12-27T23:13:53+01:00

Il comprit que tout ce qui avait existé un jour entre eux était mort à jamais.

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Extrait ajouté par hortensia 2020-01-20T18:36:38+01:00

L'espèce humaine s'éteignit un jour d'été, dans un monde où les saisons n'avaient plus de sens.

Le coeur du dernier Homo sapiens sapiens cessa de battre et l'espèce qui pendant des millénaires avait régné en maîtresse absolue disparut comme elle était apparue.

Le monde qu'elle laissa derrière elle en partant n'avait plus rien de commun avec celui qu'elle avait découvert en venant au jour.

Des forêts profondes d'où étaient descendus les ancêtres des humains,ne restaient que des touffes éparses au milieu d'un désert brûlant. Des rivières et des lacs où ils s'étaient abreuvés, ne demeuraient que des lits creux et secs. En érigeant des cités à l'échelle des géants qu'ils croyaient être,ils avaient levé des tempêtes plus colossales encore,dont les vents avaient fini par les terrasser. Après avoir acculé toutes les autres espèces vivantes aux confins du globe, ils avaient à leur tour été refoulés aux marges d'une Terre transformée en étuve.

La planète qui avait été le berceau verdoyant de l'humanité,puis son triste dépotoir, devint son tombeau ardent.

Le moment est venu d'écouter la fin des hommes.

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Extrait ajouté par Paramount 2020-01-14T23:53:19+01:00

"- Peut-être que les humais sont une espèce irrécupérable, qui mérite seulement de disparaître Spoiler(cliquez pour révéler)comme l'a annoncé le Choreute, murmura Margane. A quoi ça sert de vivre puisque nous reproduisons toujours les erreurs du passé?"

Astréa médita ses paroles.

Pour terribles qu'elles fussent, elles étaient aussi étrangement apaisantes. Depuis le début de son voyage à travers les Dernières Terres, elle avait été confrontée au ressentiment et à la cupidité, au mensonge et à l'envie, au sadisme et à la barbarie. La haine était partout, si prompte à s'enraciner dans les cœurs, même lorsqu'ils n'aspiraient qu'à aimer...Spoiler(cliquez pour révéler) comme le sien et comme, peut-être, celui d'Océrian. Après avoir vu tant d'horreurs, après avoir vécu tant de désillusions, quelle foi pouvait-on garder en l'humanité? Est-ce qu'une planète définitivement débarrassée des humains n'aurait pas plus de chances de renaître un jour? _ p450

[...]

"- Cela sert à espérer, murmura-t-elle doucement à l'oreille de Margane.

- Que dis-tu?" fit cette dernière.

Les rayons rougeoyants du soleil déclinant, prêt à mourir pour aussitôt renaître, faisaient brûler ses fausses perles de chaque côté de son visage telles deux braises ardentes.

"Tu m'as demandé hier à quoi cela servait de vivre, si c'était toujours pour reproduire les erreurs du passé. Je crois que cela sert à espérer. Parce qu'il y a toujours une petite possibilité de corriger ses erreurs; il y a toujours une chance infime de se libérer du passé. Il existe mille raisons de désespérer de notre espèce, mais sa capacité d'amour les rachète toutes, puisqu'elle nous permet d'espérer."

Margane hocha lentement la tête.

"Comment disait la poétesse d'autrefois déjà?..., commença-t-elle. L'Espoir est cette chose à plumes qui se perche dans l'âme et chante un air sans paroles, et ne s'arrête jamais...

-...son chant c'est dans la Tempête qu'il sonne le plus doux" compléta Astréa. p470 (citation d'Emily Dickinson, Extrait du poème 314)

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Extrait ajouté par Clayoooh 2019-12-27T23:13:31+01:00

Le moment est venu d'écouter la fin des hommes.

Là où s'achève leur longue histoire, commence le dernier de leurs chants.

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Extrait ajouté par Annelise-7 2020-09-11T15:26:26+02:00

« Que Notre Mère renaisse de votre mort … et que ses enfants animaux revivent de votre vie ! »

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Extrait ajouté par Annelise-7 2020-09-11T15:25:53+02:00

Aujourd'hui comme hier, le cœur humain est un terreau de ténèbres et de lumière, où poussent de manière inextricable les fleurs du mal comme les fleurs du bien.

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Extrait ajouté par Annelise-7 2020-09-11T15:25:31+02:00

En érigeant des cités à l’échelle des géants qu’ils croyaient être, ils avaient levé des tempêtes plus colossales encore, dont les vents avaient fini par les terrasser. Après avoir acculé toutes les autres espèces vivantes aux confins du globe, ils avaient à leur tour été refoulés aux marges d’une Terre transformée en étuve.

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Extrait ajouté par Annelise-7 2020-09-11T15:24:42+02:00

Le moment est venu d’écouter la fin des hommes. Là où s’achève leur longue histoire, commence le dernier de leurs chants. Un hymne guerrier, mais, aussi, une chanson douce. Un gémissement de détresse, mais, derrière, un bruissement d’espoir. Une oraison funèbre, mais, surtout, un cri d’amour

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