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Extrait ajouté par Folize 2018-07-12T18:40:56+02:00

Wes reste immobile. Il est dans un état qui n’est pas sans rappeler la météo du moment.

- Qu’est-ce que c’était que ça ?

J’ai du mal à comprendre ce qu’il me dit à cause du vent et de la pluie.

- Quoi ?

- Tu viens de te comporter comme un énorme connard, hurle-t-il avant de s’éloigner en pataugeant avec ses grosses bottes dans les flaques d’eau qui se forment sur l’asphalte.

Le petit auvent qui s’avance devant la façade du bar ne suffit pas à nous protéger de l’orage. Nos vêtements nous collent à la peau. L’eau me plaque les cheveux, puis dégouline le long de mon visage. Je cours pour rejoindre Wes, tout en lui hurlant après :

- Quoi ? C’est moi qui me suis comporté comme un connard ?

Il s’arrête et se tourne pour me faire face.

- Oui. Putain, mais tu as vu comme tu as traité ce mec ? On aurait dit qu’il était porteur du virus Ebola.

- Peut-être que je n’ai pas apprécié qu’il te tripote juste devant moi !

À ces mots, Wes reste sidéré.

- Quoi ?

Merde. Putain, mais pourquoi j’ai dit ça ?

- Non, je veux dire… (J’avale ma salive.) C’était pas cool.

Wes me regarde fixement. Des gouttelettes ruissellent le long de son visage de dieu grec, puis elles se prennent dans les poils de sa barbe qui bordent ses mâchoires. Ses lèvres sont entrouvertes. Je ne peux pas m’empêcher de les contempler.

- Qu’est-ce qui se passe ? me demande-t-il lentement.

Ma gorge se noue. Je ne sais pas. Honnêtement, je ne comprends pas ce qui est en train de se passer. La pluie redouble de violence. Un éclair traverse le ciel noir. Je devrais avoir froid, mais ce n’est pas le cas. Je meurs de chaud. Ce n’est pas normal, je n’ai bu que trois bières.

Et si c’était lui ? Si c’était lui qui me donnait chaud à ce point ?

D’un coup de langue, Wes lèche une goutte d’eau qui perle sur sa lèvre inférieure et j’aperçois son piercing. Il n’en avait pas quand on avait dix-huit ans. Quand il faisait le tour de mon gland avec le bout sa langue, la nuit où il m’a sucé comme jamais on ne m’a sucé.

Et voilà, c’est dit.

Ryan Wesley m’a sucé comme jamais on ne m’a sucé.

- Canning…

Il chuchote maintenant, mais sans me quitter des yeux. Il a l’air gêné et pourtant… il y a autre chose dans son regard. De la confusion. Et une lueur d’excitation.

Je fais un pas vers lui, sans savoir exactement pourquoi. Mon cœur tambourine plus fort que la pluie. Mes yeux restent scotchés sur sa bouche.

- Jamie…

Cette fois-ci, il y a comme un avertissement dans sa voix.

J’avale une bouchée d’oxygène.

Puis j’ignore sa sommation.

Je glisse mes doigts dans ses cheveux pour tirer sa tête contre moi. Il écarquille les yeux.

- Qu’est-ce que…

Il n’a pas le temps de finir sa phrase. J’ai plaqué ma bouche contre la sienne.

Jamie est en train de m’embrasser.

De m’embrasser. Jamie. Est en train.

J’ai beau tourner la phrase dans tous les sens, je n’en reviens pas. La pression de sa bouche contre la mienne ? Ça n’a aucun sens. La douceur de sa langue sur mes lèvres ? Aucun sens non plus.

Mais putain, qu’est-ce que c’est bon.

L’eau nous dégouline dessus directement depuis l’auvent du bar et pourtant on continue de s’embrasser langoureusement. Il a le goût de la pluie, mêlé à celui de la bière – une saveur masculine tellement addictive. Nos bouches se frottent l’une contre l’autre, encore et encore, et quand j’écarte les lèvres pour respirer, haletant, il en profite pour glisser sa langue à l’intérieur.

Ça me fait l’effet d’un shoot d’héroïne.

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- Je vois. (Il s'éclaircit la voix, mais elle reste toujours aussi rocailleuse.) Alors tu m'aimes vraiment, hein ?

- Depuis toujours. (J'avale ma salive.) Et pour toujours.

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Je l'aime depuis toujours. J'aime tout chez lui. Sa force tranquille son humour pince-sans-rire, sa façon d'aborder la vie avec désinvolture, qui contrastent avec son besoin de tout contrôler sur la glace. Ce corps, tellement érotique.

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Extrait ajouté par sabivilutini 2020-02-25T21:02:23+01:00

- On a pas couché ensemble non plus. (Une vague de frustration me submerge.) On a juste bu quelques verres en parlant de toi toute la soirée. Trouduc.

Jamie cligne des yeux.

- Alors, pourquoi est-ce qu'on se dispute ?

- Heu... je ne sais pas exactement, dis-je en bafouillant.

Un ange passe. Puis on lâche tous les deux ensemble un ricanement crispé. Quand je me lève pour éteindre la lumière, la colère est largement redescendue et mon taux d'alcoolémie aussi. Je me tourne vers Jamie qui ouvre les bras dans le noir pour m'accueillir sur son matelas. Je m'assois au bord et il me tire jusque sur son oreiller.

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Je me souviens de m’être demandé si c’était la première fois que quelqu’un lui taillait une pipe. L’émotion et le plaisir dans sa voix avaient quelque chose de primitif… C’était incroyablement sexy. Mais je ne me suis pas posé la question très longtemps : il a tout de suite commencé à me susurrer des ordres en mode « dominateur ».

— Plus profond ! Avale tout. J’ai plongé sa bite tout au fond de ma gorge, presque jusqu’à la base et quand il a gémi, j’ai laissé glisser ma langue le long de sa verge raide en remontant, jusqu’à ce qu’elle devienne luisante. Puis j’ai léché le liquide qui sortait de son gland et son goût a envahi ma langue. Ma tête s’est mise à tourner. Je suçais mon meilleur pote. C’était irréel. Mon rêve le plus fou se réalisait et le fantasme était très différent de la réalité.

— Oh oui, putain. Je l’ai repris en bouche et il s’est mis à se déhancher.

J’ai passé ma langue autour de son prépuce, en jouant avec, en le goûtant, puis je l’ai repris au fond de ma gorge. Je n’osais pas lever les yeux. J’avais trop peur de croiser son regard, peur qu’il ne lise sur mon visage tout le plaisir que je prenais à le sucer. — Bordel, Wes, tu suces comme un Dieu.

Son compliment m’a rendu dingue. Il prenait son pied et c’était grâce à moi. J’ai soudain senti ses doigts agripper mes cheveux.

— Continue comme ça. Putain, je vais te baiser la bouche. Chacune de ses paroles m’excitait un peu plus. J’étais en feu. Et lui aussi. J’ai accéléré le rythme en serrant les dents, de bas en haut. Je croyais y aller un peu fort, mais il n’arrêtait pas de murmurer :

— Plus fort, plus vite.

Mes paupières se sont fermées. J’étais déterminé à lui faire perdre le contrôle de lui-même, à lui faire ressentir le même besoin urgent que celui qui me dévorait.

— Wes… a-t-il lâché dans un tremblement de lèvres. Bordel, t’es en train de me faire jouir. Il m’a tiré les cheveux jusqu’à me faire mal. Il contractait les abdos pour mieux contrôler ses allées et venues. Quelques instants plus tard, j’ai entendu comme un grognement, un son rauque, et c’est là que son corps s’est tendu et qu’il a projeté son sexe tout au fond de ma gorge. Il a joui dans ma bouche et moi, j’ai tout avalé jusqu’à la moindre goutte.

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Extrait ajouté par 960justine 2019-05-27T19:51:25+02:00

Je reste planté devant la glace comme un idiot, à attendre je ne sais quoi. Un changement. Un signe.

Question: à quoi ressemble un mec qui n'est peut être pas aussi hétéro qu'il le pensait ?

- À toi apparemment.

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Extrait ajouté par sabivilutini 2020-02-25T21:02:44+01:00

- Ah bon ? Vas-y, je t'écoute. Quels sont les avantages à être gay ? dis-je en lui mettant à mon tour un petit coup de pied dans le tibia.

- Eh bien, il y a le sexe, dit-il. Évidemment.

- Évidemment.

Il sourit.

- Maintenant, imagine que tu te réveilles un samedi matin à côté de ton petit copain qui est vraiment super sexy et que vous faites l'amour comme des bêtes pendant une heure ou deux. Ensuite, vous passez le reste de la journée à regarder le sport à la télévision. Eh bien personne, à aucun moment, ne dira : << Chéri, tu m'avais promis qu'on allait faire du shopping aujourd'hui ! >>

J'explose de rire.

- Sans parler qu'on peut laisser la lunette des W-C relevée...

- Tu vois ? dit Wes en écartant les mains. Il n'y a que des avantages.

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Extrait ajouté par -Shiraz- 2019-12-13T01:07:19+01:00

Dès mon premier jour à Elites, j’ai ressenti une forme d’admiration pour lui. Bon, ensuite j’ai découvert à quel point il pouvait être prétentieux, alors je l’ai détesté pendant un temps. Mais quand on s’est retrouvés à partager la même chambre, c’est devenu difficile de ne pas changer d’avis sur sa personne. J’ai passé six étés d’affilée avec Wes et mon jeu n’a jamais été aussi bon que lorsque je l’affrontais. Il était à la fois vif et puissant. Je passais mes journées à essayer de contrer ses tirs en mode soucoupe volante et je bossais mes réflexes pour être à son niveau. À la fin de l’entraînement, les ennuis ne faisaient que commencer. Wes, c’était le genre de mec qui répondait présent dès qu’il était question de grimper le plus vite possible en haut d’un mur d’escalade, ou si vous aviez besoin d’un complice pour dévaliser le congélateur du camp d’entraînement en dehors des heures d’ouverture. Je crois qu’on peut dire que chaque année, quand le camp se terminait, la petite ville de Lake Placid soufflait un bon coup.

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- Je te laisserai faire tout ce que tu veux, Canning.

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Jamie est en train de m'embrasser.

De m'embrasser. Jamie. Est en train.

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