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Les meilleurs extraits

1

Extrait ajouté par worldofdramapassion 2020-06-25T14:17:08+02:00
Scandale

— Où est passé votre accent ? je lui demande dans un sourire feint.

— Où est passé mon argent, putain ? il rétorque sur le même ton léger, mais son sourire sournois sous-entend tout autre chose.

Péché.

Je sens ma mâchoire retomber. Je suis tellement désorientée de le voir ici que j’en avais presque oublié ce détail.

— Je l’ai pris. Je déglutis péniblement.

— Et moi, je l’ai simulé.

Il parle de l’accent.

— Il se trouve que moi aussi.

Là, je ne parle pas de l’accent.

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2

Extrait ajouté par Loumiel 2020-06-25T15:00:17+02:00
Lou ! Première saison

Extrait du journal de la mère de Lou :

Quand il se mit à chanter, je sus que c'était lui le prince charmant que j'attendais petite fille.

Mes parents avaient tout fait pour me persuader qu'il n'existait pas, mais il était bel et bien là, devant mes yeux. Et il me regardait en souriant.

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3

Extrait ajouté par chouquette14K 2020-06-25T17:18:48+02:00
Sulfurous bad boy

-Sam? Je croyais que tu dinais avec ton grand-père?

Amber me toise du haut des marches ,sublime dans une petite robe rouge qui moule son corps de déesse.

-Je suis toujours affecté a ta protection.

-Ben ,tu peux dormir sur tes deux oreilles ,cette nuit, j'ai invité un ami.

-Il a annulé ,asséné-je tranquillement.

.Amber fronce des sourcils, interrompant son geste d'enfiler une créole or a son lobe droit. Sa bouche s'arrondit de perplexité ,puis de colère lorsqu'elle intègre mes mots.

-Pardon? Siffle-t-elle d'un ton orageux.

-Il a annulé.

-Il a annulé ou quelqu'un l'a incité a le faire?

-Le résultat est le même, non?

-Putain ! tonne-t-elle en descendant la volée de marches pour me rejoindre .Tu te fous de moi?

-Jamais ,chaton.

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4

Dark Elements, Tome 1 : Baiser brûlant

— Tu sais, tu aurais pu me remercier de t’avoir sauvé la vie, dit Roth, qui m’avait suivie.

— Tu ne m’as pas sauvé la vie, grognai-je sans quitter le Diablotin des yeux.

— Tu as failli te faire renverser par un taxi. Et si tu as tellement envie de te faire culbuter, je me ferai un plaisir de te rendre ce service. Je te promets que je serai beaucoup plus…

— Ne finis même pas cette phrase.

— Je me proposais seulement pour te dépanner.

— C’est ça.

Je surveillais toujours le Diablotin qui observait un ouvrier en train de descendre de l’échafaudage.

— Si je te remercie, tu t’en iras ?

— Oui.

— Merci, dis-je avec empressement.

— J’ai menti. 

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5

Extrait ajouté par NekoNara 2020-06-29T03:03:16+02:00
La sphère

– Vous… reprend Sam en hésitant, vous avez dit certaines choses étranges. Je sais bien que vous étiez sous le choc et en proie à une crise de panique, mais… Vous avez dit que nous n’étions que des programmes d’ordinateur, James et moi.

Je le fixe sans rien dire. Il a l’air sincèrement inquiet pour moi.

– Vous allez mieux ? Plus de délires et autres hallucinations ?

Honnêtement ? J’ai pitié de lui. Il ne sait même pas qu’il n’existe pas… Et pourtant, c’est lui qui me prend pour une folle.

Je me penche en avant, curieuse malgré moi.

– Sérieusement ? Vous êtes persuadé que vous êtes réel ? Que vous êtes vraiment à bord d’un vaisseau qui va atterrir sur une nouvelle planète ?

Docteur Sam plisse les yeux et me fixe en silence pendant un moment, sondant mon regard. Sa main frôle le pistolet neuroneutralisant pendu à sa ceinture.

Comprenant immédiatement que j’ai commis une erreur, j’éclate d’un rire joyeux qui le fait sursauter. Ça y est, s’il ne me croyait pas folle, maintenant je suis sûre qu’il n’a plus aucun doute.

– Je plaisante, dis-je en faisant mine de trouver la situation hilarante. Non, docteur, plus de délires ni d’hallucinations. Mis à part cet affreux mal de tête, que je vous dois certainement d’ailleurs, tout va bien.

Il laisse échapper un discret soupir de soulagement.

– Vous m’avez fait peur, j’ai cru que vous replongiez.

Si tu savais, mon pote…

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6

Myrina Holmes, Tome 3 : Possessions immatérielles

Myrina

"Dix-huitième jour après disparition de Kelen Wills. Opération "A la recherche de l'Hybresang" en cours.

Seuil de motivation: maximal

Contrariété: maximale

Envie de tuer tout le monde: maximale"

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7

Extrait ajouté par lucieflo03 2020-07-02T23:24:00+02:00
Adopted Love, Tome 3

-Ben, comment tu vas? demande Dave en s'approchant.

Il compte vraiment lui serrer la main?

-Ne m'approche pas, sale con!

Il ne faut pas plus de quelques secondes avant que Ben se jette sur Dave. Je soupire et fourre les photos dans ma poche. Ça recommence exactement comme quand on était gosses, ils n'ont pas changé.

-Je veux juste te saluer, mec! Pourquoi tu t'affoles?

-Moi je m'affole? Recule, je te dis!

-J'avance plus, là!

-Ouais, bah t'es trop près! Au fait, t'es pas avec ta môman la pute?

Dave ricane en se pinçant l'arête du nez.

-C'est pas vrai, pourquoi il arrive à m'énerver? se demande-t-il à lui-même.

-Teag, pourquoi tu reste là? Défonce-le! m'interpelle Benito.

Je secoue la tête, ce qui le fait devenir rouge de rage.

-Ça va, c'est cool, précisé-je.

-Quoi? Mais t'es dingue! C'est le gros lard de Dave!

-J'ai jamais été gros, sérieux! s'exclame ce dernier.

-Bien sûr que si! T'étais le plus gros gosse de cette planète! Genre, elle penchait de ton côté!

-T'es toujours aussi débile, toi, grogne Dave.

Ils vont réussir à me détendre, tout compte fait, c'est distrayant!

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8

Hunger Games : La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

« Dans la vallée, là, dans le lointain,

Tard dans la soirée, entends le train.

Le train, mon chéri, entends le train.

Tard dans la soirée, entends le train.

Le public, qui se dispersait déjà, s’arrêta pour l’écouter.

Bâtis une maison, haute comme une tour

Que j’puisse voir passer mon grand amour.

Le vois, mon chéri, voir mon amour.

Que j’puisse voir passer mon grand amour.

Tout le monde s’était tu à présent, les visiteurs comme les tribus. On entendait plus que Lucy Gray et le ronronnement de la caméra qui zoomait sur elle. Toujours assise dans son coin, elle avait la tête appuyée contre les barreaux. »

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9

Psi-Changeling, Tome 19 : Rêves de loup

“Is your healer nearby?” he asked, interrupting the conversation with no care whatsoever.

“No.” A scowl aimed at him, her eyes that luminous gold, fascinating and dangerous. “I’ll have him look at it later. Just slather that goop in there on it.”

He knew she was referring to a numbing gel that would also protect the injured area. Gloving up before he retrieved the tube, he took care to be gentle as he spread the gel over the wound.

The heat of her body pulsed against him, almost as if the predator that lived under her skin was testing his mettle. The BlackEdge wolves weren’t exactly known for being sweet or compliant. He’d looked them up in the squad’s files and found the notation: Dangerous if provoked. Do not underestimate.

Despite the odd itch in his palm from when she’d offered him her hand, he kept his touch businesslike. It took effort. That initial contact had shoved sensation through him in a savage punch his brain hadn’t been able to process. Perhaps because that had been the closest he’d been to another person for a long, long time.

After realizing physical torture had no effect on Ethan, Ming had relied on vicious mental chains and on the pitch black of a room without light. Ethan had lived alone in the dark for a long time, so long that he’d forgotten the sun. It had seared his eyes when he’d seen it again after an eternity.

He’d also forgotten what it was to have skin-to-skin contact with another living being, forgotten that people burned hot . . . and he had never known that a woman’s skin could be so soft. Even when the woman was more dangerous than an Arrow. Selenka’s claws weren’t for show. She could’ve gutted him before he could react.

Ending his contact with her caused a physical reaction, his power crackling in his veins and his muscles tensing, but her wound was now coated with the gel. It looked no less red, but the pain should’ve already begun to dull. The thought did nothing for the strain knotting his body—because she was still hurt. And he had helped cause that hurt.

Ethan’s jaw clenched as he forced himself to move away from her.

Changeling soldiers had taken both assailants from the hall while he’d been doing first aid, and medics called in from a nearby hospital were checking on the collapsed. Aden had also appeared in the hall, no doubt alerted by one of the Arrows who’d been outside during Ethan’s blast.

Ethan? The mental signature of the current leader of the squad was cool and controlled.

It was also a voice to which Ethan would respond; he’d made that decision when he first saw Aden and realized the other man was close to him in age. Logic alone told him there was no way Aden Kai could’ve ever been one of Ming’s pet torturers.

Aden had told Ethan other relevant facts about the changes in the squad, but Ethan had wanted only one thing: the names of the men and women who’d come inside that pitch-dark room and tried to break a boy who wouldn’t speak. Even in the gray, that knowledge had had meaning to him.

As did the fact that Aden had kept his promise and found Ethan the data.

From the list of seven names, only Ming LeBon remained alive. As squad intel had confirmed the former Councilor was being stealthily hunted by an American pack of wolves who appeared to want to crush his empire before they tore him to pieces, Ethan had laid down his blades for the time being.

That Ming LeBon, a man used to power, would lose it all before he died, that had struck him as ice-cold justice. Should the wolves fail in their quest, however, Ethan would be waiting in the shadows with a blade of light that would cut the former Councilor to tiny pieces that Ethan would then feed to feral hogs.

The ferocity and specificity of the thought caught him unawares but only for an instant. He embraced the black fire of it, deciding vengeance was better with emotion as he replied to Aden, I saw the threat. I neutralized it. Going down on one knee, he put his used glove in a biohazard destruction bag, then riffled through the rest of the first-aid kit. No fatal harm.

Report understood. Aden’s voice held a depth Ethan had never before felt but that suddenly made him certain he was missing the full meaning of that outwardly straightforward statement. What is your status?

Abilities at fifty percent charge.

No, Ethan. Aden waited until Ethan glanced up; the squad leader’s dark eyes met his across the room. Are you injured?

Ethan realized that was tactical information, too. No. Ming’s silent weapon remained as functional as it had ever been—not whole, Ethan hadn’t been that since he was six years old, but functional. Do you need me to neutralize another threat?

No. I just wanted to make sure you hadn’t been hurt. More foreign depth in Aden’s words, tones Ethan couldn’t comprehend. We’re family, Ethan. And family looks after one another.

Ethan didn’t reply.

Rising with an antiseptic seal in hand, he opened it out with care; the seal would protect Selenka’s wound from infection until she could get to her healer. Well aware by now that she was conscious of every action in her vicinity, he offered no verbal warning.

She didn’t stiffen when he began to press the transparent seal into place around the wound, so the numbing gel had to be working. Once the wound was sealed, he picked up her torn T-shirt but realized at once that she couldn’t put it back on without stretching and possibly exacerbating her wound. Picking up the jacket instead, he held it out. She slipped one arm, then the other into it without looking back.

The sound of her doing up the zipper was fast and crisp.

“The numbing effect will fade within the hour,” he said. “You should get to your healer by then.”

Both Selenka and the bear alpha stared at him.

Selenka raised an eyebrow. “You always interrupt big, scary changelings who could eat you in one bite, zaichik?”

Ethan was fluent in Russian, but he still wasn’t sure if he was translating the last word correctly. Because he thought it meant “little rabbit.” Possibly, it was a predator–to–assumed-to-be-prey interaction.

Shrugging that aside, he said. “If necessary.” Ethan knew fear was an emotion, but it wasn’t one with which he had any familiarity. “I believe, given my muscle mass, I’d be fairly unappetizing in any case.”

The bear laughed, big and loud and with a warmth that crashed against Ethan like a wave in a near-physical way, but Selenka narrowed her eyes.

“You should watch this one, Selenka,” the bear said, before he turned to go to where his lieutenants were stirring awake.

“Should I watch you?” Selenka’s question held a wolf’s growl . . . alongside a glint in the eye that didn’t appear to be aggressive at all. “Are you a threat?”

“Yes.” Lying to the only person in his entire life who had saved him was out of the question. “We should talk after this.”

Selenka closed her fingers around his chin, the contact light even as she sliced out her claws. The glint was gone, to be replaced by a deadly ruthlessness. “If you are a true threat to me or mine, I will tear out your throat and walk away with your blood on my claws—and in my mouth.” She brushed one claw over his lips. “But if you’re not . . . well, zaichik, then we’ll play.”

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10

Keleana, Tome 4 : La Reine des ombres, Première partie

17 et dernière partie

CHAPITRE

88

Avec Rowan qui tournait au-dessus du château sous surveillance, et avec leur départ prévu à l'aube, Aelin a décidé de faire un dernier voyage vers la tombe d'Elena alors que l'horloge sonnait douze heures.

Ses plans, cependant, ont été ruinés: le chemin vers la tombe a été bloqué par les décombres de l'explosion. Elle avait passé quinze minutes à chercher un moyen d'entrer, avec ses mains et sa magie, mais n'avait pas de chance. Elle priait pour que Mort ne soit pas détruit - même si peut-être que le heurtoir de la porte du crâne aurait embrassé son existence étrange et immortelle prenant enfin fin.

Les égouts de Rifthold étaient apparemment aussi loin du Valg que les tunnels et les catacombes du château, comme si les démons s'étaient enfuis dans la nuit quand le roi était tombé. Pour le moment, Rifthold était en sécurité.

Aelin émergea du passage caché, essuyant la poussière d'elle. "Vous deux faites tellement de bruit, c'est ridicule." Avec son audition de Fae, elle les avait détectés il y a quelques minutes.

Dorian et Chaol étaient assis devant sa cheminée, ce dernier dans une chaise roulante spéciale qu'ils avaient achetée pour lui.

Le roi regarda ses oreilles pointues, les canines allongées et leva un sourcil. "Vous avez l'air bien, Majesté." Elle supposait qu'il n'avait pas vraiment remarqué ce jour-là sur le pont de verre, et elle avait été sous sa forme humaine jusqu'à présent. Elle sourit.

Chaol tourna la tête. Son visage était décharné, mais un éclat de détermination brillait là. Espérer. Il ne laisserait pas sa blessure le détruire.

"J'ai toujours l'air bien", a déclaré Aelin, se laissant tomber sur le fauteuil en face de Dorian.

"Vous trouvez quelque chose d'intéressant là-bas?" Demanda Chaol

Elle secoua la tête. «Je pensais que ça ne ferait pas de mal de regarder une dernière fois. Pour l'amour du bon vieux temps. " Et peut-être mordre la tête d'Elena. Après avoir obtenu des réponses à toutes ses questions. Mais l'ancienne reine était introuvable.

Les trois se regardèrent et le silence tomba.

La gorge d'Aelin a brûlé, alors elle s'est tournée vers Chaol et a dit: «Avec Maeve et Perrington dans le cou, nous pourrions avoir besoin d'alliés plus tôt que tard, surtout si les forces de Morath bloquent l'accès à Eyllwe. Une armée du continent sud pourrait traverser la mer étroite en quelques jours et fournir des renforts - repousser Perrington du sud pendant que nous martelons du nord. » Elle croisa les bras. «Je vous nomme donc ambassadeur officiel de Terrasen. Je me fiche de ce que dit Dorian. Faites-vous des amis avec la famille royale, courtisez-les, embrassez-les, faites tout ce que vous avez à faire. Mais nous avons besoin de cette alliance. »

Chaol jeta un coup d'œil à Dorian dans une demande silencieuse. Le roi hocha la tête, à peine un creux de son menton. "J'essaierai." C'était la meilleure réponse qu'elle pouvait espérer. Chaol fouilla dans la poche de sa tunique et jeta l'œil vers elle. Elle l'a attrapé dans une main. Le métal avait été déformé, mais la pierre bleue est restée. "Merci," dit-il d'une voix rauque.

"Il portait ça pendant des mois", a déclaré Dorian en glissant l'amulette dans sa poche, "mais elle n'a jamais réagi, même en danger. Pourquoi maintenant?"

La gorge d'Aelin se serra. «Courage du cœur», a-t-elle dit. «Elena m'a dit un jour que le courage du cœur était rare - et le laisser me guider. Quand Chaol a choisi de… »Elle ne pouvait pas former les mots. Elle a encore essayé. "Je pense que le courage l'a sauvé, a fait vivre l'amulette pour lui." Ça avait été un pari, et un imbécile, mais… ça avait marché.

Le silence retomba.

Dorian a dit: «Nous voici donc.»

"La fin de la route", a déclaré Aelin avec un demi-sourire.

"Non," dit Chaol, son propre sourire faible, hésitant. "Le début de la suivante."

 

Le lendemain matin, Aelin bâilla en s'appuyant contre sa jument grise dans la cour du château.

Une fois Dorian et Chaol partis la nuit dernière, Lysandra était entrée et s'était évanouie dans son lit sans aucune explication pour savoir pourquoi ou ce qu'elle avait fait auparavant. Et comme elle était complètement inconsciente, Aelin venait de monter dans son lit à côté d'elle. Elle ne savait pas où Rowan s'était recroquevillée pour la nuit, mais elle n'aurait pas été surprise de regarder par la fenêtre et d'espionner un faucon à queue blanche perché sur le rail du balcon.

À l'aube, Aedion avait fait irruption, demandant pourquoi ils n'étaient pas prêts à partir - à rentrer chez eux.

Lysandra était devenue un léopard fantôme et l'avait chassé. Puis elle est revenue, s'attardant dans sa forme féline massive, et encore étendue à côté d'Aelin. Ils ont réussi à dormir encore trente minutes avant l'arrivée d'Aedion en arrière et jeté un seau d'eau sur eux.

Il a eu la chance de s'échapper vivant.

Mais il avait raison - ils avaient peu de raisons de s'attarder. Pas tant à faire dans le Nord, tant à planifier, à soigner et à superviser.

Ils voyageraient jusqu'à la tombée de la nuit, où ils prendraient Evangeline à la maison de campagne des Faliqs, puis continueraient vers le nord, espérons-le sans interruption, jusqu'à ce qu'ils atteignent Terrasen.

Accueil.

Elle rentrait chez elle.

La peur et le doute s'enroulaient dans ses tripes - mais la joie vacillait à côté d'eux.

Ils s'étaient préparés rapidement, et maintenant tout ce qui restait, supposait-elle, était au revoir.

Les blessures de Chaol ont rendu impossible la montée des escaliers, mais elle s'est glissée dans sa chambre ce matin-là pour lui dire au revoir - pour retrouver Aedion, Rowan et Lysandra déjà là, discutant avec lui et Nesryn. Quand ils étaient partis, Nesryn les suivant, le capitaine avait simplement serré la main d'Aelin et dit: "Puis-je le voir?"

Elle savait ce qu'il voulait dire et avait levé ses mains devant elle.

Des rubans et des plumes et des fleurs de feu rouge et or dansaient dans sa chambre, brillants et glorieux et élégants.

Les yeux de Chaol étaient tapissés d'argent lorsque les flammes s'éteignirent. "C'est adorable", dit-il enfin.

Elle lui avait seulement souri et laissé une rose de flamme dorée brûler sur sa table de nuit - où elle brûlerait sans chaleur jusqu'à ce qu'elle soit hors de portée.

Et pour Nesryn, qui avait été rappelée pour service de capitaine, Aelin avait laissé un autre cadeau: une flèche en or massif, présentée à ses derniers Yulemas comme une bénédiction de Deanna - son propre ancêtre. Aelin pensait que le tireur d'élite aimerait et apprécierait cette flèche plus qu'elle ne l'aurait jamais fait, de toute façon.

"As-tu besoin d'autre chose? Plus de nourriture?" Demanda Dorian, venant se tenir à côté d'elle. Rowan, Aedion et Lysandra montaient déjà leurs chevaux. Ils avaient emballé la lumière, ne prenant que les fournitures les plus nettes. Surtout des armes, y compris Damaris, que Chaol avait données à Aedion, insistant sur le fait que l'ancienne lame restait sur ces côtes. Le reste de leurs biens serait expédié à Terrasen.

"Avec ce groupe", a déclaré Aelin à Dorian, "ce sera probablement une compétition quotidienne pour voir qui peut chasser le mieux."

Dorian gloussa. Le silence tomba et Aelin claqua la langue. "Vous portez la même tunique que vous aviez il y a quelques jours. Je ne pense pas t'avoir jamais vu porter la même chose deux fois. "

Un scintillement dans ces yeux saphir. "Je pense que j'ai de plus grandes choses à craindre maintenant."

"Est-ce que tu vas bien?"

"Ai-je d'autre choix que de l'être?"

Elle lui toucha le bras. «Si vous avez besoin de quelque chose, envoyez un mot. Il faudra quelques semaines avant d’atteindre Orynth, mais - je suppose que la magie étant revenue, vous pouvez trouver un messager pour me faire rapidement part de mes paroles. »

"Merci à vous et à vos amis."

Elle les regarda par-dessus son épaule. Ils faisaient tous de leur mieux pour avoir l'air de ne pas écouter. "Merci à nous tous", dit-elle doucement. "À toi aussi."

Dorian regarda vers l'horizon de la ville, les contreforts verts roulants au-delà. «Si tu m'avais demandé il y a neuf mois si je pensais…» Il secoua la tête. "Tant de choses ont changé."

"Et il continuera de changer", a-t-elle dit en lui serrant une fois le bras. "Mais ... Il y a des choses qui ne changeront pas. Je serai toujours ton ami. "

Sa gorge se serra. «J'aimerais pouvoir la voir, juste une dernière fois. Pour lui dire… pour dire ce qui était dans mon cœur. »

"Elle sait," dit Aelin, clignant des yeux contre la brûlure dans ses yeux.

"Tu vas me manquer", a déclaré Dorian. «Bien que je doute que la prochaine fois que nous nous rencontrons, ce sera dans des circonstances… civilisées.» Elle a essayé de ne pas y penser. Il fit un geste par-dessus son épaule vers sa cour. "Ne les rendez pas trop misérables. Ils essaient seulement de vous aider. "

Elle a souri. À sa grande surprise, un roi lui rendit son sourire.

«Envoyez-moi tous les bons livres que vous lisez», a-t-elle dit.

"Seulement si vous faites de même."

Elle l'a embrassé une dernière fois. "Merci, pour tout", murmura-t-elle.

Dorian la serra, puis s'éloigna tandis qu'Aelin montait sur son cheval et le poussait dans une promenade.

Elle a déménagé à la tête de l'entreprise, où Rowan a monté un étalon noir élégant. Le prince Fae a attiré son attention. Est-ce que vous allez bien?

Elle acquiesça. Je ne pensais pas que dire au revoir serait si difficile. Et avec tout ce qui est à venir ...

Nous allons y faire face ensemble. Quelle que soit la fin.

Elle tendit la main dans l'espace entre eux et lui prit la main, la serrant fermement.

Ils se sont accrochés l'un à l'autre en descendant le chemin stérile, par la porte qu'elle avait faite dans le mur de verre et dans les rues de la ville, où les gens ont arrêté ce qu'ils faisaient et ont béé ou chuchoté ou regardé.

Mais alors qu'ils sortaient de Rifthold, cette ville qui avait été sa maison et son enfer et son salut, alors qu'elle mémorisait chaque rue et bâtiment et visage et magasin, chaque odeur et la fraîcheur de la brise de la rivière, elle n'en a pas vu un esclave. Je n'ai pas entendu un fouet.

Et tandis qu'ils passaient devant le Royal Theatre en forme de dôme, il y avait de la musique - une musique magnifique et exquise - qui jouait à l'intérieur.

 

Dorian ne savait pas ce qui l'avait réveillé. Peut-être était-ce que les insectes paresseux de l'été avaient arrêté leur bourdonnement nocturne, ou peut-être était-ce le vent froid qui s'était glissé dans son ancienne salle de la tour, ébouriffant les rideaux

Le clair de lune brillant sur l'horloge a révélé qu'il était trois heures du matin. La ville était silencieuse.

Il se leva du lit, touchant encore son cou - juste pour être sûr. Chaque fois qu'il se réveillait de ses cauchemars, cela lui prenait des minutes pour dire s'il était vraiment éveillé - ou si ce n'était qu'un rêve et qu'il était toujours pris au piège dans son propre corps, asservi à son père et à ce prince Valg. Il n'avait pas parlé à Aelin ou Chaol des cauchemars. Une partie de lui aurait aimé.

Il pouvait à peine se souvenir de ce qui s'était passé alors qu'il portait ce collier. Il avait eu vingt ans et ne s'en souvenait pas. Il n'y avait que des morceaux, des morceaux d'horreur et de douleur. Il a essayé de ne pas y penser. Je ne voulais pas me souvenir. Il n'avait pas dit ça à Chaol ou à Aelin non plus.

Il lui manquait déjà, ainsi que le chaos et l'intensité de sa cour. Il lui manquait du monde. Le château était trop grand, trop calme. Et Chaol devait partir dans deux jours. Il ne voulait pas penser à ce que serait la disparition de son ami.

Dorian se gara sur son balcon, ayant besoin de sentir la brise de la rivière sur son visage, pour savoir que c'était réel et qu'il était libre.

Il ouvrit les portes du balcon, les pierres refroidirent sur ses pieds, et regarda à travers le terrain rasé. Il avait fait ça. Il perdit son souffle, inspirant le mur de verre qui scintillait au clair de lune.

Il y avait une ombre massive perchée au-dessus. Dorian se figea.

Pas une ombre mais une bête géante, ses griffes agrippées au mur, ses ailes repliées dans son corps, miroitant faiblement à la lueur de la pleine lune. Scintillant comme les cheveux blancs du cavalier au sommet.

Même de loin, il savait qu'elle le regardait fixement, ses cheveux ruisselant sur le côté comme un ruban de clair de lune, pris dans la brise de la rivière.

Dorian leva une main, l'autre montant à son cou. Pas de col.

Le cavalier sur la wyverne se pencha en selle, disant quelque chose à sa bête. Il déploya ses ailes massives et scintillantes et sauta dans les airs. Chaque battement de ses ailes envoyait vers lui une rafale de vent creuse et creuse.

Il claqua plus haut, ses cheveux coulant derrière elle comme une bannière scintillante, jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans la nuit, et il ne pouvait plus entendre ses ailes battre. Personne n'a sonné l'alarme. Comme si le monde avait cessé de prêter attention pendant les quelques instants où ils s'étaient regardés.

Et à travers l'obscurité de ses souvenirs, à travers la douleur, le désespoir et la terreur qu'il avait essayé d'oublier, un nom résonna dans sa tête.

 

Manon Blackbeak a navigué dans le ciel étoilé, Abraxos chaud et rapide sous elle, la lune brillamment brillante ...

le ventre plein de la Mère - au-dessus d'elle.

Elle ne savait pas pourquoi elle avait pris la peine de partir; pourquoi elle avait été curieuse.

Mais il y avait eu le prince, aucun collier à voir autour de son cou.

Et il avait levé la main pour saluer - comme pour dire que je me souviens de toi.

Les vents se déplaçaient et Abraxos les chevauchait, s'élevant plus haut dans le ciel, le royaume sombre en dessous passant dans un flou.

Des vents changeants - un monde qui change.

Peut-être un Treize changeant aussi. Et elle-même.

Elle ne savait pas quoi en penser.

Mais Manon espérait qu’ils y survivraient tous.

Elle espérait.

CHAPITRE

89

Pendant trois semaines, ils ont roulé tout droit vers le nord, en s'éloignant des routes principales et hors des villages. Il n'était pas nécessaire d'annoncer qu'Aelin revenait à Terrasen. Pas avant d'avoir vu son royaume par elle-même et de savoir à quoi elle était confrontée, à la fois de l'intérieur et de ce qui s'était rassemblé à Morath. Pas avant d'avoir un endroit sûr pour cacher la grande et terrible chose dans sa sacoche.

Avec sa magie, personne n'a remarqué la présence du Wyrdkey. Mais Rowan jetait de temps en temps un coup d'œil à la sacoche et inclinait la tête pour enquêter. À chaque fois, elle lui disait silencieusement qu’elle allait bien et qu’elle n’avait rien remarqué d’étrange concernant l’amulette. Ou concernant l'Œil d'Elena, qu'elle portait à nouveau à la gorge. Elle se demanda si Lorcan était bien sur le point de traquer les deuxième et troisième clés, peut-être où Perrington — Erawan — les avait maintenues depuis le début. Si le roi n'avait pas menti.

Elle avait le sentiment que Lorcan commencerait à regarder à Morath. Et pria le guerrier Fae de défier les chances empilées contre lui et d'en sortir triomphant. Cela lui faciliterait certainement la vie. Même s'il venait un jour lui botter le cul pour l'avoir trompé.

Les jours d'été se refroidissaient plus au nord qu'ils montaient. Evangeline, à son crédit, a suivi le rythme avec eux, ne se plaignant jamais d'avoir à dormir nuit après nuit. Elle semblait parfaitement heureuse de se recroqueviller avec un pied agile, son nouveau protecteur et ami fidèle.

Lysandra a utilisé le voyage pour tester ses capacités - parfois en volant avec Rowan au-dessus, parfois en courant comme un joli chien noir aux côtés de Fleetfoot, parfois en passant des jours sous sa forme de léopard fantôme et en sautant sur Aedion quand il s'y attendait le moins.

Trois semaines de voyage exténuant, mais aussi trois des semaines les plus heureuses qu'Aelin ait jamais connues. Elle serait ont préféré un peu plus d'intimité, en particulier avec Rowan, qui continuait à la regarder de cette façon qui lui donnait envie de brûler. Parfois, quand personne ne regardait, il se glissait derrière elle et lui caressait le cou ou tirait sur son lobe avec ses dents, ou simplement glissait ses bras autour d'elle et la tenait contre lui, la respirant.

Une nuit - juste une maudite nuit avec lui était tout ce qu'elle voulait.

Ils n'ont pas osé s'arrêter dans une auberge, alors elle a été laissée brûler et supporter les taquineries tranquilles de Lysandra.

Le terrain est devenu plus raide, plus vallonné et le monde est devenu luxuriant, vert et lumineux, les roches devenant des affleurements de granit déchiquetés.

Le soleil s'était à peine levé alors qu'Aelin marchait à côté de son cheval, lui évitant de la porter sur une colline particulièrement escarpée. Elle était déjà à son deuxième repas de la journée - déjà en sueur et sale et grincheuse. Il s'est avéré que la magie du feu était plutôt pratique en voyage, les gardant au chaud les nuits froides, allumant leurs feux et faisant bouillir leur eau. Elle aurait tué pour une baignoire assez grande pour se remplir d'eau et se baigner, mais le luxe pouvait attendre.

"C'est juste en haut de cette colline", a déclaré Aedion depuis sa gauche.

"Quel est?" demanda-t-elle, finissant sa pomme et jetant les restes derrière elle. Lysandra, portant la forme d'un corbeau, poussa un cri d'indignation lorsque le noyau la frappa. "Désolé," appela Aelin.

Lysandra cracha et s'envola vers le ciel, Fleetfoot aboyant joyeusement vers elle alors qu'Evangeline gloussait du haut de son poney hirsute.

Aedion montra le sommet de la colline devant lui. "Tu verras."

Aelin regarda Rowan, qui avait repéré une partie de la matinée comme un faucon à queue blanche. Maintenant, il marchait à côté d'elle, guidant son étalon noir. Il leva les sourcils à sa demande silencieuse d'informations. Je ne vais pas te le dire.

Elle lui lança un regard noir. Buse.

Rowan sourit. Mais à chaque étape, Aelin a fait les calculs sur le jour, et ...

Ils ont culminé la colline et se sont arrêtés.

Aelin relâcha les rênes et fit un pas stupéfiant, l'herbe émeraude douce sous le pied.

Aedion lui toucha l'épaule. "Bienvenue à la maison, Aelin."

Une terre de montagnes imposantes - les Staghorns - s'étendait devant eux, avec des vallées, des rivières et des collines; une terre d'une beauté sauvage et sauvage.

Terrasen.

Et l'odeur - du pin et de la neige… Comment n'avait-elle jamais réalisé que l'odeur de Rowan était celle de Terrasen, de la maison? Rowan s'est approchée suffisamment pour lui frôler l'épaule et a murmuré: "J'ai l'impression d'avoir cherché cet endroit toute ma vie."

En effet - avec le vent méchant qui coule vite et fort entre les Staghorns gris et dentelés au loin, avec l'étendue dense d'Oakwald sur leur gauche, et les rivières et les vallées s'étalant vers ces grandes montagnes du nord - c'était le paradis pour un faucon. Le paradis pour elle.

"Juste là," dit Aedion, désignant un petit rocher de granit usé par les intempéries, sculpté de volutes et de tourbillons. "Une fois que nous avons passé ce rocher, nous sommes sur le sol Terrasen."

N'osant pas vraiment croire qu'elle n'était pas encore endormie, Aelin se dirigea vers ce rocher, chuchotant la chanson de remerciements à Mala Fire-Bringer pour l'avoir conduite à cet endroit, en ce moment.

Aelin passa une main sur le rocher rugueux, et la pierre chauffée par le soleil picotait comme pour saluer.

Puis elle a franchi la pierre.

Et enfin, Aelin Ashryver Galathynius était à la maison

Fini

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