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Bibliothèque de fabricegrossi : Liste d'argent

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La Vérité sur l'affaire Harry Quebert La Vérité sur l'affaire Harry Quebert
Joël Dicker   
La première partie du roman est intense, vivante, on vit dans la tête du narrateur et les pages s'enchaînent naturellement.
Dans un second temps, le roman retombe, plus lourd et artificiel.
La troisième partie s'ouvre après un coup de théâtre et nous tient par la promesse du dévoilement.
Finalement, j'en suis venu à regretter de ne pas avoir suivi l'intensité de la vie de Luther Caleb qui est le grand sacrifié du roman. Je regrette aussi de ne pas être témoin de la "vraie" vie de Nola, d'autant que son histoire d'amour avec Harry est contée comme on résumerait une romance de gare avec tous les clefs et les clichés du genre. J'ai eu du mal à croire à la passion de Harry, ainsi qu'au personnage un peu bébête de Nola en Baby-dol au service de l'écrivain.
Cette mise en scène simpliste de la romance aurait dû me mettre la puce à l'oreille, cependant, le coup de force de l'auteur qui nous joue un tour à la Seven, et de nous promettre une vérité si l'on suit son cheminement d'enquêteur avec confiance et avec un peu de naïveté. Pourtant d'autres incohérences apparaissent : pourquoi nous assène-t-on par exemple que personne ne pouvait soupçonner que le corps de Nola se trouvait sur le terrain de la maison de Harry ?
Il en ressort donc une série d'histoires de vies gâchées : la vie plusieurs fois meurtrie de Luther Caleb, les vies lourdes de regrets de Harry, Elijah, du père de Jenny, du chef Pratt, de Travis.
Les leçons d'écriture de Harry à Marcus me paraissent surestimées et répétitives, décrédibilisant la relation entre les 2 écrivains.
Et pourtant, le roman nous tient (inégalement selon la partie certes), et s'il n'apporte pas grand chose en terme de pensée, il trouve et manœuvre avec aisance son lecteur.
Avenue des mystères Avenue des mystères
John Irving   
Je suis d'accord avec Virgile et Bloodymarie et trouve assez touchante la façon dont heleniah nous raconte le livre.
J'ai retrouvé effectivement la richesse et l'exubérance que j'aime chez Irving, mais j'ajouterais que son écriture maîtrise si bien le récit qu'il nous permet de le prendre au sérieux.
Je regrette de ne pas être le lecteur que j'aimerais être pour pouvoir apprécier la profondeur et la richesse du récit de Juan Diego.
Babylone Babylone
Yasmina Reza   
Elizabeth, la narratrice, et son mari Pierre ont décidé de faire une petite fête de printemps avec leurs amis. Par manque de chaises, ils demandent aux voisins d’au-dessus, les Manoscrivi, de leur en prêter et de se joindre à la fête. Tout le monde rit, tout le monde s’amuse, jusqu’à ce que Jean-Lino se moque gentiment de sa femme Lydie qui se préoccupe beaucoup trop d’après lui du sort des poulets d’élevage.

Dans la nuit, un meurtre est commis…

Entre la satyre sociale et le roman policier, Yasmina Reza nous décrit cette étrange soirée au travers les yeux d’une femme. Les détails les plus anodins, exacerbés à cause de l’alcool, de la situation, viennent frapper le lecteur, qui attend au tournant, pressentant le drame.

Le roman est bien écrit, même si on a hâte de savoir ce qui va se passer et qu’une fois qu’on y est, on se pose beaucoup de question sur la réaction parfois étrange des personnages. De même la fin du roman ne m’a pas totalement convaincu, il manque peut-être une chute pour redonner du piment à l’ensemble de l’histoire.

Donc un roman plutôt sympa, qui se lit bien, avec une intrigue intéressante, mais il m’a manqué un petit je-ne-sais-quoi qui l’aurait rendu vraiment inoubliable !

par heleniah
Sunset park Sunset park
Paul Auster   
L’Amérique de Paul Auster est une Amérique en proie à toutes sortes de difficultés notamment financières, il évoque à mots couverts l’état douloureux de son pays après la crise des SubPrimes, la « chute » des Twin et l’effondrement du rêve américain. Pas réellement gai tout ça et pourtant à travers différents personnages gravitant autour de Miles Heller, l’auteur nous transmet l’espoir en l’humanité.

Miles est brillant et issue d’une bonne famille mais a pourtant tout laissé tomber ses études et sa famille pour s’enfuir loin de New-York, la cause ? Ce sentiment de culpabilité dans la mort de son demi-frère. Il va ainsi sillonner l’Amérique pendant sept ans allant de petits boulots en petits boulots, de galère en galère jusqu’à se poser en Floride et rencontrer Pilar Sanchez cette jeune lycéenne dont il tombe amoureux.
Son job consiste à vider des maisons saisies par les banques après la crise des SubPrimes, mais un différend avec l’une des sœurs de Pilar l’oblige à quitté la Floride pour ne pas se retrouver en prison pour détournement de mineur.

C’est le retour à New-York, Brooklyn plus précisément à Sunset Park dans une maison délabrée dans laquelle il retrouve son ami Bing Nathan, marginal dans l’âme et propriétaire d’une boutique l’Hôpital des objets cassés, et deux autres « co-locataires » Ellen et Alice, fragiles toutes deux et tentant de trouver leur place dans un monde incertain. Une vie agréable qui prendra malheureusement fin. Ce retour aux sources lui permettra de renouer avec son père éditeur et sa mère actrice.

L’Amérique en crise est le thème principalement abordée à travers ces personnages tous aussi déboussolés les uns que les autres, entre problèmes existentiels, de couple ou de travail mais malgré tout la solidarité reste le maître mot entre eux, comme une bouée qui permettra de sauver tout le monde du désastre. L’auteur nous transmet quelques références au baseball par des anecdotes assez démoralisantes et une petite analyse du film "Les plus belles années de notre vie" traitant de la réinsertion des soldats. Vous le constaterez c’est un roman pessimiste mais profond.

Des personnages spoliés de leur vie, de leur possible bonheur ; des personnages désenchantés pris dans la tourmente de la crise. Une pluralité de voix pour ce roman mélancolique et empathique à la « Auster »…

par Stemilou
Le cimetière de Prague Le cimetière de Prague
Umberto Eco   
C'est une description à peine croyable des plus grossières manipulations qui ont marqué les idées reçues du 20è siècle et qui nous poursuivront encore longtemps.
U. Eco continue de prendre ses lecteurs pour des gens intelligents, et cela fait du bien. Je regrette cependant un récit qui peine au bout du compte par une succession de scènes qui me semble-t-il manquent de liant.
La Terre des mensonges La Terre des mensonges
Anne B. Ragde   
J'ai beaucoup aimé ce livre ce qui m'a poussé ensuite à lire toute la trilogie de Anne B. Radge. Le début commence lentement il est vrai, mais ensuite je suis devenue accro: l'auteur brosse très bien les personnages qui se retrouvent confrontés les uns aux autres, bien malgré eux. Les personnages aux caractères si différents sont très attachants. Un conseil: lisez la suite.

par Yoyonico
La Chambre de Giovanni La Chambre de Giovanni
James Baldwin   
Triste. Histoire d'un homme qui ne s'accepte pas et qui ne peut donc accepter les autres. Le bonheur lui est passé sous le nez, mais je pense que dans tout les cas il n'aurait pas pu être heureux, l'écart est trop grand entre l'attente de la société et ses envies à lui (cela dit je ne pense même pas qu'il sache ce dont il a vraiment envie. Tellement ce qu'il est est incompréhensible pour lui.) J'ai vraiment apprécié ce livre qui même s'il est assez déprimant montré à quel point "l'amour à ses raisons que la raison ignore" mais quand la raison interfère avec l'amour, c'est le début de la fin.
En finir avec Eddy Bellegueule En finir avec Eddy Bellegueule
Edouard Louis   
Récit dense et efficace, épuré (gros travail de réécriture à mon sentiment) : l'auteur semble vouloir ciseler l'expression pour faire émerger la sensation des choses, du ressenti. Autobiographique ? Peut-être, certainement, je ne sais pas, mais un livre qui parle et dit des choses déroutantes, profondément vraies sur le rapport des communautés à l'autre, au tabou, à la sexualité. Il dit beaucoup aussi sur le rapport de l'enfance à l'identité sexuelle.
Les Mille et Une Gaffes de l'ange gardien Ariel Auvinen Les Mille et Une Gaffes de l'ange gardien Ariel Auvinen
Arto Paasilinna   
Léger et drôle, mais sans la profondeur délicieuse de ses meilleurs romans comme Le meunier hurlant, le lièvre de Vatanen ou la Forêt des renards pendus.
Ici, on s'amuse surtout du cycle infernal qui mène l'ange gardien de catastrophes en catastrophes, mais il manque des fortes peintures des personnages des romans cités plus haut qui par leur individualité bousculent et mettent en évidence par contraste les petits ou gros défauts des communautés humaines de la société finlandaise.
La Famille Moskat La Famille Moskat
Isaac Bashevis Singer   
Grande fresque d'une famille juive Polonaise depuis le début du 20e s. jusqu'à l'arrivée de la 2nde guerre mondiale.
Le roman m'a fait penser à Dostoïevski : un grand nombre de personnages sont en jeu, mais quelques uns seulement font le cœur du roman ; le déroulement se fait par scènes quasi théâtrales ; le personnage central est constamment confronté à ses contradictions.
J'ai eu cependant le sentiment d'une œuvre qui aurait gagné à être resserrée dans le temps et sur ses personnages : moins nombreux, j'aurais aimé les sentir plus denses, un temps plus resserré aurait amplifié le sentiment dramatique.
Cependant, en écrivant cela, j'ai le sentiment de me tromper : le temps distendu montre l'étrange balai entre le quotidien et le destin. Singer nous raconte une Pologne particulièrement antisémite, du moins est-ce le ressenti des juifs acteurs du roman, et il nous conduit vers l'issue que nous connaissons avant même d'ouvrir les pages du roman. C'est cela qui crée la puissance du roman ... le quotidien d'une famille faite d'intrigues mesquines, d'amours déçus, de traditions, de jugements, de rodomontades, de destinées contrariées, bref un quotidien comme il existe depuis toujours ... ponctué par la Shoah qui ne dit même pas son nom dans le roman puisqu'elle n'en fait pas partie : en effet quel lien y-a-t-il entre la vie d'une famille, et l'assassinat d'une communauté ?
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