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Extrait ajouté par Nelouchou 2017-06-29T21:56:49+02:00

Je suis l'esprit qui toujours nie ; et c'est avec juste : car tout ce qui existe est digne d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât. Ainsi, tout ce que vous nommez péché, destruction, bref, ce qu'on entend par mal, voilà mon élément.

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Extrait ajouté par EveBirmingam 2015-05-31T03:09:56+02:00

Sous quelque habit que ce soit, je n’en sentirai pas moins les misères de l’existence humaine. Je suis trop vieux pour jouer encore, trop jeune pour être sans désirs. Qu’est-ce que le monde peut m’offrir de bon ? Tout doit te manquer, tu dois manquer de tout ! Voilà l’éternel refrain qui tinte aux oreilles de chacun de nous, et ce que, toute notre vie, chaque heure nous répète d’une voix cassée. C’est avec effroi que le matin je me réveille ; je devrais répandre des larmes amères, en voyant ce jour qui dans sa course n’accomplira pas un de mes vœux ; pas un seul ! Ce jour qui par des tourments intérieurs énervera jusqu’au pressentiment de chaque plaisir, qui sous mille contrariétés paralysera les inspirations de mon cœur agité. Il faut aussi, dès que la nuit tombe, m’étendre d’un mouvement convulsif sur ce lit où nul repos ne viendra me soulager, où des rêves affreux m’épouvanteront. Le dieu qui réside en mon sein peut émouvoir profondément tout mon être ; mais lui, qui gouverne toutes mes forces, ne peut rien déranger autour de moi. Et voilà pourquoi la vie m’est un fardeau, pourquoi je désire la mort et j’abhorre l’existence.

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Extrait ajouté par elana55 2014-03-19T21:14:48+01:00

" L'esprit me secourt enfin! Je suis tout à coup inspiré et j'écris consolé: Au commencement était l'action! "

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Extrait ajouté par Servane 2013-07-10T20:46:14+02:00

Eh bien ! rends-moi ces temps de mon adolescence

Où je n'étais moi-même encor qu'en espérance,

Cet âge si fécond en chants mélodieux,

Tant qu'un monde pervers n'effraya point mes yeux ;

Tant que, loin des honneurs, mon coeur ne fut avide

Que de fleurs, doux trésors d'une vallée humide !

Dans mon songe doré, je m'en allais chantant ;

Je ne possédais rien, j'étais heureux pourtant !

Rends-moi donc ces désirs qui fatiguaient ma vie,

Ces chagrins déchirants, mais qu'à présent j'envie,

Ma jeunesse !... En un mot, sache en moi ranimer

La force de haïr et le pouvoir d'aimer !

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-05T17:48:27+01:00

Méprise seulement la raison et la science, arme suprême de l'homme, laisse-toi conforter par les fantasmes et les charmes de l'esprit de mensonge.

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Extrait ajouté par DarkTales 2017-04-27T22:44:35+02:00

FAUST.

Chez vous autres, messieurs, on doit pouvoir aisément deviner votre nature d’après vos noms, et c’est ce qu’on fait connaître clairement en vous appelant ennemis de Dieu, séducteurs, menteurs. Eh bien ! qui donc es-tu ?

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Une partie de cette force qui tantôt veut le mal, et tantôt fait le bien.

FAUST.

Que signifie cette énigme ?

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Je suis l’Esprit qui toujours nie ; et c’est avec justice : car tout ce qui existe est digne d’être détruit ; il serait donc mieux que rien n’existât. Ainsi, tout ce que vous nommez péché, destruction, bref, ce qu’on entend par mal ; voilà mon élément.

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Extrait ajouté par DarkTales 2017-04-27T22:37:25+02:00

Philosophie, jurisprudence, médecine, et toi aussi, malheureuse théologie ! je vous ai donc étudiées avec grand’peine, et maintenant me voici, pauvre fou, tout aussi sage que devant. Je m’intitule, il est vrai, maître, docteur, et depuis dix ans je promène çà et là mes élèves par le nez. — Et je vois bien que nous ne pouvons rien savoir ! Voilà ce qui me brûle le sang ! Je suis, il est vrai, plus instruit que tout ce qu’il y a de sots, de docteurs, de maîtres, d’écrivains et de moines. Ni scrupule, ni doute ne me tourmentent ! Je ne crains ni diable, ni enfer ; mais aussi toute joie m’est enlevée. Je ne crois pas rien savoir de bon, ni pouvoir rien enseigner aux hommes pour les améliorer et les convertir. Aussi n’ai-je ni bien, ni argent, ni honneur, ni domination dans le monde ; un chien ne vivrait pas long-tems ainsi ! Il ne me reste plus qu’à me jeter dans la magie. Oh ! si la force de l’esprit et de la parole me dévoilait les secrets qui me restent à connaître, et que je ne fusse plus obligé de dire péniblement ce que je ne sais pas ; si enfin je pouvais connaître tout ce que le monde cache en lui-même, et, sans m’attacher davantage à des mots inutiles, voir ce que la nature contient de forces et de semences éternelles ! Astre à la lumière argentée, lune silencieuse, daigne pour la dernière fois jeter un regard sur mes peines !.... j’ai si souvent la nuit veillé près de ce pupitre ! C’est alors que tu m’apparaissais sur un tas de livres et de papiers, mélancolique amie ! Ah ! que ne puis-je, à ta douce clarté, parcourir les hautes montagnes, errer dans les cavernes avec les esprits, danser à ta vue dans les prairies, oublier toutes les misères de la science, et me baigner rajeuni dans la fraîcheur de ta rosée

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