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Bibliothèque de FatouLucie : Ma PAL(pile à lire)

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Les Abysses Les Abysses
Solomon Rivers   
Lors du commerce triangulaire, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à l'eau. Mais en fait, toutes ces femmes ne sont pas mortes. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l'une d'entre elles, Yetu, va leur rappeler.

par HeloLoly
Les Suprêmes chantent le blues Les Suprêmes chantent le blues
Edward Kelsey Moore   
https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2018/07/11/les-supremes-chantent-le-blues-edward-kelsey-moore/

Il y a trois ans, je faisais connaissance avec Odette, un personnage que j’ai immédiatement aimé d’un amour inconditionnel. Odette est l’une des Suprêmes d’Edward Kelsey Moore. Un personnage qui m’a profondément touchée, me faisant rire et même éclater en sanglots.

J’avais adoré ce roman de vie, ces histoires de femmes noires qui n’ont pas toutes eu la vie facile, qui ont dû renoncer parfois, mais jamais à leur indéfectible amitié qui a traversé les époques. Ces Suprêmes sont entrées dans mon cœur et je crois que jamais elles n’en sortiront. Alors vous imaginez sans doute ma joie de découvrir qu’Edward Kelsey Moore sortait une nouvelle aventure d’Odette, Clarice et Barbara Jean, Les Suprêmes chantent le blues.

De l’histoire, je n’ai pas vraiment envie de parler. Si ce n’est qu’à l’occasion d’un mariage improbable à Plainview, El Walker revient en ville, lui qui avait promis de ne plus jamais y mettre les pieds. El est venu jouer au mariage de son vieil ami et va tomber sur nos trois Suprêmes, et ravivant de nombreux souvenirs.

Une fois encore j’ai ri. Une fois encore j’ai pleuré. Une fois encore je n’avais aucune envie de laisser Odette s’en aller à la fin du roman. J’aimerais tellement que l’auteur nous fasse le plaisir de nous transmettre une fois encore dans la vie de cette femme née dans un sycomore.

Ce livre m’a fait passer du rire aux larmes – merci Veronica pour les éclats de rire ! – et quelques phrases m’ont fait l’effet de friandises que j’ai eu plaisir à lire plusieurs fois. Les Suprêmes chantent le blues est un joli roman de femmes, joliment écrit par un homme qui semble avoir beaucoup d’amour pour elles.

Je vous conseille cette lecture et plus encore de commencer par Les Suprêmes si vous ne les connaissez pas encore. Vous pourrez ainsi rencontrer Odette et la saluer de ma part.
Les sept maris d'Evelyn Hugo Les sept maris d'Evelyn Hugo
Taylor Jenkins Reid   
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-seven-husbands-of-evelyn-hugo-taylor-jenkins-reid/

Ma notation: 2/5

Situé dans les années 1950, le roman nous plonge dans le glamour et la fumisterie de l’industrie cinématographique hollywoodienne d’antan. Dès les premières pages, on s’aperçoit que la société est loin de l’image idéaliste qu’on s’est forgé au fil du temps. C’était beau. Mais était-ce mieux? Pas tellement, j’ai envie de dire! Il n’y a qu’à regarder la manière dont les femmes sont traitées, la façon dont les homosexuels sont diabolisés ou encore la tendance à vouloir tout contrôler, pour se rendre compte des problèmes qui se cachaient derrière toutes ces paillettes. Notamment la solitude, la négation de l’identité, le refoulement de la sexualité et les abus de pouvoir.

Ce qui a été réussi, c’est la démonstration de la sexualisation de la femme. Avec les flashbacks alternés entre le présent et le passé, Evelyn Hugo se confie sur la brutalité de la réussite féminine. Elle fait part des relations sexuelles non désirées servant de tremplin vers la gloire, de l’importance de l’entretien du corps, de la nécessité de provoquer pour maintenir l’intérêt du public ou encore de la fatalité du déclin de l’apparence physique! Semblable à nos jours, une femme qui vieillit n’a plus l’identique attrait pour le cinéma…

D’autre part, malgré qu’une femme devienne connue, elle peut se retrouver pieds et poings liés par la société: on attend de celle-ci qu’elle obéisse à son mari, qu’elle fonde obligatoirement une famille ou encore qu’elle garde pour elle ses problèmes conjugaux (surtout s’il s’agit de violences) sous peine de se voir socialement détruite. Alors, forcément, on n’en veut pas à Evelyn Hugo de vouloir écraser tout et tout le monde pour s’affirmer et réclamer son indépendance! D’ailleurs, ce sont les seuls aspects que j’ai apprécié dans cette histoire. Sorry not sorry!

Parce qu’après… J’ai détesté le reste. Déjà, j’avais l’impression que l’auteure n’assumait pas de mettre en avant une héroïne égoïste et manipulatrice. A chaque fois qu’Evelyn Hugo racontait comment elle s’était servi des autres et comment elle les avait blessé sans scrupules, il fallait soit: 1) qu’un drame se produise afin qu’on ait pitié pour l’actrice (idéal pour susciter de l’empathie envers un personnage antipathique), 2) que Monique vienne justifier ses actes en dégainant des excuses qui prouvent aux lecteurs qu’Evelyn n’est pas foncièrement mauvaise. Hmmm.

J’ai eu aussi beaucoup de mal avec les personnages. D’habitude, je suis friande des protagonistes qui assument jusqu’au bout leurs actes, mais là, tout sonnait faux. Evelyn blesse beaucoup de personnes et commet des erreurs irréfléchies en vue de protéger ceux qu’elle aime. Sauf que pour moi, c’était juste une excuse pour accomplir ses propres intérêts. Peu importe ce que lui disent les individus concernés, Evelyn ne tient pas compte de leur avis, elle fait juste ce qu’elle a envie, même si cela les fait souffrir. Et ensuite, elle dit que c’est pour leur bien. Hypocrisie, quand tu nous tiens.

[spoiler]Par exemple, avant que la première rupture ne survienne, Evelyn avait fait part à Celia de ses plans de protéger leur couple du lynchage médiatique en orchestrant son mariage bidon avec le réalisateur. Or, elle n’avait jamais dit à sa copine qu’elle allait coucher avec pour rendre la chose plus crédible! Pourquoi?! Les photos et le mariage à Las Vegas étaient suffisants pour faire taire les rumeurs, mais non, il fallait qu’elle couche avec… NO COMPRENDO. Pourtant, Celia avait bien déclaré ne pas vouloir de cette combine, mais vu qu’Evelyn voulait sauver sa carrière… Oh, puis, elle tombe enceinte du mec. Je maudis ces drames à répétition![/spoiler]

[spoiler]Dans le cadre de la deuxième rupture, j’étais encore plus exaspérée. Evelyn n’apprend rien de ses erreurs! Certains diront que Celia a eu une réaction puérile. Personnellement, j’étais d’accord avec sa décision. Evelyn l’avait trompée alors qu’elle avait déjà un cruel manque de confiance en elle, donc le fait qu’Evelyn tourne une scène de sexe très intime avec son ex mari (qui je rappelle l’avait battue) est forcément blessant, même si c’est seulement un film![/spoiler]

[spoiler]D’ailleurs, cette deuxième séparation a brisé la crédibilité de ce couple homosexuel. Si Celia avait été l’amour de sa vie, Evelyn l’aurait consultée AVANT de tourner cette scène. Mais non, elle était juste obnubilée par son rôle. Pour un amour véritable, ça craint sévère![/spoiler]

Quant à Monique, elle est vachement simpliste. Certes, son interview avec Evelyn lui forge un peu le caractère, mais la plupart du temps, elle se laisse dominer par l’actrice. Sans compter que sa trame n’était pas intéressante. Je n’ai rien ressenti pour elle. Le plus frustrant, c’est que sa narration se veut occasionnellement contradictoire et répétitive: c’est comme si l’auteure avait introduit cette héroïne dans le but de confirmer les suspicions du lecteur, par peur que celui-ci soit incapable de comprendre et de relier les axes scénaristiques entre eux! J’avais le sentiment d’être prise pour une idiote durant toute la lecture… Seul Harry a su m’émouvoir par sa pureté et sa loyauté.

Niveau intrigue, c’est pas la joie non plus. Je me suis ennuyée ferme, un truc de dingue! Une fois qu’on a passé l’histoire des trois premiers maris, on remarque que Taylor Jenkins Reid suit EXACTEMENT le même schéma. Les héros usent la même stratégie pour régler le même problème! Résultat: aucun suspense, aucun rebondissement. Au final, la seule chose qui m’a motivée à poursuivre le récit, c’est la soit disant fin époustouflante. Eh bien, même là, la révélation m’a fait l’effet d’un pâté en croûte. C’était tellement dramatique et nul. Je suis déçue!

Avec de surcroît sa romance toxique et sa quantité exubérante de drames, The Seven Husbands of Evelyn Hugo m’a laissé de marbre. Je pleure l’argent que j’ai dépensé pour ce mélodrame!
J'ai des idées pour détruire ton ego J'ai des idées pour détruire ton ego
Albane Linyer   
Nous sommes ici avec Léonie, jeune femme blasée, qui se laisse porter sans se poser trop de questions. Elle travaille au McDo la journée, et pendant la soirée, elle fait du baby-sitting auprès d’Eulalie. Angela, son amour de jeunesse, ne quitte pas ses pensées. Cela va faire dix ans qu’elles ne se sont pas revues et elles s’étaient faites une promesse qu’il est maintenant temps d’honorer.

L’auteure nous livre ici un récit fort, sur le désir sous toutes ses formes et ses ravages. Au travers du portrait de plusieurs femmes, elle dissèque les émotions et les livre au lecteur dans sa version la plus brute. J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé très original, prenant et fort.

Pourtant, au début, j’étais très dubitative. Je ne comprenais pas où l’auteure voulait en venir, et où elle voulait m’emmener. Le tout reste très flou durant les premières pages. Mais une fois le décor planté, les personnages intégrés, il m’a été très compliqué de lâcher ce roman. J’ai été totalement prise dans ce récit.

Le schéma narratif est très intéressant, puisque l’auteure alterne le point de vue de chaque personnage au fil de courts chapitres très rythmés. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

L’intrigue est forte et parfois bouleversante à bien des égards. Les personnages sont très travaillés, bien nuancés. La plume est addictive. Pour ma part, c’est un excellent moment de lecture.

Au travers du portrait de femmes fortes, l’auteure a su tisser une intrigue très forte, et emplie d’originalité. Il s’agit du premier roman d’Albane Linÿer et c’est une véritable réussite.

par Waterlyly
Jolis Jolis Monstres Jolis Jolis Monstres
Julien Dufresne-Lamy   
« Lady Prudence se dirige vers la rampe. James s’est volatilisé sur la moquette de la loge, flaque d’homme en attente. Lady débarque dans le couloir et les deux nouvelles recrues lui disent, T’es si belle en drag-queen. Lady répond merci. Dans les marches, elle vérifie la boucle de ses bottes. Brillantes comme ses mains de taffetas. Lady se sent belle. Cavalière. À la conquête de son territoire. Elle grimpe rapidement l’escalier comme si Lady devait vite retrouver ses rêves au sommet d’une montagne. Les voix s’élèvent depuis la salle. Ça pulse en elle comme du cristal. Lady agrippe la dernière marche et sous les lumières, j’apparais tout entière. »

Il s’appelle James Gilmore. Dans le milieu, on le connaît sous le nom de Lady Prudence. Son drag. Son double, son alter ego, son monstre.

Lorsque sa tante, qui l’élevait, meurt d’une balle perdue, James n’a que quatorze ans. Des connaissances l’hébergent pour la nuit à droite à gauche, mais quand le jour se lève, il est immuablement livré à lui-même dans les rues d’Atlanta, ses souvenirs comme seul bagage. Tandis qu’il arpente la ville, il rencontre les « Cinq L », « des filles au sourire extra » qui lui ouvrent les portes de leur monde. Les Queens le prennent sous leurs ailes pailletées, et lui apprend les ourlets de robes et les ongles à vernir. De stand up en playback, un autre naître en lui.

À dix-sept ans, James commence le tapin. Avec ses passes, il s’offre ses premières robes et ses premiers accessoires de reine. Il débute la scène avec ses amies, mais Atlanta ne lui suffit pas. Il rêve de grand, de brillant, de décadent, et en 1980, il débarque à New York. Impertinent et pétillant, il se mêle au tumulte multicolore et laisse enfin éclore celle qu’il veut être réellement : un joli monstre.

Jolis jolis monstres, c’est trente ans de la vie d’un homme. Trente ans d’extraordinaire et d’extravagance, narrés tantôt de James à Victor, son poulain, tantôt de ce dernier à son mentor, sa « mère ». C’est un voyage dans le temps, dans les mentalités, dans les coulisses du spectacle, et, au sortir des clubs, une plongée dans la solitude, le rejet, la violence qu’on aimerait ne pas voir exister. Avec son habileté à pénétrer les cœurs et l’art du verbe qu’on lui connaît désormais, Julien Dufresne-Lamy a donné à ses personnages fictifs la même envergure, le même charisme qu’aux artistes de renom croisés au Club 57, le place to be de l’underground dans les 80’s. J’ai été extrêmement touchée par James et par Victor, par Angie Extravaganza (bien réelle, quant à elle) que l’auteur a su célébrer, par la délicatesse et l’affection avec lesquelles il a su les mettre en scène. Il n’y aurait de terme plus juste : mettre en scène. Ils sont beaux, sensibles, drôles, loufoques, dotés du pouvoir d’exercer une attraction inexplicable sur le lecteur – et spectateur. J’aurais aimé passer ne serait-ce qu’un instant d’effervescence avec eux durant leur heure de gloire et leur rappeler la superbe de leur singularité. J’ai été émue par la découverte d’un monde que je ne connaissais pas, un monde avec ses propres codes (d’honneur), ses coudes serrés. Triste, aussi, de revivre, au fil des chapitres, l’émergence du sida et ses ravages, de rencontrer ses premières victimes montrées du doigt, de les côtoyer intimement. Ode à l’Homme, à l’Autre, à soi, Jolis jolis monstres est le passage de la chenille au papillon, se jouant du consensuel. Le fil de soie qui caresse une joue fardée. La chrysalide sous les projecteurs. Un roman brillant, entre panache et pudeur, euphorisant, intelligent. Une invitation à une fête qu’on garde en mémoire avec un pincement au cœur.

par Root
La Tombe des lucioles La Tombe des lucioles
Akiyuki Nosaka   
ce livre est ... boulversant. C'est à la fois passionant et dur car on sait que c'est une histoire qui a pu arriver. après la guerre, les gens n'avaient plus rien et étaient plongé dans la misère. Ce livre le montre bien

par myra44
Un cri d'amour au centre du monde Un cri d'amour au centre du monde
Kyoichi Katayama   
J'ai adoré la sensibilité et la finesse qui se dégage de ce roman. Une histoire d'amitié puis d'amour pleine de délicatesse entre deux adolescents... Ce qui est particulièrement émouvant, c'est la force et la profondeur de leur lien qui est une évidence et qui s'exprime tout en simplicité et en pudeur.

La fin est cependant tellement triste qu'elle est carrément douloureuse à lire. Mais c'est ainsi! Et stopper la lecture parce que cela paraît trop lourd aurait été d'une lâcheté sans nom. Sakutaro, lui, apporte un soutien indefectible à Aki et l'accompagne jusqu'au bout du chemin...
Le Palanquin des larmes Le Palanquin des larmes
Chow Ching Lie   
Une tres belles histoire sur la Chine et la condition de la femme dans ce pays au milieu du XXeme.
Chow Ching Lee est très attachante,
ce roman est bouleversant, on y découvre un univers qui nous est inconnu, et magnifiquement peint par une ecriture qui n'est pas sans nous rappeler celle des auteurs comme Jane Austenn par des descriptions qui peuvent paraitre a certain un peu longue mais qui participe a la beauté de ce livre

par Mondaye
Si le rôle de la mer est de faire des vagues... Si le rôle de la mer est de faire des vagues...
Kim Yeon-Su   
Je lis peu de littérature asiatique, connaissant surtout Haruki Murakami et les quelques romans que j'ai lu de lui et qui reposent sagement dans ma bibliothèque. Pourtant, j'aime beaucoup les romans de ce coin du monde. J'aime leur ambiance poétique, souvent très marquée par les vieilles croyances ou légendes et dont l'histoire est ancrée dans un mode de pensée qui diffère vraiment du notre et pousse les gens à s'interroger sur eux-même. Les récits qu'ils livrent sont souvent pleins de sens et sous le joli de titre de Si le rôle de la mer est de faire des vagues se cache en effet une belle histoire de vie.

Dans ce court roman de moins de trois cents pages, l'auteur sud-coréen Kim Yeon-Su nous parle de Camilla. Jeune femme d'une vingtaine d'années d'origine coréenne, elle a perdu sa mère adoptive peu de temps auparavant. Le remariage imminent de son père adoptif lui livre un bien triste constat : elle est désormais seule. Munie d'une photo trouvée dans un vieux carton, elle décide de se lancer sur la traces de sa mère biologique : direction Jinnam, petit ville côtière en Corée. Sa ville natale.

Une véritable quête identitaire voit le jour au fil des pages. Car pour se construire, Camilla a besoin de savoir qui elle est vraiment. Elle doit découvrir le passé de sa mère, Ji-eun, et les zones d'ombre qui entourent sa naissance, une vingtaine d'années plus tôt.
Les rencontres s’enchaînent, les versions de l'histoire qui entoure Ji-eun aussi. Le mystère plane jusqu'au bout, ponctué ça et là de révélations qui renforcent le côté obscur du passé des deux jeunes femmes.

Le roman m'a touchée par sa profondeur et ses multiples réflexions. Le passé peut être un poids très lourd, et chez Camilla, les transformations sont fulgurantes. On voit la jeune femme évoluer au fur et à mesure que les révélations sur sa mère affluent. L'écriture pleine de poésie de l'auteur se suit avec délectation (j'ai d'ailleurs eu du mal à ne sélectionner que quelques extraits tant le roman regorge de petites perles), Kim Yeon-Su a un style très éthéré, il jongle avec les métaphores, les poèmes et le sens profond des choses avec une facilité déconcertante.

L'histoire souffre cependant d'une construction assez chaotique. Le style ne plaira pas a tout le monde, c'est certain. On a parfois un peu de mal à se situer dans le temps, à s'accrocher au fil qui maintient l'histoire en place. Les changements de lieux, les ellipses, le découpage selon différents points de vue (seul la première partie est du point de vue de Camilla) rendent parfois les parties de l'histoire assez inégales, la dernière notamment qui, si elle est riche en révélations et permet de mettre les pièces du puzzle en place, semble un peu éloignée du fil conducteur qui suit la quête de Camilla.

L'histoire et son sujet sont forts. Le roman se lit avec attention, on est pris dans la recherche de Camilla sur ses origines grâce à un coup de plume remarquable qui allie avec doigté passé et présent, légende et réalité.
De quoi avoir envie de lire des auteurs asiatiques un peu plus souvent !

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2015/05/si-le-role-de-la-mer-est-de-faire-des.html

par x-Key
Filles de Shanghai Filles de Shanghai
Lisa See   
Un très beau livre sur l'émigration de la Chine vers les Etats unis.
La difficulté de s'intégrer. Un livre qui ma appris plein de choses.

par paultuc