Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Fabienne-13 : Liste d'Or

retour à l'index de la bibliothèque
Le Cimetière des Hirondelles Le Cimetière des Hirondelles
Mallock   
C'est sur le conseil de l'auteur lui même que j'avais offert ce tome à mon papa pour le lui faire découvrir. Ayant déjà lu moi-même Les larmes de Pancrace ainsi que Les visages de Dieu, je l'ai donc lu avec un certain recul.
Manu Gemoni, le frère de Julie, la Julie de Mallock, un de ces cinq flics qui l'entourent et le soutiennent dans la résolution des enquêtes, chacun avec ses qualités et ses connaissances particulières, vient d'être arrêté pour meurtre en République dominicaine. À son interrogatoire il a avoué son crime et l'a expliqué par une phrase sibylline : "je l'ai tué parce qu'il m'avait tué". C'est sur cette énigme que notre bon commissaire part vers Saint-Domingue pour tenter de découvrir le fin mot de l'histoire et éventuellement d'innocenter Manu.
Sur fond de vaudou, de dictature et de torture nous découvrons au travers des yeux du commissaire ainsi que des commentaires de ses acolytes régionaux un île pleine de surprises et de contradictions.
Une chose est sûre la plume poétique de Mallock est toujours là. Les paysages, les décors, le climat même, tout semble vous sauter au visage tellement les descriptions sont pleines de vie et de couleurs.
Pourtant sa plume vous transporte aussi dans l'horreur des découvertes. Car ce semblant de paradis n'en est pas un. Ces habitants chaleureux et souriants ont hélas vécu pire que la canicule ou ces tempêtes tropicales parfois mortelles. Une atmosphère lourde parfois vous étreint le cœur à la lecture des exactions commises par les autorités en place. Et lorsque vous découvrez Manu et ses conditions de détention alors qu'il est blessé, vous avez la sensation d'être passé de l'autre côté du miroir. Mais contrairement à Alice, derrière n'est pas synonyme de pays des merveilles. Ici il serait plutôt devant. Et derrière, nous découvrons le pays des secrets, du sordide et des malheurs.
Nous découvrons aussi notre Mallock sous un jour encore plus différent que dans ces autres livres. Nous l'avons vu sensible et plein d'empathie pour les familles dans Les visages de Dieu, plein de déductions à la Sherlock dans Les larmes de Pancrace, ici nous découvrons plus avant Mallock le sorcier, Dede le devin comme le surnomme ses hommes. Et en même temps un Mallock dépassé par l'irrationnel, un irrationnel qui n'est pas, pour une fois, de son fait.
J'avoue avoir apprécié le connaître déjà. Cette découverte quasi irrationnelle, ses visions troubles pour le néophyte que nous sommes et les réflexions qui en découlent auraient pu troubler le lecteur qui le découvre seulement. Pour moi cela a été une plongée dans les affres et les méandres de son moi et de son inconscient si fantasque et psychédélique aussi. L'aide de cette vieille sorcière et de sa drogue y sont probablement pour quelque chose mais notre Mallock semble alors sortir hors de lui même et par la même occasion nous entraîner avec lui dans ses visions. Visions qui pour les connaisseurs prendront tout leur essor au fil des pages et des chapitres. Mais le lecteur sans entraînement que nous sommes parfois peut se perdre dans les méandres de ses pensées délirantes.
Alors quand après le climat chaud et humide de St Domingue, le ciel neigeux et froid de Paris nous réveille frileusement, ce retour nous sort doucement mais sûrement de cette transe irréelle. Pourtant une fois la crise mystique pourrait-on dire terminée ce bon commissaire nous reparaît comme régénéré et le fil tenu qui nous trainait encore derrière lui nous ramène dans l'enquête comme l'effet d'un élastique. Est-ce le froid revigorant ou ce changement brutal de climat ? mais notre Mallock nous entraîne toujours plus loin.
Les enchaînements de découvertes, les éléments à la fois véridiques et invraisemblables dans leur contexte, la réincarnation des âmes, tout cela nous enfonce de plus en plus dans cette enquête derrière lui.
Pour mon esprit féru de légendes, mythologies ou superstitions, le chemin que prend alors cette enquête devient pavé de tentations, de bonheurs particuliers et d'apprentissages en tout genre. Que ce soit le développement des sciences du comportement, la mise en avant de la sémiologie, ou bien celle plus ancienne de l'hypnose, notre esprit ne peut que s'ouvrir pour continuer à suivre cette enquête. Le lecteur pragmatique et rationnel, refusant l'irréel ou les réponses parfois floues devra faire un effort sur lui même pour oublier ses défauts, et suivre les chemins détournés empruntés par Mallock et ses amis. Il sera alors récompensé par une enquête déroutante et entêtante qui nous entraînera vers des faits passés et présents, des histoires dans l'Histoire, des visages empreints de dignité et d'autres de cruauté. Vous ne pourrez rester insensible à ce défilement d'honneur et d'horreur. Les secrets les mieux gardés ne peuvent lui résister. Car même les ombres du passé se confient à lui.
C'est encore un mélange de poésie et de vulgaire (ici dans le sens du commun, de tous les jours) que nous assène la plume de l'auteur. Vous ressentez le climat, la beauté et la cruauté de cette île paradisiaque puis la froidure et les secrets enfouis qui semblent tels des zombies affamés de chair humaine ressortir à la surface. Chaque mot pèse sur votre cœur comme sur celui des protagonistes. L'irrationnel vous semble envisageable car tout comme le commissaire Mallock vous vous laissez convaincre par les faits découverts.
En plus de suivre cette enquête, votre cerveau en arrière fond tourne en boucle une question de croyance ou de doute.
Peut-on finir par croire à l'irrationnel lorsque l'on est pragmatique ?
Peut-on oublier l'irrationnel pour ne se concentrer que sur les faits ?
Comme d'habitude la solution vous surprendra par sa simplicité et son audace. Audace car cette vérité a tout fait pour rester cachée de nous et le serait demeurée sans le flair et les déductions de notre bon commissaire. Tout alors s'éclaire et en même temps se trouble sur les dernières pages.
C'est encore une enquête menée avec brio pour notre commissaire. Mais en même temps une ode à l'amitié, la fidélité et au courage des braves ainsi qu'une dénonciation des horreurs de la guerre et des dictatures.
Merci Mr Mallock pour ce moment de lecture intense et toujours surprenante.

par Aelynah
Le massacre des innocents Le massacre des innocents
Mallock   
Du bon comme du mauvais pour ce deuxième tome de la série (bien qu'on puisse lire chaque tome séparément puisque les enquêtes ne sont pas liées entre elles, seuls les personnages sont récurrents et de légères allusions sont faites sans entacher la compréhension du récit).

Le point le plus positif que je vois par rapport au livre précédent, c'est l'approfondissement des personnages secondaires, on apprend à mieux les connaitre, on a de leur point de vue, on peut donc mieux s'attacher à eux.

Ensuite, si je dois parler d'un point "neutre" mais légèrement perturbant quand même, c'est le ton qu'adopte l'auteur dans son écriture. On passe d'une certaine vulgarité quand les personnages parlent entre eux, à un véritable lyrisme quasi biblique dans les grands moments d'introspection de Mallock. Si le thème de la religion était déjà fortement présent dans le premier, il se confirme ici, on l'invoque toutes les trois pages.

On continue l'escalade avec ce qui m'a laissé dubitative: l'intrigue en elle-même. Je n'ai pas les connaissances suffisantes pour dire si l'hypothèse est réalisable ou non, mais elle est tirée par les cheveux selon moi (certains faits manquent de vraisemblance). Mais j'avoue que si elle s'avère juste, je deviens parano dès demain, car la mayonnaise prend très bien.

Enfin, un petit point négatif à faire remarquer ce sont les coquilles, j'en ai vu quelques une dans le livre. Et un "Je peut", ça fait quand même mal aux yeux, même si ce n'est pas très grave.

Maintenant qu'on en a fini avec les petits points que je tenais à rapporter, je dirais quand même que je conseille ce livre, l'intrigue étant très prenante et l'action quasi permanente, les personnages sont toujours en mouvement même quand ils piétinent sur une piste. On y retrouve le même but "artistique" du tueur, avec toujours beaucoup de violence. La seule chose que je déplore, c'est que Mallock devient de plus en plus triste je trouve. Et que les indices arrivent par voies beaucoup plus "mystiques" que la normale, aussi, ça fait un peu deus ex machina par moment, mais sinon, tout ça reste très correct. Bref, encore un livre vite lu, bien écrit et qui sait prendre son l'intérêt de son lecteur.

par Spika
Le principe de parcimonie Le principe de parcimonie
Mallock   
Alors Anne-Ju, c’est tordu ou pas ?

Tout d’abord, j’ai un aveu à vous faire : Je suis une novice ! Je n’ai jamais lu de chroniques Barbares…..Mais, les amis, ça c’était avant ! Pfff quelle bombe (et je pèse mes mots en l’écrivant) !

Alors j’arrête tout de suite ceux qui me disent :

« oui, je ne vais pas le lire car je n’ai pas lu les autres ! ».

Euh comment dire …. »Si, tu le lis et fissa !. Il sort le 11 Février. »

Commençons par le début, le titre. Un petit cours de définition : qu’est ce que le principe de parcimonie ? Vous le savez peut-être déjà, mais pour ceux qui ne le savent pas (comme moi au début), voilà son explication : Le rasoir d’Ockham ou rasoir d’Occam est un principe de raisonnement philosophique entrant dans les concepts de rationalisme et de nominalisme. Son nom vient du philosophe franciscain Guillaume d’Ockham (XIVème siècle), bien qu’il fût connu avant lui. On le trouve également appelé principe de simplicité, principe d’économie ou principe de parcimonie. Je vois à vos têtes que vous avez tout compris ;-). Vous inquiétez pas, tout est clair dans le livre.

Moi la fan de polars et de thrillers, je me suis régalée. J’en avais plein les babines tellement que ce livre, je l’ai lu à doses homéopathiques, pour le savourer pleinement. Je l’ai dégusté, comme un plat 4 étoiles****.

Mallock, ou devrais-je dire « Monsieur le Commissaire », est un personnage attachant et d’une perspicacité étonnante. Il m’a bluffé et croyais moi, c’est rare ! Les personnages, qui composent son équipe, représentent la stabilité du 13 (13 quai des orfèvres, oui on déménage…marre des gars du 36 ;-)). Chacun personnage a sa place, aucun n’est superflu.

Revenons à l’intrigue..Loin de moi l’envie d’en raconter trop (ce n’est pas mon genre ;-)), mais je dois quand même vous dire, que les rasoirs, eh bien, ça fait pas mal de dégâts. Donc, vous êtes prévenus, l’auteur n’y va pas de mains mortes, mais avec des rasoirs agiles et bien aiguisés. Des organes, des scalps qui se baladent dans un Paris noyé sous les eaux, à bord de bocaux !

Je lisais que M. Mallock avait passé deux ans sous la cloche et il se demandait pourquoi ? Moi, j’ai la réponse : pour nous sortir CA ! Vous avez piqué ma curiosité, aiguisé mon appétit et surtout surpris la lectrice que je suis !

Ok ok, vous avez compris…c’est TORDU et j’adore.




par anneju
Les larmes de Pancrace Les larmes de Pancrace
Mallock   
Sur les conseils d'un ami ( je le salue au passage ;) ) qui d'ailleurs ma très bien suggéré ce bouquin très jouissif à lire.Lecture fluide, une narration étonnante et fascinante sur deux époques, qui nous emmènent à la limite du mysticisme- thriller -ésotérique.Je m'attendais tout sauf à ça et un humour que j'adore. Mallock est un personnage fort et attachant avec ses forces et ses faiblesses.Et un final à la Perry Mason pour ceux qui connaissent ...

par ricou
Les visages de dieu Les visages de dieu
Mallock   
Un auteur qui gagnerait réellement à être connu.
Un rythme soutenu, une écriture vive (bien que parfois grossière) et de l'humour, des chapitres cours (environ 10 pages chaque, ce qui, pour moi, est un bon point).
On croise ici un habituel flic un peu abîmé par la vie, mais à qui on s'attache, comme à toute sa petite équipe (bien qu'ils auraient tous pu être un peu plus approfondis), et un illuminé fanatique, du classique donc.
Pourtant on se prend bien dedans, les meurtres sont sanglants et... "artistiques", si je puis dire, assez recherchés dans la symbolique et les supplices infligés aux victimes.
Bref, un bon moment, dévoré rapidement, bien qu'il faut déplorer un fin un peu facile sur les bords.

par Spika
Je suis Pilgrim Je suis Pilgrim
Terry Hayes   
Il est des romans dont on voudrait qu’ils ne se terminent jamais. Avec ses 900 pages, « Je suis Pilgrim » est de ceux-là.

Je ne suis pas roman d’espionnage. James Bond, Mission Impossible, très peu pour moi. Pourtant dès que j’ai ouvert ce roman de Terry Hayes, je me suis retrouvée captivée par l’intrigue, par le personnage de Pilgrim et je fus incapable de le refermer.

Terry Hayes manie la plume avec brio et si l’enquête démarre avec un simple meurtre, au fil des pages, on plonge tout naturellement, dans l’après 11 septembre, dans le terrorisme international. Quelques retours en arrière nous permettent de faire plus ample connaissance avec Pilgrim, avec son passé. On finit par s’attacher à cet espion, à ce James Bond américain. J’ai aussi aimé le personnage de Battleboi, on n’en parle peu mais je me suis attachée à ce geek.

« Je suis Pilgrim » est un roman est terrifiant. Terrifiant parce qu’il nous plonge au cœur du terrorisme, sujet qui occupe malheureusement une place majeure dans l’actualité depuis quelques années. Il nous confronte à ces intégristes, ces fanatiques, qui au nom de Dieu, sont prêts à toutes les folies, à tous les sacrifices et tant pis pour les vies perdues.
Tout au long de ces 900 pages, on ne peut s’empêcher de se demander si le scénario est plausible. Et si une telle catastrophe devait arriver, y-a-t-il un seul super agent capable de nous sauver.

Si vous chercher un roman prenant, terrifiant, qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière page, foncez en librairie.