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Bibliothèque de FeyGirl : Mes envies

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Le Cycle de Mithra - Intégrale des romans et des nouvelles Le Cycle de Mithra - Intégrale des romans et des nouvelles
Rachel Tanner   
Le premier tome, l'Empreinte des dieux, m'a séduit par l'approche de l'autrice et son style, qui restitue bien ce que j'aime en Fantasy historique. Il y a de l'ampleur dramatique, des personnages bien construits et une bonne grosse dose de magie qui est à mon sens bien gérée.

Le Glaive de Mithra est bien plus sombre : il traite de la décadence de Rome, de ses conséquences et n'a que très peu de liens avec le précédent (4 personnages dont Judith, l'héroïne, ici reléguée au second plan ; une ou deux références à Laran et aux Braffort et Ygrene...et c'est tout) au point qu'on peut le lire indépendamment.
L'intrigue est très éclatée et suit de nombreux personnages, parfois pour une seule fois, parfois sur la longueur. Ce choix allonge l'histoire, la délaye un peu, mais permet de bien travailler l'ambiance.

La magie et l'aventure n'ont ici que très peu de place. Reste des personnages très humains (Julius et sa femme, Crigias, Damien, Eunice et Tullia) et une fin assez surprenante dans son traitement du combat final.
Faut s'accrocher par contre, car comme dit au-dessus, c'est plus sombre, on évolue dans les égouts, les catacombes etc, la peste gravite autour et on fait des choses atroces aux enfants (scène traumatisante en vue).

J'ai aimé, mais je suis décontenancé face à l'absence de liens entre les tomes et leur forme extrêmement différente.

Pour finir, les nouvelles sont courtes et assez classiques. IL n'y a rien de vraiment passionnant à part peut-être la nouvelle sur Dardanus qui éclaire différemment un passage du 2e roman. Dispensable, clairement.

Plus j'ai avancé dans le cycle, plus je l'ai trouvé disparate. Cette absence de ligne directrice est dommageable, car l'empreinte des dieux propose une dynamique certes classique (c'est un récit initiatique), mais efficace, mais le reste n'est pas à la hauteur. Seule constante : l'excellence du cadre, des descriptions et des informations historiques.

par Kellog07
Les Sentiers des astres, Tome 1 : Manesh Les Sentiers des astres, Tome 1 : Manesh
Stefan Platteau   
OUF, enfin terminé !
Je ressors de cette lecture avec divers sentiments, un subtile goût de grande frustration m'a envahit tout le long.
Je suis probablement passé à côté de ma lecture, ce qui ne m'arrive pas souvent, et pourtant.
Après trois mois de lecture de ce premier tome, j'ai eu le temps de lire trois autres livres de plus petits gabarits. En même temps, passer de Waylander ou du Rois des Fauves à Manesh, ben c'est pas du tout la même soupe, et c'est déstabilisant.
Je n'ai pas cessé d’osciller entre "livre magnifique" et "long chemin de croix" et je vais tenter d'expliquer pourquoi.

Les + :
- Stefan Platteau, ce conteur. Un récit raconté avec une telle justesse, une telle poésie et une description si pointue. Par instants, je me serais vraiment cru au milieu de la troupe du comte palatin Rana, je pouvais presque ressentir les odeurs, les sensations qu'ils ressentaient, les émotions qu'ils éprouvaient. C'était très spécial et rare sont les livres si bien décris.
- Les "quelques" passages où la tension est à son paroxysme son très prenants.
- Des personnages forts, bien travaillés, chacun ayant une histoire à raconter. On regrettera de ne pas en connaître certains un peu plus.
- Un monde profondément travaillé, où se mêlent les coutumes inspirée de l'Inde et des pays nordiques.

Les - :
- Bon sang ce que c'était long. Certaines pages je les ai carrément survolées car il fallait que j'avance et je déteste ça. Le récit du bâtard de Marmach, quelle plaie lorsqu'il course son géniteur sur plusieurs chapitres. Certains passages pourraient carrément être raccourcis pour donner plus de pep's à l'intrigue principale.
- Je parlais de Stefan Platteau, ce conteur. Mais voilà, il y a des revers à sa façon de conter. Un vocabulaire richissime mais dont les deux/tiers pouvaient être tournés beaucoup plus simplement, pour encore une fois donner plus de rythme au roman. On a parfois cette impression que l'auteur veut faire étalage de ses connaissances dans tous les domaines pour nous en mettre plein la vue. Ce sentiment m'a pas mal dérangé.
- Trop d'Inde tue l'Inde. J'aurai aimé que l'auteur soit plus léger dans ses dires lorsqu'il fait mention de certains cultes ou quand il utilise certains mots propre à cette culture.
- On regrette vraiment le manque d'action. Peut-être pour plus tard ?

En bref, ce livre était aussi long qu'une gabarre sur un fleuve sans courant ni vent pour gonfler la voile. Je peux tout à fait comprendre l'extase qu'on ressenti certains lecteurs. Mais le livre aurait clairement gagné en rythme avec une centaine de pages en moins. Des idées et des personnages excellents, une intrigue et un suspens certain. Mais la lenteur du récit du bâtard de Marmach m'a trop frustré pour que j'apprécie pleinement l'entièreté de l'oeuvre. Dommage. Avec une telle façon de raconter son histoire, Stefan Platteau a clairement le talent pour nous écrire des récits héroïques d'une grande qualité. Je lirai le tome 2 un jour, mai certainement pas pour tout de suite.
Wyld, Tome 1 : La Mort ou la gloire Wyld, Tome 1 : La Mort ou la gloire
Nicholas Eames   
Un bon concept, un livre fun et prenant même si il m'a fallu un peu de temps au tout début pour vraiment rentrer dans l'histoire.

D'après un bon nombre de lecteur ce livre est la révélation 2017 en fantasy niveau nouveauté, il est plein d'humour et en plus il mélange le vocabulaire et l'image "groupe de rock/metal" avec la fantasy. Je l'ai lu en VO donc je n'utiliserais surement pas exactement le même vocabulaire que dans la traduction.

Ainsi les aventuriers, ou mercenaires en fait plutôt, se regroupent en Bands (groupes"). Ils font des "gig" (le mot anglais pour dire concert ou spectacle) et des "tournées" quand ils rentrent de mission pour montrer leur gloire dans toutes les grands villes, en faisant défiler les ennemis qu'ils ont capturés et en paradant en armure pour les yeux du public qui la adule. Se faire voir est le nerf de la guerre, du grand spectacle son et couleur.

Les plus célèbres sont vraiment des héros pour le peuple. Les gens se pressent lors des tournées pour avoir la chance de les voir, ou d'avoir un autographe en hurlant sur leur passage pendant que les bardes composent des chansons et des poèmes à leur gloire.

*****

Je trouve le principe très sympa et frai, et je me demande pourquoi personne n'a eu l'idée avant !

Dans ce premier tome nous suivons Clay Cooper. Ancien mercenaire du groupe Saga, le plus grand groupe de tout les temps, surnommés Kings of the Wyld dont les légendes courent encore des années après. Plus que ça, il était le leader du groupe.

Mais Clay est maintenant un vieil homme, fini le temps de la gloire. Plus personne ne le reconnait et son mal de dos l’empêcherait de toute façon de faire ce qu'il faisait avant. Ce qu'il veut c'est acheter une auberge et y rester tranquillement avec sa femme et sa fille jusqu'à la fin de ses jours.

Lors un de ses anciens comparses réapparaît et lui annonce que sa fille à lui, qui fait carrière dans le même métier, est en danger car prise au piège dans une cité en siège par une énorme armée (et même probablement déjà morte car seuls les quelques survivant de la grosse batailles se sont réfugiés dans la ville).
Il décide de lui donner un dernier coup de main, de remonter Saga pour traverser une dernière fois le "Wyld" cette région très dangereuse car remplie de pièges et de monstres, pour essayer de la sauver.

Mais voila, les membres de Saga sont loin de se lancer dans un come-back triomphal, ils sont tous vieux, alcooliques ou rongés par la maladie ou l’arthrite, et ce n'est pas gagnants qu'ils se lancent dans leur dernière aventure ...

*****

Le monde est hyper classique en fantasy. Mais ce n'est que la base, le parallèle musique et Rock 'n Roll donne vraiment une touche de modernité à l'ensemble. L'auteur se permet d'aborder des thèmes intéressants et actuels du point de vue de quelqu'un de l'ancienne génération qui voit d'un mauvais œil arriver toutes les nouveautés de la jeunesse. "C'était mieux avant" et ceux ci ne sont "qu'un bande de guignols".
Puis petit à petit alors qu'il les côtoie il ouvre les yeux et il s'aperçoit que finalement ce n'est pas si mal et qu'il a peut être eu tord.

J'avoue que j'ai mis un peu de temps a vraiment adhérer au livre. Je trouvais ça bien et je souriait mais rien de plus sur les cent premières pages. Puis petit à petit la sauce à pris et plus j'avançais, plus j'avais du mal à le fermer.
J'avais limite la larme à l’œil à l'idée de quitter nos papi du rock à la fin du roman.

On peut vraiment dire que les personnages sont attachants dans leurs défauts pour certains. Malgré le coté tragique de leur quête, on est sur de la fantasy bonne humeur au final. C'est vrai que l'humour ne sera surement pas pour tout le monde, c'est toujours difficile de savoir à l'avance si il est calibré pour nous ou pas. D'ailleurs c'est pour ça que j'ai mis tant de temps à le commencer alors qu'il est dans ma PAL Vo depuis qu'il est sorti. Mais je suis vraiment contente d'avoir finalement adhéré.

Au final on a un livre qui a trouvé une nouvelle façon de faire de l'ancienne fantasy classique, tout en revisitant les thèmes important actuels dans un point de vue inédit dans le genre. Le tout est une réussite. En tout cas j'en garderais un très bon souvenir.

Ce tome ci même si il fait parti d'une série est vraiment terminé à la fin, il peut se lire indépendamment. Le tome suivant suivra d'autres personnages.

16.5/20

https://delivreenlivres.blogspot.com/2019/10/wyld-tome-1-la-mort-ou-la-gloire-de.html

par lianne80
Kafka sur le rivage Kafka sur le rivage
Haruki Murakami   
Cet ouvrage est original pour bien des aspects. C'est une œuvre poétique avec des oppositions très « brutales » (scènes érotiques et meurtrières). C'est une œuvre philosophique (voire initiatique) remplie de métaphores propagées dans ces deux parcours (géographique et intérieur).
L'auteur joue très bien avec les genres littéraires (historique, polar, conte, fantastique, tragique, mythologique, initiatique...) comme des vagues sur le rivage. Il parsème dans cette atmosphère apaisante et mystérieuse, des références philosophiques, historiques, littéraires et musicales qui donnent à ces deux histoires parallèles (Nakata et Kafka Tamura), un caractère quasi-mystique comme si une porte sur le surnaturel s'ouvrait au cours de notre lecture. Une porte où les deux mondes (le rêve et la réalité) s'entremêlent.
Cela paraît assez étrange, mais il semble que mon avis reste confus... J'ai dû passer de l'autre côté, moi aussi.
De toute façon, les mots sont trop réducteurs pour cet œuvre d'Art.
La Couronne des 7 Royaumes - Intégrale 1 La Couronne des 7 Royaumes - Intégrale 1
David B. Coe   
J'ai mis beaucoup de temps à commencer ce livre, parce que [spoiler]la mort de Brienne[/spoiler], quand même bien annoncée à l'avance, me donnait l'impression de déjà tout savoir de la suite. Le côté un peu détestable de Tavis ne m'a pas permis de m'attacher réellement tout de suite à lui, et ces éléments m'ont fait mettre le bouquin de côté pendant plusieurs mois. J' y suis revenue par curiosité et désœuvrement, je l'avoue, mais je ne l'ai vraiment pas regretté! Une fois ce premier événement marquant passé, l'intrigue devient bien plus mystérieuse, et la multitude de personnages, qui n'est pas sans rappeler "Le trône de fer" d'ailleurs, même si c'est un autre style, permet à l'esprit du lecteur de cavaler dans tous les sens, et cela m'a plu. Les épreuves traversées par Tavis, si elles n'ont pas déclenchées chez moi un amour fou pour lui, me l'ont rendu sympathique. J'aime bien le côté de son caractère qui le rend presque hermétique à la considération pour les autres, alors qu'il montre en même temps une grande perspicacité, le contraste le rend aussi jouissif qu'insupportable! J'ai également beaucoup apprécié le personnage de Grinsa, bien sur, mais aussi de la duchesse (girl power!). Le fait que le personnage de Brienne, même si son arc narratif est court, aie été travaillé et que sa personnalité ne soit pas complètement nunuche, rend l'histoire d'autant plus crédible et touchante.
Bref, fin mot de l'histoire : "La couronne des sept royaumes", même si le suspens et le noeud de l'intrigue mettent du temps à s'installer, est un excellent livre, et j'ai passé des heures très agréables en se compagnie!

par loulou282
Les Versets sataniques Les Versets sataniques
Salman Rushdie   
Après sept semaines, ouf enfin terminé! Ce livre n'a pas eu ma peau. Si Khomeini n'avait pas fait le marketing de ce livre, je ne l'aurais jamais lu.
J'ai rapidement renoncé à trouver un fil conducteur dans ce pavé. Bien sur, il y a deux personnages centraux: Gibreel et Saladin traversent différentes aventures teintées de fantastique et de merveilleux. Cela est fort proche de la littérature orale où chaque conteur ajoute sa petite pierre à l'édifice. Cela offre également une ressemblance étrange avec le Ramayana. Autour de ces deux protagonistes centraux, dont l'un est prétendu infernal et l'autre céleste, tournent un nombre considérable d'autres personnages secondaires dont on oublie rapidement le nom. Le rêve apparaît souvent comme le procédé d'introduction à de longues digressions. Globalement cela semble constituer le procédé stylistique favori de l'auteur pour décrire différents mythes et légendes de son pays natal, pour fantasmer sans contrainte sur la période de la révélation du coran, pour faire allusion à des événements politiques réels tel le changement de régime en Iran. À mes yeux, ce n'est pas le meilleur Rushdie. Je lui préfère clairement "Le dernier soupir du Maure" ou "Haroun et la mer des histoires". J'étais accoutumé à sa faconde, sa complexité scénarique mais ici il flirte avec la limite de ma tolérance. Le livre reste intéressant pour une personne en quête de merveilleux ou de fantastique venu d'ailleurs. Mais si Rushdie n'avait eu l'ayatollah Khomeini comme sponsor je ne crois pas que j'aurais lu les 750 pages de ce pavé.

J'ai terminé ce livre à cause de cet ayatollah. Il a suscité pas mal d'inspirations artistiques: on peut être revêche et triste en diable mais donner à penser. Extrait de la chanson "JOUE PAS AVEC MES NERFS" de François Béranger parue en 1979, reprise ci-dessous à la santé du Khomeini: «Le vieux monde s’essouffle /Il court après sa queue/Il pédale dans l’yaourt /Se noie dans la choucroute /Le Shah se fait chasser /Il part en pleurnichant /Avec des milliards /Ramassés dans le sang
On aurait dû le pendre /A un croc de boucher /Le Shah se fait virer /Par un vieux puritain
Sorti du moyen-âge /Lançant des anathèmes /Planqué près de Paris /Et le bon peuple l’aime»

La chanson de Béranger est passée au travers de l'inquisition iranienne par contre ce livre fut l'objet d'une la fatwa de cette éminence chiite et constitua même une des actions d'éclat de l'obscurantisme de la république islamique d'Iran. A l'instar de ceux qui ne sont pas Charlie, la majorité de ceux qui brulèrent le livre ne l'avaient même pas lu. Ce qui a provoqué mon intérêt pour ce livre c'est donc la fatwa édictée par cet obscur ayatollah iranien. Je veux faire acte d'intérêt pour l'Iran et j'essaie même de faire d'une pierre deux coups en essayant de comprendre ce qu'il y a de blasphémateur aux yeux d'un ayatollah iranien, ce vieux puritain sorti du moyen-âge selon François Béranger, dans le livre de Salman Rushdie intitulés "Les versets sataniques" et édité en 1988.

Je croyais naïvement que insulter un dieu, c'était la définition du blasphème. Au fil du livre, vu les situations provocatrices décrites, j'ai commencé à penser qu'il fallait étendre le sens de ce verbe. Blasphémer serait peut-être aussi
• Parler de son athéisme: de se réveiller athée un jour et de le proclamer
• Parler de sa consommation de nourriture haram: de se bâfrer de cochonnaille à s'en distendre la panse et de s'en vanter
• Mettre en scène un Mohamed un peu benêt dans une Mecque onirique en réinventant la mythologie islamique relative à la période de la révélation du prophète
• Parler de dieu comme d'un vulgaire instrument de persuasion inventé par l'homme pour soumettre les autres
• Revenir sur une interprétation tendancieuse des versets [19-23, 53] de la sourate "L'Étoile"

Selon toutes ces définitions, dans ce livre, il y a clairement matière à blasphème. Et si les blasphémateurs méritent la mort quand on suit une quelconque charia médiévale, alors, l'auteur la mérite. De toute manière, dans toutes les définitions possibles du blasphème que j'ai évoquées ci-dessus, Salman Rushdie ne faisait qu'œuvre de précurseur de Charlie Hebdo.

Je ne peux suivre Wikipedia quand elle prétend que la fatwa ne punissait pas une moquerie de l'islam mais la critique acerbe et à peine voilée du personnage Khomeini soi-même. On ne serait jamais mieux servi que par soi-même, le Khomeini en question réglerait-il un compte personnel avec un obscur scribouillard! Selon cette anthologie en ligne, il s'agirait donc de l'usage de la religion à des fins personnelles, sous forme de vendetta. Il y a en effet un passage peu avant le milieu du livre où un ayatollah dévore son peuple; le puits de science qu'est cette sommité religieuse devait se rendre compte que ce n'était qu'une allégorie; n'est-il pas de la tradition littéraire de Omar Khayyam?




par Biquet
La Fille dans la tour La Fille dans la tour
Katherine Arden   
"La fille dans la tour", suite de "L'ours et le rossignol", a accompli un véritable tour de force : celui de non seulement honorer son prédécesseur, mais également de le transcender.
Ce roman explore une infinité de thèmes, tous intéressants à analyser. Les rapports entre hommes et femmes que Vassia s'emploie à mettre à mal en refusant l'emprise du patriarcat, le conflit entre monde des traditions et modernité (notamment représentée par l'émergence du christianisme dès le premier tome), cela tout en nous invitant à observer la complexité d'une Russie médiévale aux prises avec de multiples conflits.

Tout n'est ni tout noir ni tout blanc, tout en nuances.
Les erreurs commises par notre fougueuse héroïne lui permettent de grandir, d'avancer dans un monde qui ne la comprend pas et la catégorise volontiers de sorcière.
J'aime suivre son évolution, depuis la petite fille dévoreuse de contes à la jeune femme capable de se travestir jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir afin d'étancher sa soif d'aventure, son besoin de reconnaissance et de venir en aide aux autres.
La relation qu'elle entretient avec Morozko est également fascinante. Il y a une énergie indéniable entre eux, une force qui les attire l'un vers l'autre mais qui se trouve également contrecarrée par leurs craintes respectives. J'aime beaucoup leurs échanges, leur dynamique et de voir notre petite Vassia s'affirmer face à lui, bien qu'il continue de représenter une aide précieuse alors que des menaces qu'elle ne peut pleinement entrevoir grouillent dans l'ombre des complots politiques.

Je ne pensais pas que ces romans m'impacteraient autant, mais force est de constater que je ne peux que m'incliner face au talent de l'auteure.
J'ai hâte de découvrir le prochain et dernier tome de cette somptueuse trilogie !
L'Histoire sans fin L'Histoire sans fin
Michael Ende   
Bien au-delà du simple conte qu'en a tiré Wolfgang Petersen, L'histoire sans fin raconte l'histoire d'un garçon qui va se voir confier le pouvoir d'imagination pour recréer un univers ; et l'histoire de ses peurs, de ses doutes, et de ce vers quoi va l'amener sa personnalité.
Sauveur du Pays Fantastique, il devra le reconstruire. Mais, détenteur d'Auryn, que va-t-il construire ?
Une belle épopée à travers le Pays Fantastique qui commence réellement à la fin du film ; lorsque Bastien détient les clés de sa propre destinée.
Watership Down Watership Down
Richard Adams   
C'est un livre difficile à présenter en France, où il n'a pas reçu l'accueil enthousiaste qu'il a connu dans le monde anglo-saxon.

Pour preuve les commentaires ici: "super bouquin!" ce qui ne peut être plus exact (le bouquin étant un lapin jeune adulte), "recherche d'un livre ayant pour héros un lapin", et le public français associe nos héros aux personnages de Béatrix Potter ou à ceux du "Vent dans les saules", œuvres majeures de la littérature enfantine, sans doute, mais qui n'ont strictement RIEN à voir avec "Watership Down".

Ici, on a affaire à un roman, un vrai. (on le trouve d'ailleurs dans les romans Adulte en bibliothèque!) A une épopée dans la veine des mythes fondateurs avec des héros qui ont une mythologie propre, un regard sur le monde adapté à leur condition de lapins, des déplacements et des réactions propres à leur espèce: pas de petits gilets bleus ou d'anthropomorphisme à outrance, mais un véritable roman d'aventures avec des exploits, des faits de guerre, du courage, de la peur, de la tendresse, des oracles, des sacrifices, des leçons d'espoir, j'en passe.

Une écriture limpide, et des références aux grands auteurs cités à chaque tête de chapitre, toujours pertinentes, comme autant d'illustrations qui éclairent le récit et le portent au rang des récits fondateurs.

Si, si.

par charly09