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Bibliothèque de FatouLucie : Liste d'argent

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Une si longue lettre Une si longue lettre
Mariama Bâ   
On se plonge rapidement dans le double drame que les deux femmes on subi de leurs maris respectifs. Que de souffrance pour Ramatoulaye! Son personnage est si docile, si humble. Les livres sur l'Afrique sont à mon avis des plus fascinants. Le livre nous montre que oui, les femmes n'ont pas encore tous les droits, mais que oui elles peuvent l'obtenir, car elles sont des battantes, elles sont la source même du bonheur de la beauté dans une société. Et malgré l'égo des hommes, elles savent qu'elles sont des plus importantes et des plus admirables. Toute femme lisant ce livre ne peut s'empêcher d'être quelque peu féministe suite à sa lecture! :)

par Marie30
Nos âmes la nuit Nos âmes la nuit
Kent Haruf   
Comme la relation de nos deux septuagénaires, nous avons ici un roman tout aussi poétique et en douceur. L'auteur nous mets en avant les sentiments de ces protagonistes et comment d'affranchir du regard, des ragouts de ceux qui nos entourent.
Une femme simple et honnête Une femme simple et honnête
Robert Goolrick   
J'ai adoré ce livre. Différent de mes lectures habituelles, il a su m'entraîner dans une lecture à l'écriture fine, laissant planer un doute quant à la fin que nous allions découvrir.

Les personnages sont différents et comme je les aime : simples, imparfaits, manipulateurs et si fragiles...

Du suspens, de l'amour (mais pas fleur bleue), des mensonges, des regrets, une fausse fatalité, ce roman reste pour moi, un des meilleurs que j'ai lus.
Brooklyn Brooklyn
Colm Toibin   
Je ne sais pas vraiment quoi penser de ce roman.
Ce n'est peut-être pas une bonne phrase d'accroche pour un commentaire mais il résume parfaitement ce que j'ai ressenti en sortant de ma lecture.

Le livre m'a tout d'abord attiré à cause du thème de l'exil d'une femme et de sa nouvelle vie en terre inconnue. Je ne sais pas pourquoi mais j'imaginais un roman narrant l'histoire d'une femme forte qui réussit à s'épanouir par ses propres choix et qui se révèle à elle-même au cours du récit.
Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas. Au début, j'ai été fascinée par la jeune Eilis, une combinaison étrange de force et de fragilité. Elle n'est pas réellement maître de son destin (beaucoup de décisions sont prises sans qu'on ne la consulte) mais qui s'efforce de prendre son destin en main. Le manque de description physique la concernant, nous permet de nous mettre plus aisément à sa place et la plume de l'auteur nous transporte avec Eilis dans son voyage entre son Irlande natale et Brooklyn.

Dans la première et deuxième partie du livre, j'ai été captivée et je soutenais presque tout ce qu'Eilis disait ou faisait. Son apprentissage de vie de femme était vraiment tout ce que j'attendais. D'une certaine manière je la sentais s'affirmer au fil des pages et cela me procurait une sorte de sentiment de joie. (Même si les choses commençaient à se compliquer vers la fin)

Puis, en abordant la troisième partie du livre, et donc l’événement tragique qui la "force" à retourner en Irlande, ce sentiment a complètement disparu. Je ne cautionnais plus le comportement d'Eilis et son attitude vis à vis de certains personnages.
Tout commence à s'enchaîner rapidement, les sentiments n'existent pas, tout arrive pêle-mêle, on ne comprends plus où l'auteur veut en venir et surtout l'attitude d'Eilis devient de plus en plus inexplicable.

J'ai été d'autant déçue par la fin parce que le livre se finit, non pas sur un choix d'Eilis, mais sur une décision qu'elle prend car elle n'a plus le choix si elle veut se préserver. De plus, les sentiments ne sont pas développés donc il n'y a pas de moyens de savoir si elle prends la bonne décision ou non. Comme si, elle se laissait porter par son destin que d'autres choisissent à sa place.

Bref, je ne vois pas vraiment où le féminisme prend place puisqu'elle ne prend absolument aucune décision par elle-même. Les gens lui dictent sa conduite et elle la suit à la lettre, ne s'impose jamais et ne fait jamais (ou presque) part de ses sentiments.

Peut-être, n'ai-je pas eu le bon axe de réflexions. N'empêche, je sors assez perplexe et déçue de ma lecture qui, pour autant, commençait sur les chapeaux de roue.

Toutefois, c'est un livre que je recommande car sous certains aspects, il relate bien la dureté de la vie d'une femme dans les années cinquante.

Bonne lecture à tous et à toutes,

Julie


par Julie977
Danish Girl Danish Girl
David Ebershoff   
https://leslecturesdelietcyrlight.blogspot.fr/2017/11/danish-girl.html

Danish Girl relate de façon très romancée la vie du peintre Einar Wegener/Lili Elbe, qui a subi l'une des premières opérations de réaffectation sexuelle, et de son épouse Gerda (rebaptisée pour l'occasion Greta Waud).

Comme l'auteur le précise lui-même, ce livre n'est pas une autobiographie. Même si certains faits respectent la réalité, d'autres sont complètement fictifs, comme les origines californiennes de Greta ou l'existence de certains personnages secondaires. Par conséquent, il est important de ne pas prendre pour argent comptant ce qui est évoqué au fil des pages.

Le début est long, très long. On s'enlise dans le passé des personnages, qu'il s'agisse de la jeunesse de Greta en Californie ou de l'enfance d'Einar dans les marais et on n'a qu'une hâte, celle de revenir au présent. À raison, d'ailleurs, car il est bien plus passionnant.

Il est intéressant de suivre dans ce livre la psychologie des différents personnages, et pas seulement celle d'Einar. On partage son malaise, le rejet de ce corps d'homme qui est le sien et la sérénité qu'il acquiert peu à peu grâce à Lili, mais aussi ce que cette métamorphose inspire à son entourage.

J'ai beaucoup apprécié les doutes de Greta et les sentiments paradoxaux qu'éveille en elle cette évolution. Elle veut le meilleur pour son mari, tout en ayant peur de le perdre, et elle tient à Einar, mais elle est aussi très proche de Lili, qui devient d'ailleurs sa muse. Son affection pour elle va jusqu'à l'inciter à s'effacer en présence de Hans, considérant que Lili serait mieux avec lui.

Sa tolérance est touchante, tout comme celle de Hans et de Carlisle. Ce dernier est un personnage particulièrement important, car venu en France pour soutenir sa sœur dans la situation complexe qu'elle traverse, il s'avère être aussi un soutien de poids pour Einar, qu'il accompagnera jusqu'à sa dernière opération.

Le fait que Greta préfère quitter l'Europe pour retourner aux États-Unis m'a un peu déçue, car j'aurais aimé qu'elle demeure auprès de Lili jusqu'au bout, après tout ce qu'elle a déjà fait pour elle (et ce en dépit de sa désapprobation finale).

La fin est un peu trouble. Quand on connaît l'histoire de Lili Elbe ou que l'on a vu le film adapté de ce roman, on devine aisément comment elle se conclut, mais sans cela, je ne dois avouer que je n'aurais probablement pas compris que l'oeuvre se clôturait par le décès de Lili. Cela n'en demeure pas moins très poétique.

En dépit de son début assez longuet, qui nécessite de prendre son mal en patience, ce roman est captivant. C'est un hymne à la tolérance, la différence et l'acceptation, des notions qui font encore cruellement défaut des décennies après la période à laquelle se déroule ce livre. C'est d'ailleurs l'une des principales raisons pour lesquelles je le recommande.

par Cyrlight
Luke et Jon Luke et Jon
Robert Williams   
J'ai bien aimé cette petite lecture. L'écriture est vraiment fluide et les chapitres très court sont très agréable.

Etre dans la tete d'un enfant aussi. On lit un passage de la vie de cet enfant, on passe comme un spectateur de film. On y croise les deux personnes les plus importantes de sa vie, et malgré le malheure, c'est beau. Ces trois "hommes" (1 homme et 2 enfants) sont beau à lire et à voir évoluer ensemble

J'aurais aimé savoir la suite de sa vie, mais en meme temps c'est très bien comme ça.

A lire sans probleme

par Angel0978
Pour que tu sois mienne Pour que tu sois mienne
Sara Farizan   
Ce roman aborde un sujet tabou, celui de l’homosexualité féminine et qui prend une ampleur différente en Iran où il est sanctionné durement. Ce sont deux adolescentes qui vont nous montré la puissance de l’amour, ce qu’il est possible d’accomplir quand un sentiment de la sorte vous envahi corps et âme.
Sahar et Nasrin, deux amies d’enfance qui protège un secret lourd à garder dans cet Iran gouverné par les mollahs, la seule possibilité qui leur est accordée serait que l’une d’elle devienne un homme.

Sahar et Nasrin vivent leurs années de lycée et leur amour tranquillement sans se soucier du lendemain jusqu’au jour où Nasrin annonce ses fiançailles. Sahar est détruite, elle ne peut accepter de perdre son amour, sa vie.
Elle racontera tout à son cousin Ali (homosexuel lui-même et trafiquant en tout genre), elle lui confie son secret qui pour lui n’en est pas vraiment un. Il la prend sous son aile, lui fait découvrir un autre monde, Sahar trouvera une solution : se faire opérer, changer de sexe et gagner peut être le droit d’épouser Nasrin.

Une opération qui n’est pas anodine et pourtant acceptée par le gouvernement qui finance jusqu’à la moitié des frais médicaux. C’est un fait nouveau pour moi, je n’arrive pas à comprendre comment une société archaïque, empêtrée dans la tradition puisse accepter l’idée de changement de sexe et le reconnaitre civilement. Imaginé un pays tel que l’Iran qui se classe en deuxième position après la Thaïlande dans le nombre d’opérations pratiquées. Certains et certaines franchissent le pas quitte à se voir renier par leur famille mais ça ne fait pas peur à Sahar.
Dans sa quête pour préserver son amour interdit Sahar serait prête à tout.

Roman d’amour et apprentissage de la vie. Au-delà du sujet épineux de l’homosexualité l’histoire de ces jeunes filles montrent le courage qu’elles ont de braver les interdits pour vivre leur amour. On en apprend un peu plus sur les usages en Iran, le code vestimentaire et la crainte de la police, les droits de femmes, la résignation.

par Stemilou
La vie à reculons La vie à reculons
Gudule   
Ce livre est magnifique et très touchant.

Il parle de cette maladie sans tabou, fait taire les mauvaise langue et rétablie la vérité face à des préjugés et des fausses idées.

Deux amoureux, une maladie = un magnifique roman.

par Chaly
Compartiment pour dames Compartiment pour dames
Anita Nair   
Magnifique roman qui nous transporte dans l'univers des femmes indiennes, dans leur quotidien et dans leur difficulté à vivre dans une société où il est très dur d'être une femme. Ce livre est donc très instructif. L'écriture aérienne nous transporte d'histoire en histoire (histoire de ces femmes rencontrées dans un compartiment de train), et l'on éprouve de l'empathie, de la compassion et de l'admiration envers ces femmes toutes différentes, mais semblables sur un même point : le poids de la société est tel, qu'il est extrêmement difficile pour elles d'exister en tant que femme. Ce huit clos de femmes est poignant et particulièrement émouvant. A travers ce voyage, l'héroïne évoluera, cheminera pour reprendre sa vie en main.
Une merveille d'écriture, un petit bijou à lire absolument.
Les 10 amours de Nishino Les 10 amours de Nishino
Hiromi Kawakami   
L'idée de découvrir un homme à travers 10 de ses conquêtes est, pour le moins, très original. Je n'avais encore jamais vu pareille romance. De ce côté-là, le pari est remporté. Chaque relation est différente de la précédente ainsi que de la suivante. L'auteure nous dresse un portrait de Nishino à différentes époques de sa vie : de son enfance jusqu'à sa mort.

En ce qui concerne ces femmes, car il s'agit aussi de 10 portraits de femmes différentes, elles sont très bien dépeintes. Il y a aussi bien des femmes au foyer que des femmes indépendantes, avec des emplois à responsabilité, des métiers plus artistiques ou juste des étudiantes.
Les relations décrites le sont dans la sobriété et la simplicité propre à ce style japonais qu'on peut retrouver dans d'autres romances. Pas de grandes déferlantes de larmes ou d'explosions d'émotions. Tout est dans la retenu. Il m'a même parfois été difficile de savoir avec certitude si les deux protagonistes sont amants.

Je pourrais m'arrêter là dans mon commentaire, mais ce ne serait pas alors un véritable avis. Je poursuivrai donc en Spoiler, pour ne pas gâcher la découverte de ce livre aux curieux et curieuses.
[spoiler]Cette lecture est une déception !
Si l'idée m'intriguait et m'intéressait au plus haut point, quelle ne fut pas ma déception lorsque je compris qui était ce Nishino...
Pour parler simplement, Nishino est ce que je qualifierais de "Pauvre type". Il s'agit en fait d'un homme qui collectionne les femmes et qui est totalement, définitivement et sans contestation possible incapable d'aimer qui que ce soit. Ajoutez à cela qu'il n'a aucune personnalité, qu'il est immature, fade et un peu fou.
Cela se voit notamment lorsqu'il organise un rendez-vous au cours duquel il invite deux femmes : sa maîtresse actuelle et une de ses ex. Le repas est tendu, mais seul Nishino, qui est 100% responsable de la situation, ne se rend pas compte du malaise entre les deux femmes. Lorsque sa maîtresse s'en va, "légèrement contrariée", il la poursuit sans comprendre. Elle lui reproche de lui avoir présenté son ancienne maîtresse (compréhensible). La réaction de Nishino est celle d'un enfant de 5 ans pris en faute : "Tu t'en es rendu compte ?" Et ce n'est pas la seule fois qu'il fait la démonstration de son immaturité et de son incapacité à comprendre le monde, et surtout les femmes, qui l'entoure. Il vit dans une bulle.
Et si c'était le seul problème ! Quand on comprend qu'il n'y a pas l'ombre d'une romance chez ce personnage, on se rend compte d'un autre grand problème : il n'y a pas de romance du tout ! La quasi totalité des femmes dans ce livre le disent clairement : Nishino est incapable d'aimer. Il a beau le dire, elles le sentent toutes ou en doutent très fortement. La raison pour laquelle elles s'intéressent à lui m'échappent complètement. RIEN dans le livre ne justifie ces relations ; c'est souvent par hasard ou par curiosité, mais rarement à cause d'une attirance romantique. D'autant plus que, la plupart savent qu'il fréquente d'autres filles en même temps. Il explique même à un moment qu'il lui arrive souvent de fréquenter deux femmes en même temps qui se battent pour lui. Mais la gagnante part toujours au bout de 6 mois car elle se lasse et finit par comprendre qu'il ne l'aime pas ou qu'elle ne l'aime plus. D'ailleurs, dans certaines des relations évoquées, il n'y a pas la moindre trace de relation, de passion ou d'attirance spécifique de la part de la femme. Et pourtant, elles gardent toutes un souvenir bien particulier de Nishino, que ce soit de la nostalgie, un soupçon de tristesse pour lui ou pour lui souhaiter de réussir un jour à aimer.
Quant à l'histoire avec sa sœur. Je ne peux pas éprouver la moindre sympathie pour le personnage de Nishino, même quand elle s'agit du sort tragique de sa sœur. Je pense que tout a été fait pour que l'on éprouve de l’empathie pour lui. La preuve : aucune de ces femmes ne lui en veut, au contraire elles le plaignent de ne pas pouvoir aimer qui que ce soit. Sauf que, sur moi, ça a eut l'effet inverse. Nishino m'inspire une profonde antipathie. Et au lieu de le plaindre, je lui aurais volontiers conseillé d'aller voir un psy pour régler ses problèmes de relations malsaines/incestueuses avec sa sœur et sa culpabilité pour son suicide qui l'ont bloqué dans la tête d'un gamin de 14 ans.

En résumé, Nishino est un « pauvre type » qui m'est profondément antipathique et qui accumule des relations où l'amour est très souvent aux abonnés absents.[/spoiler]

Je n'en oublie pas, malgré tout, que le point de vue adopté est très original et que ça donne un côté très réaliste à ces histoires d'amours. Nous sommes très loin d'un Dom Juan et des histoires d'amours que nous vend Disney.

par Iliane