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Fils du feu



Description ajoutée par TERVERCHANTAL 2018-02-13T11:45:26+01:00

Résumé

"Marguerite-des-Oiseaux et maman ne sont plus désormais que deux grands sacs de larmes. Et l'enfant que je suis se dit qu'il devra peut-être, bientôt, à l'aide de cette pince à linge, les accrocher toutes deux, les suspendre comme deux tissus humides entre les draps, les taies, les culottes et les slips, afin que le vent les ballotte et en les ballottant, parvienne à les sécher".

Nés sous les feux de la forge, ils étaient destinés à briller.

Mais l'un des deux frères meurt trop tôt. Comment grandir avec une mère qui borde chaque jour un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaieté renaît ?

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Classement en biblio - 20 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par hcdahlem 2016-09-08T21:07:22+02:00

Jacky était arrivé un jour, à la forge, sur une drôle de moto dont personne jamais n’en avait vu de semblable et dont certains prétendaient qu’il l’avait lui-même entièrement fabriquée, pièce par pièce, hormis les pneus et les deux chambres à air. Peut-être était-ce vrai, il en était capable ; peut-être n’était-ce pas vrai ; peu importe dans quelle urne repose la vérité, les dieux ont leurs mystères, les hommes ont leurs légendes, ce qui est d’importance est l’étincelle en nous qu’ils ont su allumer, cette parcelle d’irréel à laquelle on a cru ; le reste n’est que poussière qui s’en va vers la mort et que nous balayons d’un revers de la main.

Jacky était un mystère. Un mystère de chair, de sang, de muscles et de silence. Pas un de ces mystères évangéliques façon Résurrection, Annonciation ou sainte Trinité, que l’on crée pour asservir les masses et qu’élucident en quelques phrases dogmatiques pour une foule un peu rustre de quelconques hiérophantes aussi rusés que fourbes. Non, Jacky était un vrai mystère. Un taiseux taciturne au visage sans lumière. Un humain sans parole. Un grand sac de secrets. Ma première statue grecque. Mon premier grand amour.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par malice13 2019-03-10T10:56:53+01:00
Argent

Un livre très bien écrit, avec une écriture à la fois complexe, riche, et poétique. Cette richesse n'empêche pas une lecture très rapide et fluide. Il y a un crescendo dans l'immersion du lecteur dans l'histoire du narrateur et de sa famille. Ce récit, qui balaie la vie d'un petit garçon jusqu'à un âge adulte avancé, nous est raconté par le biais des émotions et des ressentis du personnage principal. La richesse de ces émotions et la manière dont elles sont vécues et racontées créent la profondeur de ce roman.

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Commentaire ajouté par Malloue 2019-01-30T22:06:45+01:00
Lu aussi

Au début, j’ai été très sceptique sur ce livre parce qu’il partait dans tous les sens et qu’il ne racontait pas une vraie histoire. Cependant, quand l’histoire véritable est apparue, celle annoncée dans le résumé du livre, j’ai trouvé le roman très beau et émouvant. J’ai vraiment beaucoup apprécié le style de l’auteur, ses réflexions philosophiques diverses sur la vie et les gens qui l’entoure. J’ignore si cette histoire raconte la vie de l’auteur et je ne crois pas avoir envie de le savoir. Si ça ne l’ait pas, la façon d’écrire de l’auteur nous plonge vraiment dans l’histoire, il y a beaucoup de détails, on est complètement dans la tête du personnage donc on arrive parfaitement à le comprendre. J’ai été aussi touchée par la mère et comment elle a fait face à la mort de son fils. Dans la majorité des cas, il y a plusieurs étapes au deuil. Ici, la mère du personnage reste bloquée à la phase du déni à un point où elle oublie les personnes vivantes, encore présentes comme son mari ou son fils. J’ai aussi apprécié les flash-back, qui nous dévoile les différentes étapes de la vie du personnage, qui nous donne des informations importantes sur des choses racontées précédemment ou qui apporte des réponses aux différentes questions qu’on peut se poser au fil de la lecture. J’ai été très émue, notamment à la fin du livre, où le personnage revient dans sa maison d’enfance, à l’occasion de la mort de ses parents et où il se remémorait sa vie d’enfant, ses émotions passées…En conclusion, je n’ai vraiment pas été déçue par ce livre, qui se lit très rapidement et facilement.

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Commentaire ajouté par Sunlove 2018-11-13T16:57:50+01:00
Argent

Un livre dans lequel j'ai eu du mal de me plonger, des difficultés à comprendre la trame au début mais que j'ai tout de même fini par apprécier au fur et à mesure de l'histoire que je trouve déchirante et attachante.

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Commentaire ajouté par Dansunautreunivers 2018-09-27T18:03:29+02:00
Argent

Un livre avec une plume fluide pour rentrer dans l'histoire. Il s'en dégage une certaine douceur et déchirance à la fois, car le deuil est omniprésent et la relation de la mère avec son fils décédé laisse à réfléchir. On se sent proche du héros parce qu'on est complètement plongé dans sa tête et son histoire a su me toucher. Je ne trouve pas qu'il y ait des scènes d'action mais plutôt de réflexion. Cela ne m'a pas particulièrement gênée. Beau, poétique, profond et douloureux en même temps. Voilà comment j'essaierai de décrire l'ambiance générale du livre.

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Commentaire ajouté par Lolita54 2017-03-17T19:25:28+01:00
Lu aussi

un assez bon livre même si il reste bizarre et des fois compliqué.

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Commentaire ajouté par Biquet 2016-12-16T08:52:53+01:00
Lu aussi

Acheté sur un coup de coeur à la suite de la lecture du 4° de ouverture. Les chapitres courts rendent ce livre facile à lire et son format A5 ajoute à ce confort

Le style est précis et flamboyant, il est vrai. Mais parfois un peu boursouflé: l'enchaînement de périphrases ou de mots spécifiques à un métier déforcent parfois le récit.

Ce serait le premier roman de l'auteur, cela ressemble également à une biographie.

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Commentaire ajouté par heleniah 2016-10-05T20:15:07+02:00
Argent

Un enfant regarde son père travailler à la forge. Le feu, les étincelles, tout le charme et se mêle à sa vie enfantine, sa mère, sa sœur; la voisine qui a perdu son fils à la guerre mais qui continue à l’appeler pour qu’il vienne manger tous les soirs.

Mais tout change lorsque son petit frère meurt brutalement et que sa mère n’accepte pas le décès.

J’ai eu un peu de mal dans le début de ce livre, car si l’écriture est très belle, on ne voit pas du tout où l’auteur veut en venir. Jusqu’à la mort du petit frère, on ne soupçonne qu’à peine qu’il a un petit frère ! Mais après cet événement, tout le rapport change entre l’enfant et les parents, entre le père et la mère. Car la mère refuse la mort de son fils et continue à lui faire son lit, à lui parler, lui cuisiner des plats et mettre une assiette pour lui. Elle imagine même son entrée au collège, au lycée… Une manière de faire son deuil que ne supporte pas du tout le père. Quant au fils, il tente au mieux de consoler sa mère et de vivre sa propre vie malgré le drame.

Donc ce livre n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, mais j’ai largement préféré la seconde partie, même si c’était assez sombre. De toute manière c’est un petit livre qui se lit très vite, donc n’hésitez pas à vous faire votre propre avis ! vous êtes tentés ?

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Commentaire ajouté par hcdahlem 2016-09-08T21:06:54+02:00
PAL

Avant de résumer la trame de ce premier roman remarquable a bien des égards, disons quelques mots sur la langue, travaillée ici avec un soin extême, comme de la poésie en prose. Guy Boley a une écriture très visuelle, enrichit son récit de comparaisons audacieuses, sait trouver les raccourcis les plus percutants, les références les plus érudites et entraîne son lecteur dans une épopée mythologique.

Voici donc l’histoire d’un fils de Vulcain, émerveillé par la puissance que dégage son père et par la maîtrise qu’il a sur le feu et sur la matière.

C’est du reste à la forge qu’il se construit et éprouve ses premières grandes émotions. Par exemple le jour où Jacky est arrivé à moto pour seconder son père. Ce «Jacky était un vrai mystère. Un taiseux taciturne au visage sans lumière. Un humain sans parole. Un grand sac de secrets. Ma première statue grecque. Mon premier grand amour.»

Mais voilà que les rêves se brisent quand sa mère lui annonce «sans perdre de temps et sans salir les mots (…) : Ton petit frère est mort». Un événement qui va traumatiser toute la famille : «Les horreurs du monde enfantent des printemps si nous voulons durer au-delà du chagrin.»

Sa mère n’acceptera pas cette absence et continuera à vivre avec son fils décédé à ses côtés. Son père ne comprendra pas cette attitude, essaiera la faire soigner par un psychiatre et finira par sombrer dans l’alcool. Car il comprendra trop tard qu’en levant la main sur son épouse, il a brisé son couple et sa relation avec Jacky qui ne lui pardonnera pas ce geste. La narrateur assiste alors à un combat mémorable entre les deux hommes : «Ils sont la lave toujours vivace de ces ventres de femme qui libèrent des volcans et où des cavaliers, dans des toundras de chair, égarent leurs chevaux.»

La forge est fermée, les locomotives à vapeur sont remplacées par des motrices électriques. Son père se transforme en artisan, vendeur de fer forgé et de volets roulants, le paysage prend des allures uniformes quand les pavillons poussent comme des champignons. Voici les années que l’on nommera Glorieuses : «le roi nommé crédit distribue à la volée de pleines poignées de billets permettant d’acheter des meubles en aggloméré, des tables en formica, de la vaisselle transparente en pyrex, des oreilles de Mickey et des Général de gaulle en forme de tire-bouchon. Et ça consomme plein pot, dehors comme dedans, du sous-sol jusqu’au grenier, sans oublier les réfrigérateurs qui dégueulent déjà leurs mets cellophanés sans saveur, sans odeur, sans effort à fournir pour les servir à table.»

C’est aussi l’époque où il ne saurait être bien vu de choisir les beaux-arts comme métier. La faculté des sciences fera beaucoup plus sérieux pour le jeune bachelier. Il y trouvera toutefois vite la confirmation qu’il n’aime pas les sciences et, plus surprenant, qu’il n’aime pas les femmes.

C’est dans le grenier aménagé pour son frère défunt qu’il avouera son orientation sexuelle à sa mère et que cette dernière lui expliquera qu’en revanche son frère (défunt) a rencontré une jeune fille «pour laquelle il éprouvait des sentiments extrêmement sérieux» et qu’elle aimerait beaucoup assister à leur mariage. Un autre jour sa femme sera enceinte…

Passant des études de sciences à celle des lettres, le narrateur s’ingénie à inventer pour sa mère le roman de cette vie… avant qu’elle n’accompagne son père et leur chien dans la tombe et trouve dans la peinture une thérapie.

Dans ses toiles, il ne sait de quel passé, de quelle victoire, de quelle défaite, quelle joie ou quelle douleur elles sont constitués. En revanche, je sais que son roman est le fruit de tous ces éléments. Un livre forgé avec puissance et élégance, avec rage et exaltation. C’est l’enfer la tête dans les étoiles.

http://urlz.fr/43sX

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Dates de sortie

Fils du feu

  • France : 2016-08-24 (Français)
  • France : 2018-02-15 - Poche (Français)

Activité récente

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 20
Commentaires 8
Extraits 7
Evaluations 9
Note globale 7.56 / 10

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