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Commentaires de livres faits par Felagund

Extraits de livres par Felagund

Commentaires de livres appréciés par Felagund

Extraits de livres appréciés par Felagund

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 26-05-2019
Quelle merveille que l'Avenue de Ribas à quatre heure de l'après midi, quand le vent humide de mars souffle depuis la mer !
A cette heure du jours, vous croisez, avenue de Ribas, la Russie toute entière, en réduction, il s'entend. Vous y croisez un ancien hobereau, durement prouvé par la révolution, engoncé dans un manteau trop petit pour lui, vous réclamer incontinent de lui prêter de l'argent ou bien vous proposer d'aller dîner. Vous rencontrez un ami tué depuis belle lurette, et vous découvrez que non content de n'être point défunt, il promène aujourd'hui des galons de général (...).
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" Il est urgent de nous réapproprier notre patrimoine culturel. La Bible est un livre de sagesse pluri-millénaire qui n’intéresse pas les seuls croyants. Du reste, plusieurs des histoires de la Bible qui ont eu le plus de succès dans la littérature et dans l'art, celles de Noé, Job, Jonas pour ne citer qu'eux, ne sont-elles pas déjà des réinterprétations de mythes archaïques plus anciens? La Bible a largement contribué à forger notre civilisation, et, comme tous les grands livres qui nous viennent du fond des âges, elle a quelque chose à dire sur l'homme et sur le sens de la vie. "
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date : 30-06-2017
Agé de cinq ou six ans, je fus victime d'une agression. Je veux dire que je subis dans la gorge une opération qui consista à m'enlever des végétations ; l'intervention eu lieu d'une manière très brutale, sans que je fusse anesthésié. Mes parents avaient d'abord commis la faute de m'emmener chez le chirurgien sans me dire où ils me conduisaient. Si mes souvenirs sont justes, je m'imaginais que nous allions au cirque ; j'étais donc très loin de prévoir le tour sinistre que me réservaient le vieux médecin de la famille, qui assistait le chirurgien, et ce dernier lui-même. Cela se déroula, point par point, ainsi qu'un coup monté et j'eus le sentiment qu'on m'avait attiré dans un abominable guet-apens. Voici comment les choses se passèrent : laissant mes parents dans le salon d'attente, le vieux médecin m'amena jusqu'au chirurgien, qui se tenait dans une autre pièce en grande barbe noire et blouse blanche (telle est, du moins, l'image d'ogre que j'en ai gardée) ; j'aperçus des instruments tranchants et, sans doute, eus-je l'air effrayé car, me prenant sur ses genoux, le vieux médecin dit pour me rassurer : « Viens, mon petit coco ! On va jouer à faire la cuisine. » À partir de ce moment je ne me souviens de rien, sinon de l'attaque soudaine du chirurgien qui plongea un outil dans ma gorge, de la douleur que je ressentis et du cri de bête qu'on éventre que je poussai. Ma mère, qui m'entendit d'à côté, fut effarée.
Dans le fiacre qui nous ramena, je ne dis pas un mot ; le choc avait été si violent que pendant vingt-quatre heures il fut impossible de m'arracher une parole : ma mère, complètement désorientée, se demandait si je n'étais pas devenu muet. Tout ce que je me rappelle de la période qui suivit immédiatement l'opération, c'est le retour en fiacre, les vaines tentatives de mes parents pour me faire parler, puis, à la maison : ma mère me tenant dans ses bras devant la cheminée du salon, les sorbets qu'on me faisait avaler, le sang qu'à diverses reprises je dégurgitai et qui se confondait pour moi avec la couleur fraise des sorbets.
Ce souvenir est, je crois, le plus pénible de mes souvenirs d'enfance. Non seulement je ne comprenais pas que l'on m'eût fait si mal, mais j'avais la notion d'une duperie, d'un piège, d'une perfidie atroce de la part des adultes, qui ne m'avaient amadoué que pour se livrer sur ma personne à la plus sauvage agression.
Toute ma représentation de la vie en est restée marquée : le monde, plein de chausse-trappes, n'est qu'une vaste prison ou salle de chirurgie ; je ne suis sur terre que pour devenir chair à médecins, chair à canons, chair à cercueil ; comme la promesse fallacieuse de m'emmener au cirque ou de jouer à faire la cuisine, tout ce qui peut m'arriver d'agréable en attendant, n'est qu'un leurre, une façon de me dorer la pilule pour me conduire plus sûrement à l'abattoir où, tôt ou tard, je dois être mené.
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De l'âme écrit par Aristote
date : 30-06-2017
"L'âme est en effet le principe des animaux."

"Il n'est pas suffisant de dire que la connaissance de l'essence soit utile à l'étude des causes (...) la connaissance des propriétés contribue à une large partie à celle des essences."

"L'erreur constitue le plus souvent le séjour de l'âme."

"Les images sont des sensations sans matière."
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date : 30-06-2017
Chapitre II, La Joconde.

FINALEMENT, La Joconde est un de mes tableaux préférés, il a fallu pour l'aimer beaucoup plus de temps que les cinq ans pris par Léonard de Vinci pour la peindre. Moi il m'a fallu plus de
vingt ans pour aimer La Joconde. Je parle de l'aimer vraiment, pas seulement de l’admirer. C'est pour moi aujourd'hui l'un des plus beaux tableaux du monde, même si ce n'est pas nécessairement
l'un des plus émouvants, quoique, franchement, c'est l'un des tableaux qui ont eu le plus de commentaires enthousiastes, jusqu'à la folie, de la part des gens qui l’aimaient, et cela montre
qu'il touche. Moi, j'étais dans l’état d'esprit d'un spectateur de la deuxième moitié du XXe siècle, c'est-à-dire qu'on avait tellement vu La Joconde, on la connaissait tellement, qu'elle était devenue
plus une plaisanterie qu'autre chose, d'autant que, Duchamp l’ayant reproduite avec cette inscription en bas du tableau : « L.H.O.O.Q. », on ne pouvait plus la prendre au sérieux. Il m'a fallu remonter ce handicap duchampien, non pas pour retrouver le regard de Léonard de Vinci ou de l'un de ses contemporains sur ce tableau, mais simplement pour comprendre comment celui-ci, peint dans des circonstances tout à fait particulières, pouvait avoir encore un tel effet, à bientôt cinq cents ans de distance. Cela ne tient pas seulement au délire de Walter Pater ou de Théophile
Gautier. Même Kenneth Clark, le grand spécialiste de Léonard de Vinci, un homme très sérieux et l'un des meilleurs historiens de l’art du milieu du XXe siècle, dans un article, non pas de jeunesse mais de pleine maturité, écrit que La Joconde a Pair d'une déesse sous-marine : cette femme est assise dans une loggia, en hauteur devant un paysage très lointain, et il la voit comme une déesse sous-marine. Que se passe-t-il dans ce tableau pour que des gens sérieux, des responsables de musée et de grand savoir, puissent en dire des choses pareilles ? Ce tableau avait sûrement quelque chose. Personnellement, cela m'intéressait à moitié, mais à partir du moment où je devais écrire un livre sur Léonard de Vinci, je ne pouvais pas évacuer La Joconde, Je devais essayer de comprendre les enjeux de cette œuvre pour ce peintre. Et là, mon travail a été très fructueux. Je me suis demandé comment ce tableau était fait. Je vais en faire la description et vous verrez qu'apparaissent beaucoup de choses qu'on ne voit pas.
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Incipit du roman d'Aragon, Aurélien (1944)

"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui
déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas
choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes.
Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir
l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût. Ses cheveux étaient ternes ce
jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien
n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en
demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même
pourquoi. C'était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois... Qu'elle se fut appelée
Jeanne ou Marie, il n'y aurait pas repensé, après coup. Mais Bérénice. Drôle de
superstition. Voilà bien ce qui l'irritait.
Il y avait un vers de Racine que ça lui remettait dans la tête, un vers qui l'avait
hanté pendant la guerre, dans les tranchées, et plus tard démobilisé. Un vers qu'il ne
trouvait même pas un beau vers, ou enfin dont la beauté lui semblait douteuse,
15 inexplicable, mais qui l'avait obsédé, qui l'obsédait encore :
Je demeurai longtemps errant dans Césarée...
En général, les vers, lui… Mais celui-ci lui revenait et revenait. Pourquoi ? c'est ce
qu'il ne s'expliquait pas. Tout à fait indépendamment de l'histoire de Bérénice…l'autre, la
vraie… D'ailleurs il ne se rappelait que dans ses grandes lignes cette romance, cette
scie
. Brune alors, la Bérénice de la tragédie. Césarée , c'est du côté d'Antioche, de
Beyrouth. Territoire sous mandat
. Assez moricaude, même, des bracelets en veux-tu en
voilà, et des tas de chichis, de voiles. Césarée… un beau nom pour une ville. Ou pour une
femme. Un beau nom en tout cas. Césarée… Je demeurai longtemps … je deviens gâteux.
Impossible de se souvenir : comment s'appelait-il, le type qui disait ça, une espèce de
grand bougre ravagé, mélancolique, flemmard, avec des yeux de charbon, la malaria…
qui avait attendu pour se déclarer que Bérénice fût sur le point de se mettre en ménage,
à Rome, avec un bellâtre potelé, ayant l'air d'un marchand de tissus qui fait l'article, à la
manière dont il portait la toge. Tite
. Sans rire. Tite.
Je demeurai longtemps errant dans Césarée…
Ça devait être une ville aux voies larges, très vide et silencieuse. Une ville frappée
d'un malheur. Quelque chose comme une défaite. Désertée. Une ville pour les hommes
de trente ans qui n'ont plus de cœur à rien. Une ville de pierre à parcourir la nuit sans
croire à l'aube. Aurélien voyait des chiens s'enfuir derrière les colonnes, surpris à dépecer
une charogne. Des épées abandonnées, des armures. Les restes d'un combat sans honneur."
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date : 30-06-2017
Petit extrait en prose.

"Il y a quelque chose d'étonnant dans le son d'une voix humaine, lorsque par hasard on arrive devant ce petit décors bien peint en dégagement pour faire aussi vaste et surélevé qu'une scène, avec personne comme au théâtre avant que n'ai commencé l'action."
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date : 30-06-2017
Odes à Lydia.

Quand viendra, Lydia, notre automne
Avec l'hivers qu'il porte en lui, gardons
Une pensée, non point pour le futur
Printemps, qui est à d'autres,
Ni pour l'été, de lui nous sommes morts,
Mais pour la trace demeurée de ce qui passe-
Le jaune actuel que vivent les feuilles
Et qui les rend si différentes.
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Olivier de Magny -

à Anne,

Anne je vous supplie, à baiser aprennez,
A baiser aprennez,
Anne, je vous supplie,
Car parmi les plaisirs qu'en amour on publie,
Les baisers sont divins quand ils sont bien donnés

Je suis, et comme moi plusieurs sont étonnez,
Ayant ainsi la bouche en beautés acomplie,
Et de si bonne odeur l'ayant ainsi remplie,
Qu'à baiser un peu mieux vous ne vous adonnez.



Ce n'est pas tout que d'être ensemble bec à bec,
Les lèvres se pressant d'un baiser toujours sec,
Il faut que l'une langue avec l'autre s'assemble,



Ores à son ami doucement la donnant,

Ores de son ami doucement la prenant,

La suçant, étreignant, et mordant tout ensemble.
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date : 19-06-2017
Je l’ai trouvée comme un trésor, dans un champ, sous un buisson de myrte, enveloppée de la gorge aux pieds dans un péplos jaune brodé de bleu.

« Je n’ai pas d’amie, m’a-t-elle dit ; car la ville la plus proche est à quarante stades d’ici. Je vis seule avec ma mère qui est veuve et toujours triste. Si tu veux, je te suivrai.

« Je te suivrai jusqu’à ta maison, fût-elle de l’autre côté de l’île et je vivrai chez toi jusqu’à ce que tu me renvoies. Ta main est tendre, tes yeux sont bleus.

« Partons. Je n’emporte rien avec moi, que la petite Aphroditê qui est pendue à mon collier. Nous la mettrons près de la tienne, et nous leur donnerons des roses en récompense de chaque nuit. »
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François : Qu'est-ce que tu as?

Mathieu : Je sais pas le vrai nom. Même si je le savais, il n'faudrait pas que je le dise parce que tes parents voudraient plus que tu viennes, peut-être même qui'ils déménageraient encore, juste à cause de moi. Je l'appelle la maladie de l'heure. J'ai entendus ça à la télé.

François : La maladie de l'heure?

Mathieu : Oui, ça mange le temps que tu dois vivre. Des fois, j'ai l'impression de l'entendre, ça fait tic-tac comme une montre...
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date : 03-05-2014
Je me rendis compte que je manquais à la bienséance par ce discours et je dis : "Je ne peux supporter, Clinias, ce tourment : c'est tout entier qu'Eros s'est jeté sur moi et chasse le sommeil de mes yeux, et tout m'apparait Leucippé! Une telle infortune n'est encore venue à nul autre, car mon malheur va jusqu'à habiter avec moi".
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date : 03-05-2014
"Sidon est une ville située sur la mer ; la mer est celle des Assyriens ; la ville est la métropole de la Phénicie, son peuple le père de celui de Thèbes."
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date : 22-08-2013
Les Sables Mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer c'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin la mer c'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.
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date : 17-07-2013
Ainsi errantes dans leur marche confuse et abandonnées, les bandes aventureuses, pâles et frissonnant d'horreur, les yeux hagard, voient pour la première fois leur lamentable lot, et ne trouvent point de repos; elles traversent maintes vallées sombres et désertes, maintes régions douloureuses par dessus maintes Alpes de glace et maintes Alpes de feu : rocs, grottes, lacs, mares, gouffres, antres et ombres de mort; univers de mort, que Dieu dans sa malédiction créa mauvais, bon pour le mal seulement; univers ou toute vie meurt, ou toute mort vit; ou la nature perverse engendre des choses monstrueuses, des choses prodigieuses, inexprimables, pire que ce que la Fable inventa ou la frayeur conçu: Gorgones et Hydres et Chimères effroyables.
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date : 22-04-2013
Elle regarda la robe de Bébé.C'était exactement la même que la sienne. La jeune femme comprit ce qu'elle pensait, eut une moue amusée et prit une des fleurs qu'elle avait posées sur la table.
"Pour tes cheuveux noir comme les ailes du corbeau, du rose!"
Clara tenta de sourire mais n'y parvint pas.
Bébé lui piqua la rose dans les cheuveux, entortilla une mèche autour et recula d'un pas.
"-Tu as l'air d'une princesse endormie pour toujours!
-J'ai l'air de vous, répondit bêtement Clara.
-Je ne suis pas sûr que ce soit très français, intervint Antoine en lui passant le bras autour des épaules. Mais, dans quelque langue que ce soit, tu as efectivement l'air d'être Bébé, en brune. Plus d'une femme pourait s'enorgueillir de posseder une telle beauté.
-Je voulait dire que ma robe avait l'air d'être Bébé", begaya Clara.
Antoine éclata de rire. "Comme c'est bien trouvé! Toutes les robes vaporeuses ont l'air d'être Bébé!"
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date : 17-04-2013
"Je vous ai préparé un programme d'entrainement intensif pour jeune mariée!! On commence tout de suite, et sans rechigner!
-QUOI??!"
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date : 17-04-2013
-A ceux qui soufrent pour la verité Seigneur,donne la paix."
Puis les chrétiens ferment les yeux pour prier en silence.
Gédémo n'ose pas troubler leur meditation. Après le tumulte des heures précédentes, il est saisi par la douceur et le calme qui règnent sous cette voute souterraine. Sur le mur qui lui fait face et clot la petite chapelle, au dessus d'un tombeau, est peint un berger qui tient une brebis autour du cou. Le berger est jeune et porte une tunique. Son visage, noble et bon, exprime une immense bonté. Gédémo ne peut quitter des yeux la fresque du pasteur et de la brebis. Il lui semble que son regard transperce ses pensées, et qu'il entend une voix lui dire:
"Gédémo, suis moi. Gédémo, viens avec moi. Tu porteras ma parole jusqu'au frontières de l'empire."
Et dans le coeur de Gédémo monte une joie extraordinaire, la joie d'un amour incomparable,la flamme légère et inépuisable de la vie avec le Christ. L'émotion est si forte que des larmes de bonheur coulent de ses yeux et qu'il s'écrie:
"Seigneur, est-ce là le signe de ton amour?"
Et à ces mots, l'assemblée des chrétiens se retourne.
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