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Bibliothèque de fanfan50 : Liste de bronze

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Bamako, là Bamako, là
Marie-Laure De Noray-Dardenne   
Une jeune édition, Yovana, m'a envoyé ce livre qui fait partie de leur collection Romans situés.
Bien sûr le titre parle de lui-même : c'est au Mali que se retrouve au départ pour trois mois seulement une jeune étudiante parisienne, Ina, suite à une boutade émise par son mentor africain à l'université, Oumar Haïdara.
La voilà dans la capitale malienne, à Bamako, chez la Tantie Madina d'Oumar et elle est vite adoptée par la maisonnée : Maïmouna, la cousine d'Omar qui est prof au Lycée Askic Mohamed, Bouba, le petit garçon de 5 ans, et Souleymane, une jeune cousine.
Ina prend toujours avec elle son carnet de notes, indispensable pour noter les mots maliens et leurs traductions et surtout pour ses premières impressions sur la ville et ses habitants si pittoresques.
Le griot, Mamadou Kouyaté lui raconte quelques hauts faits de l'histoire du Mali et la formidable légende de Sounjata Keita.
Elle apprend que Yacoub Haïdana, le père d'Oumar, est détenu au bagne de Taoudénit car il est prisonnier politique.
Elle va de découvertes en découvertes. A la Radiotélévision du Mali, Aldo, le poète, lui fait découvrir un cercle d'écrivains amateurs.
Ina fréquente aussi le France, le CCF, le Centre Culturel Français qu'ailleurs en Afrique on nomme l'Alliance française.
C'est un livre chatoyant, très animé et qui donne une belle image de la capitale du Mali et de ses habitants.
Une belle découverte !

par fanfan50
Par delà le Mékong Par delà le Mékong
Eric Nonn   
Un petit livre court qui raconte l'errance de deux êtres en Indochine. On dirait presque des routards allant sac au dos sur les routes le long du Mékong. Quelques confidences, les impressions du narrateur tout le long de la route sur les traces d'Alexandre de Rhodes et de Yersin.
L'attirance du narrateur pour celle qui nomme la Strada et qui n'est au début qu'une simple coucherie et qui devient une belle camaraderie...
C'est écrit par petites touches de couleur : "Cura Daï. La plage de Cura Daï au Vietnam. Une plage à l'eau bleue, méthylène. Une plage en anse, en baie, avec de grands cailloux au sud, fichés là, plantés. Des digues, des pieux, un paravent, un dessin de Chine, de papier de riz..." Cela donne envie de découvrir de tels endroits si différents de ce qu'on connaît.
Une évasion au pays des sampans, du temple de la déesse Sida, du mont Phallus.

par fanfan50
Almost French Almost French
Sarah Turnbull   
Ce sont les impressions d'une Australienne à Paris sur la façon de vivre à la française et ses particularités ! Très détaillé et plein de bons conseils pour un nouvel arrivant australien dans cette belle ville ! à lire absolument.

par fanfan50
Le Livre du voyage Le Livre du voyage
Bernard Werber   
Quand j'ai découvert Bernard Werber j'ai trouvé ses livres incroyables, et puis à la longue on trouve ça légèrement répétitifs, sauf pour un livre : celui-là.
Rien que pour se rendre compte de son originalité, et même si on est pas capable de se plonger vraiment dedans, ça vaut le coup de mettre son nez dedans !

Quant à moi j'ai vraiment adoré ce voyage intérieur, qui nous apprend avec pas mal de pertinence à prendre soin de soi et des autres. Il s'adresse à notre imagination tout en questionnant notre façon de vivre au quotidien.

C'est une sorte de... purification je trouve.
Nouilles froides à Pyongyang Nouilles froides à Pyongyang
Jean-Luc Coatalem   
L'auteur nous fait le récit de son voyage en Corée du Nord. Il en rajoute beaucoup dans la critique de ce régime qu'en fait nous connaissons très peu et tout ce qu'il dit fait froid dans le dos. L'écriture est plaisante, humoristique très souvent et donc on parvient très rapidement au bout de ce journal de voyage au coeur du "paradis rouge". Des camions qui roulent au charbon faute de gasoil ! Une population famélique et muselée. Comme il le dit, ce qu'avait imaginé George Orwell dans son ouvrage d'anticipation 1984 - Big Brother dans le bloc anglo-saxon est ici incarné par leur leader Kim Jong-il. La soumission ou la désintégration.

par fanfan50
Tristes Tropiques Tristes Tropiques
Claude Lévi-Strauss   
Je ne sais pas comment, ni pourquoi un jour, j’ai eu la lubie de me plonger dans la lecture de ce livre. En avais-je entendu parler comme d’un monument ? Fait-il partie de ses livres qu’il faut avoir lu pour se comprendre et comprendre l’homme dans son histoire. Etait-il une des clefs qui permettrait de mieux me comprendre et prendre ma part aux défis de l’homme de demain ? Problèmes climatiques, environnementaux, crises de civilisations, religieuses... Rien n’a vraiment changé encore aujourd’hui sur nos rapports aux autres, à la nature, à l’invisible…
Classé en tant qu’ouvrage ethnologique, je pense que c’est aussi une autobiographie magnifique sur les voyages de Lévi-Strauss ; de l’Inde au Pakistan, du Brésil aux savanes du Matto Gross jusqu’au tropiques de la forêt amazonienne.
Je vais être honnête, il y a des passages que j’ai eu du mal à lire, à comprendre et à appréhender. Sur certaines parties, je m’y suis même repris à deux fois pour saisir le sens de la pensée de l’auteur. Mais il y a tant de chapitres percutants, fabuleux servis par une écriture belle et classique que ça a largement récompenser mes efforts. L’ensemble reste indiscutablement fabuleux et très enrichissant.
J’ai également trouvé beaucoup de poésie dans cet ouvrage. Les descriptions des paysages, des hommes et des sociétés sont splendides et précises. Les nombreux thèmes abordés dans « Tristes tropiques » sont riches en réflexions personnelles, philosophiques et humanistes (déjà écologiques ! ). J’ai trouvé fascinant l’érudition (très concrète) dont fait preuve l’auteur sur autant de thèmes hétéroclites. Cette pensée tentaculaire est fascinante par son absence de préjugé, par l’honnêteté des propos et par cet aveu d’assumer sans complexe ses contradictions.
Finalement, après avoir tourner la dernière page de ce livre, me voilà plus riche d’une multitude d’interrogations et de pistes de réflexion :
- Questions sur les rapports entre l’Amérique et la vieille Europe
- Questions sur nos rapports entre homme et femme
- Questions sur les rapports entre conquis et conquérants
- Et même des interrogations sur les rapports entre les grandes religions (Bouddhisme, Islam, Hindouisme et Chrétien)
A toutes ses réflexions, comme un feu d’artifice, j’ai eu autant de conclusions, de pensées qui se sont illuminées puis évanouies. A relire dans quelques années pour raviver mes pensées et ses idées.
Pour citer Lévi-Strauss dans son texte :
L'humanité s'installe dans la mono-culture; elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat.
Lévi-Strauss a écrit ça en 1955. C’est encore tellement d’actualité, tout comme l’ensemble du livre ! C’est passionnant comme aujourd’hui encore, l’auteur va à contre courant d’une certaine bien-pensance , du politiquement correct et nous enseigne un langage de vérité… A lire pour savourer cette lucidité…


par RMarMat
Le féminisme au masculin Le féminisme au masculin
Benoîte Groult   
C'est un écrit sur la condition des femmes vue par certains écrivains et visionnaires du 17e siècle à nos jours, texte toujours aussi d'actualité ! Ce livre date de 1977 mais il y a encore beaucoup à faire pour retrouver cette parité tant prônée par nos politiques ! J'ai aussi aimé son évocation de Fourier et de Saint-Simon, ces utopistes qui rêvaient d'un monde meilleur où la femme serait vraiment l'égale de l'homme. Dommage que leurs écrits ne soient pas étudiés dans l'école secondaire... Je cite : "Ce n'est pas seulement de l'injustice des lois que Fourier entendait délivrer les femmes mais de l'oppression économique, domestique et sentimentale qu'elles subissaient, et "qui les laisse hébétées, indifférentes même à leur asservissement". "Le mariage est le tombeau de la femme, le principe de toute servitude féminine."
Un ouvrage à mettre dans toutes les mains ! Il est bourré de citations d'auteurs masculins qui ont voulu aider la femme à sortir de sa glaise. Il aide à réfléchir sur ce qu'il reste encore à faire pour que l'égalité entre les sexes devienne une réalité. Merci Benoîte Groult ! J'avais déjà lu "Une chambre à soi" de Virginia Woolf mais ce texte est encore plus percutant.

par fanfan50
Femmes, manifestez-vous ! Femmes, manifestez-vous !
Taslima Nasreen   
" J'écris pour les femmes humiliées, torturées, et comme les paroles douces sont restées jusqu'ici sans effet, j'ai choisi le parti de la mauvaise langue...
Le doute et la peur sont les pires ennemis des femmes. Le doute enchaîne leurs pieds et la peur envahit leurs cerveaux.
Femmes, libérez-vous des morsures de la peur pour vous tenir debout, droites et fières, non comme des lianes agrippées et dépendantes mais comme de grands arbres aux racines solides ! Une femme seule peut grandir, se déployer et faire croître toute une forêt. " Taslima Nasreen.


Les premières condamnations à mort lancées par les intégristes musulmans du Bangladesh contre Taslima Nasreen, 32 ans, médecin, journaliste et écrivain, datent de la publication de ces chroniques dans la presse, puis dans un recueil édité en 1991, qui a connu un immense succès. Celles-ci dénoncent l'oppression des femmes dans un pays où l'Islam est religion d’État.
Le 2 juillet 1994, sous le coup d'une nouvelle condamnation des intégristes et d'un mandat d'arrêt du gouvernement de son pays, Taslima Nasreen envoyait un appel au secours – " Je suis en grave danger. Les intégristes peuvent me tuer à tout moment. Je vous en prie, sauvez-moi. " – , à Antoinette Fouque qui a aussitôt engagé une action militante, médiatique et diplomatique pour sa libération. Le 4 août, Taslima Nasreen pouvait sortir de la clandestinité et se présenter devant la justice. Le 10 août 1994, elle est arrivée libre en Suède.
Extraits de presse

" Femmes manifestez-vous ! connaît un succès considérable. Taslima Nasreen se définit elle-même comme le “parti de la mauvaise langue”. Elle n’écrit pas sous la protection d’un parti, d’un comité, d’une association, elle se présente comme une femme absolument seule, c’est ce qui fait sa force. Elle parle en femme libre. Chaque texte, article, anecdote, analyse, reportage est un texte qui dénonce l’association du patriarcat et de l’Islam contre les femmes. "
Le Magazine littéraire, novembre 1994

" ... A destination des lecteurs et lectrices des journaux, Taslima Nasreen, à travers choses vues, faits divers, dialogues, souvenirs d'enfance, dénonce sans relâche, la société sexiste dans laquelle elle vit, la toute puissance des hommes, l'humiliation des femmes, le rôle de la religion et des traditions dans cette humiliation. ...Brefs, efficaces, mordants, ironiques, révoltés, ces textes font mouche... "
Libération, 1er septembre 1994

" Ce petit livre est un témoignage sur la réelle condition des femmes dans des pays dominés par les religieux, qu’il s’agisse du Bangladesh, de l’Inde ou encore de l’Algérie. "
Lutte ouvrière, octobre 1994

par elana55
La Vie avant l'homme La Vie avant l'homme
Margaret Atwood   
Un long roman où se déchirent un homme et deux femmes. Nate vit avec Elizabeth depuis une dizaine d'années et ils ont eu ensemble deux petites filles, Nancy et Janet. Leur union est libre. Ils ont une liaison de leur côté, lui avec Martha et elle avec Chris. Ils semblent se satisfaire de ce compromis mais pas Chris ! Après le suicide de Chris, Elizabeth est dépressive. Nate souhaite se défaire de sa relation avec Martha pensant ainsi pouvoir plus s'occuper de sa petite famille et finalement il replonge dans une autre histoire avec Lesje, une séduisante paléontologue. C'est compliqué, embrouillé mais bien décrit. On ne s'ennuie pas.
J'ai bien aimé la forte personnalité de la tante d'Elizabeth qui l'a élevée petite ainsi que sa soeur Caroline quand leur père a disparu et que leur mère a sombré dans l'alcool. Tante Muriel s'est occupée des deux soeurs d'une main de fer, un peu trop à leur goût, tellement qu'Elizabeth la comparait à la sorcière du Magicien d'Oz qui se transformait en caniche de sucre brun.

par fanfan50
Une si longue lettre Une si longue lettre
Mariama Bâ   
J'ai aimé ce livre qui conte la vie d'une femme africaine, une Sénégalaise qui se bat pour suivre des études, ensuite pour choisir un mari de son choix et non imposé par ses parents, pour finalement s'apercevoir après douze enfantements que son mari ne l'aime plus et la délaisse pour une plus jeune, mais beaucoup plus ! Eternel problème de la femme délaissée... Le mari meurt brutalement et elle se débat avec les problèmes créés par sa disparition. Cela sent le vécu et les phrases sont simples mais touchantes. Et Ramatoulaye a le mot de la fin : "Le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n'est-ce pas ? J'irai à sa recherche. Tant pis pour moi si j'ai encore à t'écrire une si longue lettre...".

par fanfan50