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Commentaires de livres faits par Fanny-135

Extraits de livres par Fanny-135

Commentaires de livres appréciés par Fanny-135

Extraits de livres appréciés par Fanny-135

— Peut-être que je devrais abandonner le cinéma ?
— Pour faire quoi ? Devenir assistante sociale et découvrir que tu ne peux pas véritablement venir en aide aux gens dont tu t'occupes parce que tu croules sous les dossiers et que, de toute façon, ces gens-là ont avant tout besoin de fric ? Être journaliste et t'apercevoir que tu n'es pas autorisée à exprimer tes opinions mais celles du rédacteur en chef ? Écrire des vers et vivre dans l'indigence ? Te lancer dans la politique et passer toutes sortes de compromis ?
— C'est exactement parce que tout le monde se vautre dans le cynisme que rien ne s'accomplit.
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Comment est-il possible, me dis-je, que soit survenu ce qui est advenu. J'essaie de me persuader moi-même que jamais, au grand jamais, rien de tel ne peut se produire à nouveau... Il n'en est pas question...
Dans le fond de mon cœur, je sais toutefois qu'ici, sur cette île, comme ailleurs aussi, les chats oublient, les hommes oublient, et la folie ne demande guère qu'à s'embraser à nouveau. Et tout recommence...
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Alors, pour la première fois, je pris conscience de l'ampleur du désastre. Les chats noirs avaient tous été exterminés. Y compris Ébène, mon adorée. J'étais seul. Absolument seul dans un monde cauchemardesque. Impitoyable, inconcevable. Sans ami, sans compagne, sans le moindre espoir. Maintenant, mon tour était venu. Ma propre fin approchait. Inéluctablement. Implacablement. Je n'avais plus ni la volonté ni la force de résister. Et plus un brin de courage. Il fallait bien l'admettre : nos persécuteurs avaient atteint leur but...
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— Tu sais quoi ? parvint-il à dire non sans peine. Ce n'est pas vrai...
— Qu'est-ce qui n'est pas vrai ?
Il avait peine à parler, tandis que des gouttes de sang coulaient sur la cendre.
— Que les chats noirs portent la poisse. La vérité, c'est que... c'est que...
— Quoi ? C'est quoi, la vérité ?
— ... les superstitieux portent la poisse aux chats noirs, dit-il en haletant.
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— Toujours les mêmes rengaines. Un mensonge, si nombreux soit-on à le défendre, reste toujours un mensonge. Comprends-le bien. Mets-toi ça dans la tête ! Ce n'est pas vraiment si difficile que ça.
— Un mensonge auquel tout le monde croit ne diffère en rien d'une vérité. Il engendre exactement les mêmes résultats. Il te fait souffrir vraiment. Il te tourmente vraiment. En d'autres mots, une vérité mensongère ne diffère en rien d'un vrai mensonge.
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Léthargie, indifférence, irresponsabilité...
Le nombre de gens qui pensent : "Y a que moi qui compte, je me moque bien de ce qui peut arriver aux autres" est en constante augmentation.
Il n'y a pas qu'en République d'Extrême-Orient... Même dans la Japon d'aujourd'hui, le "programme" est en marche !!!
Ce message s'adresse à tous les Shûya et Noriko de ce pays... Vous devez vous y opposer !!

Koushun Takami
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Elle souriait. Devant la porte, elle ajouta :
— Mon époux disait : "Tout ce qui ne parvient pas à nous détruire nous fortifie." Aujourd'hui je suis forte... plus que jamais peut-être.
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— Est-ce que tu as parfois l'impression qu'il te manque quelque chose parce que tu n'as pas de papa qui participe activement à ta vie ?
— C'est lui qui perd quelque chose, pas moi. Si tu abuses d'un privilège, tu perds ce privilège, ai-je répliqué en citant la devise de mon professeur de sixième. Avoir une famille est un privilège — littéralement — et il l'a perdu. C'est aussi simple que ça.
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Mes professeurs m'ont appris à pardonner à mon père et ma mère m'a donné la permission de l'aimer. C'est le plus beau cadeau qu'elle m'a fait au cours de notre processus de guérison.
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John a peut-être exprimé plus clairement la douleur partagée par notre famille quand il a franchement décrit l'angoisse éprouvée par tous chaque soir avant d'aller se coucher, ne sachant pas si maman et moi étions mortes ou en vie. Je pense que ce sont nos proches attendant, impuissants, notre retour, qui ont souffert le plus des actes de mon père. Aujourd'hui encore, j'ai de la peine pour ma famille, et plus particulièrement pour mes frères. J'ai pu profiter de ma mère, elle se battait pour moi. Mes frères ont souffert seuls de la brutalité de l'injustice. Peu importe le regard qu'on pose, certaines choses sont vraiment injustes dans la vie.
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Avec lassitude, elle s'est penchée et m'a embrassée doucement sur le front.
— Shab be-khair, a-t-elle soupiré.
Aussitôt, mon corps s'est raidi de colère. Chaque parcelle de ma personne s'est emplie d'une haine amère et glaciale.
— Maman, ai-je craché en lui adressant un regard de défi. Je ne veux plus jamais entendre la langue de Khomeini !
C'était dans la langue de Khomeini que j'avais appris à haïr pour la première fois. Je haïssais mon père pour avoir frappé ma mère. Je haïssais sa famille pour l'avoir laissé faire. Je haïssais l'école où on m'avait obligée à maudire mon pays bien-aimé. Je haïssais Khomeini pour avoir tué des gens qui ne croyait pas à ses mensonges. Je haïssais les soldats de la Pasdar qui patrouillaient dans les rues de Téhéran avec leurs mitraillettes à la recherche de violations de tenue. Je haïssais les bombes irakiennes.
Je haïssais.
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— Vous n'êtes pas une vraie bibliothécaire, vous n'êtes qu'un... qu'un monstre ! cria Suzanne.
La vieille femme se figea, surprise.
— Vous laissez les livres moisir ici ! Si vous étiez une vraie bibliothécaire, vous en prendriez soin, vous accepteriez que les gens les empruntent ! Un livre qui n'est jamais lu, c'est un livre mort ! Aucune vraie bibliothécaire ne ferait mourir des livres ! [...]
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Car Suzanne, à onze ans et demi, avait déjà fait le tour de la plupart des ouvrages de la bibliothèque, du moins de ceux qui étaient rangés au secteur jeunesse.
La raison en était simple : elle ne faisait que lire. Elle n'avait pas d'amis et ne cherchait d'ailleurs pas à en avoir, sachant bien qu'ils seraient forcément moins intéressants que les héros de ses chers romans.
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Un parfum de sureau, d'avoines folles, fusa vers elle, et elle inspira profondément, jusqu'au vertige. C'était chaque année à la même époque le même éblouissement, le même miracle, qui lui faisaient ressentir intensément la présence des plantes autour d'elle. Comment tant de force, de patience, d'obstination eussent-elles pu être inutiles ? Marie se sentit tout à coup feuille, herbe et fleur. Naître et renaître malgré les obstacles, les difficultés, étaient le lot des plantes, mais aussi celui des hommes et des femmes. Sans doute l'aventure était-elle la même. Dans quel but, quelle mystérieuse nécessité ? Elle ne le discernait pas clairement, mais elle prenait vaguement conscience d'un accomplissement qui, en la dépassant, la grandissait.
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— Frère Mingo a dit des choses très justes, commença Lander. On ne peut pas sauver tout le monde. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas essayer. Parfois, une illusion utile vaut mieux qu'une vérité inutile. Rien ne va pousser dans ce froid cruel, mais nous pouvons toujours avoir des fleurs.
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Cora vit que la discussion l'avait épuisé.
— Pourquoi faire tout ça ? demanda-t-elle. Pour nous tous ?
— Je croyais que vous aviez de la jugeote. Vous ne savez donc pas ? Parce que les Blancs ne vont pas le faire pour nous. On doit agir nous-mêmes.
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Ils entraient dans la période des jours brefs et des longues nuits. Depuis le changement de saison, Cora fréquentait assidûment la bibliothèque. Elle amenait Molly quand elle réussissait à l'amadouer. Elles s'asseyaient côte à côte, Cora avec un livre d'histoire, un roman d'amour ou d'aventures, et Molly qui tournait les pages d'un conte de fées. Un charretier les intercepta un jour à l'entrée :
— Le maître répétait souvent que la seule chose qui soit plus dangereuse qu'un nègre avec un fusil, leur dit-il, c'était un nègre avec un livre. Alors ici ça doit être un vrai arsenal de poudre noire !
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— [...] Mon père aimait bien faire son discours indien sur le Grand Esprit, poursuivit Ridgeway. Après toutes ces années, moi je préfère l'esprit américain, celui qui nous a fait venir de l'Ancien Monde pour conquérir, bâtir et civiliser. Et détruire ce qui doit être détruit. Pour élever les races inférieures. Faute de les élever, les subjuguer. Faut de les subjuguer, les exterminer. C'est notre destinée par décret divin : l'impératif américain.
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— [...] L'esclavage est un péché quand on soumet les Blancs à son joug, mais pas des Africains. Tous les hommes naissent égaux, mais on peut décider que vous n'êtes pas humain.
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Cora avait entendu maintes fois Michael réciter la Déclaration d'indépendance à la plantation Randall, sa voix flottant dans le village comme un spectre furieux. Elle n'en comprenait pas les mots, la plupart en tout cas, mais "naissent égaux en droits" ne lui avait pas échappé. Les Blancs qui avaient écrit ça ne devaient pas tout comprendre non plus, si "tous les hommes" ne voulait pas vraiment dire tous les hommes. Pas s'ils confisquaient ce qui appartenait à autrui, qu'on puisse tenir ce bien dans sa main – comme la terre – ou non – comme la liberté.
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– Chésemteh va être heureuse d'apprendre qu'elle a été beaucoup mieux traitée à Antarès que chez les Aculéos, qui dénigrent les femmes.
– Sans doute parce que leurs femelles sont plus intelligentes qu'eux, avança Wellan.
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J'avais mûri et appris à vivre seule, à ne pas laisser mon bonheur dépendre trop d'un homme, ni même d'une amie, de qui que ce soit. Je ne voulais pas me marier, jamais, et je n'étais pas sûre de vouloir des enfants. Je m'étais habituée à mon indépendance, à gérer mon temps à ma guise, m'accorder de longs moments de solitude. J'étais dans cet état d'esprit quand je l'ai rencontré.
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date : 03-07
Combien de femmes, aujourd'hui, vivent sans se respecter, en acceptant d'être dévalorisées par leur conjoint, ou par leur patron, au quotidien, à la maison, au travail. Combien essaient de faire mieux, et encore mieux, pour plaire à ce mari qui les a séduites un jour, mais qui oublie qu'un jour ne veut pas dire toujours et que ce qu'il tient pour acquis serait complètement remis en question si seulement elles exigeaient le respect.
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date : 03-07
Rien n'était assez bien pour le satisfaire. Jamais. Pendant des années j'ai essayé de m'améliorer pour lui plaire, avant de comprendre un jour que c'était une quête sans fin. Quand on s'en rend compte, c'est trop tard, on ne peut plus partir, on est prisonnière de la peur.
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date : 03-07
J'essaie de ne pas m'en vouloir, de ne pas regretter, mais c'est impossible. Je suis en colère contre celle que j'ai été toutes ces années, cette mollesse, cet aveuglement, qui ont laissé le champ libre à ce requin. Je me sens comme une pauvre fille. Bonne et conne à la fois. Alors que j'avais autour de moi des gens extraordinaires, c'est un salaud qui a pris toute la place. Toute la place, même la mienne.
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date : 03-07
Alors, je repense à la théorie de Malou. Rien n'arrive par hasard. Je suppose qu'il aura fallu que Juliette vive des choses très dures pour se libérer de cet homme. Ça s'appelle l'expérience. Après tout, nous souffrons tous et c'est ce qui nous indique le chemin à suivre ou celui à éviter. Pour moins souffrir la fois suivante. Et puis parfois on accepte, on préfère rester et endurer, de peur de perdre tout le reste en fuyant la violence. Jusqu'au jour où le reste n'a plus de sens. C'est bien qu'elle soit partie. À partir du moment où ce que l'on subit est à peu près supportable, on continue d'endurer par peur de se retrouver seul et de perdre ses illusions.
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