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Bibliothèque de Fanny-13 : Mes envies

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Ma vie, mon tout Ma vie, mon tout
Katie Marsh   
https://followthereader2016.wordpress.com/2018/10/12/ma-vie-mon-tout-katie-marsh/

Ce soir, c’est décidé, Hannah annonce à Tom qu’elle le quitte. Son mari n’a plus rien de celui qui l’a faite chavirer lors de leur rencontre, de celui qu’elle a aimé. Maintenant, en plus des dossiers qui le retiennent à son cabinet d’avocats, il enchaîne les paroles blessantes et les humiliations. Sauf que ce soir-là, rien ne se passe comme prévu : Tom fait un AVC, trois petites lettres pour une pathologie qui va bouleverser leurs vies. Incapable de le quitter alors qu’il est totalement dépendant des autres, c’est sans gaieté de cœur qu’elle décide de ne pas l’abandonner. Elle va petit à petit se rappeler du pourquoi elle était tombée amoureuse de lui…

Nous allons découvrir, du point de vue de Hannah, l’histoire de leur rencontre et leur vie maintenant, après l’accident. La rééducation est vraiment bien décrite, nous sommes témoins des efforts de Tom, de la difficulté de sa situation, de toutes les émotions qui peuvent traverser le cœur d’un patient durant cette délicate et douloureuse étape. Les questions sont nombreuses : jusqu’où vont aller les progrès ? à quel point sa vie sera chamboulée ? quelle place pour son couple ? Nous sommes spectateurs du début de leur histoire, de son développement et du pourquoi ils se sont tant éloignés. Katie Marsh nous livre également le point de vue de Tom, ce qu’il a pu ressentir lorsqu’il était coincé au travail et qu’il avait peur de tout perdre : ce job, son train de vie, sa maison, son honneur, alors qu’il était en train de perdre le plus important, l’amour de sa femme.

Un livre vraiment très bien écrit, il nous permet de nous mettre facilement à la place de Hannah, nous sommes plein d’empathie face à sa supérieure odieuse et son mari en situation de handicap qu’elle voulait quitter. Finalement, c’est un peu monsieur et madame tout le monde : ce qui leur arrive, c’est quelque chose qui pourrait nous arriver à tous. L’histoire est crédible, elle sonne juste. Ceet AVC sonne comme une seconde chance, mais pourront-ils faire table rase du passé ?

Une très belle histoire, racontée avec justesse et pudeur, qui nous montre que tout n’est pas noir ou blanc. J’ai eu le cœur qui se serre, les larmes aux yeux, j’ai vibré avec et pour Hannah et Tom. J’ai adoré cette lecture « feel good » de Milady que je vous conseille sans hésiter !
Pourquoi il ne faut pas tuer (tout de suite) son voisin Pourquoi il ne faut pas tuer (tout de suite) son voisin
Fanny Bernard    Laure Allard-d'Adesky   
Je me suis trompée sur ce livre, avec le résumé je m'attendais à de l'humour et en fait pas du tout... cela explique peut être une grande partie de ma note. Cela correspond à une catégorie de livre que je n'aime pas du tout !
De plus, je pense que certains passages sont complètement inutiles et n'apportent rien à l'histoire.
La seule chose que j'ai aimé c'est le "petit" côté épistolaire.

par Alowne
Une sirène à Paris Une sirène à Paris
Mathias Malzieu   
Ce livre n'est pas fait pour moi, je ne doute pas du potentiel, malgré ses défauts, mais la plume de l'auteur me dérange au plus haut point. Je ne suis pas quelqu'un de très littéraire, je ne m'intéresse pas à comment c'est dit, mais plus à ce qui est dit et c'est justement sûr ça que le livre pêche. Car l'auteur à un talent d'écriture indéniable, mais pour moi qui aime les lectures simples (langage de tous les jours) ça le fait pas. J'ai impression qu'il en fait trop dans le poétique, trop littéraire... je ne sais pas ça donne un effet de trop qui me donne l'impression de complexifier une histoire simple.

Une histoire beaucoup trop simple, c'est même banal. Alors, oui les histoires de sirènes c'est rare, mais malgré cela ce n'est pas innovent, car on a juste tous les clichés de ce qu'on s'attend à voir dans ce genre de récit, donc forcément il y a plein d'élément qui me rappelle la série télé siren (que je n'aime pas).

Pour ce qui est du surnaturel et de la place qu'il occupe dans le récit c'est comment dire : pas très claire. Tout semble banal et ça surprend personne, mais en même temps les sirènes ne sont pas censées exister dans cet univers. Je me sens un peu perdu.

Après les personnages je ne peux pas. Je ne sais pas si Gaspard est simplet ou naïf (c'est un rêveur, « surprisier » mais bon moi j'ai du mal à le voir comme ça). Il prend toujours les pires choix ceux qui conduisent inévitablement à une catastrophe. Lula, je n'accroche pas, elle manque de compassion. Milena (antagoniste même si pour moi c'est Luna) c'est juste une blague, c'est un personnage fonction. Donc c'est évident que je ne me suis pas attachée à eux.

La romance tombe comme un cheveu sur la soupe. Il ne veut pas me tuer : je l'aime. Elle est belle et chante bien : je l'aime. Euh non !

La fin est prévisible, mais surtout elle me déçoit, elle est douce amère, mais elle aurait eu beaucoup plus de poids si elle était amère, il y avait tout pour faire une fin marquante, digne d'une tragédie grecque. C'est dingue que j'écrive cela, car je suis une fan incontesté des happy end.

Je pense que ça peut être sympa en adaptation cinématographique par contre. Si on met plus de développement, malgré la plume qui me perturbe, je m'imagine de merveilleux décor (la magnifique couverture aide).

Pour moi, il y a une perte de sens en voulant faire quelque chose de trop poétique.
Evil, Tome 1 : Vicious Evil, Tome 1 : Vicious
Victoria Schwab   
Ma note: 6/5 (gros coup de cœur)
Chronique disponible sur mon blog: https://callmeeluh.wordpress.com/2017/09/13/villains-tome-1-vicious-de-v-e-schwab/

“Plenty of humans were monstrous, and plenty of monsters knew how to play at being human.”

Il y a certains livres que vous adorez et vous savez malgré tout former des pensées cohérentes pour en parler, et il y en a d’autres qui vous laissent sans voix. Vicious fait partie de cette catégorie. Après mon coup de cœur pour la trilogie Shades of Magic en début d’année, j’étais sûre d’une chose: que j’allais relire du Victoria Schwab. De tous ses romans, Vicious était celui dont j’entendais le plus l’éloge, donc j’ai décidé de me lancer. Je me doutais que j’allais aimer ce livre, j’ignorais juste que ce serait à ce point !

Eli et Victor sont en dernière année de fac. Bien que travaillant sur des thèses différentes, les deux amis se retrouvent rapidement à travailler ensemble sur celle d’Eli, qui recherche les conditions qui mènent à la création d’un ExtraOrdinaire ou EO. Rapidement, les simples recherches vont laisser place à l’expérimentation qui, entre expérience de quasi-mort et conséquences imprévisibles, va vite tourner au vinaigre. Dix ans plus tard, Victor s’évade de prison aux côtés de Mitch, un détenu rencontrer pendant sa décennie passée derrière les barreaux. Durant ces dix années, Victor a eu le temps de se préparer pour la seule chose qui le motive à aller de l’avant: se venger de Eli. Accompagné de Mitch et de Sydney, qu’il a rencontré après son évasion et qui est elle aussi une EO, il compte bien faire payer son vieil ami. Pendant ce même temps, Eli s’est employé à traquer et tuer des EO, à l’exception de Serena, qu’il garde en vie malgré lui.

Par où commencer ? Après avoir lu Shades of Magic, je savais déjà que Victoria Schwab est une auteure de génie, mais pour le coup ce livre repousse les limites du génie. Vicious est différent de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Comme beaucoup, je suis habituée à lire des livres qui opposent gentils contre méchants. Or ce livre ne suis pas du tout cette trame: ici c’est l’affrontement entre le mauvais et le pire. Et c’est génial ! C’est original, et c’est tellement plus intéressant que les trames classiques !

“ExtraOrdinary. The word that started—ruined, changed—everything.”

Les personnages sont hauts en couleur et attachants. Qu’on aime les détester ou qu’on les aime tout court, le résultat est le même: ils sont tous incroyables. Chacun d’eux est développé avec intelligence, leur évolution est cohérente, et même si j’ai été surprise plus d’une fois lors de ma lecture par rapport à leurs actions, en prenant du recul on se rend compte que c’est toujours logique.

Durant la première moitié du livre, Victoria alterne les chapitres entre le ‘présent’ et dix ans auparavant, nous permettant de comprendre comment Eli et Victor en sont arrivés là. Au début j’ai eu un peu peur que cette façon de faire casse un peu trop le rythme du livre, mais au final je pense que c’est ce qui m’a rendu encore plus accro à ma lecture.
Dans la deuxième partie les flashbacks sont toujours présents mais moins nombreux, et ne se concentrent plus uniquement sur Victor et Eli mais également sur Sydney, Serena et Mitch. J’ai adoré en découvrir plus sur eux et leur passé, d’autant plus que je ne m’y attendais pas du tout. Il n’est pas rare que des auteurs négligent certains de leurs personnages, mais ce n’est pas le cas de Victoria Schwab qui prend bien le temps de poser les bases de chacun d’eux à travers le livre.

Vicious a un rythme particulier qui, je m’en doute, ne va pas forcément plaire à tout le monde. La première partie est un peu plus lente, mais honnêtement ça ne m’a pas du tout dérangé ! Entre la plume toujours aussi excise de Victoria et l’histoire complètement prenante, j’ai été très rapidement happée par ce livre. Les passages plus lents permettent de construire la tension toujours plus pesante qui nous maintient accroché à notre lecture.

“The paper called Eli a hero.
The word made Victor laugh. Not just because it was absurd, but because it posed a question. If Eli really was a hero, and Victor meant to stop him, did that make him a villain?”

Ce livre a été une vraie claque. Je ne m’attendais pas à une telle lecture. Victoria Schwab nous maintient en haleine du début à la fin et réussi avec brio à créer une histoire aussi complexe qu’incroyable. Je sais que ce n’est que mon quatrième livre de cette auteure que je lis, mais oserai-je m’avancer et dire qu’il s’agit de son meilleur ? En tout cas une chose est sûre: ce livre a été un énorme coup de cœur comme j’en ai rarement.

par Callmeluh
Engrenages et sortilèges Engrenages et sortilèges
Adrien Tomas   
Un coup de cœur ! Après avoir eu un gros faible pour la voix des ombres de Frances Hardinge, je ne savais pas trop quoi lire. J’ai donc cédé spontanément à l’appel de cette sublime couverture (si si avec des dorures d’engrenage et un vernis sélectif en relief) et j’ai lu le résumé. Un très bon roman, de l’aventure, de la magie et une enquête. C’était parti !
Comme souvent, après la lecture d’un livre que j’ai beaucoup aimé, il « ma fallut quelques jours pour entamer une nouvelle lecture… et ce n’est pas plus mal, car engrenages et sortilège a été commencé le matin, et fini dans l’après-midi. Je l’ai de-vo-ré !

L’intrigue parfaitement résumée au dos (à savoir, qui en dit assez long pour m’interpeller, sans me spoiler le roman) est respectueuse du contenu. La jeune mécanicienne Grise et l’étudiant en occulte Cyrus sont l’opposé l’un de l’autre. Comme tous les magiques et les mécaniques, ils ne s’aiment pas. Après tout, les magiques sont très estimé par l’empire et ont une place de choix dans ce monde, normal, alors que les mécaniciens ne sont là que pour batifoler dans le cambouis et réparer leurs stupides machines qui ne font rien de mieux que ce que peut faire la magie. Les mécaniciens eux trouvent que les magiques sont de petits prétentieux qui ne savent rien faire de leurs mains et seraient bien embêtés sans leurs inventions. C’est dans ce climat de bienveillance et de tolérance que nous faisons la connaissance de nos deux étudiants. Cyrus est aussi hautain que son statut le lui demande, c’est un magicien puissant, fils d’une haute dignitaire de l’armée de son pays. Il est toujours tiré à 4 épingles, a la répartie cinglante et une haute estime de lui-même. Grise quant à elle, est fille de réfugié, son père étant un grand mécanicien au sein de l’empire, elle a pu avoir accès à la prestigieuse académie des sciences occultes et mécaniques de Celumbre. Cette jeune fille noire aux yeux sombres ne passe pas inaperçue. Férue de connaissances en mécaniques et d’une soif d’apprendre toujours plus grande, la jeune fille n’est pas dépourvue de caractère et s’emporte même très facilement.

Mais un soir, tout vacille. Grise surprend un groupe d’individus patibulaires venus manifestement l’enlever elle et un autre élève. Prenant son courage à deux mains elle arrive à mettre en déroute deux des assaillants, avant de recevoir l’aide de l’autre élève qui s’avère être Cyrus. Une fois tirés de ce guêpier, ils se retrouvent à fuir ensemble pour sauver leur peau. Après une période agitée, leurs déboires les conduisent à se réfugier au pire endroit imaginable… les Rets, les bas-fonds de la ville. Ils n’ont pas le choix, et doivent œuvrer ensemble pour s’en sortir. Heureusement ils peuvent compter sur l’air de Cog, le petit robot de Grise et de Quint, le familier de Cyrus, un joli chat roux doué de parole.

Nous suivons ces deux adolescents, issue de milieux très différents faire des choix difficiles tant pour leurs égos que pour la vision qu’ils ont du bien et du mal. On découvre avec eux l’envers de la ville, au-delà de la magnifique Académie ou du confort de leur domicile respectif. À travers de nouvelles rencontres et des épreuves inattendues, les deux adolescents cherchent à s’en sortir au mieux. Pour survire et trouver les réponses à leurs questions, notre petit magicien orgueilleux et notre tête brulée de mécanicienne vont devoir s’acclimater l’un a l’autre malgré leurs différences. Mais jusqu’où iront-ils pour découvrir la vérité ? Et que feront-ils ensuite de leurs découvertes… ? C’est à vous de l’apprendre.

Ce livre nous plonge dans un délicieux mélange d’enquêtes, de fantastique, de réflexions sociétales, d’aventures trépidantes, et de choix douloureux. Dressant des portraits de personnage superbement campés, aussi complets que complexes et des situations plus embrouillées et compliquées qu’il n’y parait. Entre magie et science, entre enquête et action, entre illusions et réalité que choisirez-vous ? Je ne peux que vous inviter à suivre notre duo avec Quint et Cog pour percer les mystères de Celumbre, qui sont bien plus profonds et sombres qu’il n’y parait...

par kuri
King of Scars King of Scars
Leigh Bardugo   
J'ai lu beaucoup d'avis sur ce livre et j'ai été avertie sur le fait que, Nikolai, bien qu'étant un personnage principal, n'était pas LE personnage principal de cette série. Cependant, je n'aurais pas pensé que Zoya et Nina, les autres points de vue, auraient autant - voire davantage - de chapitres que Nikolai. Sachant que ce livre traite plus du sort de Ravka et des Grisha que de celui de Nikolai, je propose de rebaptiser cette série Les chroniques de Ravka. Cela me semble plus pertinent que Nikolai Duology.

La question de la présence - ou de l'absence - de Nikolai mise de côté, ce livre était plutôt bon. Les personnages sont intéressants et ont une histoire solide (et tragique). Ils ont également des buts valides et sont prêts à changer le monde pour une meilleure version. Le seul personnage plutôt discret est Isaak: bien que doux, il est est relativement effacé. En outre, j'ai beaucoup aimé Leoni et les révélations sur son passé, ainsi que les personnages de la trilogie Grisha.

Concernant le scénario, je l'ai trouvé bien mené parce qu'il y a beaucoup de retournements de situation et il tient la route, mais la partie de Nina est plutôt ennuyeuse. Même si elle est liée à celle de Zoya et Nikolai, elle aurait pu être incluse différemment car elle ralentit le rythme. En fait, même si c'est difficile à admettre, Nina ne semble pas indispensable.

En conclusion, King of Scars est un bon début mais pourrait avoir été mieux si l'histoire s'était davantage concentrée sur Nikolai, même il reste un bon ajout au Grishaverse. J'ai hâte de lire la suite.
Le Faiseur de rêves, Tome 2 : La Muse des cauchemars Le Faiseur de rêves, Tome 2 : La Muse des cauchemars
Laini Taylor   
https://aliceneverland.com/2019/04/10/le-faiseur-de-reves-tome-2-la-muse-des-cauchemars-laini-taylor/

Le faiseur de rêves fut un de mes plus gros coup de cœur de l’année dernière. Alors, cette suite et fin, je l’attendais impatiemment. Et quel final !

Le début a tout de même été assez laborieux. Surtout que le prologue s’ouvre sur l’histoire de deux sœurs, Kora et Nova, qui ont, de premier abord, strictement aucun lien avec les éléments que nous avait présenté l’auteure jusque là. J’ai donc été un peu perdue, jusqu’à ce que je retrouve enfin Lazlo, Sarai et les autres peu de temps après, exactement là où nous les avions laissés à la fin du premier tome.

L’intrigue reste donc la continuité de l’histoire et j’en ai, une nouvelle fois, pris plein les mirettes. Qu’est ce que j’aime l’univers mystérieux et onirique de Laini Taylor ! C’était déjà le gros point fort du premier tome, et ça l’a été encore plus ici. Car, là où Le Faiseur de Rêves nous présentait un monde merveilleux, La Muse des Cauchemars y apporte les éléments manquants, les réponses que l’on attendait depuis. Et, une chose est sûre, c’est que l’auteure s’amuse avec son univers : je suis allée de surprise en surprise !

Plus l’histoire avançait, plus je ne comprenais pas comment Laini Taylor allait pouvoir terminer son histoire. Jusqu’à un revirement de situation que je n’avais pas du tout vu venir, et qui redistribue complètement les cartes en renversant l’intrigue. Et, waouh ! J’ai été complètement soufflée par toutes les possibilités que cela apporte à l’imaginaire de l’auteure !

On en apprend également plus encore sur le Carnage, ses conséquences, mais aussi sur les dieux, leurs desseins, leurs origines… Les rejetons des dieux ne sont pas en reste non plus, et ce second tome les replace directement au cœur de l’intrigue. J’ai adoré partir à la découverte du vaisseau aux côtés de Lazlo, mais aussi découvrir tous les secrets qu’il renferme. Tout doucement, les pièces du puzzle s’emboitent. Et il y a tant à découvrir…

Laini Taylor se révèle vraiment avec cette série. Elle nous raconte une histoire qui ne ressemble à aucune autre, et a le don de nous transporter dans son imaginaire avec une aisance implacable. Elle nous décrit chaque tableau, chaque décor, avec tellement de vie et un réel soucis du détail que ces derniers prennent vie devant nos yeux. C’était divin, et c’est aussi ce que j’ai le plus aimé : pouvoir fermer les yeux, et réussir à me représenter tout cet univers enchanteur…

J’ai été émerveillée par tout ce que je découvrais, et je me suis laissée porter par le monde fantasmagorique de Laini Taylor. Un régal, du début à la fin, et une fin, justement, qui ouvre la porte sur une multitude de possibilités… Gros coup de cœur pour cette saga qui m’a conquise, capturée dans ses filets, et ne m’a toujours pas relâchée… Je suis, une seconde fois, tombée amoureuse de cet univers, tout simplement… ❤

par Kesciana
Lady Helen, Tome 3 : L'Ombre des mauvais jours Lady Helen, Tome 3 : L'Ombre des mauvais jours
Alison Goodman   
Ce tome 3, je l'ai adoré, je l'ai dévoré, je l'ai mangé tout entier, si j'avais pu le boire ou me l'injecter en intraveineuse, je l'aurais fait. Sauf qu'alors je l'aurais terminé trop vite à mon goût.

Le côté historique est vraiment très présent, c'était un vrai plaisir de me promener dans l'Angleterre des années 1800.
L'hébergement de Lady Helen dans un grand manoir donne au roman un petit goût de Downton Abbey. Cela ajoute encore une saveur supplémentaire à ce récit truffé de rebondissements et de suspense qui m'a poussée à lire bien trop tard le soir...

Lady Helen est un personnage que j'adore, ses doutes, ses passions, ses dilemmes, son courage, sa loyauté, tout nous donne envie de la suivre, de la soutenir, d'être son amie.
Et quand le carcan des conventions lui tombe dessus comme un couperet, on se sent emprisonné comme elle dans ses mailles trop étroites.

Un grand roman auquel je donne la note maximale.

par Dune_
La recette secrète des rêves La recette secrète des rêves
Valentina Cebeni   
J’ai profité d’un rayon de soleil pour démarrer ma lecture de La recette secrète des rêves de l’Italienne Valentina Cebeni. Avec des petits citrons sur la couverture, je ne pouvais pas commencer ce roman un jour de grisaille ou de pluie. Il y a des saisons pour certains livres, je ne pourrais pas lire des histoires de Noël en août ou des histoires de déroulant en plein cœur de l’hiver alors que je meurs de chaud (il m’est arrivé de le faire, mais ce n’est pas ce que je préfère, j’aime bien une certaine cohérence avec mon environnement, même si l’idéal pour lire La recette secrète des rêves aurait été une petite île en Méditerranée… ).

Edda est dans le coma et sa fille Elettra ne s’en sort pas avec La boutique des merveilles, la boulangerie de sa mère. Elle prend quelques jours pour aller sur l’île du Titan sur les traces du passé de sa mère, espérant que cela lui permettra de mieux comprendre sa mère qui lui a toujours caché son histoire. Arrivée sur la petite île, elle va suivre les pas d’Edda qui la conduisent devant l’ancien couvent, devenu refuge de femmes. En enquêtant sur son passé, Elettra va finir par se trouver un avenir.

Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer La recette secrète des rêves avec Lucia, Lucia d’Adriana Trigiani – et non, ce n’est pas parce que les deux sont des romans écrits par des Italiennes ! C’est parce que la cuisine est au cœur de ces deux histoires. Que c’est la cuisine qui rassemble et fait rejaillir les souvenirs. On retrouve donc des recettes italiennes dans ces deux romans.

Malheureusement, dans celui-ci, presque toutes sont à base d’amandes, de miel et de roses, ce qui ne m’emballe pas franchement. Mais ce n’est pas parce que je ne vais pas le lancer dans les recettes d’Edda que je n’ai pas aimé ce roman.

J’ai bien aimé l’ambiance de La recette secrète des rêves, j’ai découvert l’archaïsme de cette île qui ne pardonne pas aux femmes de survivre à leurs maris. J’ai aimé ces femmes qui se serrent les coudes pour sauver le couvent et lutter contre le projet du maire. J’ai eu l’impression de retrouver un peu de la magie de Chocolat de Joanne Harris – encore une histoire de nourriture… Je n’ai pas eu de vrai coup de cœur, mais j’ai apprécié cette lecture, qui m’a quand même donné faim et envie de refaire des petits biscuits à l’anis…
Tout ce que j'aurais dû savoir Tout ce que j'aurais dû savoir
Claire Scovell Lazebnik   
Dans « Tout ce que j’aurais dû savoir », nous allons suivre Chloé, une lycéenne de dix-sept ans qui s’est mis dans la tête de trouver un petit-ami à sa grande soeur, Ivy.
Sauf que sa soeur est autiste. Elle est scolarisée dans un établissement spécialisé, elle n’aime pas sortir, ni avoir de contact physique avec d’autres personnes et ne veut rien faire sans Chloé.
En allant un jour dans l’école d’Ivy, Chloé va trouver le prétendant idéal : Ethan. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que le frère d’Ethan est David. L’insupportable David qui tient toujours tête à Chloé en classe.

J’ai adoré cette lecture qui aborde tout en douceur, mais avec réalité, ce qu’est l’autisme.

Ce thème est d’abord traité à travers le personnage d’Ivy. Elle a des problèmes de comportement, certaines choses la dégoûtent sans raison, elle peut se taper lorsqu’elle se sent mal à l’aise. Les codes de la société lui sont un peu étrangers puisqu’elle est d’une franchise désarmante. Comme le dit souvent Chloé, pour Ivy tout est noir ou blanc. Le gris n’existe pas. Elle n’arrive pas à réaliser qu’il peut y avoir d’autres choses que le bien ou le mal.
Ce qui a été très dur et touchant pour moi, c’est également de découvrir la difficulté qu’a Ivy de comprendre ses sentiments et ses ressentis. Elle n’arrive pas à mettre de mot sur des réactions physiques qu’elle ressent et c’est parfois compliqué de savoir ce qu’elle a.

Mais l’autisme est aussi abordé à travers Chloé.
Car oui, on parle souvent de la personne qui est autiste, mais on ne parle peut-être pas assez de la famille et des amis qui entourent cette personne. Chloé adore sa soeur et remuerait ciel et terre pour elle. Quand ses amis parlent de Ivy, elle ne peut s’empêcher d’être sur la défensive parce qu’ils la traitent comme une personne anormale. Sans compter les nombreuses scènes dans le livre qui la mettent dans des situations avec des inconnus, moments de violences gratuites où des personnes se permettent de juger sans savoir.

Le duo que forment Chloé et Ivy est absolument irrésistible.
A travers ce lien fraternel on ressent tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre. Parce que oui, même si Ivy ne parle pas de ses sentiments parce qu’elle ne les comprend pas, Chloé la connaît suffisamment pour savoir quand elle est heureuse ou non.

Il y a également le duo cent pour cent masculin formé par David et Ethan.
Avec eux, on retrouve les mêmes problématiques qui concernent les filles, sauf que tout est plus ou moins amplifié, à un autre stade. J’ai adoré l’innocence de Ethan qui est à de nombreuses reprises très touchante, comme j’ai succombé face au besoin viscéral de David de vouloir protéger son frère.

Heureusement, Claire LAZEBNIK aborde toutes ces choses en douceur, à travers la recherche d’amour de Ivy. Il y a des moments drôles, des petits instants d’égarements, mais aussi des moments où notre coeur se brise.
Parce que oui, c’est aussi ça l’amour : des hauts et des bas, des moments de joie et d’autres beaucoup plus tristes. L’amour est universel.

J’ai beaucoup apprécié également de suivre la relation entre David et Chloé.
D’abord conflictuelle, ils vont réussir à trouver un terrain d’entente pour que leur frère et soeur puissent continuer à se voir. Cela va permettre à ce qu’ils apprennent à se connaître également, sans les aprioris qu’ils avaient l’un pour l’autre.


En conclusion, « Tout ce que j’aurais dû savoir » est une belle histoire d’amour, d’amitié, d’adolescence, d’acceptation de soi et de l’autre. Claire LAZEBNIK arrive à nous montrer à travers son récit toute la beauté des gens, mais aussi toute la cruauté que l’on peut avoir pour les autres.
A travers des personnages touchants, nous apprenons à connaître un peu mieux l’autisme et toutes ses difficultés : pour la personne touchée, pour les gens de son entourage, mais aussi dans la vie de tous les jours au contact d’inconnus.

J’ai vraiment adoré ce récit tout en douceur, mais qui nous montre le monde tel qu’il est, qui nous fait réfléchir et nous donne un nouveau regard sur l’autisme en abordant clichés et vérités.

( https://lectrice-lambda.blogspot.com/2019/07/tout-ce-que-jaurais-du-savoir-claire.html )