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Bibliothèque de FatouLucie : Ma PAL(pile à lire)

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L'amour c'est L'amour c'est
Jack Koch   
CeciBon... de Lire > Messages décembre 2018 > L'amour, c'est.....
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17 décembre 2018
L'amour, c'est.....
lamourcest



L'amour, c'est.... par 200 auteurs
Illustrations de Jack Koch
Préface de Baptiste Beaulieu
Le livre de poche
En librairie depuis le 31 Octobre 2018
432 pages, 14,90 €

Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 200 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l'amour, qu'il a ensuite illustrée. Le résultat : 400 pages empreintes de poésie et d'humour.



Qu'est-ce que l'Amour ?

Voilà une vaste question !

Et ce qui est magnifique avec ce recueil, c'est que 200 auteurs vous aident à trouver la réponse.

Certaines citations sont drôles, d'autres nostalgiques ou poétiques mais toutes donnent une vision de l'Amour et ce sentiment que nous aimons tous ressentir.

Et quand ces jolies phrases sont assorties d'un dessin original de Jack Koch, on se retrouve avec un recueil qui se feuillette au grès de nos envies ou de nos besoins...

Comment résister à la tentation de parler d'Amour quand on sait qu'en plus, l'association Le Rire Médecin reçoit 2€ par livre vendu ?

L'amour, c'est... un joli livre plein de douceur que l'on ne range jamais dans sa bibliothèque, juste pour pouvoir s'y plonger, comme ça, 5 minutes ou 1 heure et prendre une grande bouffée d'amour et de bonheur.

http://cecibondelire.canalblog.com/archives/2019/09/28/37669686.html
La Tombe des lucioles La Tombe des lucioles
Akiyuki Nosaka   
ce livre est ... boulversant. C'est à la fois passionant et dur car on sait que c'est une histoire qui a pu arriver. après la guerre, les gens n'avaient plus rien et étaient plongé dans la misère. Ce livre le montre bien

par myra44
Un cri d'amour au centre du monde Un cri d'amour au centre du monde
Kyoichi Katayama   
J'ai adoré la sensibilité et la finesse qui se dégage de ce roman. Une histoire d'amitié puis d'amour pleine de délicatesse entre deux adolescents... Ce qui est particulièrement émouvant, c'est la force et la profondeur de leur lien qui est une évidence et qui s'exprime tout en simplicité et en pudeur.

La fin est cependant tellement triste qu'elle est carrément douloureuse à lire. Mais c'est ainsi! Et stopper la lecture parce que cela paraît trop lourd aurait été d'une lâcheté sans nom. Sakutaro, lui, apporte un soutien indefectible à Aki et l'accompagne jusqu'au bout du chemin...
Si le rôle de la mer est de faire des vagues... Si le rôle de la mer est de faire des vagues...
Kim Yeon-Su   
Je lis peu de littérature asiatique, connaissant surtout Haruki Murakami et les quelques romans que j'ai lu de lui et qui reposent sagement dans ma bibliothèque. Pourtant, j'aime beaucoup les romans de ce coin du monde. J'aime leur ambiance poétique, souvent très marquée par les vieilles croyances ou légendes et dont l'histoire est ancrée dans un mode de pensée qui diffère vraiment du notre et pousse les gens à s'interroger sur eux-même. Les récits qu'ils livrent sont souvent pleins de sens et sous le joli de titre de Si le rôle de la mer est de faire des vagues se cache en effet une belle histoire de vie.

Dans ce court roman de moins de trois cents pages, l'auteur sud-coréen Kim Yeon-Su nous parle de Camilla. Jeune femme d'une vingtaine d'années d'origine coréenne, elle a perdu sa mère adoptive peu de temps auparavant. Le remariage imminent de son père adoptif lui livre un bien triste constat : elle est désormais seule. Munie d'une photo trouvée dans un vieux carton, elle décide de se lancer sur la traces de sa mère biologique : direction Jinnam, petit ville côtière en Corée. Sa ville natale.

Une véritable quête identitaire voit le jour au fil des pages. Car pour se construire, Camilla a besoin de savoir qui elle est vraiment. Elle doit découvrir le passé de sa mère, Ji-eun, et les zones d'ombre qui entourent sa naissance, une vingtaine d'années plus tôt.
Les rencontres s’enchaînent, les versions de l'histoire qui entoure Ji-eun aussi. Le mystère plane jusqu'au bout, ponctué ça et là de révélations qui renforcent le côté obscur du passé des deux jeunes femmes.

Le roman m'a touchée par sa profondeur et ses multiples réflexions. Le passé peut être un poids très lourd, et chez Camilla, les transformations sont fulgurantes. On voit la jeune femme évoluer au fur et à mesure que les révélations sur sa mère affluent. L'écriture pleine de poésie de l'auteur se suit avec délectation (j'ai d'ailleurs eu du mal à ne sélectionner que quelques extraits tant le roman regorge de petites perles), Kim Yeon-Su a un style très éthéré, il jongle avec les métaphores, les poèmes et le sens profond des choses avec une facilité déconcertante.

L'histoire souffre cependant d'une construction assez chaotique. Le style ne plaira pas a tout le monde, c'est certain. On a parfois un peu de mal à se situer dans le temps, à s'accrocher au fil qui maintient l'histoire en place. Les changements de lieux, les ellipses, le découpage selon différents points de vue (seul la première partie est du point de vue de Camilla) rendent parfois les parties de l'histoire assez inégales, la dernière notamment qui, si elle est riche en révélations et permet de mettre les pièces du puzzle en place, semble un peu éloignée du fil conducteur qui suit la quête de Camilla.

L'histoire et son sujet sont forts. Le roman se lit avec attention, on est pris dans la recherche de Camilla sur ses origines grâce à un coup de plume remarquable qui allie avec doigté passé et présent, légende et réalité.
De quoi avoir envie de lire des auteurs asiatiques un peu plus souvent !

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2015/05/si-le-role-de-la-mer-est-de-faire-des.html

par x-Key
Confession amoureuse Confession amoureuse
Chiyo Uno   
Difficile à lire tant il manque de chaleur dans ce livre. L'écriture froide, sans passion de Chiyo Uno nous rend les personnages antipathiques. Difficile de suivre les sentiments de Yuasa Joji qui apparaît comme une personne qui subit les événements. Lecture sans grand intérêt pour ma part.

par Emel1ne
Les Suprêmes chantent le blues Les Suprêmes chantent le blues
Edward Kelsey Moore   
https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2018/07/11/les-supremes-chantent-le-blues-edward-kelsey-moore/

Il y a trois ans, je faisais connaissance avec Odette, un personnage que j’ai immédiatement aimé d’un amour inconditionnel. Odette est l’une des Suprêmes d’Edward Kelsey Moore. Un personnage qui m’a profondément touchée, me faisant rire et même éclater en sanglots.

J’avais adoré ce roman de vie, ces histoires de femmes noires qui n’ont pas toutes eu la vie facile, qui ont dû renoncer parfois, mais jamais à leur indéfectible amitié qui a traversé les époques. Ces Suprêmes sont entrées dans mon cœur et je crois que jamais elles n’en sortiront. Alors vous imaginez sans doute ma joie de découvrir qu’Edward Kelsey Moore sortait une nouvelle aventure d’Odette, Clarice et Barbara Jean, Les Suprêmes chantent le blues.

De l’histoire, je n’ai pas vraiment envie de parler. Si ce n’est qu’à l’occasion d’un mariage improbable à Plainview, El Walker revient en ville, lui qui avait promis de ne plus jamais y mettre les pieds. El est venu jouer au mariage de son vieil ami et va tomber sur nos trois Suprêmes, et ravivant de nombreux souvenirs.

Une fois encore j’ai ri. Une fois encore j’ai pleuré. Une fois encore je n’avais aucune envie de laisser Odette s’en aller à la fin du roman. J’aimerais tellement que l’auteur nous fasse le plaisir de nous transmettre une fois encore dans la vie de cette femme née dans un sycomore.

Ce livre m’a fait passer du rire aux larmes – merci Veronica pour les éclats de rire ! – et quelques phrases m’ont fait l’effet de friandises que j’ai eu plaisir à lire plusieurs fois. Les Suprêmes chantent le blues est un joli roman de femmes, joliment écrit par un homme qui semble avoir beaucoup d’amour pour elles.

Je vous conseille cette lecture et plus encore de commencer par Les Suprêmes si vous ne les connaissez pas encore. Vous pourrez ainsi rencontrer Odette et la saluer de ma part.
Ma soeur, serial killeuse Ma soeur, serial killeuse
Oyinkan Braithwaite   
Et voilà que mon aventure dans le Club Sang VIP sur BePolar.fr commence réellement avec mon premier avis sur un livre reçu grâce à eux et à la maison d’édition, Delcourt Littérature. Pour une première : elle est totalement REUSSIE car j’ai beaucoup aimé ce premier roman de Oyinkan Braithwaite (retenez bien ce nom!).

Confession pour commencer : je n’avais jamais lu de livre issu de la littérature nigériane. Donc, ce livre était un double baptême du feu. Je connaissais ce livre par l’énorme publicité qui a été mise en place en vue de sa parution début du mois. Bien entendu, cela a tendance à titiller la curiosité des lecteurs. Mais pour moi ce qui m’avait surtout attirée était de pouvoir lire un bouquin venant d’un pays dont je ne connaissais aucun auteur ou livre aux premiers abords.

Bien m’en a pris car j’ai littéralement dévoré ce roman de comédie noire en même pas deux jours. Je me rends compte de la difficulté des traductions littéraires et de tout le travail que cela doit occasionner en amont, avant qu’on ne reçoive ces écrits entre les mains. C’est pourquoi il faut saluer le travail de la traductrice, Christine Barbaste, car pour en avoir découvert des petites phrases dans leur langue d’origine, la difficulté de cette langue doit être énorme. Pourtant, cela coule aisément et c’est tout à fait le genre de livre qu'on lit d’une traite.

Alors j’ai commencé ma lecture mais j’ai été très vite balayée par un doute : et si les prénoms et noms des personnages me faisaient perdre le fil de leur histoire? Vous le savez déjà si vous avez lu certaines de mes précédentes chroniques : j’ai des difficultés avec la littérature indienne et asiatique notamment, parce que les appellations sont trop éloignées avec ce que je lis habituellement, étant très fortement attirée par la littérature anglo-saxonne (l’exception qui confirme la règle : les termes nordiques sont souvent à rallonges et ne comprennent que peu de voyelles et pourtant là, je n’ai aucun souci ; cherchez l’erreur ;). Cette hésitation est aussi vite disparue qu’elle n’était apparue.

L’auteure a découpé son histoire en de très courts chapitres dont chacun est affublé d’un mot-clé le résumant parfaitement. Une fois chaque chapitre lu, j’en ai remarqué alors toute leur subtilité. J’ai aussi apprécié son choix d’aborder l’histoire du point de vue de son personnage principal, Korede, en employant la première personne du singulier. Cela offre beaucoup de facilité pour offrir et garantir un certain attachement à cette héroïne singulière. Il en est de même par les chapitres de réminiscence de son enfance avec sa sœur ainsi que la crainte que faisait régner leur patriarche.

C’est teinté d’humour noir, mais employé à juste dose et cela évite qu’on tombe dans le grotesque. Voilà encore un premier roman que j’ai aimé découvrir et dévorer et qui est plus que prometteur pour le futur de cette jeune auteure nigériane.

Ma chronique en ligne : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2019/02/ma-soeur-serial-killeuse-de-oyinkan.html

par Julie-176
Rien n'est noir Rien n'est noir
Claire Berest   
Après un accident qui l'a clouée au lit pendant des mois, Frida Khalo reprend vie. A 21 ans, elle veut profiter de sa jeunesse et rattraper le temps perdu. Elle peint, elle boit, elle parle fort et elle séduit. Son corps est lent, mais son esprit lui, va vite. Frida est pleine de couleurs, de musiques, d'injures et de mots d'amour.
Quand Frida rencontre Diego Rivera, c'est une évidence. Leur amour devient légende et quand on les rencontre, on n'oublie pas Diego, sa prestance et son aura captivant et sa Frida, frêle à ses côtés, mais bruyante et colorée.
Claire Berest nous raconte la vie de cette femme haute en couleurs et au destin hors du commun, cette artiste exceptionnelle devenue aujourd’hui une icône. Elle nous invite à un fabuleux voyage du Mexique à Paris en passant par les États-Unis, au côté de ce couple mythique. "Rien n’est noir" se lit passionnément, c’est un roman flamboyant traversé par un vrai souffle romanesque.
La Perle et la Coquille La Perle et la Coquille
Nadia Hashimi   
Il est difficile pour une femme Européenne , même en sachant les faits, de réaliser le quotidien d'une femme ou petite fille en Afghanistan (ou d'ailleurs un pays identique). Il est révoltant ce regard, que dis-je ... c'est de l’indifférence, il n'y a pas de regard !! Une femme n'a de valeur que lorsqu'elle a enfanté un fils. Même les femmes (les belles-mères) sont horribles entre-elles, avec leurs petites filles. Pourtant , nul doute qu'une mère aime son enfant ! Et qu'une femme âgée est passée et a subit une belle-mère, un jour. Alors pourquoi continuer ce cycle ? De même, ces mêmes femmes élèvent les fils qui battront et humilieront ses femmes (oui j'ai bien dit SES !) et prendront en épouses des gamines. On est si loin de notre condition de femme libre, de notre cocon !!

Bah. Le dos du bébé hérisson est comme du velours pour sa mère lorsqu'elle le frotte.

Ce roman vous ouvre les yeux bien grand, limite vous les figes, impossible de refermer, de revenir dans l'ignorance. Pourtant, il n'est pas acerbe, pas revendicateur, pas donneur de leçon... Rien, c'est un roman d'un grande douceur. L'auteur nous préserve ... Elle nous pose, tel un confectionneur de bonbon acidulé, une friandise qui pourtant nous pique les papilles. ET on aime ça ! Serions nous un peu maso ?? Nullement ! Nadia Hashimi a un pouvoir magique. C'est une prêtresse !! Une grande Conteuse ! Une de celles qui auront beau vous dire des vérités horribles, vous ne verrez que la beauté de l'histoire, vous aimerez ces jeunes femmes, ces destins . Car elle nous conte l'histoire de deux femmes qui ont un destin, une voie, un rêve, je dirai presque une destinée ! Quelle culot, j'ai dit destinée pour une femme Afghane, et pourtant c'est une si jolie phrase ! elle devrait être dite plus souvent!

Deux femmes donc, vous suivez hein.
La première Rahima, née d'une fratrie de fille uniquement, à la grande honte de son père, aura un petit privilège, d'être pendant quelques années (avant toute puberté), transformée en garçon. Elle prendra goût à cette liberté et surtout à la possibilité d'aller à l'école, avant que tout se brise. Et que son chemin de vie la mène au pire.
Tu verras plus tard. Chaque petit effort porte ses fruits. Regarde-moi. j'ai la chance de savoir lire. C'est une bougie dans une pièce sombre. Ce que j'ignore, je peux le découvrir par moi-même. Il est plus facile de duper quelqu'un qui n'a pas cette autonomie.
La seconde, c'est l'histoire de son aïeule, Shekiba, qui défigurée étant petite n'a encore moins d'avenir. Car être femme et infirme, c'est que personne n'a jugé bon de posé une petite fée sur son berceau! Après avoir perdu sa famille proche, elle sera donnée en esclave par sa propre grand-mère. Mais, Shekiba est un femme de volonté, elle ne plie pas l'échine facilement.
SHEKIBA
Ton nom signifie "cadeau", ma fille. Tu est un cadeau d'Allah.
Qui aurait cru que Shekiba deviendrait précisément ce que son prénom désignait, un cadeau passant de main en main ? Shekiba naquit au début du XXe siècle, dans un Afghanistan convoité par la Russie et l'Angleterre, qui promirent l'une et l'autre de protéger le pays qu'elles venaient d'envahir, tel un pédophile prétendant sa victime.
Deux femmes, l'une puise dans l'histoire et le caractère de l'autre. Mais malgré les années, rien n'a changé !

Que dois-je dire ou faire pour que vous lisiez ce roman ?? Attention, je vous vois venir avec certaines de vos propositions !!! J'aurai les moyens, je pense que je vous l'offrirai à tous pour être certain qu'il rentre dans vos maisons !! Ce pavé, car oui il en tient de la place , mais il a à dire .....Ce pavé , disais-je, doit être lu, échangé, conseillé, vanté, offert.
http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/2015/07/la-perle-et-la-coquille-nadia-hashimi_5.html

par stoufnie
Si la lune éclaire nos pas Si la lune éclaire nos pas
Nadia Hashimi   
Cette lecture n’est pas poignante comme « La Perle et la Coquille », bien que le thème soit similaire. En effet dans ce roman l’histoire aborde une fille du nom de Fereiba, cette dernière nous emmène dans sa vie, dans son évolution, dans sa famille et surtout dans son périple pour atteindre la sécurité et la paix. La nouvelle femme de son père lui demande de l’aide pour entretenir la maison et ses sœurs, malgré son jeune âge ; lui interdisant d’étudier comme les autres enfants. Mais, pleine d’envie et de détermination elle demande à son père d’aller à l’école, au bout de maints efforts elle obtient avec grâce son diplôme, choisissant de devenir institutrice. L’histoire ne raconte pas seulement son existence et son besoin d’amour, mais plutôt celui d’une mère et des réfugiés partant vers des pays inconnus et incertains.

Fereiba est avant tout une fille, devenant une femme et une mère. Sa délicatesse envers ses enfants et son envie de les protéger, démontrent une personnalité courageuse avec des convictions et des croyances brûlées. Elle est simple avec des besoins et des désirs humains, mais la vie et le destin ne l’a pas épargné en dépit de sa bonté. Je ne me suis pas forcément attachée à cette héroïne, mais je l’ai aimé pour ses qualités ; malheureusement elle n’a pas assez de défaut pour que je me sois prise d’affection. Elle n’est pas parfaite, sa réalité encore moins ; une longue route sinueuse, engageant les erreurs et les injustices. Une femme sacrifiant tout pour sa fille et ses deux garçons, tout en espérant de meilleurs jours.

Salim, le fils ainé de Fereiba tient une place essentielle dans le récit et pour être plus précise ; sans ce protagoniste la synopsis n’aurait pas de saveur et de sentiment. C’est un jeune garçon différent des autres, il doit suivre sa mère et être l’homme de la « maison » ; le veilleur de sa famille après avoir perdu son père, le mari de Fereiba. Je ne l’ai pas trouvé touchant mais combattant, ayant des doutes et des craintes ; tout en continuant son chemin. C’est un héros plaisant, intriguant et généreux ; sa façon d’être est enrichissante et admirable. Il cherche le bonheur autant que l’amour, les rencontres vont le mener vers ces deux besoins humains. Un homme avant l’heure, le prix à payer après la guerre et la mort devant ses yeux. Un petit coup de cœur pour ce protagoniste.

Une odyssée, une histoire parallèle au présent. Dans un sens c’est tirée de la réalité. La perte d’une vie, le vide d’un être cher, la rudesse du monde, la souffrance d’une séparation, le courage d’avancer et la bienveillance de grande âme. Le déroulement de l’histoire incite à tourner les pages, malgré un passage répétitif et certaines longueurs. Le mystère tient jusqu’au bout et même le final est en suspension profilant tout de même des lendemains favorables pour cette famille et peut-être pour Salim. Une œuvre pleinement surprenante cachant des secrets, des vérités et des péripéties authentiques. Je n’ai pas réellement ressenti les sentiments des personnages en dépit de leur périple, de leur malheur et de leurs erreurs ; pourtant j’ai quand même découvert l’espoir, le cœur et la volonté.

C’est une écrivaine que je sillonne pour la seconde fois et je ne suis pas déçue par son écriture, alors que ce livre regorge beaucoup moins de sensation et beaucoup plus de description. Sa plume n’est pas très fluide, mais elle est naturelle, sincère et vive ; éclairant nos pas. Nadia est la « Lune » de ce roman.

J’ai pris beaucoup de plaisir dans cette lecture, malgré un petit manque d’émotion à mon goût. Mais je suis conquise, pas entièrement pour le coup de cœur mais je vais garder un souvenir profond de cette découverte. Fereiba et Salim m’ont transportés avec eux, par contre l’absence de complicité entre mère et fils est déconcertante. C’est un ouvrage instructif, développant l’actualité où un témoignage du présent est toujours cultivant. « Si la lune éclaire nos pas » raconte le circuit ténébreux de ceux souhaitant se réfugier au calme et sous un abri sûr. Le récit d’une femme livrée à elle-même, à charge de trois enfants ; dans un pays en feu et en cendre.

https://lesfaceslitteraires.blogspot.fr/2017/10/si-la-lune-eclaire-nos-pas.html